Je recréée le topic dédié au meilleur mangaka de tous les temps.
Oui, je sais que pour Yamato, la question de la paternité est complexe, mais c'était comme ça sur l'ancien forum, alors pas de raison que ça change ! :haha1
C'est une excellente idée mon cher Numby. Je suis content d'avoir gardé, sur Word, mes critiques des séries 78 et 84 ainsi que du film "Arcadia of my Youth". je vais les remettre car cela a été un énorme coupe de cœur. :)
Uchû Kaizoku Captain Harlock :
J'avais plusieurs séries que j'avais achetées et que je devais visionner avant, mais la récente disparition de Matsumoto a fait grimper celle-ci dans mes priorités. Comme disaient les jeunes à l'époque : J'AI KIFFE À DONF ! Je l'ai mentionné dans un post précédent, c'est une série que je ne connaissais pas du tout et que j'ai découverte aujourd'hui, en raison de son faible nombre de diffusions par rapport à son homologue de 84.
J'ai particulièrement aimé l'ambiance sombre dès le premier épisode, qui montre des humains totalement asservis et qui ne réfléchissent plus. Tout leur est distribué gratuitement sans qu'ils aient à lever le petit doigt. Mention spéciale au pathétique et pitoyable premier ministre, dont la seule préoccupation est de jouer au mini-golf et d'aller à l'hippodrome. Cela l'arrange bien que les humains ne pensent plus par eux-mêmes, car il peut attendre tranquillement les prochaines élections pour être réélu. Un bon à rien dans toute sa splendeur.
L'animé a 45 ans, ce qui se ressent forcément au niveau du dessin et de l'animation, mais pour l'époque, j'ai trouvé que c'était plus que convenable. L'ensemble est homogène et ne gâche en rien le visionnage. Comme je l'ai dit plus haut, tout au long de la série, on ressent cette ambiance noire, causée notamment par la guerre, la destruction, les morts et ces humains totalement déshumanisés.
Les épisodes où apparaît Mayu sont très tristes. Harlock est particulièrement touchant en sa présence, cela lui permet de briser un peu sa carapace. Dès le début, on voit qu'un lien très fort existe entre lui et la fille de son meilleur ami. Harlock, le héros, ou j'aurais presque tendance à dire anti-héros, tant il est froid, détaché et désabusé par moments face à certaines situations. En tout cas, il dégage un sacré charisme et sa voix japonaise est vraiment sublime. J'espère juste qu'il ne prend pas la barre après avoir bu, car tout au long de la série, il s'envoie de sacrées descentes avec son amie Mime.
On a vraiment une palette de personnages très intéressants, comme Mime, Kei, Yattaran et le chef mécano qui a eu un enfant avec une Mazone. J'ai bien aimé les épisodes centrés sur eux, où l'on a pu apprendre leurs motivations. Même le personnage de Kiruta, qui apparaît très caricatural et inintéressant au début de la série, va évoluer et devenir important. La perte de son ami semble avoir grandement affecté Harlock. D'ailleurs, c'est pour la fille de ce dernier qu'il décide de protéger la Terre, qu'il voit comme un symbole de renaissance.
Vu que tout le monde est totalement à la masse sur Terre, lui seul a conscience du danger que représentent les Mazones, qu'il décide de combattre ardemment selon ses idéaux. Ces dernières se révèlent déterminées et très dangereuses, car elles n'hésitent pas à éliminer tous ceux qui se mettent en travers de leur chemin. Si la plupart des Mazones sont plutôt anecdotiques, certaines sont très intéressantes dans leur rôle d'antagonistes, notamment leur reine Raflesia, qui n'est pas totalement noire ou blanche. Dans un premier temps, elle reste plutôt loyale dans son combat face à Harlock, mais face à la supériorité de celui-ci, elle décide de kidnapper Mayu, alors qu'elle s'y refusait au début. On la sent peinée de devoir éliminer les déserteuses.
Tout au long de ses 42 épisodes, on retrouve plusieurs thématiques comme le courage, la détermination, le respect et la fourberie, le tout orchestré par les compositions magistrales de Seiji Yokoyama. Que dire à part qu'elles sont orgasmiques ! Je n'ai pas les noms en tête, mais il y a deux ou trois thèmes qui m'ont fait penser à l'OST 6 d'Asgard. Je m'attendais presque à voir arriver Albérich ou Siegfried dans la bataille.
Le seul petit bémol est le personnage de Mayu, qui prend un peu trop de place à mon goût. Cela reste un personnage attachant et sympathique, mais je trouve qu'il y a un ou deux épisodes de trop la concernant. J'aurais préféré voir un peu plus Toshiro et Esmeraldas, qui apparaissent trop peu.
Pour finir, j'ai trouvé cette série vraiment magistrale. Les dialogues sont d'une profondeur remarquable, les batailles sont impressionnantes, et l'Arcadia est une formidable machine habitée par son créateur. J'ai trouvé la fin excellente et vraiment inattendue. Je vais rapidement enchaîner sur Arcadia of My Youth et Endless Road SSX. Je sens que ça va être également de la bombe !
Arcadia of my Youth :
Quelle claque, ce film est un véritable chef-d'œuvre ! Les dix premières minutes nous plongent immédiatement dans l'action en nous montrant l'ancêtre d'Harlock, pilotant un avion nommé Arcadia, en pleine lutte pour traverser une montagne. Les rires de la montagne sont assez terrifiants, et on comprend que le pilote, avec son réservoir percé, va finir par mourir. Le postulat de base est totalement passionnant : nous découvrons une Terre envahie et réduite à l'esclavage par les Illumidas. Harlock, totalement désabusé de voir la Terre sous le joug de l'envahisseur, n'hésite pas à endommager son vaisseau pour le rendre le plus inutilisable possible.
L'histoire est d'une immense richesse, tout comme les personnages, qui sont tout simplement fascinants à suivre. C'est l'une des plus grandes qualités de cette franchise : de véritables figures parviennent à exister (et bien plus que ça) malgré l'imposant charisme d'Harlock. Tochiro et Esmeralda, dont le faible temps d'antenne dans la série de 78 s'était cruellement fait sentir, sont ici bien présents. Le premier noue rapidement une amitié touchante et sincère avec Harlock, tandis que la seconde joue un rôle prépondérant par la suite.
Les autres personnages ne sont pas en reste : Maya, la fiancée de notre héros, qui y perdra un œil en essayant de le sauver. Elle est à la fois fragile et forte lorsqu'elle essaie de convaincre Harlock de partir. Zoll, qui se révolte, perdra tragiquement la vie. Murigson et le groupe de Tokargiens sacrifieront leurs vies pour permettre à l'Arcadia de passer la sorcière de feu. Ils véhiculent des émotions et des valeurs, on s'attache à eux et on est peinés par leur tragédie.
La mise en scène remarquable et la bande originale magistrale contribuent à donner une grande force et beauté à l'ensemble. Pour l'époque, les dessins et l'animation sont exceptionnels, l'ambiance est à la fois prenante et désespérée. C'est sombre, triste, pessimiste ; l'atmosphère est dure, nos pauvres héros vont même être considérés comme des hors-la-loi et seront bannis de la Terre.
Et là, nous découvrons un super personnage parmi les Illumidas en la personne de Zeda, qui lui propose un duel loyal à l'ancienne. Zeda se présente en samouraï et livre un combat héroïque sans coup bas. Un film excellent qui pose avec brio les bases de la série, on comprend mieux la solide amitié qui lie Tochiro et Harlock.
Concernant "Endless Road SSX", contrairement à son homologue de 78 que je n'avais jamais vu et que j'ai découvert il y a quelques semaines, j'ai redécouvert "Endless Road SSX", même s'il y a de nombreuses choses que j'avais oubliées. On est vraiment dans la lignée du film, et la série est tout bonnement excellente. Globalement, Harlock possède le même background que dans l'autre série, même si on le sent un peu plus marqué par les événements du film. Il a toujours ce code de l'honneur et n'hésite pas à épargner ses ennemis.
On retrouve l'excellent personnage Tochiro, l'énigmatique Emeraldas et son superbe vaisseau, le Queen Emeraldas. Nous avions eu la chance d'avoir le maestro Yokoyama sur la première série ; pour la seconde, nous avons le droit au maestro Shunsuke Kikuchi. Ses compositions sont exceptionnelles, on reconnaît immédiatement sa patte et ses mélodies transcendent littéralement l'œuvre. Pour l'époque, l'animation et les dessins sont remarquables ; il est difficile de se dire que l'animé a plus de 40 ans.
Il m'est souvent arrivé de critiquer, et à juste titre, le studio Toei quand il produisait des œuvres de moindre qualité, mais je leur tire un grand coup de chapeau pour le travail fourni. Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir que le maître Araki avait également participé à cette œuvre ; j'ai reconnu instantanément son style lors de l'épisode où apparaît la femme cyborg aux cheveux bleus. D'ailleurs, nous aurons la chance de l'avoir à la barre de trois ou quatre autres épisodes, il me semble.
La légère déception vient des Illumidas, qui restent beaucoup moins développés que les Mazones ; on ne sait quasiment rien sur eux ou sur leur passé. C'est d'autant plus dommage que nous avions eu un aperçu avec le personnage de Zeda dans le film. Peut-être que les scénaristes avaient l'intention de les développer, car la série devait compter, à l'origine, beaucoup plus d'épisodes.
Finalement, le véritable antagoniste sera plutôt le terrien Zon, qui livrera une terrible bataille face à Harlock. Ce personnage est égoïste, rancunier, immoral et d'une lâcheté incroyable, sauf à la fin où il entretient le doute sur le fait d'avoir voulu sauver ou tuer Harlock.
Pour conclure, la série est excellente de bout en bout, vraiment du très grand art. Certes, elle ne possède pas la profondeur de la série de 78, ses méchants sont moins développés et intéressants, mais sa qualité graphique et ses scènes d'action en font une œuvre exceptionnelle. C'est pourquoi les deux séries, bien que différentes, sont excellentes et obtiennent la note de 10/10.
Apparemment Queen Millenia est dispo sur ADN en VF :disko1 ils précisent que la VO et l'épisode 20 (un épisode spécial) arriveront plus tard.
https://m.facebook.com/ADNanime/posts/petites-pr%C3%A9cisions-sur-queen-millenium-pour-le-moment-seule-la-vf-est-disponible/1155817033246824/
J'avais essayé l'animé de Queen Millenia y'a quelques temps, mais j'avais lâché, c'était vraiment cataclysmique. Et ça ne vient pas de l'animé en lui-même, hein : quand j'étais tombé sur l'épisode en VOSTA, là c'était vraiment prenant, j'avais l'impression de regarder un animé différent :))
J'ai revu le premier film Galaxy Express 999 en Blu-Ray, et c'était sublime !
Comment ne pas repenser à ma compagne en regardant ce film...
Rappel que le second film sort ce mois ci !
-Sergorn
Comme quoi y a pas que chez Kana qu'ont fout des traducteurs qui connaissent rien au sujet et font de la merde :tsss1
(https://cdn.bsky.app/img/feed_fullsize/plain/did:plc:r32exsmwggldeulhkkjgiwer/bafkreid3jhzan6jxqldincsxfj2ifs7uhqa2kxmcthr26rgrsg4iuwyj2u@jpeg)
-Sergorn
Que fallait-il comprendre ?
Ouch, dur ! :/
@Ras-Al-Ghul : le nom de la planète c'est
Râ Métal, ou à la limite
La Métal.
Le nom correct de la planète est "Râmetal" (à la rigueur Lametal qui est sa romanisation officielle courante - mais le nom vient de "Râ" le dieu égyptien )- et c'est juste une des planètes les plus iconiques et importantes du Leijiverse - c'est notamment le monde au centre de l'histoire de Queen Millenia.
Edit: beaten by Numby :aie
Bon après la nom mal romanisé dans le film avec un "Larmetar Station" visible sur la gare, mais le premier film avait bien droit à un Taitan Stassion et c'est pas pour autant qu'ils ont appelé la planète Taitan
-Sergorn
Oui, j'avais souri en lisant "Taitan Stasion" :))
J'ai revu
Adieu, Galaxy Express.
Spoiler
C'est un film très chouette - en particulier les deux premiers tiers. Visuellement, c'est du bonbon pour les yeux, et en terme d'ambiance, c'est assez magistral : de la SF psychédélique comme on n'en fait plus ! En revanche, je trouve le dernier tiers beaucoup moins maîtrisé et un peu foutraque, bien qu'il ait ses grands moments. Ça m'avait déjà fait tiquer à mon premier visionnage, mais le côté "on prend les mêmes, et on recommence" y est trop marqué. L'Empire des Machines n'avait pas besoin d'avoir une capitale derrière la capitale, Testuro n'avait pas besoin de re-vaincre Promethium, Maetel n'avait pas besoin de re-trahir sa mère, la question de l'immortalité contre la mortalité avait déjà été abordée dans le film 1, de même que les adieux déchirants et éternels entre Tetsuro et Maetel. Quant à Metalmena, bah, c'est Claire 2.0 qui se sacrifie par amour de Tetsuro. Du reste, bon, on a littéralement Dark Vador au service de Palpatine - Rintaro est pas allé chercher très loin :))
Pour moi on est vraiment dans un truc quelque bons crans en dessous du premier film. L'animation est un peu meilleure mais c'est à peu près tout. Et musicale c'est une horreur comparé aux merveilles de Nozomi Aoki.
Au risquer du choquer pour moi c'est vraiment une suite du niveau de Highlander III ou The Crow : City of Angels - la suite qui se contente d'une bête redite du premier, sans vraiment rien apporter de neuf. C'est pas mauvais, c'est même plutôt sympathique quand on est fan... mais on reste sur le sentiment qu'on aurait mieux fait de revoir le film original plutôt. :onionsweat
Au final je ne retiens qu'un truc positif :
Spoiler
L'idée des humains tués faisant office de pile pour les mécanoïdes qui préfigure Matrix quinze ans plus tôt
Et c'est bien tout. Pour le reste les cameos de Harlock et Emeraldas font soupire là où ils avaient un vrai rôle dans le premier, et le twist façon Vador sur Faust c'est juste pas possible :onionsweat
Bref une suite sympathique mais fort oubliable en ce qui me concerne.
-Sergorn
Ah bah oui, ça n'a pas la beauté ni la perfection du premier film. Il s'agit d'une très bonne expérience, mais un peu foutraque, et en tant que suite, c'est certes dispensable ! En revanche, la musique n'a rien d'horrible, je trouve - quand bien même la bande-son ne vaut sans doute pas celle du premier.
Citation de: Sergorn le Jeudi 16 Avril 2026, 21:25Spoiler
Et c'est bien tout. Pour le reste les cameos de Harlock et Emeraldas font soupire
Homme de peu de foi ! Moi, je regarde toujours le capitaine avec des étoiles dans les yeux, en me disant : "quelle classe !" :pfft