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La Trilogie Gaïa

Démarré par Alwaïd, Dimanche 13 Juillet 2025, 09:11

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Alwaïd

#20

•    Résumé : Interlude – Fimbulvetr

A Asgard, l'enchainement de trois hivers plonge Zvezda la prêtresse d'Odin dans un grand trouble : l'hiver colossal annonce le Ragnarök.
Son ami Svanhild de Dubhe tente de la consoler. Il fait partie des deux combattants entourant Zvezda, avec Andvari de Megrez. Les guerriers divins ne disposent pas de leurs armures, Zvezda ne souhaitant pas invoquer la Grand Ourse selon les consignes d'Odin.
Andvari reçoit pour mission d'aller trouver les cinq autres guerriers divins et de les réunir au palais d'Odin. Zvezda, liée au Sanctuaire par le Serment des Glaces, annonce son départ pour le Sanctuaire d'Athéna d'où proviennent les troubles. La prêtresse confie le sceptre de Polaris à Svanhild.

EXTRAIT :

« Oublies-tu quelle union coule en mes veines ? Le Serment des Glaces dont mon sang est le sceau ne représente donc rien pour toi ? Je sais que si, je sens que tu me comprends, et je te remercie de mettre mon choix en doute, car j'y réalise d'autant mieux l'importance de ma décision. Au nom d'Odin, je me dois de respecter le serment de mes ancêtres.
   - Athéna a de la chance, vous êtes une grande reine, Zvezda ; Hilda aux côtés des Ases doit être fière de vous.
   - Puissions-nous ne jamais trahir leur confiance et les mener vers une fin paisible. »


•    Résumé : Livre 2, acte 1 – Eveillez-vous, Anges Gardiens

Spoiler
Neuf mois de nuit ont passé depuis le règne d'Hadès au Sanctuaire. La Terre a cessé de tourner, faisant d'un hémisphère une nuit éternelle et de l'autre une fournaise incessante finissant par tout brûler.
Les réfugiés affluent en masse au Sanctuaire, guidés par Saon. Ils sont immédiatement enrôlés dans les travaux de la nouvelle cité ou dans l'armée.
Shiryu est en exil. Le Grand Pope et Thanatos siègent côte à côte dans la salle des trônes. Derrière le Parthénon, Hadès a érigé une tour autour de la statue d'Athéna, tour surmontée d'un temple où repose le corps d'Athéna veillé par l'esprit d'Hadès.

Les chevaliers réagissent bien différemment à la situation.
Altaïr se lie à la Terre, à la Lune, et accepte de n'être pas chevalier. Zeuxis, qui veille à la paix dans la cité, est confronté à ses peintures liquéfiées dans le temple du Cancer : il tente de repeindre ce temple mais rien n'y fait. Tito s'entraine s'en relâche, encore et encore. Sheliak, sans inspiration en l'absence d'Asae, chante sans joie des chants d'Orphée. Bayer enseigne les percussions aux enfants, Neferia danse. Hipparque, perdu dans ses lectures et ses écrits, découvre une Athéna mythologique qui fait vaciller ses certitudes et sa foi. En tout cas, Athéna n'est pas morte : elle a certainement brisé un serment au nom du Styx et est endormie sans souffle pendant un an. Ainsi dans trois mois, Athéna se réveillera.
Tous les chevaliers sont convoqués ce soir au Parthénon, ce qui ne rassure personne.

Sur la terrasse du Parthénon, le Grand Pope appelle et éveille les Anges Gardiens d'Athéna : Seiya, Hyoga, Shun et Ikki.
Ikki considère que ce n'est pas leur guerre et s'en va. Seiya veut se lancer à l'assaut d'Hadès, mais le Grand-Pope lui retire son titre de chevaliers, et l'armure de Pégase quitte Seiya et le rejoint. Le Grand Pope téléporte Seiya hors du Sanctuaire.

Dans la salle des trônes sont réunis saints, anges et spectres : Adolf chef de guerre, Drannoc gardien des portes et Lilith, une succube.
Ils vont faire appel aux hécatonchires pour avancer les chantiers du Sanctuaire d'Hadès. Tous les humains pourront alors rejoindre l'armée en prévision de la guerre à venir, a priori contre Arès.
En confrontant et tuant Adolf, Tito obtient le rôle de chef de guerre des armées d'Hadès. Mais le prix à payer est la mort et la renaissance en tant que spectre. Devant ce meurtre et l'inaction du Grand Pope, Neferia hurle sa colère contre lui. Conscient qu'il n'a plus la confiance des chevaliers, Ki-lin lègue son titre de Grand Pope à Shun d'Andromède.
Son dernier ordre est la constitution d'un équipage composé de lui-même, Hyoga, Sheliak et Hipparque. Ils vont chercher la tête de Zeus.
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EXTRAITS :

« Pourtant il fallait le reconnaître, si l'édification du Sanctuaire d'Hadès se tachait de la sueur et du sang des esclaves, la nouvelle Athènes était magnifique. Les cendres de l'Attique constituaient le matériau de base des bâtiments, et sur chaque édifice étaient incrustées des pierres précieuses par centaines. A défaut de soleil, les architectes avaient dessiné des plans dont la précision ne laissait rien au hasard. Le prytanée qui contenait le feu de la cité fut choisi comme point de référence, et à partir de ce temple les pierres savamment ajustées reflétaient et propageaient la lumière du feu sacré.
Ainsi la ville s'éclairait-elle d'une myriade de réflexions colorées transmises de loin en loin. Les remparts et différents ateliers se teintaient des reflets bleutés des saphirs. Les habitations parées de rubis dévoilaient une rougeur qui semblait figurer le sang d'un peuple à l'agonie. Les douze temples du Zodiaque furent ceints de veinures de diamants dont même Nyx ne ternissait l'éclat. »

--o--

« Pas une personne au Sanctuaire n'ignorait le nom de Zeuxis. Vainqueur de Morphée, adversaire du Dragon, et aujourd'hui protecteur de la cité et seul interlocuteur du Grand Pope. Alors que les chevaliers d'Athéna rappelaient un ordre aujourd'hui brisé, de nombreuses familles trouvaient en Zeuxis l'espoir de leur salut. Et ce saint dont la dévotion pour sa déesse imprégnait chacune de ses œuvres était souvent nommé le Peintre d'Athéna. »

--o--

« Treize étoiles filantes s'échappèrent des cieux comme autant de météores, puis se réunirent en une comète laissant dans son sillage une longue traînée de flammes. A son approche, la comète se changea en cheval ailé. Il fondait vers la Terre, impatient de la rejoindre, appelé par le cœur de ses amis, guidé par le souvenir et l'amour d'Athéna. Le long de la terrasse, dans une glissade d'où naquit une rivière d'étincelles, le cheval se changea lentement en homme dont l'armure rayonnait de feux célestes. Chacun le regarda arriver avec émotion, avec une joie reflet de l'espoir incarné en ce chevalier. Lui dont le poing avait scellé la victoire d'Athéna, lui que seul un dieu avait vaincu, lui dont l'âme n'était dévouée qu'à la protection de sa déesse, Seiya, ange de Pégase. »

Alwaïd

#21
Avec ces résumés, nous dépassons la moitié de l'histoire.

•    Résumé : Livre 2, acte 2 – Séparations

Spoiler
Simulant une attaque du palais d'Odin, Andvari parvient à convaincre Svanhild d'invoquer les armures de la Grande Ourse. Andvari revêt sa robe de Megrez et révèle la vérité à Svanhild : il a monté en scène cette attaque pour obtenir son armure et Svanhild vit ses derniers instants, empoisonné. Andvari projette de se rendre au Sanctuaire pour faire tomber Athéna et Hadès.

Seiya a été téléporté aux côtés de Shiryu, au temple de Delphes dédié à Apollon. C'est l'occasion pour Shiryu de raconter ce que sont devenus les saints de bronze et Athéna après la victoire contre Hadès. Et ce fut une vie de paix et de joyeuses retrouvailles.
Seiya a tant de questions, mais une flûte l'hypnotise et l'entraine au loin. Shiryu retrouve ensuite une vieille amie, femme masquée parée de plumes, dont l'invocation permet au corps du Dragon de quitter la Terre vers le silence de l'espace.

Dans le temple du Cancer, Zeuxis est en proie à de profondes réflexions sur le bien et le mal en plus de ne pas réussir sa peinture du temple. Shun vient le guider, le former, et enfin les peintures de Zeuxis s'accrochent de façon pérenne aux murs.

Sheliak confie à Altaïr que s'il va vers Zeus, c'est pour protéger le souverain des Cieux et lui demander la main de sa fille, Athéna.

L'équipe des Cieux composée de Ki-lin, Hyoga, Sheliak et Hipparque quitte le Sanctuaire. Avec eux partent deux des trois hécatonchires du Sanctuaire. Ces géants veilleront à ce que les chevaliers accomplissent leur mission et ouvriront les portes vers Zeus. 

Sur leur chemin, bien loin du Sanctuaire, Neferia rattrape l'équipage et défie Ki-lin. Neferia est facilement vaincue, et sa douleur est autant physique que mentale, le Grand Pope exposant quelle femme perdue elle est à ses yeux, quelle femme inconnue à elle-même il voit en elle. Qu'elle choisisse sa voie, et si c'est celle d'Athéna, qu'elle s'en montre digne.

Seiya est reçu par deux Muses qui chantent pour lui son histoire et sa gloire. Elles le mènent jusqu'au temple d'Apollon où une Muse lui demande s'il est prêt à se connaître lui-même.
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EXTRAITS :

« Quelle montagne de tourments accable les épaules de mon ami ? Tu t'en fais trop, Svanhild. Sais-tu pourquoi Odin est si proche de la sagesse ? Car bien qu'il pleure déjà la mort de son monde, il en demeure toutefois dieu de l'extase sacrée et de l'inspiration. Guerrier et poète, il préside au banquet des dieux, boit l'hydromel avec eux et apporte aux Ases ses conseils et son aide. Si tu continues à sombrer dans l'anticipation de notre fin, ton cercueil ne sera pas le Ragnarök mais ta propre anxiété. »

--o--
Shiryu à Seiya :
« Plusieurs saints désormais libres rejoignirent Saori, s'installant assez loin pour lui laisser l'intimité nécessaire, et assez proches pour les innombrables moments de retrouvailles, de célébrations, de repas partagés et de rires éclatants. Chevaliers de bronze, d'argent et d'or réunis sans armure, en tant qu'hommes. Quelle beauté et quelle liesse dans ces instants, tu aurais adoré. Grâce à la victoire, Athéna avait désormais pour temple un simple chalet, et pour sanctuaire une île de paix et de joie. Lorsque nous nous retrouvions tous chaque année, nos mains ont longtemps espéré pouvoir venir se poser sur ton épaule, nos bras ont longtemps souhaité t'étreindre de nouveau. »


•    Résumé : Livre 2, acte 3 – La chevauchée des Amazones

Spoiler
Neferia n'est pas revenue au Sanctuaire suite à son combat avec Ki-lin.
Tito entraine d'une main de fer l'armée d'Hadès, tuant les rares qui résistent à son commandement. Chaque semaine il tue les plus faibles pour encourager les autres à développer leur instinct de survie et à libérer toute leur agressivité, donnant à l'armée une frappe surhumaine.

Le spectre Drannoc est abattu par une flèche devant les portes du Sanctuaire. Avec l'aide d'une écuyère infiltrée au Sanctuaire, deux Amazones s'y immiscent : Penthésilée la reine et Smyrna sa fille. Lilith tue l'écuyère mais décide de laisser passer ces deux femmes courageuses pour voir jusqu'où elles iront. Elles traversent les maisons du Zodiaque vides, même celle du Cancer supposément occupée par Zeuxis.
Les Amazones arrivent à la salle des trônes et attaquent Shun qui enferme Penthésilée dans un labyrinthe nébulaire le temps de discuter. Les Amazones veulent venger l'immersion du temple d'Artémis, mais Shun parvient à les convaincre d'une trêve, et surtout de repartir en vie.

A l'intérieur du temple d'Apollon, Seiya croit trouver Saori mais c'est une Muse qui se joue de lui et condamne en poésie l'abandon qu'il a eu envers Saori. Elle le condamne de n'avoir gagné, à cause de son amour pour Saori, qu'une victoire éphémère pour Athéna puisque les voilà plongés dans une nouvelle guerre sainte.
Abattu par ce discours, Seiya sort du temple, chasse Saori de son esprit et pense avec amertume à sa sœur Seika qu'il a abandonnée tant sa vie fut dédiée à Athéna. Une Muse vient le consoler, et annonce l'arrivée d'une femme masquée parée de plumes : Marine.

Marine, qui porte encore l'armure de l'Aigle, explique à Seiya ce qui se passe : Marine est en réalité un ange de Zeus, sosie de Seika pour réaliser sa mission : détourner Seiya de sa sœur et l'encourager à dédier sa vie à Athéna, mission qu'elle a parfaitement réussie. Et Zeus tenait à cela car Apollon et Artémis avaient prévu de s'incarner en Seiya et Seika afin d'aider Athéna. La séparation du frère et de la sœur condamna ce plan divin : Seiya ne chercha plus à rejoindre à sa sœur et ainsi Apollon n'eut pas la possibilité de s'incarner en lui.

Thanatos confie à Tito la mission d'aller chercher les têtes de Penthésilée et Smyrna. Tito suit les traces des Amazones, Altaïr suit Tito.
Devant la reine, Tito n'attend pas et la décapite. Une pluie d'Amazones fond alors sur lui. Tito est touché, il se consume progressivement et est sur le point d'être tué mais Altaïr le sauve en coupant d'une flèche la corde de l'arc de Smyrna. Alors les Amazones fondent toutes en direction d'Altaïr en laissant Tito à son agonie.
Altaïr fuit un long moment mais finit acculé. Il s'expose et parvient à engager la discussion. L'Indien est entouré d'une aura lunaire et l'aigle Anukasan vient le frôler, comme pour offrir sa protection. Altaïr, épargné mais prisonnier, négocie d'accompagner les Amazones en échange d'un enseignement : apprendre à Smyrna à utiliser son cosmos pour diriger ses flèches.

Suite à la disparition de Tito, Bayer demande à Thanatos d'entrainer l'armée, tout en restant en vie. Thanatos lui accorde.
Dans le temple du Cancer, Bayer croise Zeuxis, sombre, inquiet et fatigué. Bayer demande au Peintre de sortir de ce temple, le Sanctuaire a besoin de lui, mais Zeuxis s'énerve, plaque agressivement Bayer au mur, condamnant son insouciance et son détachement.

Le guerrier divin Andvari de Megrez se présente au Sanctuaire, amenant la tête décapitée de la reine des Amazones qu'il a retrouvée à côté de Tito agonisant. Zeuxis se méfie mais le Grand Pope l'accepte parmi eux.
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EXTRAITS :

Shun à Penthésilée :
« La Lune n'a-t-elle pas sa gloire en ces temps de noirceur ? Qui d'autre nourrit nos serres, qui éclaire nos nuits, inlassable porteuse de l'espoir d'un soleil lointain? Tu déplores l'immersion d'un sanctuaire, nous pleurons une déesse. Athéna n'a jamais donné l'ordre d'investir vos terres pas plus qu'elle ne l'a souhaité. Cette guerre a déjà pris de nombreuses vies, ainsi tu devrais te réjouir de la survie de ton peuple. Vous êtes libres, indépendantes, et avez encore la force de tenter d'améliorer ce monde. C'est ce que tu fais en nous attaquant, pourtant telle n'est pas la solution. Nous ne sommes pas tes ennemis, car malgré le règne d'Hadès, Athéna commandera de nouveau au Sanctuaire et ses anges comme ses saints se battront au nom de la paix et de la justice ainsi qu'ils l'ont toujours fait. »

--o--
Erato à Seiya :
« Bien sûr tu as sauvé la veuve et l'orphelin,
Mais dis-moi cher Seiya, qu'as-tu fais de demain ?
Pourquoi en cette nuit nous voilà réunis ?
Pourquoi donc Athéna, portée à l'agonie,
Ne t'a pas vu venir secourir ta Déesse,
N'a pas senti en toi l'exemplaire noblesse
Par laquelle jamais, même au seuil de la mort
Ta faiblesse avouait l'abandon des efforts ?

Regarde-toi, Pégase, les yeux emplis de larmes,
Priant pour d'Athéna apercevoir les charmes.
Va-t'en, quitte ce lieu, et oublie mon regard,
Tu n'auras plus de moi le moindre des égards.
Il est temps de payer, chevalier éperdu,
D'aimer tant Saori qu'Athéna disparut. »
--o--

« Au lieu de fuir les projectiles, Altaïr s'envolait dans leurs directions, les détournait d'une flèche ou les laissait le frôler pour stimuler encore plus un corps déjà enivré d'une frayeur convertie en courage. Avec la vitesse du vent, Altaïr remontait la source de chaque flèche, et dénichant les Amazones une par une, il tranchait la corde de leurs arcs avant de s'élancer vers le buisson ou l'arbre suivant. Porté par la brise, le corps de l'Indien se fondait en les bourrasques pour mieux changer de cap d'une seconde à l'autre. Devant l'accumulation de ses succès, Altaïr gagna en assurance et en vitesse. Il devenait à peine discernable et les dernières Amazones dont il mit les armes hors d'état de nuire ne virent qu'une brève lueur blanche filer sous leurs yeux. »


Alwaïd

Pour fêter la fin du deuxième livre et l'approche du troisième, j'ajoute aux résumés des extraits des actes concernés, et j'en ai rajouté aussi aux actes précédemment édités.

•    Résumé : Livre 2, acte 4 – L'Altis

Spoiler
Près de son maître en Corse, Neferia guérit ses blessures, s'entraine intensément et clarifie son esprit. Ki-lin lui a dit ce qu'elle avait besoin d'entendre. Sa haine envers Ki-lin se mue peu à peu en curiosité.
Neferia retourne à Deir el-Bahari où son vizir règne en son nom. Elle se présente en pharaon, mais le vizir qui manipule le peuple en faisant croire que ses ordres viennent de leur pharaon tente de la faire passer pour un imposteur et une folle. Neferia parvient, à l'aide de force, de paroles et d'une soudaine crue du Nil générée par Poséidon, à acter sa nouvelle gouvernance du peuple d'Egypte.

Ki-lin et son équipe se rendent à Olympie où ils sont accueillis par Phidias le Sculpteur et par Maui, recueilli par le saint et soigné de sa folie. Ki-lin révèle à Phidias qu'ils ne vont pas chercher la tête mais l'esprit de Zeus, afin de solliciter son jugement. Ils ont besoin des hécatonchires pour ouvrir les portes vers Zeus mais s'en débarrasseront le moment venu.
Zeus s'est réfugié depuis très longtemps sur la planète Jupiter. Hipparque émet l'hypothèse que Zeus est allé à l'encontre du destin en donnant la Terre d'Hadès à Athéna, et que se sachant coupable, il s'est réfugié en Jupiter et y est resté silencieux depuis tout ce temps.
Pour se rendre aux Cieux, Phidias a conçu l'Altis, un bateau de marbre magnifique capable, sous l'impulsion de la lyre de Sheliak, de voler. A son bord, Hyoga y rencontre Zvezda, prêtresse d'Odin, sa lointaine descendante. Elle fait partie du voyage pour être déposée en chemin au Valhalla. En voyant les hécatonchires, Zvezda y voit les géants annonciateurs du Ragnarök.

Le Ciel étant fermé par une tempête non ordinaire, l'équipage choisit une autre entrée du Ciel : le Vésuve, volcan que Maui réveille par sa force. Entouré des glaces de Hyoga, L'Altis s'enfonce dans les laves du volcan pour déboucher dans la forge d'Héphaïstos.
Le dieu forgeron s'attaque à l'Altis alors Ki-lin et Maui sautent du bateau pour détourner son attention. Après un âpre combat, Maui parvient à détruire le marteau d'Héphaïstos mais il y laisse la vie, broyé dans la main du dieu.
Héphaïstos s'apprête à en finir avec Ki-lin et l'Altis quand Héra arrive et met fin au combat. Elle prévient l'équipage qu'entrer aux Cieux serait une déclaration de guerre contre Zeus et justifierait que l'Olympe envoie Arès et son armée détruire le Sanctuaire.
La déesse s'en va, l'équipage est livré au désespoir. Ki-lin libère l'Altis de sa protection de marbre, découvrant un bateau de bois avec des arbres pour voiles, des ailes, et surtout, deux vents porteurs pour l'Altis : Zéthès et Calaïs.
Mais le Ciel est sans étoile et l'Altis ne sait comment s'orienter. Sans lumière céleste, ils ne peuvent pas trouver Jupiter.
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EXTRAITS :

« Un bateau gigantesque reposait sur les flancs de la vallée. Il semblait avoir été taillé d'un unique et massif bloc de marbre. Trois paires d'ailes épousaient la coque. La déesse Nikè faisait office de figure de proue. Une large cabine éclairée de flambeaux occupait la poupe. Si le bateau ne possédait aucune voile, le pont présentait en guise de mât un chêne immense tels ceux des forêts de Dodone où Zeus versait son influence. Ses innombrables feuilles laissaient imaginer le temps passé à la réalisation d'une sculpture si fine et détaillée. Entre le chêne et Nikè apparaissait un olivier coloré dont le tronc et le feuillage bien vivants remplirent le cœur des chevaliers de courage. Cet arbre issu de l'Altis, le bois sacré d'Olympie, rappelait aux saints le temps où les mers d'oliviers de Delphes et d'Athènes s'étendaient à perte de vue pour la gloire du divin et le plaisir des mortels. »

--o--
Zvezda à Hyoga :
« Mais j'ai foi en les prophéties, Hyoga, et en Odin. D'une manière ou une autre, lorsque j'arriverai, l'Ase blanc soufflera dans le cor de Gjal et le Ragnarök commencera. Et pourtant je suis là, résolue à me battre au côté de mes dieux. Car notre vie est insignifiante, car elle est éphémère, car quelles que soient nos souffrances la mort nous libèrera de toute anxiété, de toute pensée, il nous reste avant cela à faire briller cette vie autant que possible et se livrer à elle pleinement et sans frayeur. »

--o--
Héra à Ki-lin :
« Silence ! Tes flagorneries misérables et tes justifications sont inutiles. Je vous laisse en vie dans l'espoir que de retour en Grèce vous montriez plus d'ardeur à libérer Athéna de l'étreinte de la Mort. Si toutefois votre folie vous pousse à franchir les portes du Ciel, vous deviendrez des envahisseurs et rien ne garantira plus votre survie. Pire, l'intrusion de l'armée d'Athéna dans le royaume de Zeus ne serait autre qu'une déclaration de guerre contre l'Olympe, et à ce titre Zeus se trouverait dans l'obligation d'éradiquer les agresseurs à la source en déployant les armées d'Arès contre le Sanctuaire d'Athènes. Pesez donc avec sagesse les conséquences de vos actes. »


•    Résumé : Livre 2, acte 5 – D'Or et d'Ivoire

Spoiler
Alors que le réveil d'Athéna est imminent, Shun et Thanatos partagent leurs philosophies quant à l'humanité.

Andvari dessine son plan machiavélique et comprend que Zvezda est détentrice des sept saphirs d'Odin qu'elle amène au Valhalla en prévision du Ragnarök. Utilisant un cheval mort que le dernier hécatonchire du Sanctuaire dévore, Andvari tue le géant en lui faisant prendre feu de l'intérieur grâce à son épée dissimulée dans le cheval. L'incendie immense est visible depuis l'Altis, les hécatonchires sur le vaisseau entrent en colère et Zvezda y voit la concrétisation d'une phrase de la prophétie funeste.

Zeuxis n'a plus goût à rien et semble désespéré. Il frôle la folie, parle avec sa peinture de Masque de Mort dont il est parvenu à déchiffrer l'arcane. Il invoque les Cercles d'Hadès et se rend au Yomotsu Hira. Conscient que la guerre l'entrainera à tuer bien des hommes, il s'entraine sur les ombres, décimant les files d'âmes errantes en direction du puits des âmes. Une lueur blanche le ramène dans le temple du Cancer désormais couvert des visages grimaçants des victimes de Zeuxis. 
Zeuxis est plein de haine. Le Grand Pope lui ordonne alors d'aller sans armure chez les gypsies récupérer ce qui lui appartient. Sur son chemin au Colisée, Zeuxis se trouve pris dans une embuscade étrange où il sent énormément de monde l'entourer et où Bayer le défie. Les gypsies et les enfants percussionnistes accompagnent Bayer qui pousse Zeuxis dans ses retranchements au point de le faire craquer.
Manipulant les vibrations des sons, Zeuxis libère son inspiration et transforme le reggae de Bayer en Requiem de Mozart. Dans cette musique et cet abandon, Zeuxis exprime enfin aux yeux de tous sa colère, sa souffrance, son dégoût. Il s'y épuise et s'y libère, et finit par retrouver la lumière, le sentiment d'unité et la foi et la ferveur envers Athéna. Tous acclament Zeuxis.

Prisonnier des Amazones agressives, Altaïr se fait discret, médite, réfléchit et se connecte à la nature et à la lune. Mais Smyrna ne l'oublie pas et attend son enseignement, tout en mettant chaque jour Altaïr en danger. Un groupe d'Amazones se met à accompagner Altaïr dans ses méditations, ce qui les rend plus reposées et efficaces.
C'est finalement à l'occasion d'une flèche tirée vers Altaïr mais qui allait atteindre une Amazone que Smyrna parvient à en appeler à son cosmos pour détourner la flèche. Ainsi vient-elle d'obtenir ce qu'elle attendait. Altaïr n'a plus de raison d'être gardé en vie.

Ne sachant plus qui il est, Seiya accueille le vide en lui. Apollon parvient alors à atteindre son âme et lui parle. Il a encore une mission à accomplir. Avec l'aide des Muses et d'Apollon, Mnémosyne, déesse de la Mémoire, a ramené ici les douze armures d'or mortes. Une Muse sectionne les veines de Seiya qui donne son sang angélique pour ressusciter les armures d'or. Onze d'entre elles s'envolent pour rejoindre leurs temples au Sanctuaire. Seul le Sagittaire demeure à Delphes, et son arc et sa flèche sont donnés à Seiya, qui dans un ultime effort et guidé par la main d'Apollon, décoche la flèche du Sagittaire vers le Ciel.
La flèche traverse l'écliptique et rallume les étoiles du Ciel, permettant à l'équipage de l'Altis de calculer leur trajectoire vers Jupiter.

Phidias rejoint le Sanctuaire.
Pour la première fois depuis un an, une nouvelle aube annonce le retour du soleil. La lumière naissante révèle les armées d'Arès devant le Sanctuaire, Phobos en tête.
Lorsque le soleil se lève et brille sur le Sanctuaire, Athéna réveillée après un an de sommeil survole en armure le Sanctuaire et se pose dans la plaine, face à Phobos. Dégageant de son armure l'épée d'Hadès, Athéna décapite Phobos. Puis elle brandit d'une main l'épée des ténèbres et de l'autre la tête du dieu en défiant les armées d'Arès.
Le retour d'Athéna et sa victoire sur la Crainte porte en liesse le peuple qui clame son nom.
[Fermer]

EXTRAITS :

Thanatos à Shun :
« Parmi un tel chaos les humains se développent comme une tumeur. Bien souvent le bonheur du nouveau-né passe après cette obligation instinctive de se multiplier. Et pour nourrir ces enfants en dérive avant qu'eux-mêmes deviennent des adultes pervertis par leur gourmandise, vous volez à la Terre les ressources qu'elle offre. Vous prétendez pouvoir mieux comprendre la Terre, savoir être de meilleurs jardiniers qu'elle-même, et votre sottise ne vous permet pas d'accepter les défaites qui en découlent. Vous asséchez les larmes de Gaïa, vous sucez sa sève sans imaginer qu'il s'agit de son sang. Vous brûlez ses poumons, vous tranchez dans sa chair pour mieux l'en infecter. Vous la méprisez avec indifférence. Il est juste que les hommes aillent souffrir en Enfer, mais c'est sans fierté qu'Hadès leur ouvre les portes de son royaume. »

--o--
Zeuxis au Colisée :
« Les archets crissaient sur ses nerfs, les tambours absorbaient les battements de son cœur, les voix dérobaient sa respiration. Tour à tour lion rugissant libérant des flots de sueur, furie aux cris déchirants noyés de larmes, ballerine effleurant les notes de ses doigts délicats, Zeuxis exploraient les méandres de son âme. Il s'y épuisait, il s'y essorait, il s'y vomissait.
Tous se demandaient combien de temps le Peintre tiendrait ainsi avant de s'effondrer. Mais il ne céda pas. D'une lente ondulation de la main il ordonna la décroissance musicale, alors chacun ralentit, chacun se tut, laissant Zeuxis condenser les dernières tonalités pour clôturer le mouvement du requiem par la seule voix d'une basse. »

Alwaïd


•    Résumé : Interlude – Le sillon de la Guerre

7 ans plus tôt.
Un trio d'adolescents sème la terreur partout où il passe, détruisant chaque village et ne laissant aucun survivant. Leur meneur, Arkès, savoure la destruction et la mort. Il hurle de passion à ses amis qu'il sera choisi comme incarnation d'Arès. 
Un vieillard et une fillette sont trouvés parmi les ruines en flammes. Fabian étrangle le vieillard, mais Damian préfère jouer avec ses proies et torture la fillette pour voir jusqu'où elle régressera.

Quelques jours avant l'attaque d'Arès.
Arès, Phobos et Deimos ont en effet choisi Arkès, Fabian et Damian comme incarnations. Maintenant à la tête d'une armée d'humains, de cyborgs et surtout de berserkers, Arès attaque des villes et forteresses de plus en plus grandes.
Sous la tente d'Arès, un inconnu parvient à se glisser derrière le dieu par surprise. Il s'agit de Saon, chevalier de l'Autel, qui apporte à Arès une lettre d'Héra : Hadès ayant envoyé une équipe vers le Ciel pour trouver Zeus, une attaque est désormais légitime contre le Sanctuaire d'Hadès et Athéna. La guerre est déclarée.

EXTRAIT :

Arkès :
« Voici la véritable force, celle qui forge le monde, celle qui grave son empreinte dans la Terre. Imaginez, créez, bâtissez, aimez tant que ma lame ne vous en prive pas. Mais voyez comme tout est brisé avec aisance, comme toute parole est rompue d'un geste. Allez-y, savants et artistes, édifiez des monuments gigantesques et somptueux, éveillez vos peuples, ma joie n'en sera que plus grande lorsque vos merveilles tomberont sous mon assaut, lorsque le sang des hommes offert à la Guerre effacera leurs illusions, leurs rêves pathétiques et leur espoir. J'annihilerai en un jour vos civilisations millénaires. Pauvres fous, sacrifiez-moi votre vanité, je vous offrirai mon règne ! »


•    Résumé : Livre 3, acte 1 – Les Inhumains

Spoiler
Athéna rentre au Sanctuaire avec la tête de Phobos. Elle regarde les garants de sa victoire : Zeuxis, Bayer, Phidias, Lilith, Andvari et Shun. Elle confie à Zeuxis la tête de Phobos pour y lire la composition de l'armée d'Arès. Elle encourage ses protecteurs et leur demande de protéger la statue d'Athéna surplombée du temple où son corps résidera pendant son voyage spirituel. Asae va devoir voyager dans l'esprit d'Athéna pour découvrir la vérité permettant de mettre fin aux guerres saintes.

Athéna se rend sur l'Altis où elle salue Zvezda et Hyoga, répond à une question d'Hipparque, et offre à Ki-lin l'armure d'or du Bélier. Sheliak, qu'elle gardait en dernier pour mieux le savourer, se montre froid et sec. Il sait qu'elle ne vient que pour leur dire au revoir, et il condamne l'abandon de leur amour. Asae s'offusque et lui révèle la cause de son sommeil d'un an : elle a dû devant Hadès choisir un homme à aimer, brisant là un serment ancien devant le Styx, et l'homme qu'elle a choisi, c'est lui, Sheliak.
Alors qu'Athéna part, Sheliak la retient et ils s'étreignent un instant. Sheliak renait.
Asae revient au Sanctuaire, veillée par une Muse dans son temple isolé, et entame sa quête de l'esprit d'Athéna.

La guerre commence. D'abord sont catapultés jusqu'à l'enceinte du Sanctuaire les corps sans vie des gypsies. Zeuxis ordonne de rapidement les enterrer ensemble.
Puis ce sont les cyborgs qui fondent sur le Sanctuaire. Phidias révèle alors les galeries enterrées contenant des milliers de statues animées et guerrières. Hélas dans ce combat où disparaissent cyborgs et statues, Phidias se fait piéger par Deimos qui l'entraine dans un antre à l'écart afin de le torturer jusqu'à la mort.

Il est temps pour l'armée du Sanctuaire de sortir se battre, mais Zeuxis ne peut s'y résoudre et tente une percée pour protéger le peuple, accompagné d'Andvari. Ils reviennent tous deux gravement blessés, et Zeuxis y a perdu son armure broyée par un berserker. C'est maintenant aux hommes de se battre, et Bayer leur commandant donne le signal de l'assaut cotre l'armée d'Arès sur la plaine.

Au Parthénon, les chaines d'Andromède détectent un danger et finissent par trouver Arès dissimulé au sein du Sanctuaire parmi les dépouilles des gypsies. Le dieu révélé fait exploser de l'intérieur les murailles du Sanctuaire. Arès appelle son armure divine, mais avant qu'elle ne le rejoigne Shun se précipite et de ses chaines ouvre un passage vers une autre dimension où il entraine Arès et lui-même.

Le Valhalla se trouve sur Callisto, un satellite de Jupiter, et l'équipage de l'Altis y arrive pour déposer Zvezda. A cause de la conspiration d'Andvari, les deux hécatonchires sont persuadés qu'il s'agit d'un piège, quittent l'Altis en le détruisant partiellement et rejoignent Zvezda devant le Valhalla pour l'affronter. Zvezda libère les sept saphirs d'Odin et l'armure d'Odin vient habiller la prêtresse. Elle tient tête aux hécatonchires jusqu'à la sortie d'Odin et son armée qui tuent les hécatonchires. Les géants arrivent depuis l'espace, le Ragnarök explose et souffle l'Altis au loin.

Asae réalise qu'elle sera confrontée à quatre psychésynes, les archétypes de l'âme humaine. La première est Persona, qu'elle rencontre dans le jardin de la Mémoire. Persona représente les masques dont nous nous parons en société. Asae est exposée à ses masques, les uns après les autres, et s'en libère pour revenir à son essence personnelle. Mais qui est-elle parmi ce dénuement ? Cela : une alchimie entre l'humain et le divin. Femme mortelle gratifiée d'une puissance divine, qu'Asae-Athéna marche selon son cœur et sa foi vers l'amour de la vie et la protection de Gaïa.
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EXTRAITS :

Sheliak :
« J'étais mort Athéna, tu m'as redonné vie.
Tu as défait les peurs de mon âme asservie,
Et tes yeux et tes mains m'ont redonné la foi.
J'aime à pouvoir hurler, j'entrevois une joie
Nouvelle et délicieuse, où tes yeux m'illuminent,
Et nos âmes mêlées par l'Amour s'enracinent.

Il n'est rien que je craigne, nimbé de ta présence.
J'exhalerai pour toi de Sheliak l'excellence.
Je veux être le bras qui préviendra ta chute,
Et dans mon cœur léger, génère ces volutes
Enivrantes, éternelles, si belles à offrir
Parmi nos mains mêlées où l'union veut fleurir.

Commençons à construire, Asae mon aimée,
La vie que nos élans ont déjà essaimée.
A ton bras, à ton cou, ou dans ma solitude,
Je contemple avec toi le merveilleux prélude
D'un avenir commun embelli de paroles,
De rires et de jeux, d'étreintes et d'envols. »

--o--

« Telle une étoile filante traverse avec aisance l'espace d'une constellation à l'autre, l'armure du Bélier quitta le Sanctuaire et investit les Cieux pour se présenter à Ki-lin. Les yeux de l'animal dardaient un regard avide de communion. Ses poils ondoyants secoués de vagues cosmiques résonnaient avec la fougue et l'énergie restaurée de son élu. L'alchimie devenait palpable entre le corps du saint et l'habit sacré. Les étoiles du Bélier et celles contenues en Ki-lin brillèrent d'un feu solaire lorsque les pièces de l'armure vinrent ceindre le chevalier. Les Cieux s'éclairèrent un instant des jeux de lumières dorées.
Le saint ressentit en les veines de l'armure l'âme de Seiya imprégnée en son sang. Le Bélier n'en vibrait qu'avec plus de splendeur. A l'émerveillement de Ki-lin succéda l'assurance d'un Bélier inébranlable. Ki-lin mit genou à terre et déclara, ému :
- Ma vie est vôtre, Athéna. »


Alwaïd


•    Résumé : Livre 3, acte 2 – Doubles faces

Spoiler
Après la perte de son armure, Zeuxis brisé retourne dans le temple du Cancer. Il se morfond d'avoir oublié Athéna derrière son orgueil.

L'armée humaine d'Hadès et Athéna se jette dans la plaine du nord à l'assaut contre les armées d'Arès. Bayer observe les combats depuis le Sanctuaire et donne ses ordres en dansant. Lui, les musiciens et les chanteurs sont dans une caverne répercutant la musique jusqu'au champ de bataille où les Athéniens se battent en silence. Ils écoutent et sont guidés. Ainsi unis, solidaires et orientés, ils réagissent comme un organisme vivant résistant et puissant.

A l'est, l'armée d'araignées d'Arachné attaque le Sanctuaire. Lilith défend les lieux tant qu'elle peut mais les araignées si nombreuses déciment les soldats du Sanctuaire. Arrivent alors les Amazones, dont un groupe mené par Smyrna va aider les Athéniens au nord tandis que l'autre groupe mené par Altaïr va affronter les araignées.

Devant la difficulté de son armée, Deimos envoie les berserkers. Lilith parvient à en affaiblir plus d'un qui sont ensuite achevés par les soldats. Mais les berserkers sont trop nombreux et Bayer ordonne le repli au sein du Sanctuaire. Il doit accompagner les soldats pas à pas pour les protéger, hélas son torse est traversé par une épée d'améthyste. Andvari vient de le tuer. Et l'armée d'Athènes désormais sans guide commence à se faire décimer.

Sur le Mont étoilé, Saon et Marine échangent à propos du sort de l'humanité et de la mission jusqu'alors incomprise des chevaliers d'Athéna.

Depuis l'explosion du Ragnarök, Hipparque a disparu de l'Altis.
Jupiter est protégée par un champ de force généré par Io, un satellite volcanique. Ki-lin et le vent Zéthès s'y rendent pour trouver un moyen de briser le champ de force. Trois cyclopes viennent affronter le Bélier et y laissent la vie. Héphaïstos arrive et est bien plus coriace. Il met Ki-lin à mal, mais le saint sacrifie son armure à Apollon pour aveugler Héphaïstos et rejoindre le cœur du satellite qu'il fait exploser par son Extinction Stellaire. Héphaïstos et Ki-lin sont projetés dans l'immensité de l'univers, tandis que l'Altis ne portant plus que Hyoga et Sheliak peut reprendre son chemin vers Jupiter.

Asae revit de plein fouet des expériences passées d'Athéna, où Athéna fut terrible, cruelle et injuste. C'est l'Ombre d'Athéna, la deuxième psychésyne. Tentant de la contrôler, Asae libère en fait son Ombre qui s'adonne à la condamnation et au châtiment.
Asae doit réintégrer son Ombre et comprendre ses messages. Elle réalise que derrière la mort offerte en son nom se cache son besoin de se sentir aimée. L'amour... dont Athéna s'est privée pour les humains. Elle pense à Sheliak, à Saori et Seiya, à tous les élans d'amour condamnés par le devoir, et à toute cette frustration qu'Athéna déversait injustement en en donnant la responsabilité à son Ombre, qui est pourtant juste la partie refoulée et oubliée d'elle-même. Asae pardonne à son Ombre, et lui demande pardon. Elles ne redeviennent qu'un, à travers une sereine acceptation de soi.

Au Sanctuaire, Altaïr part en renfort contre les berserkers mais fait demi-tour : la plaine à l'est vient d'être rasée, tuant toute araignée et toute Amazone. Altaïr repère la trace de deux inconnus s'apparentant à une fleur et un squelette. Ils ont pénétré le Sanctuaire et se dirigent vers la montagne sacrée.

Sentant la mort de Bayer, Zeuxis réalise qu'il n'y a plus de chevalier pour protéger le Sanctuaire. Sa foi et sa fougue resurgissent à tel point que l'armure d'or du Cancer vient l'habiller. Retournant au combat, il comprend la situation désespérée de l'affrontement. Bientôt les berserkers viendront tout détruire, y compris Athéna. Ne pouvant s'y résoudre, Zeuxis décide de les condamner tous. Avec une aide divine qu'il croit être celle d'Athéna mais qui s'avère être celle d'Hadès, Zeuxis envoie l'intégralité des combattants, sauf Lilith et Deimos, dans les Cercles d'Hadès. Soldats, berserkers, Amazones, et même Shun et Arès s'effondrent sans vie sur la plaine désormais silencieuse.
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EXTRAITS :

Bayer et son armée :
« Relayée jusqu'aux combattants, la partition musicale devenait celle des affrontements. Instruments et voix transmettaient parfaitement les consignes du saint. Là les sonorités graves d'une basse faisaient reculer les Athéniens en défense, là les trompettes généraient la formation d'une lance humaine plantée dans la masse adverse en ses points de faiblesse. Les instruments dictaient la stratégie ; le caractère unique de chaque femme rendait le chœur parfaitement muable et divisible, adressant à telle ou telle troupe le message des musiciens. Bayer dansait selon le visage de la guerre, les musiciens traduisaient et les guerriers combattaient dans une chorégraphie toujours changeante. »

--o--
Zeuxis :
« Eh bien ce fut vain car je ne sers pas la Mort. Et ma puissance est illusion puisque j'ai failli à Athéna. A quel instant ai-je pensé à vous, Déesse, durant mon combat ? Quelle force ai-je puisé de ma foi, moi qui ne cherchais qu'en moi-même ? L'éclat de mes couleurs a terni votre aura trop lointaine, j'ai perdu Athéna dans mon reflet d'argent. Puis-je être encore surpris de ma défaite, de mon asphyxie d'orgueil enfin soignée par ma mort volée ?
Le Peintre serra les poings. Des larmes sans âge échouèrent sur les dalles.
Athéna, pardonnez-moi. »
--o--

« A son tour Asae quitta le temple d'Athéna pour suivre les pas de son Ombre. Elle craignait de réintégrer cette part d'elle-même, d'accepter la profonde obscurité dont son âme se compose. Ainsi entachée de toutes ces injustices, ces violences et cette culpabilité, comment retrouver le chemin vers la lumière, comment se sentir légitime à exprimer la voix de la Justice ? Comment revenir lavée de ses péchés après avoir plongé dans les profondeurs de tant de malveillance ? »


•    Résumé : Livre 3, acte 3 – Etoiles filantes

Spoiler
Andvari s'est enfui du Sanctuaire. Il répète son plan pour devenir ange de Zeus avant de détrôner Zeus lui-même. Pour l'instant la nouvelle étape est l'intégration dans les forces de Poséidon. Il offre à la mer l'anneau brisé des Nibelungen et prie Poséidon.
Depuis les flots arrive une cavalière : la générale de Sirène. Cette dernière interroge Andvari quant à ses motivations, ses capacités, et il lui répond jusqu'à énumérer ses victimes, dont Bayer. Lui faisant croire qu'il est accepté par Poséidon, la générale de Sirène, qui se révèle être Neferia, profite de cette faiblesse pour le maudire. Dès lors Andvari ne peut plus récupérer ni son épée ni son armure et chaque mouvement vers elles est une torture qui ne s'éteindra que par la mort.

Neferia rejoint le Sanctuaire où se trouvent Zeuxis et Lilith. Deimos a survécu et reste une menace sérieuse. Alors que Neferia annonce l'arrivée imminente de son armée de prêtres et de guerriers, Deimos surgit des flots et rase la flotte égyptienne. Seuls les prêtres parviennent à rejoindre le Sanctuaire.
Lilith combat Deimos mais il la capture et l'emmène dans son antre pour la torturer. Elle joue avec le dieu et finit par l'entrainer dans un plaisir charnel où elle trouve la faille pour le vaincre. Mais Lilith y laisse aussi la vie.
Sur la plaine du Sanctuaire, du sang des guerriers morts naissent Enyo et son armée d'êtres faits de sang et avides de celui-ci. La déesse Enyo et ses kérès attaquent le Sanctuaire. Les prêtres génèrent un champ protecteur mais les êtres de sang s'y infiltrent et font un carnage. Enyo projette son sang sur et en Neferia qui se trouve habitée et contrôlée par la déesse. Enyo enlève l'écaille de Neferia et invoque l'armure d'or des Poissons qui vient recouvrir l'Egyptienne. Elle affronte Zeuxis qui, en difficulté face à une amie qu'il ne peut se résoudre à tuer, se réfugie dans une carapace protectrice. 

Asae trouve dans une plaine déserte deux enfants en pleurs et nulle menace autour, à part une obscurité qui s'abat doucement sur eux. Athéna brûle son cosmos pour protéger les enfants qui pleurent d'autant plus. La déesse réalise que son cosmos brûle les enfants, à qu'à vouloir être leur sauveuse, elle devient leur bourreau. N'est-ce pas la même chose avec les humains dont elle a la charge ?

Au Yomotsu Hira, Shun retrouve Ikki et ils se jettent ensemble dans la bouche de la mort. Arès s'y trouve aussi. Libre de mouvement, il essaie de sortir. Myrddin vient l'en empêcher, appelant à la vie les millions d'âmes errantes qui toutes convergent vers Arès jusqu'à le faire chuter dans le gouffre.

L'Altis s'écrase et se brise sur l'anneau de Jupiter. Héra y attend les saints. Couvrant le départ de Sheliak qui va chercher le long de l'anneau l'entrée de la planète, Hyoga se confie à Héra. Il est allé jusqu'où il pouvait, la suite ne lui appartient plus. Il souhaite trouver enfin la paix de l'âme, et la présence d'Héra est parfaite car il peut disparaître dans les bras d'une mère. Ainsi s'éteint le Cygne, dans un froid glacial.
Ki-lin dérive dans l'espace, attendant sa fin. Il pense à Neferia. Puis sa main trouve la lettre d'adieu d'Hipparque : complètement perdu par ses réflexions, ses doutes, Hipparque s'est senti inutile. Devant l'impasse qui l'attendait, il a préféré se rendre à l'espace pour se libérer de ses innombrables et trop douloureuses incertitudes.
Les esprits de Ki-lin et Hipparque se connectent et ils échangent une dernière fois. Hipparque parvient à localiser Ki-lin et à le renvoyer en direction de la Terre.

Altaïr rattrape les deux inconnus en chemin vers le Parthénon. La femme est une déesse, quant au squelette, il s'agit de Tito. Il s'était coupé le bras empoisonné par les Amazones pour se sauver, mais Andvari l'a trouvé et enfermé dans un cercueil d'améthyste où son corps s'est décharné. La déesse l'a délivré et depuis il l'accompagne, avec pour but avoué de tuer Athéna. Altaïr et Tito s'affrontent mais Altaïr est mis à terre sous les décombres d'un temple.

Au Parthénon, Thanatos reçoit la déesse Aphrodite. Elle veut faire tomber Athéna, mais Thanatos les transforme tous deux, Aphrodite en graine, lui-même en jarre et terreau stérile où la graine ne pourra germer de nouveau que lorsque le dieu le décidera.
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EXTRAITS :

Andvari :
« Ô Poséidon, dieu des Mers, dieu des ces eaux qui recouvrent avec beauté les plus grandes étendues de Gaïa, dieu puissant et insondable, entends ma requête. D'Asgard au Sanctuaire d'Hadès et Athéna, je n'ai rencontré nul dieu digne d'être suivi. Mon âme aspire à la grandeur, mais je ne suis qu'un homme, et j'ai besoin d'un guide. Je ne sais que faire de ma colère face à un monde vicié, sinon le recouvrir de vos eaux afin de le purifier. Je manque probablement de sagesse et de recul sur ce monde, moi dont seules quelques décennies ont forgé mon expérience. Je m'en remets à vous, convaincu qu'en vos mains cette planète sera protégée et honorée. Laissez-moi vous aider à réaliser vos souhaits. Laissez-moi être l'acte dicté par vos pensées. Faites de moi l'un des vôtres, aujourd'hui et pour toujours. »

--o--
Hyoga à Héra :
« Déesse du couple et de la fécondité, je vous remercie d'avoir favorisé une si belle vie commune avec Freya et notre fille Erma. Et aussi d'avoir si bien veillé à la fécondité de notre famille que la chance m'a été donnée de rencontrer Zvezda, reine et étoile d'Asgard. Aujourd'hui en tant qu'ange, je reste attaché à une incarnation ancienne, diaphane, et à une vigilance dont je souhaite me libérer. Il est grand temps que mon cosmos rejoigne celui de l'univers. C'est là où mon âme libérée vibrera en harmonie avec celles des gens que j'aime. Et longue est la liste de ces âmes que mon cosmos a hâte de retrouver. »

--o--

« Asae se sentait légère, complète. Joie et confiance se nourrissaient mutuellement dans un plaisir délicieux. Elle percevait sa force, mesurait la sagesse acquise par tant d'épreuves, et ainsi lumineuse et puissante Athéna se sentait pouvoir faire face à tout obstacle, tout conflit, toute guerre. Qu'on les lui amène, ces destructeurs et assassins ! Elle les mettrait à genoux pour abolir leur terreur. Et mieux que les pourfendre, elle parviendrait par ses mains et ses mots à donner à ces fous la paix du cœur et la sérénité de l'âme. »


Alwaïd

Cet acte met fin à la guerre des humains et prépare la confrontation finale des dieux pour le prochain et dernier acte, il est donc publié en solo. Et ça fait durer le plaisir de la publication. Bonne lecture (sauf toi Rikimaru hein, tu n'as pas du tout le droit d'être ici, toi qui t'es lancé dans le récit complet  ;) ).

•    Résumé : Livre 3, acte 4 – Silence

Spoiler
Asae s'attend à trouver la dernière psychésyne, Animus, le côté masculin d'Athéna. Elle se retrouve face à Sheliak, endormi sur un lit sous une vaste pergola au milieu de la nature chaude et chantante. Asae remonte le fil de ses pensées et émotions pour finir par toucher du doigt son immense tristesse à n'avoir pas eu de mère. Ainsi a-t-elle toujours rejeté son côté féminin pour éviter de se lier à cette énergie féminine synonyme de douleur. La quatrième psychésyne n'est pas Animus mais Anima, son côté féminin. 
Asae s'ouvre à la sensualité interdite depuis toujours à Athéna en caressant Sheliak, mais l'esprit d'Athéna est soudainement paralysé et violenté par des injonctions anciennes. La vérité finit par forcer l'entrée de l'esprit d'Asae et elle comprend que Zeus a peur qu'une prophétie devienne vraie : que Métis, mère d'Athéna, ait à travers Athéna un deuxième enfant, un garçon voué à détrôner Zeus. Elle se rappelle le serment fait à Zeus de toujours rester vierge, mais ne sait plus pourquoi et dans quel contexte elle a fait ce serment. Elle devine qu'Hadès détient la réponse et souhaite donc le rejoindre.

Depuis l'anneau de Jupiter, Sheliak et le vent Calaïs ont trouvé l'entrée vers Jupiter : l'œil des tempêtes, que les hécatonchires pouvaient ouvrir, mais contre lequel Sheliak et Calaïs ne peuvent rien. Sheliak prend conscience de sa mort devant lui, mais pour Athéna il saute vers Jupiter, priant pour un miracle.
Au bord de la mort, Sheliak se rappelle le désert de sa jeunesse. Il était mort, et Hadès l'a laissé renaître en échange de devenir un jour l'incarnation du dieu. Hadès prend possession du corps et de l'esprit de Sheliak, traverse les tempêtes de Jupiter et rejoint son cœur, un immense chêne. Hadès y trouve Shiryu. Zeus dort et Shiryu n'a pas réussi à le réveiller. Hadès va s'y employer, dès qu'Athéna sera prête.
Héra, prise de panique, veut arrêter Hadès mais elle est prisonnière d'un cercueil de glace généré par Hyoga pendant sa disparition.

Zeuxis affronte Neferia habitée par Enyo. La déesse invoque des attaques des Poissons pour mettre à mal Zeuxis, qui en vient à se demander s'il doit tuer son amie pour protéger le Sanctuaire.

Altaïr, qui a survécu grâce à l'aide d'une armure d'or, rattrape Tito devant la statue d'Athéna, ayant en chemin reçu en cadeau l'arc et la flèche du Sagittaire. Tito explique sa haine envers le monde. Malgré l'aide de l'armure du Sagittaire, Altaïr ne souhaitant pas tuer Tito finit par être déchiqueté.

Ayant passé les épreuves des psychésynes et découvert la vérité, Athéna a accès à tous les pans de sa mémoire. Elle ouvre la porte de ses chevaliers, des plus anciens à ceux tout juste disparus, et leur ordonne d'aller par leur inspiration aider ceux qui se battent encore. Les souvenirs des saints s'envolent du Parthénon et illuminent les combats.
Zeuxis y trouve comment atteindre l'esprit de Neferia. Il se jette sur elle et l'embrasse. Profitant de l'hébètement d'Enyo, Neferia se libère et utilise les attaques des Poissons apprises par Enyo pour la vaincre elle et ses kérès. La guerre est terminée. Seule demeure la menace de Tito.

Athéna rejoint l'esprit d'Hadès et y plonge, réalisant que se livrer ainsi donne au dieu tout pouvoir sur elle.
Depuis Jupiter, Hadès sent Athéna attentive. Pour non seulement réveiller Zeus mais aussi apprendre la vérité à Athéna, Hadès entame un chant de mémoire : Le Parfum d'Athéna.
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EXTRAITS :

Asae et Sheliak :
« Et le saint s'éveilla. Leurs regards plongèrent l'un dans l'autre jusqu'à faire danser leurs âmes. Sheliak à son tour fut saisi par le caractère irrépressible de l'attirance. Il releva la tête juste un peu, juste assez pour que leurs lèvres se rencontrent. Le corps d'Asae devint brûlant. La chaleur alentour se condensa sur son épiderme en une fine humidité. Les doigts délicats du poète jouèrent en volutes à remonter le bras d'Athéna. Dans le creux de l'épaule reposait la fine bretelle de sa robe estivale ; Sheliak l'enlaça autour de son doigt, puis les yeux rivés dans ceux d'Asae, il fit glisser la bretelle. Souffle court et cœur battant, Asae s'imaginait déjà nue, et dans cette délicieuse proximité des corps, elle rêvait s'abandonner à l'étreinte de Sheliak. »

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Asae et Hadès :
« A l'orée de la forêt, informe, d'une noirceur abyssale, l'esprit d'Hadès flottait au-dessus d'herbes séchées et de fleurs mortes. Aura opaque, incessamment variable, et dans laquelle nulle lueur ne se discernait. Athéna devait pénétrer l'esprit d'Hadès, et s'y ouvrir pleinement. Un frisson la parcourut. Elle se livrait au souverain des Morts dans toute sa vulnérabilité. Si Hadès demeurait son ennemi, il pourrait lire en elle chacune de ses faiblesses, arracher sa vie d'un simple souffle, il pourrait prendre le contrôle de son esprit et la manipuler à sa guise. Peut-être était-ce ici la véritable fin des guerres, la défaite définitive d'Athéna et le règne d'Hadès ? »

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Zeuxis contre Neferia :
« Dès lors il se laissa envahir par le soleil lové en son habit sacré, lumière céleste inspiratrice des âmes. Et ses yeux perdus vers le ciel lui montraient des chevaliers d'or semblables à des étoiles, au cosmos merveilleux, intense et infini. En osmose avec le Cancer, Zeuxis flamboya. Une aura d'or explosa autour de lui. On eut dit une étoile au cœur bouillonnant et flamboyant, qui dans l'instant se jeta en direction de Nefenyo.
Le corps de l'Egyptienne fut volontiers exposé sans défense en anticipation de l'attaque fatale. Voir des amis s'entretuer était une saveur jouissive pour Enyo. Pourtant, ni griffe, ni pinceau. Stoppé net devant la femme-déesse couverte de sang, Zeuxis maintint les bras de son adversaire, puis dans un geste aussi rapide que précis, il échoua ses lèvres sur celles de Neferia. »

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« Dans cet écrin muet, Gaïa apaisa ses vents, les vagues de sa respiration, son agitation inhérente. La Terre se tut. Dans ce silence extraordinaire, le calme envahit toute créature terrestre. Chaque son perdit de son intensité, comme si une main géante avançait un lourd manteau sur ces animaux trop bruyants. Plus un ne bougea. Le silence pétrifiait le murmure de la Terre.
Plus une vibration. Rien.
Silence de Zeus, du Ciel et de la Terre.
Silence
La paix de Gaïa s'écoula jusqu'aux Enfers. Le Styx et le Léthé ralentirent leur course pour rejoindre le silence omniprésent. Au sein de l'esprit d'Hadès, Asae perçut cette quiétude immaculée, et fit taire sensations et pensées pour s'ouvrir au chant de la mémoire d'Hadès : Le Parfum d'Athéna. »

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Alwaïd

Nous voici au dernier acte. Pour ceux qui ont lu avec plaisir les résumés, je vous encourage à lire cette résolution des guerres saintes en entier. Elle peut se lire facilement sans avoir lu tout ce qui précède, puisque les dieux sont désormais entre eux et parlent de temps mythologiques.

J'ai corrigé des coquilles trouvées ci et là, et j'ai actualisé les liens vers la Trilogie Gaïa pour publier la version définitive.

Ce jour est important pour moi. Mes personnages et mon histoire sont restaurés. A mes yeux, et aux vôtres. J'avais besoin que ceux de la première lecture sachent, sans même avoir besoin de tout lire, que la Trilogie Gaïa a trouvé sa véritable fin, celle qui honore Athéna et qui réjouit mon âme.

Accueille, Athéna, la victoire et la paix pour lesquelles tu t'es tant battue...


•    Résumé : Livre 3, acte 5 – Le Parfum d'Athéna

Spoiler
Temps mythologiques
Athéna et Hadès sont amoureux. Zeus et plusieurs dieux condamnent leur amour. Athéna est amenée par Zeus aux Enfers où elle doit jurer de rester vierge. Athéna le fait au nom de son amour. Elle doit sceller son serment, or trompée par Zeus et croyant le faire dans le Styx, elle le fait dans le Léthé, fleuve de l'Oubli. Les dieux effacent alors tout souvenir d'Hadès de la mémoire d'Athéna, et en font son ennemi. Hadès est banni aux Enfers. La Terre est offerte à Athéna.

Epoque actuelle
Hadès a terminé son chant. Il retourne au Sanctuaire où Athéna s'éveille.
Zeus se réveille enfin. Il accepte le corps de l'ange du Dragon et s'incarne en Shiryu. Puis Zeus libère Héra des glaces de Hyoga, ramène Héphaïstos auprès de sa mère et tous partent vers le Sanctuaire.

Athéna s'éveille au côté d'Hadès son amour. Elle lui pardonne ces guerres et condamne les manipulations de Zeus. Mais le temple d'effondre, détruit par Tito qui attaque Athéna sans attendre. Athéna entoure Tito de sa bienveillance, et lui demande ce qu'il désire. Tito souhaite disparaître, gagner enfin la paix, et Hadès lui accorde.
Athéna implore du regard Hadès de redonner vie à Altaïr, ce qu'il accepte aussi. Altaïr vit de nouveau. 

Zeus arrive et menace Athéna. Devant l'arrivée de nombreux dieux dont Poséidon qui appelle au dialogue, Zeus convoque l'ensemble des Olympiens au mont Olympe.
Le procès d'Athéna et d'Hadès s'ouvre et les camps se dessinent : Zeus bénéficie du soutien d'Héra et Aphrodite tandis qu'Apollon et Artémis soutiennent Athéna et Hadès. Poséidon quant à lui propose de quitter la Terre pour découvrir de nouvelles planètes, une nouvelle vie. Ce sont des dieux et pourtant ils s'enferment ici. Il est temps de repartir à la découverte de l'univers. Devant l'élan positif des dieux à cette proposition, Zeus accepte.
Athéna persuade l'assemblée de libérer les humains de leur emprise divine en leur faisant perdre toute mémoire des dieux. Ce pacte est scellé sur l'armure de l'Autel de Saon/Hermès, et l'humanité oublie les dieux.

Mais la seule chose importante pour Zeus est d'éviter qu'Athéna puisse engendrer un fils, alors la situation dégénère, le combat s'engage, et grâce à Artémis, Athéna et Hadès fuient sur la lune.

Athéna et Hadès partagent un moment de jeu et de complicité sur la lune, avant que Zeus et ses complices arrivent.
Grâce au heaume d'invisibilité discrètement donné par Hermès, Hadès menace Zeus et ses compagnons d'une mort inévitable s'ils tentent d'attaquer Athéna. Athéna a donc la liberté de se faire entendre des dieux. Elle les met tour à tour face à leurs contradictions, et visiblement Poséidon et Aphrodite sont touchés par son discours.
Zeus déteste se sentir ainsi piégé, pourtant il est particulièrement admiratif de la manière dont sa fille sait se faire respecter. Il prend la mesure de l'influence de Shiryu en lui, influence dont il ne peut se défaire. L'amour de Shiryu pour Asae et Athéna oblige Zeus à être plus perméable aux paroles d'Athéna.

Athéna développe un long discours à son père pour annihiler ses craintes, pour lui démontrer comme elle est sage et n'aspire qu'à la paix, et comme elle n'a pas besoin de fils pour le détrôner.
Zeus finit par reconnaître la sagesse de sa fille et la justesse de ses propos. Il accepte la paix qu'Athéna propose.
Les dieux quittent la Terre, laissant Athéna et Hadès seuls, enfin libres de leur amour. 
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EXTRAITS :

Spoiler
« Athéna aux yeux humides posa sa main sur la joue d'Hadès.
- Pardonne-moi mon amour.
Hadès posa la main sur celle de son aimée. Emu par les étoiles de son regard et la douceur de sa peau, il répondit :
-  C'est à moi de demander pardon. Blessé par ton oubli et tes rejets, je n'ai pas su préserver mon amour et l'ai laissé se transformer en haine, seul sentiment d'intensité égale auquel au moins tu répondais.
-  Qu'aurais-je fait à ta place ? N'aurais-je pas moi aussi recherché un contact, par la guerre s'il le faut, plutôt que ton indifférence ? Ce n'est ni à toi ni à moi de demander pardon, c'est à mon père, et il approche. »

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« Au fond des yeux d'Hadès luisit le souvenir d'une âme. Un flocon de cosmos s'exhala des ailes de la kamui et rejoignit le sang de l'Indien. Par un ballet mystérieux de chair et de sang les muscles déchirés retrouvèrent consistance, la peau se reforma et reprit ses teintes ensoleillées, un souffle s'échappa du corps et le cœur relancé abreuvait de nouveau des chairs pleines de vie. Après de profondes inspirations, un soupir de plaisir s'envola du mortel. Inspirer, expirer... quelles délicieuses sensations. »

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« J'approuve, dit Déméter. Il y a bien longtemps que les humains ont perdu foi en eux-mêmes. Chercher le salut parmi les dieux les empêche de le chercher au sein de leur propre âme, et pourtant, telle est la voie qui les éveillera.
    -  Des mortels sans religion ? dit Aphrodite, perplexe. Ils s'inventeront d'autres forces supérieures pour expliquer l'inconnu et se donner une raison de subir plutôt que d'être libres.
    -  C'est probable, dit Poséidon. Mais c'est justement en cela que réside l'espoir de Gaïa, et pour les humains, une deuxième chance. A nous de glisser dans leur oubli l'évidence retrouvée qu'ils n'ont d'autre berceau que la Terre, d'autre terreau que Gaïa. »

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Athéna à Aphrodite :
« Aphrodite, les dieux t'aiment et te craignent. Déesse essentielle, tu es plus importante et plus belle que tes yeux n'acceptent de le voir. Grande déesse, mes mots sont sincères. Qui plus que toi Hadès a-t-il célébré par son amour pour moi ? Quel plus cher et cruel tribut pouvait être payé à l'Amour que des guerres en son nom, menaçant l'humanité et déchirant les cœurs ? Vois aujourd'hui comme je me bats pour lui, pour mon amour, pour Hadès. Je le chéris et l'adore, je l'admire et je l'aime. Ô Aphrodite, ne devrais-tu pas être à mes côtés pour favoriser l'avènement d'un resplendissant amour ? Est-ce parce que tu jalouses cet amour dont tu ne connais pas encore les cimes merveilleuses où nos cœurs vibrent ensemble, les profondeurs abyssales nous reliant jusqu'aux chairs, le besoin viscéral et suprême d'être en présence de l'autre ? A travers la passion, la connaissance de l'autre, la transformation de l'amour, son accueil et nos renaissances, à travers le temps, les calmes et les tempêtes, la chaleur et les brises chancelantes, à travers les âges et la vieillesse, ensemble, toujours. Je t'en prie Aphrodite, permets-moi de le vivre. »

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« A nouveau Zeus se sentit admiratif devant l'intelligence de sa fille. Et dans la foulée il s'énerva, sentant encore l'influence de Shiryu dans ses pensées et émotions. Piégé dans le corps du Dragon, il lui aurait fallu un peu de temps et de concentration pour évincer totalement son influence et retrouver pleine possession de sa seule raison, cependant Athéna ne lui en laissait pas l'occasion. De plus pouvait-il vraiment se libérer des réminiscences de Shiryu ? Tout son corps, chaque cellule, chaque atome est parcouru par l'amour d'Asae et l'amour d'Athéna. L'ange du Dragon vibre dans l'essence même de son existence d'un amour que nulle eau ne saurait éteindre, que nulle flamme ne saurait consumer. »
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•    Résumé : Epilogue – Gaïa

Où l'on est témoin de la nouvelle vie des dieux et des humains : Zeus, Zeuxis, Altaïr, Neferia et...

EXTRAIT :

« Zeus plaça avec douceur un baiser sur les lèvres d'Héra qui ne bougea plus. Il glissa une caresse sur leur silence, puis dit dans un sourire : « Si d'aventure ils ont un fils, ce dernier n'a plus besoin de me supplanter, Athéna vient de le faire. Elle a réalisé ma vision du destin pour m'en libérer. Et si elle veut régner sur la Terre, qu'elle le fasse. Qui mieux qu'elle a su faire fleurir les mortels ? J'ai toujours été tellement fier d'elle, je l'ai toujours tellement aimée... Que de temps perdu à ne pas la côtoyer. Comme je m'en veux de mon sommeil effaçant de ma vie les bienfaits de votre présence à tous. Que n'ai-je su plus tôt m'extraire de ma peur ? Ô Héra, si je quitte la Terre avec joie, je quitte ma fille avec regret. »