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Saint Seiya => Fanwork => Fanfics => Discussion démarrée par: Kentaro le Vendredi 19 Décembre 2025, 20:24

Titre: [Fanfic] Jitsuroku! Shinwakai – L'Encre du Sensei
Posté par: Kentaro le Vendredi 19 Décembre 2025, 20:24
Petit travail de ma part en cette période de fêtes.

Un peu de contexte d'écriture. (en spoiler pour la longueur, mais à lire pour mieux comprendre le récit)

CitationDe base, c'est un exercice dont je ne suis pas expert.
L'écriture, c'est quelque chose d'assez quotidien dans mon petit monde, mais plus en mode « j'écris des morceaux de scènes qui me passent par la tête, sans réel début ni fin ».
Il y a deux ans, je crois, pour les 50 ans de carrière de Masami Kurumada, je me suis dit : comment, à mon petit niveau, pourrais-je m'amuser à honorer l'auteur ?
Et je sais que, dans les œuvres de l'auteur, existe un tome d'histoires courtes atypiques.

Jitsuroku Shinwakai sont des histoires courtes parues pour un concours du Shonen Jump, dans lesquelles Masami Kurumada s'amusait à se dessiner avec ses assistants, dans des situations loufoques.

Je me suis dit : rien de mieux, pour cet auteur qui aime s'entourer, que d'écrire quelque chose dans ce genre-là. Ainsi, je me suis lancé dans des morceaux de récit et d'idées. Puis l'événement des 50 ans est passé, et je suis passé à autre chose de mon côté (la vie d'un adulte, le travail, etc.).

Et je ne sais pas pourquoi, entre des membres parlant de nano-écriture, les 40 ans de Saint Seiya et l'envie, j'ai fini par construire un petit quelque chose avec un début et une fin.
Je me suis dit : pour une fois que tu termines une histoire, ose la partager, même si elle ne vaut rien.
Soyons clairs : cette histoire est un peu une version bêta d'un vrai récit. En plus d'être très courte, la structure est sûrement à améliorer. Mais surtout le récit n'est pas assez narré ni développé, tant sur les décors et les situations que sur la présentation des personnages.
Qui sait, peut-être qu'un jour, j'en ferai une version plus aboutie ; mais en attendant, voici ce petit quelque chose.
Une façon, pour moi, d'inscrire mon pseudo sur cette partie du forum.

Quelques anecdotes sur le récit :

Spoiler
Jitsuroku Shinwakai fut souvent découpé en huit chapitres. J'ai donc voulu faire de même.
- Jōji, le nom du personnage principal, est un clin d'œil à l'un des noms d'artiste que l'auteur avait envisagé de se donner.
- Chaque fin de chapitre est un peu pensée comme un shōnen type Kuru, avec un cliffhanger important pour l'histoire.
- J'ai, pour palier un défaut majeur de ma personne, utilisé Chat GPT pour la correction orthographie et grammatical des textes.
Pour finir, il y a quelques erreurs de cohérence avec l'éditeur... j'avoue  :aie
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Jitsuroku! Shinwakai – L'Encre du Sensei


Prologue

Spoiler
Hall du musée Tokiwaso, Tokyo.

Il existe certaines choses qui se doivent d'être honorées.
Et cinquante ans de carrière en tant que mangaka font partie de ces événements qu'il est naturel, au Japon, de célébrer.

En ce début d'été, Masami Kurumada fut invité par les éditions Shueisha et Akita pour le féliciter du travail qu'il a offert à son lectorat tout au long de ses cinq décennies de création.
Jeune mangaka, il sut se faire un nom grâce à Ring ni Kakero et Fuma no Kojiro, deux œuvres qui contribuèrent à placer le Weekly Shonen Jump sous les projecteurs, avant d'ouvrir la voie à une véritable période dorée — dont Saint Seiya, son manga internationalement reconnu, fit pleinement partie.

Après un passage chez la concurrence, avec entre autres l'œuvre B't X, il participa au lancement du magazine Red Champion chez Akita. Depuis, il y travaille avec plaisir, proposant des idées de spin-off et développant lui-même la destinée de son œuvre la plus populaire.

De cette soirée, nous ne saurons que peu de choses. Le secret était de mise.
Cependant, une illustration réalisée pour l'événement par un jeune artiste nous révèle que Masami Kurumada reçut un présent hors du commun : "Le Pinceau des Grands", un pinceau offert uniquement aux auteurs les plus influents. On raconte qu'il aurait été béni d'un pouvoir mystérieux : celui de donner vie aux œuvres de celui qui le manie.

Mais ce ne sont là que des légendes.
Des histoires que l'on se transmet pour renforcer le mystère entourant le cadeau et sa cérémonie.
De simples mots destinés à nourrir la magie et à embellir la réalité...

À moins que...
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Encre 01

Spoiler
Yokohama.

Le regard perdu dans le vide, écouteurs sur les oreilles laissant résonner les titres de Saint Seiya Jôji, un jeune homme brun, d'une corpulence moyenne pour quelqu'un de la trentaine, est plongé dans ses pensées.

Le wagon n'est pas vraiment rempli, mais Jôji fait tout pour garder son sang-froid.

Il y a peu de temps encore, il participait à un concours organisé par le Weekly Shonen Champion, concours qui offrait la chance de passer une journée auprès du mangaka Masami Kurumada.
Jôji se souvient parfaitement du jour où tout a commencé. À cause d'un rendez-vous médical sans importance, il s'était retrouvé dans un quartier qu'il connaissait peu. Sur le chemin du retour, il était tombé par hasard sur une petite boutique de presse.

Pour comprendre la bizarrerie de la situation, il faut savoir que le jeune homme, comme beaucoup de personnes de sa génération, n'achète plus vraiment de magazines papier.
Pour s'informer ou lire, il utilise surtout des sites et les réseaux sociaux.


Entrer dans une maison de la presse était donc devenu rare.
Mais ce jour-là, il poussa la porte... et se retrouva face à la couverture du Weekly Shonen Champion, où apparaissait Seiya, le héros de Saint Seiya, devant les studios Kurumada Pro.

Intrigué et fan absolu du mangaka, il acheta aussitôt le magazine pour connaître la raison de cette illustration.
Et quelle ne fut pas sa surprise de découvrir un concours permettant de passer une journée dans les locaux de Kurumada Productions.

Il participa, et fut finalement sélectionné comme vainqueur.

Et c'est ainsi que nous retrouvons Jôji, descendant du train à cet instant même. Une équipe d'Akita Shoten l'attend pour l'accueillir. On lui explique rapidement le déroulé de la journée : il se rendrait d'abord aux studios pour passer la matinée avec l'auteur, assister à la création des futurs chapitres ; puis, dans l'après-midi, une visite dans un studio d'animation était prévue pour découvrir un tout nouveau teaser.

Jôji absorbe un maximum d'informations, essayant de contenir son impatience. Tous se dirigent vers les véhicules pour rejoindre les studios Kurumada Pro.

Sur la route, la personne qui l'a accueilli lui précise qu'un cameraman filmera toute la journée afin d'en garder une trace. Quelques questions suivent : comment il a découvert l'auteur, depuis quand il apprécie son travail, et d'autres interrogations classiques sur sa vie.

Après plusieurs minutes, ils parvinrent enfin au bâtiment attendu.
Jôji, en descendant de la voiture, ne put retenir un sourire en découvrant la plaque à l'effigie de Pégase, accompagnée de la mention Kurumada Production.

Ils entrèrent dans le bâtiment, traversèrent un petit hall décoré de figurines tirées des différentes œuvres du maître, puis se présentèrent devant la porte de son studio.
Avant de frapper, Jôji se retourna une dernière fois pour absorber un maximum l'atmosphère des lieux.
Tous vérifient que la caméra tourne, puis l'un d'eux frappe à la porte.

Un silence...
Puis la porte s'ouvre sur un homme.

De taille moyenne, vêtu d'un simple polo ocre et d'un pantalon noir, il surprit tout le monde : derrière ses lunettes et deux ou trois mèches retombant sur son front, son regard exprimait une inquiétude profonde.

— Vous êtes ? demanda-t-il.

— Bonjour.
Équipe communication de chez Akita Shoten.
Je vous présente Monsieur Jôji, vainqueur du concours lui permettant de passer la journée avec Maître Kuru...

— Excusez-moi, coupa l'homme d'un ton pressé.
Mais... nous ne pourrons pas honorer votre concours.

Masami Kurumada vient de disparaître. Il s'est... volatilisé.
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Encre 02

Spoiler
Salon des studios Kurumada – Yokohama

Suite à l'arrivée de l'équipe d'Akita Shoten venue pour présenter Jôji, ils apprirent, de la bouche d'un des assistants, que l'auteur Masami Kurumada avait été kidnappé.

Au-delà de l'affaire surréaliste qui venait de naître sous ses yeux, Jôji était totalement hypnotisé par la scène qui s'offrait à lui. Le salon des studios était d'une simplicité presque modeste, mais rempli d'éléments capables de faire rêver n'importe quel lecteur.

Au centre, une petite table avec quelques magazines de l'éditeur, entourée de trois grands canapés blancs. Tout autour, longeant les baies vitrées, trois grandes commodes à l'effet bois. Sur deux d'entre elles étaient exposées diverses figurines tirées des œuvres de Masami Kurumada, sûrement sorties pour l'occasion.

Mais surtout, la vision la plus incroyable demeurait les quatre personnes assises sur le canapé : Okada Megumi, auteur de Saint Seiya G, Teshigori Shiori, autrice de The Lost Canvas, Chimaki Kuori, réalisatrice de Saintia Shô, et le jeune mangaka Suda Tsunaka.

Tous présents pour honorer le concours gagné par Jôji.
Du moins... au départ. Car maintenant, tout le monde était profondément inquiet depuis la découverte du message laissé sur place.

Lorsque le tantō de Kurumada était arrivé le matin même, il avait trouvé la porte du studio grande ouverte. Et pour seul indice, une lettre signée de la main d'un certain Hanabuki Ukyô :

« Masami Kurumada a été soigneusement emmené à l'entrepôt désaffecté en dehors de la ville.
Si vous souhaitez le revoir, venez nous l'échanger contre le Pinceau des Grands. »

Hanabuki Ukyô n'était pas un nom méconnu. Il avait été un mangaka à succès au début de la carrière de Masami Kurumada. Mais peu à peu, la popularité de Kurumada l'avait éclipsé, avant qu'il ne soit finalement écarté du studio, jugé trop peu original.

Dans la pièce, tous étaient en panique totale.
Comment une telle chose avait-elle pu se produire... et que faire maintenant ?
Appeler la police ? Oui, mais au risque que cela empire la situation si le kidnappeur l'apprenait.
Y aller tout simplement et accepter l'échange ? Impossible. Offrir le Pinceau des Grands — tout juste attribué pour saluer la carrière de l'auteur — serait une insulte énorme. Autant envers Masami Kurumada que pour tous les mangaka : cette relique représentait la récompense la plus honorifique qui puisse exister.

La discussion allait dans tous les sens, mêlant stress, contradictions et colère entre les proches du dessinateur.
Jôji, lui, continuait de promener son regard à travers la pièce. À force d'entendre parler tout le monde du fameux objet, ses yeux finirent par se fixer dessus. Exposé sur une commode, il reposait sur un support orné de deux tiges dorées.

Sans faire attention aux autres, il s'en approcha, comme hypnotisé. Le regard vide, il se sentit englouti par un pouvoir irréel. Il eut l'impression qu'un vent soudain se levait autour de lui. Sans comprendre pourquoi, son bras se souleva ; sa main tremblante, mais pourtant animée d'une conviction étrange, se referma sur le Pinceau des Grands.

Une lumière blanche envahit alors l'espace autour de lui, aveuglant toutes les personnes présentes dans le salon.
Seul le regard de Jôji demeura suspendu devant une calligraphie qui se dessinait dans l'air, comme tracée par une main invisible.

Amène-moi auprès de Masami Kurumada.
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Encre 03

Spoiler
La lumière se dissipa.
Tous se turent et regardèrent Jôji, le pinceau à la main, lui-même encore bouche bée de ce qui venait de se passer.

Le Tantô de Masami Kurumada s'approcha et agrippa l'épaule du fan.

— Qui t'a autorisé à toucher ça ? Et qu'est-ce que tu viens de faire ?

Jôji, surpris par le ton colérique, se mit à bégayer.

— Je... je ne sais pas. J'ai eu l'impression que le pinceau voulait que je l'agrippe...

Le Tantô le fixa d'un air méfiant.
Se sentant en mauvaise posture, Jôji reprit vite la parole.

— Vous l'avez vu ? Le message ?

— De quel message tu parles ? C'était tout blanc ! s'exclama le Tantô.

Megumi Okada s'approcha alors et prit part à la discussion d'un ton calme, cherchant à apaiser l'atmosphère.

— Un message ? Tu aurais entendu quelque chose ? Personnellement, j'ai été ébloui par la lumière que tu as provoquée.

Tous confirmèrent les paroles de l'auteur de Saint Seiya G.
Jôji expliqua alors ce qu'il avait vécu au moment où il avait touché le pinceau : la lumière, les idéogrammes japonais formant la fameuse phrase.
Le Tantô eut du mal à y croire, mais il ne pouvait nier que la lumière, elle, était bien réelle.

Un silence s'installa, lourd.
Puis Chimaki Kuori demanda quelle serait la marche à suivre, maintenant.
Pour tous, bien que le récit de Jôji paraisse invraisemblable, les avis penchaient vers l'option de l'échange.

Et Megumi Okada prit la responsabilité d'acter cette décision : ils iraient faire l'échange entre Masami Kurumada et le Pinceau des Grands, afin d'éviter que Hanabuki Ukyô ne lui fasse du mal.
Ils contacteraient ensuite la police dans un second temps.
Certes, le pinceau était un trésor inestimable, mais la vie d'un homme avait plus de valeur que n'importe quel objet, aussi sacré soit-il.

Tous se préparèrent au départ.
Dans un premier temps, il fut décidé de mettre Jôji en retrait.
Mais, comme le souligna Megumi Okada, il était le porteur du message.
Ce serait donc à lui d'effectuer l'échange.
Ainsi, sous l'agacement du Tantô, inquiet de confier tant de responsabilités à un inconnu — ce qui pourrait lui retomber dessus — tous prirent la direction de l'entrepôt abandonné.

Lorsqu'ils arrivèrent à destination, à bord d'un minibus blanc, le soleil commençait à descendre vers l'horizon.

Cet entrepôt était bien connu des habitants.
Certes, à ce jour, il ne ressemblait plus qu'à un cube à la peinture blanche détériorée, recouvert de plantes grimpantes.
Mais autrefois, il appartenait à une famille du quartier qui y avait monté sa propre imprimerie.
Une affaire prometteuse au départ, mais qui dut fermer ses portes à cause de la crise du papier à la fin des années 1970.

À l'intérieur, tout n'était que pénombre.
On distinguait à peine les machines d'imprimerie, dissimulées sous de grands draps couverts d'un épais voile de poussière.

Tous, une fois entrés et éclairant la pièce avec leurs téléphones, avancèrent jusqu'au centre de l'entrepôt.

D'abord, le vide.
Rien.
Pas un souffle.

Puis — coupant court aux questions que le Tantô s'apprêtait à poser — des bruits de pas se firent entendre.
De plus en plus proches.
Toujours dissimulés par l'obscurité.

Quand enfin les échos se turent, des lumières s'allumèrent brutalement, dévoilant plusieurs visages.
Mais surtout deux qui glacèrent immédiatement tous les cœurs :

celui du malfaiteur Hanabuki Ukyô...
et celui de sa victime : Masami Kurumada !
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Titre: Re : [Fanfic] Jitsuroku! Shinwakai – L'Encre du Sensei
Posté par: Kentaro le Vendredi 19 Décembre 2025, 20:25
Encre 04

Spoiler
Dans la grande pièce de l'entrepôt, Hanabuki observa avec satisfaction Jôji et ceux qui l'accompagnaient. Le sourire qui se dessina sur son visage montrait toute la joie de voir son plan fonctionner.

— J'avoue, commença-t-il, je ne m'attendais pas à votre venue avec le pinceau. Mais j'aime être surpris... surtout quand cela va dans mon sens.

La satisfaction de cet homme plongea tout le monde dans un mélange de colère et d'incompréhension. Mais pour les auteurs, la priorité était de comprendre dans quel état se trouvait leur mentor.

Masami Kurumada était là, debout aux côtés de son kidnappeur. Un tissu plaqué sur ses lèvres l'empêchait de prononcer le moindre mot. Pourtant, il posa son regard sur ses compagnons. Dans celui-ci, il exprimait autant de détermination que d'apaisement, et cela suffit pour que les mangaka restent calmes malgré la tension.
Le tantô, lui, entrait dans une colère noire. Se sentant responsable de la situation, il fit un pas en avant.

— Comment oses-tu kidnapper le maître ! Sais-tu seulement le crime que tu viens de commettre ?! répliqua-t-il sans hésitation.

Hanabuki se retourna lentement. Il regarda dans le vide, puis vers les trois hommes venus avec lui, comme s'il cherchait dans leur présence un soutien à sa propre satisfaction. Il se mit alors à rire.

— "Le maître" ! Toujours les grands mots !

Son visage s'assombrit.

— En quoi serait-il plus maître que moi ? Quand j'étais au sommet, il n'était qu'un misérable ouvrier des rues ! Moi, j'étais le visage de votre magazine. C'est moi qui figurais sur vos couvertures ! Et jamais... jamais je ne vous ai entendus me nommer "Maître". Non. Vous avez préféré me jeter aux oubliettes dès que mon récit a chuté au classement.

Son regard empli de haine se tourna vers Masami Kurumada.
Le tantô, inquiet de la tournure des choses, tenta d'apaiser la situation en prenant une voix plus douce :

— Pourquoi revenir sur une histoire du passé ? Plus de vingt ans ont passé...

Jôji, qui tenait encore le coffre contenant le Pinceau des Grands, se sentait perdu. Après tout, il était venu pour un moment festif... et le voilà plongé dans un conflit qui le dépassait totalement.
Il observa d'abord l'auteur de son cœur. Masami Kurumada restait calme, immobile, observant la scène sans panique, comme si l'espoir demeurait possible.

Derrière eux, les hommes accompagnant Hanabuki semblaient simplement détachés, attendant la fin du travail pour toucher leur chèque.

Jôji regarda ensuite les autres auteurs : ils étaient bien plus agités, mais Megumi Okada semblait les rassurer. Voyant que Jôji posait les yeux sur lui, il hocha la tête pour lui transmettre du courage. Jôji lui rendit le regard : tout allait se jouer maintenant.

Hanabuki reprit d'un ton amer :

— Vingt ans... Facile à dire quand tout vous réussit. Jamais vous ne pourrez comprendre l'humiliation que j'ai subie. Pour un mangaka, voir son œuvre rejetée est une blessure qui ne guérit pas. Et vous, pour seul soutien, vous m'avez jeté à la rue. Moi ! J'ai dû vivre dans la misère, travailler pour survivre... pendant ces vingt fameuses années.

Pendant ce discours, Suda Tsunada s'approcha du tantô.

— Je crois qu'il est inutile de discuter avec lui. La haine qu'il voue au maître est beaucoup trop grande. Autant procéder à l'échange maintenant.

Le tantô hocha la tête avec dépit et posa son regard sur Jôji, toujours le coffre en main. Il s'avança pour réduire l'écart entre lui et Hanabuki, cherchant à reprendre le contrôle, et désigna le coffret de l'échange.

— Très bien. Procédons. Faites venir monsieur Kurumada afin qu'il rapporte le Pinceau.

Par cette demande, il espérait que l'auteur de Saint Seiya pourrait s'emparer du pinceau et respecter le message apparu à Jôji. Mais Hanabuki refusa aussitôt. Il se doutait bien que si Kurumada lui-même touchait le pinceau, ils tenteraient de fuir.
Il exigea donc qu'il s'avance lui-même, avec Masami Kurumada, tandis que Jôji — inconnu à ses yeux — devrait les rejoindre.
Le tantô se retourna vers les auteurs pour obtenir leur accord. Tous acquiescèrent. Chimaki Kuori s'approcha alors de Jôji et lui adressa quelques mots de soutien, posant une main rassurante sur son épaule.

Jôji hocha la tête, comprenant qu'il devait maintenant entrer en scène.
Il se tourna vers l'agresseur, inspira profondément et s'avança. Plus il approchait, plus il distinguait clairement les traits du visage de Masami Kurumada. Son regard, toujours aussi apaisant, permit à Jôji de continuer sans faiblir.

Hanabuki, un large sourire aux lèvres, saisit le bras de Kurumada et l'obligea à marcher devant lui.
Arrivé face à face, il ne prit même pas la peine de regarder Jôji. Il se jeta directement sur le coffret et l'ouvrit avec avidité, les yeux brillants comme des étoiles.

— Enfin ! Une récompense pareille ne peut être que mienne !

Il agrippa le pinceau et repoussa violemment Jôji, qui tomba à terre avec le coffret. Hanabuki recula, observé par son rival de toujours, sentant la satisfaction l'envahir.

— Je suis sûr que vous ne savez rien de ce pinceau... Ce n'est pas un simple outil. La cérémonie créée lors de sa donation n'a pas pour seul but d'honorer l'auteur. Non... Le rituel bénit le pinceau avec l'âme du mangaka. Avec tous ses efforts de création.

Masami Kurumada confirma d'un regard. Cette cérémonie, tenue en secret entre auteurs et éditeurs, donnait lieu à une bénédiction sacrée des divinités du Japon.

Hanabuki fit tournoyer le pinceau dans l'air, traçant un kana invisible.

— Et grâce à cela, ce pinceau devient capable... de donner vie aux mangas de l'auteur.
Le vent se leva autour de lui. Lorsqu'il termina de tracer le mot Hadès dans le vide, un halo de lumière l'entoura et son corps se transforma : un cosplay divin du Hadès de Saint Seiya apparut sur lui.

Il agrippa l'épée matérialisée à sa taille et, en la levant vers le ciel, un souffle puissant explosa, projetant tous ceux qui se trouvaient face à lui — dont Masami Kurumada, au plus proche. Ce dernier glissa au sol et perdit connaissance.
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Encre 05

Spoiler


Jôji sentit son corps se refroidir. La sensation dans sa main lui fit comprendre qu'il était allongé au sol. Son crâne vibrait comme un téléphone en mode silencieux. Ses yeux, eux, étaient encore noyés dans un brouillard composé de nuances de gris et de noir. Le sifflement qui résonnait dans ses oreilles commença peu à peu à laisser place aux rires de leurs adversaires.

Jôji bougea légèrement la tête et aperçut, au loin, le tantô de Masami Kurumada, affalé contre l'une des machines de l'imprimerie. Sous la violence du vent projeté par l'épée, son drap avait été entièrement arraché.
Encore engourdi, Jôji commença à se redresser pour avoir une vue plus globale de la pièce. Près de lui, les auteurs qui l'avaient accompagné reprenaient eux aussi conscience. Il vit alors les yeux de Teshigori s'écarquiller de panique. Jôji tourna la tête et aperçut, devant eux, Masami Kurumada, allongé au sol, inconscient.

Jusqu'ici simple spectateur, Jôji se leva d'un bond, poussé par un élan naturel, et regarda Hanabuki avec colère. Cet homme, qu'il ne comprenait pas, venait de blesser quelqu'un qu'il respectait profondément.

Hanabuki remarqua alors le regard du jeune lecteur. Un sourire se dessina sur son visage.
— Oh, le petit otaku n'est pas content. Tu t'attendais à quoi ? Que je sois un gentil méchant, comme dans tes histoires du soir ? Ici, on est dans la vraie vie. Celui qui blesse doit recevoir une punition divine ensuite.

Il se mit à rire.

Jôji s'avança, se plaçant devant Masami Kurumada comme un mur entre les deux rivaux. En vérité, il ne savait pas pourquoi il venait de faire cela. Mais son instinct lui imposait de protéger l'auteur de son cœur.

L'autrice de Saintia Shô s'approcha de son mentor pour évaluer son état. Les auteurs de Saint Seiya G et Saint Seiya ReRise of Poseidon, eux, se tournèrent vers le tantô, complètement K.O.
Hanabuki les observa en silence, puis une idée germa dans son esprit. Il fit tournoyer le pinceau devant eux.

— Vous savez quoi ? On va s'amuser un peu. On va offrir à votre "maître" la joie d'être frappé par ses plus grands méchants !

En quelques gestes, il dessina dans l'air les idéogrammes correspondant à différents noms, puis la magie se déploya sur ses trois gardes. Chacun d'eux se retrouva alors revêtu d'un cosplay aux capacités incroyables.
Jôji resta bouche bée.

Devant lui, se tenaient à présent :
Hadès, le Dieu des Enfers ;
Chaos, le bretteur divin de Fuma no Kojiro ;
Zeus, l'expert de boxe de Ring ni Kakero ;
et Raphaelo, le robot surpuissant de B't X.

Comprenant le danger, Jôji voulut se précipiter sur Hanabuki. Mais le garde portant le cosplay de Zeus apparut devant lui, surgissant comme un éclair, et enchaîna un combo de boxe anglaise qui le projeta au sol.

Les autres auteurs, horrifiés, formèrent à leur tour un bouclier humain autour de leur mentor et tentèrent tant bien que mal de repousser les assauts des gardes de Hanabuki.

— Regardez-vous ! s'exclama Hanabuki en les observant. Vous n'inspirez que la pitié. Il vous a peut-être permis de toucher la lumière grâce à son œuvre, mais il fera comme tous les autres l'ont fait avec moi : dès que vous ne serez plus utiles, il vous jettera dans l'ombre et dans l'oubli.

— C'est faux !

Le temps sembla s'arrêter devant la force de la voix de Shiori Teshigori. À genoux au sol, après avoir tenté de bloquer le garde au cosplay de Chaos, elle fixa Hanabuki avec détermination.

— Tu ne peux pas dire ça de Maître Masami Kurumada. Grâce à lui, nous avons construit une famille autour de ses productions. Jamais il ne nous a mis de côté, et nous serons toujours présents les uns pour les autres. C'est la passion qui nous anime, pas l'orgueil de la popularité comme toi !

Les yeux de Hanabuki se plissèrent. D'un coup d'épée, il fit souffler un vent brutal qui força l'autrice à s'allonger au sol.

— Sais-tu seulement ce que c'est d'être assez populaire pour que la maison d'édition te soit redevable ? Vous n'êtes que des pions, utilisés pour enrichir les puissants !

Au sol, Jôji observait la scène avec effroi. Tous tentaient de protéger le maître, mais aucun ne pouvait lutter contre le pouvoir que le pinceau avait offert à Hanabuki.

Le pinceau...

Jôji comprit instinctivement que la clé se trouvait là. Le message qu'il avait reçu résonnait encore dans son esprit. Il observa les gardes : tous étaient occupés. Hanabuki, lui, s'acharnait maintenant sur l'autrice de Saint Seiya The Lost Canvas.

Un éclair lui traversa l'esprit.
Malgré la douleur, Jôji se redressa et profita d'un moment d'inattention pour courir vers Hanabuki, lui sautant dessus de tout son poids. Surpris, Hanabuki lâcha le pinceau. Jôji parvint d'un dernier geste à le pousser loin d'eux. L'objet glissa au sol.

Au sol lui aussi, Hanabuki repoussa violemment Jôji, se releva et brandit son épée. Un éclair rouge jaillit et frappa le jeune fan de plein fouet.

Un cri de douleur déchira la pièce.
Les yeux de Jôji devinrent blancs comme la neige, puis il s'écroula, son esprit sombrant dans les ténèbres du néant.

Une sensation. Un cri d'effroi.
Masami Kurumada, qui ne sentait plus rien, ne pensait plus à rien, encore sous le choc du souffle de l'épée, sentit soudain quelque chose toucher ses doigts. Puis un cri perçant, insistant, agaça son esprit engourdi.

Un œil s'ouvrit.
À côté de lui... le pinceau.

— Il est temps.

Une voix résonna dans son esprit. Puis une seconde :

— Souviens-toi de qui nous étions. Jamais nous n'aurions abandonné.

Une troisième suivit, et son esprit commença à dessiner un souvenir.

— Oui. Nous avons subi, nous aussi, tant d'épreuves... mais à chaque instant, ensemble, avec toi comme lumière combative, nous allions de l'avant.

Le souvenir se précisa, s'éclaira, et dévoila cinq visages familiers.

— Vous...

Les membres du Shinwakai, ses assistants de ses plus belles années de création.
Tôkichi Ishiyama et sa cicatrice.
Kunta Suzuki, son tantô fidèle.
Masashi Yamaguchi, le pilier de la communication.
Masayuki Fujimoto, le plus discret.
Tokumi Kawajiri, son ami de toujours.

Tous étaient réunis dans ce souvenir, pour lui offrir espoir et force.

— Debout maintenant ! Tu es Masami Kurumada. L'homme du manga Nekketsu. Tu n'as pas le droit d'abandonner.

Une dernière voix s'éleva :

— Lève-toi... et prends le pinceau. Il est tien. C'est à toi que ce pouvoir est dédié.

Les yeux de Masami Kurumada s'ouvrirent pleinement. Ses muscles se réchauffèrent instantanément, la douleur disparut. Il tendit la main, saisit le pinceau, et aussitôt celui-ci répondit à sa détermination. Le vent se leva autour de lui, un halo lumineux l'enveloppa.

Dans la pièce, tous se retournèrent vers lui, stupéfaits. Cette lumière... elle n'était plus agressive comme celle de Hanabuki : elle était pure, chaleureuse.

Hanabuki, lui, resta figé.
Devant lui se tenait son rival de toujours, transformé.
Pinceau à la main, vêtu comme Jingi, le héros d'Otoko Zaka, il tenait dans son autre main une chemise ouverte...

...d'où s'échappaient, tourbillonnant dans la pièce, les planches de ses mangas.
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Encre 06

Spoiler
Des feuilles tourbillonnaient autour de la grande pièce.
Elles s'échappaient simplement de la chemise cartonnée que Masami Kurumada tenait de sa main gauche. Elles semblaient danser autour de lui.

Hanabuki, voyant ce spectacle, ne comprit pas comment cela pouvait être possible. Malgré son cosplay qui lui avait donné puissance et assurance, il sentit la peur monter en lui. Voir les planches voler, devant un Masami Kurumada au regard déterminé, l'obligea à reculer.

- Comment... comment cela est possible !?

L'auteur de Saint Seiya leva alors le bras, tendant le pinceau en direction de son ennemi. Toujours avec le même regard, comme si tout l'espace lui était maintenant sous contrôle.

- Tu l'as dit toi-même, Hanabuki. Ce n'est pas n'importe quel pinceau. Il est la récompense suprême offerte aux mangaka ayant eu une carrière importante pour la représentation de notre métier. Et de ce fait, il est béni par la lumière des Dieux du Japon, et par l'âme créatrice de tous les mangaka qui nous ont précédés.

Masami Kurumada leva le pinceau vers le ciel, et celui-ci commença à s'envelopper d'une aura blanche et chaleureuse.

- De par ton passé de mangaka, tu as pu utiliser une partie de son pouvoir. Mais ce n'est qu'une infime portion. Seul celui qui le reçoit est capable d'en exploiter tout le potentiel.

Les pages se figèrent ; et plusieurs, planches, vinrent se positionner devant les compagnons de notre auteur. La lumière du pinceau jaillit alors de sa plume, se divisant pour frapper chaque planche. Un halo éclatant se reformait, et les mangaka se retrouvèrent à leur tour habillés dans les tenues des héros des œuvres du maître.

Shiori Teshigori, portant l'armure de Pégase.
Megumi Okada, la tenue de Kojirô du clan Fûma.
Chimaki Kuori, celle de Sukeban Arashi.
Tsunakan Suda, la combinaison de Teippei de B't X.

Tous furent impressionnés par cette nouvelle force. Ils ressentaient une chaleur envahir leurs corps, et un sentiment d'espoir grandir dans leurs esprits. Les gardes firent à leur tour quelques pas en arrière, comprenant que quelque chose était en train de naître.

Hanabuki, lui, aussi impressionné qu'apeuré, ne put cacher sa rage.

- Noooon !

Il attrapa l'un de ses gardes et le poussa en avant pour l'empêcher de fuir.

- Ne reculez pas ! Nous étions si près du but ! Il a seulement rééquilibré les choses. Mais ils sont comme vous : ils n'ont revêtu qu'un costume de faibles ! Reprenez la route vers ma victoire !

Les gardes hésitèrent, mais finirent par avancer. Le premier réussit même à repousser Suda, et sous les yeux des autres, il leur montra qu'ils n'étaient pas plus invincibles qu'eux. Les combats reprirent alors. Chacun tenta de prendre le dessus, mais sans réel succès.
Hanabuki finit par constater malgré tout que ses gardes prenaient petit à petit l'avantage, faisant reculer chaque mangaka, même si ces derniers ne tombaient plus aussi facilement.

En face, Masami Kurumada ne bougeait pas. Il restait là, fixé sur le décor devant ses yeux.
Cela agaça encore plus son rival. Dans un sentiment d'impatience, il attrapa son épée et la leva au ciel.

- On va en finir une bonne fois pour toutes !

Un nuage sombre et rougeâtre apparut alors, et un souffle puissant s'élança vers les protagonistes. Une nouvelle fois, par la force de son costume d'Hadès, les mangaka tombèrent au sol. Seul Kurumada resta debout, figé, comme si plus rien ne pouvait l'atteindre.

Hanabuki ordonna à ses gardes d'attaquer son rival. Ils s'élancèrent ; mais lorsque le premier s'apprêta à frapper, une flèche vint se planter entre eux.

- Comment... ? » s'étonna le garde.

Personne ne s'en était aperçu ; mais deux lumières blanches étaient apparues derrière Masami Kurumada.

- Ce n'est pas encore fini !
- C'est tous ensemble que nous serons victorieux !

Trois êtres apparurent. Ueda Shinshu et Kenji Saito, portant les couleurs de l'équipe japonaise de boxe ; et Yun Koga, dans la tenue du héros d'Evil Crusher Maya, arbalète à la main.

Cette dernière se dirigea vers Jôji, qui reprit enfin ses esprits.
Ueda se tourna vers le Tantô encore au sol.
Quant à Kenji Saito, d'un mouvement rapide, il se plaça entre Masami Kurumada et le garde, et lança un uppercut qui projeta son adversaire au loin.

Masami Kurumada posa la main sur l'épaule de celui qui venait de l'aider, puis s'avança vers Hanabuki.

- Tu ne peux pas gagner. Comme autrefois, tu n'as toujours pas compris pourquoi ton talent n'a jamais su exprimer les sentiments d'un homme.
- Comment... ?
- Si j'en suis là aujourd'hui, c'est grâce à la chaleur de l'amitié, et à l'amour que les personnes ont su m'offrir. Seul, je ne suis rien. C'est parce que nous sommes unis sous la même passion que nous accomplissons des miracles.

L'auteur s'approcha de Chimaki, qui commençait à se relever. Elle fit un signe de remerciement, et comme tous les autres, elle se remit debout pour reprendre le combat.

- Souviens-toi qui tu étais, Hanabuki. Souviens-toi du sentiment que tu as ressenti lorsque tes premières planches furent acceptées. Aurais-tu oublié ce que procure cette sensation de gloire ? Celle qui, après tant d'efforts, te permet d'atteindre la sérénité ?

Masami Kurumada effectua alors plusieurs gestes avec le pinceau, et de l'encre en jaillit, virevoltant dans les airs avant de prendre forme humaine.
Les yeux d'Hanabuki s'écarquillèrent. Il se mit à bégayer.

- Mais... c'est moi... quand j'étais jeune mangaka !

D'autres formes apparurent : les décors des éditions Akita, ainsi que les silhouettes de plusieurs personnes travaillant dans les bureaux de production du magazine phare de l'époque.

- Souviens-toi, Hanabuki. Regarde l'encre dessiner ton histoire... et rappelle-toi l'homme que tu étais.
[Fermer]
Titre: Re : [Fanfic] Jitsuroku! Shinwakai – L'Encre du Sensei
Posté par: Kentaro le Vendredi 19 Décembre 2025, 20:25
Encre 07

Spoiler
Sous le trait de l'encre, se dessina un jeune Hanabuki avec plusieurs planches en main devant un Tantô.

Un écho se fit entendre alors, comme si la scène prenait vis.

- Hum...intéressante. Tu as un certains potentiel. Si tu travail dur, on vas pouvoir offrir quelques choses à nos lecteurs .

La scène disparue dans un brouillard d'encre et une nouvelle se dessina. On y vit alors Hanabuki travailler, remettre ses planches, et recevoir le magazine de prépublication avec pour la première fois son nom à l'intérieur.

- J'ai enfin réussi ! Tu as vu ça sœurette ! Je suis enfin devenu Mangaka ! 

De nouveau le brouillard fit changer la scène. Il y vis cette fois le Tanto avec l'auteur lui expliquer que son but maintenant et de monter dans le classement de popularité. Puis une scène où on lui présente deux assistants pour l'épauler, puis on les revois dans leurs studio, travaillant sur un chapitre sous le rythme de la musique et des rires.

Le brouillard de nouveau.

Hanabuki, celui de maintenant avait les yeux fixé sur les différents tableau devant lui.
Il avait un mélange de colère, de nostalgie, de tristesse en lui. Il ne comprenais pas comment Masami Kurumada arrivais à réaliser cela.

Une nouvelle scène se dessina. Cette fois-ci, on les voyais discuter du faite qu'un nouveau mangaka avait été évincé du magazines par manque de popularité. Hanabuki avec grand sourire les rassuré et leurs faisait comprendre qu'avec du travail, en harmonie, il arriverais à leurs but.
Puis on aperçu un scène où tous s'émerveillèrent devant une page couleurs réalisé par Hanabuki ; puis une dernière de ce tableau avec le Tantô arrivant en courant pour leurs présenter le magazine, couverture avec personnage de leurs manga et première places acquise.
Tous explosèrent de joie.

- On l'as fait. Nous voici numéro un ! 

Une larmes d Hanabuki observant la scène coula le long de sa joue.
Puis l'encre repris la présentation des tableaux, mais dans un contraste plus sombre. On y vois une scène avec Hanabuki et ses assistants, dans leurs studio, avec nombreux magazines dont leurs manga fut en couverture. Puis on voit Hanabuki prendre de hauts ses assistants quand c'est derniers lui présente leurs propre manga. Les projets finissant dans la poubelle sans être lu.
On y vois Hanabuki rejeter toutes les proposition de son Tanto, refuser de signer des autographe à ses lecteurs s'il ne sont pas bien habillé.

Le brouillard revint et dessina un dernier tableau.
Cette fois-ci, on y vois Hanabuki dans son studio, ne faisant plus que donner des ordres sans toucher une planches, puis petit à petit des scène montrant ses assistants l'abandonner, et son Tanto perdant courage. Pour finalement offrir une dernière pages où Hanabuki travaille seul dans sons studio entouré de son succès...seul à son bureau.

Un dernier brouillard se créa avant de laisser place au vide.
Hanabuki ne put dire mot. Toutes sortes d'émotion était en train de naître et disparaître en lui. Comme une tornade d'émotion dans un chaos inimaginable.

Masami Kurumada, repris alors la parole, d'un ton calme.

- Voici l'homme que tu était Hanabuki. Tu était plein d'espoir et c'est grâce au travail que tu as fournis avec ton équipe que tu as su gagner le cœur de tes lecteurs. Mais petit à petit, tu t'es perdu et tu as laissé tous ton monde fuir. T'enfermant dans une solitude dont tu ne t'es jamais remis.

Masami Kurumada regarda autour de lui.

- C'est grâce à eux que je suis là. Car j'ai toujours cru en leurs soutient. Alors que toi, tu t'ai laissé envahir par ton orgueil .

Hanabuki ne répondis pas, dans un premier temps. Puis il leva les yeux, planta son épée au sol et regarda son rival. Son visage assombris et il s'approcha de lui.

- Tu dis peut-être vrai. Mais ton joli petit récit ne montre pas la vrai fin de l'histoire ! 

Arrivais devant Masami Kurumada, sans moindre hésitation ; il commença à lui assigner des coup.

- Je me suis peut-être perdu dans la solitude et ais déçu tous le monde ! Mais ce sont eux qui m'ont abandonné. Pendant plusieurs mois, j'ai donné vie à leurs magazines. Et quand mon orgueil a pris le dessus, plutôt que de soutenir l'homme qu'il avait eux même construit, ils ont préféré me mettre de côté. Regarder mon œuvres disparaître en fond de classement et attendre le bon moment pour m'évincer. Et sais tu pourquoi ! 

Cette dernière phrase, accompagné par un coup de poing au visage qui mis a terre Masami Kurumada venait du plus profond du cœur d Hanabuki.

- Tout ça parce qu'il avait trouvé un remplaçant ! Toi ! Le grand Masami Kurumada qui a pris toutes la lumière avec ton manga de boxe. Tout ça c'est de ta faute ! 

Hanabuki continua de frapper son rivale alors au sol. Kurumada tenta de se protéger en plaçant ses bras devant lui mais la douleurs était insupportable. Pourtant, son regard lui, ne pouvait se détacher de sa détermination.

- Sans ta venue, sans ton petit clan qui faisait rire tous le monde, je ne me serais pas retrouvé à la rue ! Obliger de retourner vivre chez mes parents et voir le regard de ma sœur, déçu de moi, de mon attitude!Elle qui croyais en moi ! 

Megumi Okada qui observé la scène commença a se diriger vers son mentor, car Hanabuki, à le frapper comme ça allé finir par le tuer. Les gardes s'interposèrent de nouveau devant les manga. Okada regarda Masami Kurumada et se tourna devant le garde, suivis de ses compagnons.

- Je crois que maintenant il est temps de mettre fin à votre jeu.

Une aura blanche entoura l'auteur de Saint Seiya G.
Rapidement Teshigori, Chimaki et Suda prirent son exemple. Les gardes ne comprenais pas ce qu'il se passait. Mais ne sachant pas quoi faire, il avancèrent pour mettre KO les mangaka. Ces derniers firent briller alors l'aura provenant de leurs costumes et une scène se dessina derrière eux.
Chacun pris la position d'un art bien connu des lecteur.

Megumi Okada : « Fuma Reppu »
Chimaku « Nunchaku Attack »
Teshigori « Pegasus Ryuseiken »
Suda « Shining Knuckle « 

Le nom des attaques des personnages gronda dans la pièces et les gardes censé protéger Hanabuki furent projeter contre les murs. Tombant inconscient.
Les mangaka, après avoir repris leurs souffle, s'approchèrent de Masami Kurumada, près à l'aider.

- N'intervenais pas s'il vous plaît.

Cette demande venais de Masami Kurumada.
Sous ces paroles, Hanabuki arrêta de frapper et se recula, permettant à Masami Kurumada de se relever malgré la douleurs. Se tenant l'épaule, il regarda avec le visage marqué son adversaire.

- Hanabuki, tu as tord. Quand bien même le sors des mangaka est injuste, tu as perdu depuis le début .

- Comment ? 

- Depuis le jour, où tu as décidé de partir des studio, tu as abandonné. C'est cette décision qui as fait de toi ce que tu es aujourd'hui. Plutôt que te battre pour trouver un nouveau récit où une solution pour regagner le cœur des lecteur, tu as choisis la fuite. 

Masami Kurumada, ramassa le pinceau qui était au sol.

- Tu dis que tout est de ma faute. Quand je suis arrivé chez les éditions Shueisha, j'étais encore jeune. Moi aussi j'ai dû me battre pour exister. Et quand bien même ma première série fut publié, elle fut annulé car son histoire n'avait pas suffisamment d'écho pour t'égaler. Je me suis alors relever, travailler et avec le Shinwakai ; on s'est battu pour produire quelque chose à ta valeur.

L'auteur releva alors la tête et regarda Hanabuki avec détermination.

- Oui nous t'avons battu. Mais plutôt qu'accepter le duel qu'on t'offrait, tu as fui. Hanabuki, c'est toi...qui as abandonné !

Sur cette dernière parole, la pinceau brilla, et le costume d'Hanabuki disparue, ainsi que celui de ses gardes, le laissant alors sans défense devant tous les héros de Masami Kurumada.
[Fermer]

Encre 08

Spoiler
Le calme était revenu dans l'imprimerie. Les gardes au sol, Hanabuki resta immobile devant le discours de Masami Kurumada. Son poing, toujours serré, n'attendait que la validation pour frapper, mais malgré lui, les paroles de son rival avaient résonné dans son esprit.
Hanabuki ne pouvait pas se résigner : il ne pouvait pas avoir raison. Il était celui qui avait déclenché sa haine envers le monde. Tout avait vrillé de sa faute.

Pourtant, le doute s'installa, et son poing resta figé.
Masami Kurumada finit par se retourner et se dirigea vers son Tantô. Tous se rapprochèrent alors de lui, prenant de ses nouvelles et vérifiant ses blessures. Kurumada regarda le jeune fan venu le voir.

- Tu es Jôji ? Désolé de t'avoir embarqué là-dedans. Mais... est-ce que je peux te demander un service ?

Jôji, sans un mot, impressionné de voir le maître lui adresser la parole, répondit simplement par un hochement de tête.

Hanabuki était de nouveau seul. Il ne sut plus quoi faire. Se mordant la lèvre, il comprit que, de nouveau, il avait fait les mauvais choix et que la solitude allait l'envahir encore une fois... sans parler des conséquences qu'il aurait à assumer après sa prise de position.
Il vit alors une ombre s'approcher sur le sol. Quand il leva la tête, il fut de nouveau pris de surprise.

Devant lui se tenait Masami Kurumada. Mais cette fois-ci, ce n'était pas lui qui avait le pinceau. C'était Jôji, debout devant ses yeux. Le fan prit la main d'Hanabuki et posa le pinceau dans sa paume.
Comme si le pinceau avait compris les sentiments du jeune Jôji, et en utilisant son pouvoir par l'intermédiaire de l'auteur qui le tenait habituellement, le fan de manga se retrouva transformé en cosplay du héros ayant fait la gloire d'Hanabuki.

Ce fut le coup de trop pour Hanabuki, qui recula et, perdant l'équilibre, se retrouva au sol.

- Mais c'est...

Kurumada sourit alors.

- Oui Hanabuki, c'est ça qui te ressemble le plus. Ce héros, qui a fait ressentir tant d'émotions à tes lecteurs, mais aussi à toi, par la volonté d'écrire son histoire.

Kurumada s'avança et aida Hanabuki à se relever.

- Hanabuki, toute œuvre est éternelle. Et même si nous disparaissons, des jeunes comme Jôji seront nos héritiers pour faire évoluer l'histoire de nos héros et de nos valeurs. Alors, relève la tête et reprends la route que tu as commencée par le passé.

Sur ces paroles, Masami Kurumada fit signe à Jôji — dont le costume se dissipa — de le suivre.

- Maître, pourquoi avoir eu besoin de moi ?

Kurumada, comprenant la question de son fan, lui expliqua qu'Hanabuki n'aurait jamais accepté le pinceau de sa part.
- Bon, maintenant, je ne suis pas censé te faire une démonstration de mangaka.

Ensemble, ils se mirent à sourire et retournèrent vers leurs compagnons. Ils prirent alors, dans une ambiance chaleureuse, la direction de la sortie.

Hanabuki les interpella alors.

- Masami... le pinceau ?

Tous le regardèrent, l'auteur de Saint Seiya au centre.

- Tu devras me le rendre lorsque tu auras trouvé la réponse que tu cherches.

Fin.
[Fermer]


Merci a ceux qui ont porté leurs regards sur cet écris  :jap1