Que lisez-vous en ce moment ?
(https://i.imgur.com/kh5zFh9.png)
Pour ma part, je suis en train de terminer
Le Triomphe de Fondation de David Brin, troisième et dernière partie du second cycle de
Fondation.
La couverture de l'édition française
(https://static.fnac-static.com/multimedia/Images/FR/NR/4f/bd/2a/2800975/1507-1/tsp20230315081838/Le-second-cycle-de-Fondation.jpg)
Les trois romans de ce cycle poursuivent et concluent efficacement la saga d'Asimov en comblant les vides laissés par l'auteur.
Des fans de
Fondation et d'Asimov dans le coin ? De mon côté, c'est mon œuvre préférée.
Pour ma part, je me suis lancée dans la trilogie "La première loi" de Joe Abercrombie
"la couverture du tome 1 - ancienne édition"
(https://static.fnac-static.com/multimedia/Images/FR/NR/bf/2c/33/3353791/1540-1/tsp20210113103314/Premier-sang.jpg)
J'y retrouve le ton habituel de l'auteur (même si je trouve que "La mer éclatée" est mieux écrit) et c'est plutôt immersif bien que pour l'heure, on soit encore dans la phase d'exposition, les liens entre les divers protagonistes n'étant pas encore établis.
Spoiler
(https://m.media-amazon.com/images/I/719eKjWIA3L._SL1500_.jpg)
Je lis le
Book of Monasteries, une compilation d'anecdotes et événements historiques en lien avec les monastères du monde musulman. Mais bon, j'ai tellement de trucs en retard à lire, je m'en sors pas...
Sur l'ancien fofo, je disais commencer à lire
Yardam(https://images.noosfere.org/couv/s/scrineo863-2020.jpg)
CitationÀ Yardam, la folie est sexuellement transmissible. Seules les personnes contaminées ont connaissance de ce virus, on les appelle les « voleurs d'esprits ». Quand ils aspirent l'âme de leurs victimes, ils ne laissent derrière elles que leurs enveloppes physiques qui perdent peu à peu leur humanité : des coquilles vides.
Porteur du virus, Kazan se débat avec ses démons. À chaque nouvelle crise, les voix des âmes qu'il a aspirées menacent de le faire sombrer dans la folie.
Pour endiguer cette épidémie, l'empereur ordonne la mise en quarantaine de la ville de Yardam.
Le salut viendra-t-il de ce couple de médecins étrangers venus s'enfermer volontairement dans la cité pour trouver un remède au terrible mal qui s'étend entre ses murs ?
Spoiler
Le début est assez sympa, intriguant, avec une ambiance sombre et poisseuse... Le style est assez simple (c'est un éditeur "jeunesse"), avec des phrases assez courtes, mais du coup ça se lit vite et facilement.
C'est plutôt prenant et on se laisse rapidement happer par l'histoire.
Malheureusement, j'ai trouver la fin réellement décevante, trop "facile". Tout se règle pif pouf, rien ne reste en suspens.
Attention, je raconte la fin !
- Dans la ville de Yardam, sous quarantaine stricte, ça part en baston générale : Tout le monde, absolument tout le monde meurt (les gens "normaux", les coquilles, les voleurs d'esprits) SAUF les 2 protagonistes (Kazan et Feliks), donc pif pouf fin de l'épidémie.
- L'esprit de Nadja parvient à tuer les autres esprits dans la tête de Kazan, donc ce dernier ne "devient pas fou" et n'explose pas.
- L'esprit de Nadja finit par être transféré "dans" Feliks sans que celui-ci ne contracte la maladie. Ca tombe drôlement bien, les 2 amoureux sont "réunis" sans que Feliks soit condamné pour autant. C'est meugnooooon !
- Avec le transfert de Nadja, Kazan est "soigné".
Tout est bien qui fini bien (si on excepte bien entendu le massacre généralisé d'une ville entière ! :aie )
Alors, pour ma part, je suis en train de lire Gnomon de Nick Harkaway.
J'avoue, j'ai été attirée par la couverture (y'a un requin. :D) et le pitch un peu aussi. En gros, on se retrouve dans une société où les faits et gestes de chacun sont surveillés par le Témoin, un ordinateur qui compile toutes les données informatiques, vidéo et audio du pays en temps réel ; et où toutes les décisions sont soumises à un vote des citoyens (et non pas à des juges ou des personnages politiques). Et, lors d'un interrogatoire, une opposante au régime meurt et l'inspectrice en charge du dossier se retrouve avec sa mémoire implantée dans son cerveau pour essayer de comprendre ses actes. Problème : il y a la mémoire de plus d'une personne dans cette tête.
Bref, ça avait l'air intéressant (particulier, mais pourquoi pas) et, en fait, c'est... chiant. :o C'est pompeux, c'est bavard, ça tourne en rond pour aboutir sur rien. J'en suis presque à la moitié du bouquin et je ne comprends toujours pas où est-ce que l'auteur veut en venir. Je ne pige pas le lien entre le postulat de départ et la première mémoire (celle d'un trader grec attaqué par un requin). Là, j'en suis à l'alchimiste africaine et c'est toujours aussi brouillon.
En plus, en termes de mise en page, on est sur le degré zéro. Y'a un chapitre par mémoire, de 90 pages ou plus, sans saut de ligne ou presque, avec des lignes de dialogue qui font presque la moitié de la page, d'autres qui jaillissent au milieu de nulle part...
Y'a un tome 2, pour l'instant, je n'ai aucune envie de lire. :))
Atlas historique du ciel / Pierre Léna, Christian Grataloup
(https://www.images-chapitre.com/ima1/original/464/85351464_17591237.jpg)
En fait il est ici question d'histoire des sciences mais aussi, d'histoire de l'univers. Dans cet ouvrage on découvrira d'une part les diverses visions et interprétations de l'infini qui nous entoure, l'évolution des conceptions scientifiques et philosophiques, les avancées dans la recherche. Et d'autre part on étudiera les concepts physiques qui forment notre univers. Les infographies sont assez bien faite, même pour quelqu'un d'assez peu porté sur les sciences dures comme moi. J'ai trouvé pas mal fait de suivre les progrès de la science pour présenter progressivement le fonctionnement de notre système solaire, les lois de la physique pour aborder ensuite les points plus poussés. De cette façon on progresse comme la science l'a fait, en découvrant les expériences qui ont permis d'établir les grands principes que l'on connait aujourd'hui.
L'orgueil du drapeau : France-Allemagne, 1870-1945 / Odile Roynette
(https://products-images.di-static.com/image/odile-roynette-l-orgueil-du-drapeau/9782251455815-475x500-2.webp)
Ce n'est pas souvent que je vois passer un ouvrage sérieux sur les drapeaux, l'étude de ces objets matériels et culturels étant, comme le fait valoir l'autrice en introduction, souvent soupçonnée de masquer des complicités ou des appétences pour le nationalisme, le militarisme et, par extension, l'extrême-droite. Pourtant la lecture de ce titre montre bien qu'ils peuvent être riches d'enseignements aussi bien en termes de micro-histoire, via les tribulations de l'objet physique lui-même, que de macro-histoire en ce qu'il permet d'étudier son impact sociologique et politique, aussi bien dans son foyer d'origine qu'à l'étranger. En ce sens, cet ouvrage est aussi une petite histoire des relations entre la France, son armée et sa nation.
Je lis en ce moment l'égarée de Donato Carrisi, romancier et dramaturge italien. J'ai toute la collection. Je vous le conseille.
Spoiler
(https://www.hachette.fr/sites/default/files/styles/manual_crop_831x554/public/content_types/article/field_image_principal/visu-egaree-paysage.jpg?itok=ie4R4jIV)
Je lis les Lames du Cardinal, de Pevel. C'est un roman de cape et d'épée au temps de Richelieu, avec tous les clichés du genre qui donnent un côté confortable, rien que du très classique... à ceci près qu'on y a greffé de la magie et des dragons :D
Liste de mes lectures 2024, nous voilà !
Spoiler
« La mer éclatée » - Tome 2 – Joe Abercrombie – 5/5 : j'avais fini le tome 1 toute fin 2023, j'ai enchainé et ma très bonne impression à la fin du tome 1 s'est largement confirmée sur ce tome. Excellent !
« La mer éclatée » - Tome 3 – Joe Abercrombie – 4/5 : dans la lignée du précédent, peut-être un chouïa en dessous mais dans l'ensemble une trilogie med-fantasy comme je les aime. Bien écrit, sans concession, sans temps mort. Je recommande vivement pour les amateurs du genre
« Les enfants du silence » – Lynn Yeowart – 4,5/5 : un récit difficile dans l'outback australien, sur 3 époques, traitant de la maltraitance infantile, avec un père (et mari) d'une violence rare. Très bien écrit, très immersif.
« Gideon la Neuvième » – Tamsyn Muir – 4/5 : une espèce de mélange fantasy/SF/gothique très spécial ! Et pas forcément très facile à suivre mais ça vaut vraiment la peine de s'accrocher. En gros, l'humanité est désormais répartie entre plusieurs clans qui vivent sur des planètes dont on comprend qu'il s'agit de notre système solaire lequel a pris un gros taquet derrière la tête quelques millénaires plus tôt par un type qui est devenu Dieu. Ou l'équivalent, dans un système de pensées et d'actes qui tourne exclusivement autour de la mort. Dieu a besoin de nouveaux bras droits et réunit les héritiers des clans en question pour un bon vieux Battle Royale, le survivant étant destiné à le rejoindre pour l'épauler. Style sarcastique, humour mordant, modernité. J'ai beaucoup aimé. A priori, ce sera un tétralogie.
« Le coma des mortels » – Maxime Chattam – 1/5 : Que c'était nul. Mais NUL. NULNULNUL. Pour mon premier Chattam, on va dire que j'ai été particulièrement refroidie. Le mec écrit très bien, c'est pas le problème mais c'était juste à chier.
« Les lumières de Septembre » – Carlos Ruiz Zafon – 3.5/5 : pas le meilleur de la trilogie mais une lecture agréable, retrouver la plume de Zafon est toujours un bonbon pour la cervelle.
« Billy Summers » – Stephen King – 4/5 : j'ai failli abandonner une fois arrivée à 150ème page tellement il ne se passait rien. Et puis d'un seul coup, paf ! Et ça finit en 4/5. Cette fois, il s'agit d'un roman noir (pas de fantastique donc), qui tourne autour de la dernière mission d'un tueur à gages. Par moment, ça m'a beaucoup fait penser à du Tarentino.
« Woke Fiction » – Samuel Fitoussi : essai autour de l'influence de la pensée actuellement en vogue sur la production culturelle. Oui, évidemment, ça a caressé mon biais de confirmation dans le sens du poil mais bon, je ne suis pas toute seule avec mon constat. A retenir : beaucoup de livres / séries / films sûrement excellents ne verront jamais le jour parce qu'ils ne cochent pas toutes les cases du "cahier des charges".
« Sans issue » – Joy Fielding – 5/5 : oh alors ça, c'était très bien ! Thriller domestique qui évoque tout à fait "Desperate Housewives" dans le genre alors qu'on suit 5 ou 6 familles et que le roman s'ouvre sur un coup de feu et un meurtre. Qui ? Pourquoi ? Délicieusement écrit, redoutable page turner, je l'ai plié en 3 jours ce qui est un gage de très bonne qualité.
« Les dix mille portes de January » - Alix Harrow – 2.5/5 : et qui est-ce qui s'est encore fait avoir en choisissant un young adult ? C'est bibi ! L'idée de base est géniale, la richesse de l'univers créé est fascinante, c'est plutôt bien écrit.... mais le "cahier des charges" a encore frappé sans beaucoup de subtilité par certains côtés et ça m'a gâché l'histoire.
« Là où le bonheur s'est envolé » – Lisa Jewell – 3/5 : pas mal mais pas exceptionnel. Lecture agréable tout de même. Une vieille dame meurt, atteinte du syndrome de Diogène. Sa famille morcelée par les non-dits se reconstitue.
« Des fleurs pour Algernon » – David Keyes – 3/5 : c'est un classique du fantastique donc il me fallait le lire. Un homme déficient intellectuel devient l'objet d'une expérience scientifique qui le rend très intelligent avant que le processus s'inverse. Alors, oui, c'est assez horrible comme histoire, c'est censé être très triste et tout ça... mais ça n'a pas pris avec moi vu que je ne me suis absolument pas attachée au personnage principal.
« Harrow la Neuvième » – Tamsyn Muir – 3/5 : Suite de Gidéon. Je n'ai à peu près RIEN compris pendant la première moitié du bouquin, qui compte un bon millier de pages. Je veux bien, l'immersion, tout ça, mais le trop est l'ennemi du bien. Bref, ça s'éclaircit par la suite mais trop tard. Beaucoup trop tard. Dieu m'a bien l'air d'être un sale con, en fait. Ceci étant, je lirai quand même le tome 3.
« Deux gouttes de sang » – Nicolas Nutten – 4/5 : polar efficace.
« L'ombre des dieux » – Tome 1 La Confrérie de Sang – John Gwynne – 2/5 : j'en attendais beaucoup, sans doute trop, et j'ai été très déçue (med fantasy). Je pense que la traduction y est pour beaucoup avec une absence flagrante d'adaptation ce qui implique des répétitions insupportables. Ceci étant, l'auteur est bien à mettre en cause également : tu peux être passionné par ton sujet (ici, la culture viking) sans pour autant te sentir obligé de la déverser en boucle pendant tout le bouquin. Je m'arrête là.
« Sensibilités » – Tania de Montaigne : micro essai romancé sur les travers des "sensitivity readers" et autres bullshits du même acabit. Mais bon, sans intérêt notoire non plus.
« Neuromania » – Robert Moukheiber : une incursion dans le fonctionnement du cerveau tout à fait passionnante et qui démystifie pas mal de bêtises.
« Le Cri » – Nicolas Beuglet – 2/5 : ça ne partait pas trop mal, je suis plutôt adepte des scénarios qui tournent autour des thèses du complot mais le manque de crédibilité à la fin est vraiment trop flagrant.
« Premier sang » – Tome 1 « Première loi » – Joe Abercrombie – 3.5/5 : un premier tome d'exposition un peu trop long à mon goût. Ca se débloque vraiment sur la fin, j'espère que le tome 2 sera un peu plus nerveux
« L'île des âmes » – PierGiorgio Pulixi – 4.5/5 : ethno-polar (oui, ça existe XD) sarde. J'aime beaucoup, entre enquête, personnages intéressants / émouvants, contexte culturel omniprésent (et qui parle à mes atavismes - pas sûr qu'un non méditerranéen et non latin accrocherait au récit), chapitres courts et addictifs.
Là, à l'instant, un classique : Témoin Indésirable d'Aghata Christie.
La vérité est-elle toujours bonne à dire ? Oui et non. Le professeur Arthur Calgary va l'apprendre à ses dépens lorsqu'il rend visite à une famille nombreuse et plutôt réputée à sa résidence de Sunny Point. Jacko Argyle, l'emmerdeur, la roue cassée du carrosse, est mort en prison après avoir été condamné pour le meurtre de la matriarche, Rachel Argyle... qu'il n'aurait peut-être pas commis. Rendre justice sera bien difficile pour cette fratrie faite de bric et de broc.
Je commence, je lis un peu. J'avais bien aimé la version faite par la série française avec Duléry et Coluche junior. Plus que la série anglaise de Miss Marple qui a inclus la détective alors que Agatha Christie était fier de ce roman hors de ses deux personnages célèbres (Poirot et Marple). Les histoires de famille me fascinent comme elles m'agacent. Enfin, le folklore me fascine plus que la réalité me lasse, devrais-je dire. J'ai déjà lu aussi une bande-dessinée et la récente série de la BBC. Elle est très différente. Alors lire le roman de base est intéressant. La justice n'est pas absolue, quand on lit le début. A suivre.
Emprunté à la médiathèque : Le secret de Ji (de Pierre Grimbert)
(https://mnemos.com/wp-content/uploads/2023/03/C1-Ji-luxe-675x1024-1.jpg)
J'en ai entendu du bien... On verra bien !
Ces derniers temps, je m'amuse à lire les "twisted tales" des films Disney : des contes revisités qui se passent (plus ou moins) dans l'univers en question mais qui, à un moment donné, sortent de la route précédemment choisie pour devenir une histoire totalement différente.
Jusqu'à maintenant, j'avais lu la version déformée de La Belle & la Bête (où la mère de Belle n'est rien moins que l'enchanteresse qui a lancé le sort sur le Prince), de Mulan (où Chang est blessé à la place de Mulan dans la montagne et meurt), d'Aladdin (où Jafar devient un vrai tyran qui affame et massacre les habitants d'Agrabah) et de Raiponce (où la princesse n'obtient pas un pouvoir de guérison mais de destruction).
Et là, je viens de lire la version revisitée de La princesse et la grenouille, qui s'intitule "Au bout du rêve", dans lequel Tiana, en grenouille, passe un marché avec le Maître des Ombres pour que son père revienne à la vie, que Naveen reprenne forme humaine (mais ne se souvienne plus de leur mésaventure dans le Bayou ni de leur amour naissant) et que Louis acquiert enfin forme humaine pour pouvoir faire de la musique.
Bien sûr, le marché recelle un revers de la médaille qui lui revient dans la tronche un an plus tard quand un étrange brouillard se lève sur La Nouvelle-Orléans et envahit peu à peu la ville alors que les festivités de Mardi Gras se profilent à l'horizon.
Eh bien, j'ai passé un très bon moment à le lire. Il y a une super ambiance, de plus en plus oppressante ; du suspens, des émotions et ça m'a donné envie de 1) aller voir La Nouvelle-Orléans, et 2) de revoir le dessin animé (ce qui, pour le coup, est une bonne chose).
Si j'avais été déçue des revisites de Mulan et Raiponce, celle-ci mérite le coup d'oeil.
Prochain conte déformé : "L'épée dans l'enclume".
Tiens, je me suis toujours demandé un truc. Ces histoires déformées, c'est validé par Disney ou c'est de la "parodie" plus ou moins officielle ?
C'est vendu par Disney Hachette, donc oui, ça doit être validé par Disney. :D
Il y a une autre boîte d'édition qui en publie aussi et je doute que Disney les laisse faire sans jeter un oeil dessus.
J'ai commencé Notre-Dame de Paris, de l'ami Hugo.
Dites, est-ce que c'est un pêché, d'avoir fini par zapper le chapitre de 22 pages où il fait rien que décrire Paris ? Déjà que j'avais pas tenu les huit pages du chapitre précédent où c'est que de la description de la cathédrale...
Tu n'es pas prêt pour la littérature du XIXe siècle. Je ne me souviens plus quel auteur s'était foutu de Balzac à cause de la longueur des descriptions dans ses premiers chapitres.
Citation de: Numby le Jeudi 6 Mars 2025, 22:52J'ai commencé Notre-Dame de Paris, de l'ami Hugo.
Dites, est-ce que c'est un pêché, d'avoir fini par zapper le chapitre de 22 pages où il fait rien que décrire Paris ? Déjà que j'avais pas tenu les huit pages du chapitre précédent où c'est que de la description de la cathédrale...
Non. :o
Pareil, j'ai lu Notre-Dame de Paris l'année dernière pour parfaire ma culture littéraire et quand j'ai attaqué ce chapitre, j'ai dû en lire presque la moitié avant de sauter directement à la fin et de me rendre compte que Quasimodo n'avait pas bougé de son perchoir dans l'intervalle. Du coup, j'ai zappé le reste.
Je me suis dit que pour les fans d'architecture et les historiens, ça devait être super sympa à lire ; mais pour moi, la description du Paris de l'époque, rue par rue, c'était assez sans intérêt (et obscur). Et, si mes souvenirs sont exacts, il y a un autre chapitre comme ça, où il décrit ND pierre par pierre en partant de l'édification des pyramides et en rajoutant une couche de "pas étonnant que les derniers édifices ne ressemblent à rien, les gens ne croient plus en Dieu" (ou un délire dans le style).
On m'avait dit que c'était un bouquin facile à lire et moins indigeste que ses autres oeuvres, mais en fait, non. C'était aussi chiant que les autres, avec beaucoup trop de descriptions et d'envolées lyriques sur des trucs dont on se fout totalement (genre la pièce de théâtre ou la vie de cette recluse qui n'apporte absolument rien à l'histoire).
La pièce de théâtre au début était marrante, enfin, surtout les réactions de Gringoire qui pétait des câbles à chaque fois, pendant que les écoliers ils balançaient des vacheries à tour de bras ! :))
J'ai surtout aimé le passage où Victor Hugo dit que Gringoire, c'est le genre de mec à se mêler à la foule qui regarde sa pièce, et de demander : "qui a écrit ce chef-d'œuvre ?"
Citation de: Nicodémüs le Vendredi 7 Mars 2025, 12:54ou la vie de cette recluse qui n'apporte absolument rien à l'histoire).
Han mais moi j'ai chialé toutes mes larmes dans
Spoiler
ses scènes avec sa fille et je ne sais plus qui qui veut pendre cette dernière.
:shinobu1
La recluse n'apporte peut-être rien à l'histoire, mais l'émotion bordel... :para1
Autant je ne kiffe pas vraiment le principe de son histoire en lui-même, autant à chaque adaptation je suis déçue de ne pas la retrouver.
Ma lecture date de l'adolescence et/ou du début de l'âge adulte, mais moi aussi j'ai zappé pas mal de passages descriptifs. Je croyais à l'époque que j'étais la seule, en mode "bouh c'est pas bien" ! :))
Non mais son histoire est triste, on est d'accord là-dessus ; mais en fait, tu le vois bien avec les adaptations (dont elle est systématiquement absente) que ça ne change rien au scénario qu'elle soit là ou pas. Ca apporte éventuellement une dimension en plus à l'un des personnages, mais c'est finalement très secondaire. C'est un peu comme de savoir que les parents d'Hermione sont dentistes. Ils auraient pu être boulangers-pâtissiers ou être traders que ça n'aurait rien changé à l'histoire. :))
Citation de: Nicodémüs le Vendredi 7 Mars 2025, 12:54il y a un autre chapitre comme ça, où il décrit ND pierre par pierre en partant de l'édification des pyramides et en rajoutant une couche de "pas étonnant que les derniers édifices ne ressemblent à rien, les gens ne croient plus en Dieu" (ou un délire dans le style).
Il me semble qu'Hugo a écrit ce roman en réaction à une tendance à la destruction des monuments qu'il y avait à son époque. Ceci expliquerait cela.
Ah ça oui, il taille bien comme il faut le Paris contemporain : "Tout est dégueulasse, nos architectes sont des cons et tout était bien plus beau avant".
Ça vaut encore aujourd'hui. :o
Citation de: l écureuil le Vendredi 7 Mars 2025, 19:41Il me semble qu'Hugo a écrit ce roman en réaction à une tendance à la destruction des monuments qu'il y avait à son époque. Ceci expliquerait cela.
AH, ok. C'est pour ça. N'empêche que ça arrive comme un cheveu sur la soupe dans l'histoire. Je me suis vraiment dit : "Mais de quoi tu parles, mec ?". :))
Citation de: Nicodémüs le Vendredi 7 Mars 2025, 13:54Non mais son histoire est triste, on est d'accord là-dessus ; mais en fait, tu le vois bien avec les adaptations (dont elle est systématiquement absente) que ça ne change rien au scénario qu'elle soit là ou pas. Ca apporte éventuellement une dimension en plus à l'un des personnages, mais c'est finalement très secondaire. C'est un peu comme de savoir que les parents d'Hermione sont dentistes. Ils auraient pu être boulangers-pâtissiers ou être traders que ça n'aurait rien changé à l'histoire. :))
Je ne crois pas avoir dit le contraire. :) C'est juste qu'émotionnellement, ça m'avait tellement impactée que, quand je regardais les adaptations, ça me manquait. C'est le ressenti que j'avais à l'époque. Mais ça fait longtemps que je n'ai pas lu cette oeuvre, donc en y repensant à tête reposée (et plus vieille), effectivement ça n'apporte rien. En plus,
Spoiler
les histoires de famille, ça a tendance à me souler, en ce moment.
Citation de: Numby le Vendredi 7 Mars 2025, 19:45Ah ça oui, il taille bien comme il faut le Paris contemporain : "Tout est dégueulasse, nos architectes sont des cons et tout était bien plus beau avant".
Ca, par contre, je ne m'en souviens pas. :fufufu1 En même temps, si j'ai zappé la description...
Je suis perplexe : d'après ma liseuse, je dois en être à 70% du tome 1, et à part la Esmeralda qui a failli se faire enlever, et Gringoire qui a failli se faire pendre, il ne s'est rien passé.
On a eu au moins trois chapitres sans la moindre référence à l'histoire du roman :
- 8 pages sur la cathédrale
- 22 pages sur Paris
- 14 pages qui explique pourquoi la vidéo a tué la star de la radio
- Et là visiblement, le prochain chapitre repart pour être une dizaine de pages sur je sais plus quoi :aie
De fait, je comprend pas trop où veut nous emmener l'auteur, là :fufufu1
Asie centrale, 300-850 : des routes et des royaumes / Étienne de la Vaissière
(https://www.lalibrairie.com/cache/img/livres/211/9782251455211.webp)
Un putain de bon moment. C'est vraiment l'achat coup de cœur après une découverte fortuite. Pleins de cartes en couleur, des illustrations aussi, c'est clair c'est bien écrit, c'est vraiment un très bon livre qui permet de découvrir l'Asie centrale de la fin de l'Antiquité (fin de la Perse sassanide) jusqu'à la révolution abbasside qui part de la région pour renverser les Omeyyades. On voit le grand commerce (les routes de la soie) tout en relativisant nettement son importance, ses acteurs, les sociétés et cultures de la région. Jusqu'au grand effondrement du IXe siècle où trois événements sans liens se cumulent pour couper complètement les échanges : en Chine c'est la révolte d'An Lushan qui suscite la méfiance et le rejet des étrangers occidentaux, dans la steppe ce sont les luttes de pouvoir provoquant la chute de l'empire turc puis celle de leurs rivaux ouïghours, chez les musulmans ce sont les tensions politiques qui se nourrissent de l'effondrement du commerce et provoque la révolution contre le califat. Une très bonne lecture. :bave1
D'ailleurs, Rincette, est-ce que tu aurais un livre accessible (càd, compréhensible même par moi) sur les mythes un peu obscurs, genre sur le zoroastrisme, Mithra, Mitra, et tout leurs copains ? :fufufu1
Spécifiquement sur le monde iranien ?
Ah je savais même pas que tout ça c'était en Iran spécialement :aie
Pas spécifiquement en Iran, mais j'avais en tête quelque chose du style "Telle mythologie pour les nuls", si ça existe.
Oh oui, y en a, tu as déjà La mythologie pour les nuls et La mythologie grecque de A à Z pour les nuls, tous les deux chez First. Pour le monde iranien voir le message que j'ai mis dans le sujet sur les mythes (https://www.forum.saintseiyapediathen.fr/index.php?msg=2377) :
- Zoroastrisme (https://catalogue.bnf.fr/affiner.do?motRecherche=&index=SUJ3&numNotice=11947457&listeAffinages=FacPays_fr&afficheRegroup=false&trouveDansFiltre=NoticePUB&nbResultParPage=10&triResultParPage=6&critereRecherche=&typeNotice=m)
- Dieux zoroastriens (https://catalogue.bnf.fr/affiner.do?motRecherche=&index=SUJ3&numNotice=11980932&listeAffinages=FacPays_fr&afficheRegroup=false&trouveDansFiltre=NoticePUB&nbResultParPage=10&triResultParPage=6&critereRecherche=&typeNotice=m)
Ceci dit, ces deux liens ne renvoient pas vers les bouquins sur la "mythologie" mais plus sur les religions (le culte, les croyances) et les divinités (origines, représentations, attributs et aspects. Pour la mythologie voir ici (https://catalogue.bnf.fr/affiner.do?motRecherche=&index=SUJ3&numNotice=11932170&listeAffinages=FacPays_fr&afficheRegroup=false&trouveDansFiltre=NoticePUB&nbResultParPage=50&triResultParPage=6&critereRecherche=&typeNotice=m), mais y a pas grand-chose. Surtout, les différences entre les listes dépendent surtout de comment les ouvrages ont été catalogués. Si l'éditeur a décidé de mettre "dieux zoroastriens" au lieu de "mythologie iranienne", ce sera un choix arbitraire. Là tu auras, sans préjuger de la qualité ou du contenu :
- Mythes perses / Vesta Sarkhosh Curtis
(https://ref.lamartinieregroupe.com/media/9791041411108/grande/153089_couverture_Hres_0.jpg)
- Zoroastre et les dieux de la Perse / John R. Hinnells (titre ancien)
(https://img.chasse-aux-livres.fr/v7/_zmx1_/51wOOcI6tCL.jpg?w=1000&h=1000&func=bound&org_if_sml=1)
- Zarathoustra et sa religion / Michael Stausberg (sachant que le zoroastrisme c'est déjà une réforme monothéiste du mazdéisme, le polythéisme iranien)
(https://biblia.lesbelleslettres.com/data/cache/Product/front_cover_picture/big/2/3/4637.1646323306.jpg)
- Mythologie zoroastrienne : vaches et taureaux en Iran / Éric Pirart
(https://products-images.di-static.com/image/eric-pirart-mythologie-zoroastrienne/9782343145822-475x500-1.webp)
Ci-mer, il faudra que je prenne note ! Enfin, à l'occasion, je commencerai à voir du côté de la collection "pour les nuls" :nicenice
L'Irak et l'Iran étaient le berceau de la civilisation, autrefois: la Mésopotamie.
Je suis plus proche de Babylone, ceci dit. Vous m'avez tous les deux rappelé ma propre bibliothèque en lien avec la Perse ancienne, qui est une combinaison de livres achetés respectivement du côté de l'Institut Du Monde Arabe, et de celui du British Museum, aux alentours de 2004. J'ai même une édition du jeu d'Ur, l'équivalent mésopotamien du jeu d'échecs. Par contre, niveau romans se déroulant à Babylone, j'ai du mal à trouver ce que je veux. D'où que j'avais préféré garder secret mon intérêt pour la Perse ancienne, jusqu'à ce que je vous lise. Merci à vous!
Pourquoi le nord est-il en haut ? Petite histoire des conventions cartographiques / Mick Ashworth
(https://leslibraires.b-cdn.net/JeW4NsjEW4AtLqY5HJoXFw8Ams4nw1KgDZstRg7GgpM/s:800:800/OTEyNTQ0OA.webp)
Une petite histoire de la cartographie, assez bien illustrée et ma foi intéressante. C'est curieux de voir comment les cartes auxquelles on ne fait plus vraiment attention sont le fruit de longs tâtonnements et expérimentations.
Je viens de finir ça :
(https://static.fnac-static.com/multimedia/PE/Images/FR/NR/3f/ef/cf/13627199/1507-1/tsp20250429084631/Le-Pouvoir-rhetorique.jpg)
Retour à la "fiction" avec Les Royaumes Crépusculaires (de Mathieu Gaborit) (que je débute à peine).
(https://leschroniquesduchroniqueur.wordpress.com/wp-content/uploads/2018/07/c1-les-royaumes-crecc81pusculaires-recc81ecc81dition-souple-2018-727x1024.jpg?w=640)
De quoi parle le premier titre ? :fufufu1
Citation de: Rincevent le Mardi 6 Mai 2025, 11:28De quoi parle le premier titre ? :fufufu1
Comme son nom l'indique, ça cause de rhétorique : des techniques pour convaincre, selon les situations, le "public ciblé" et des différents types de discours.
Citation de: Bouloche le Foufounet le Mardi 6 Mai 2025, 12:19Comme son nom l'indique, ça cause de rhétorique : des techniques pour convaincre, selon les situations, le "public ciblé" et des différents types de discours.
Il y a un chapitre pour les augmentations ? :kukuku1
Citation de: Byaku le Mardi 6 Mai 2025, 14:03Il y a un chapitre pour les augmentations ? :kukuku1
Ca cause plusieurs fois de ce qu'il faut faire/dire (et ce qu'il ne faut surtout pas faire/dire) lors d'une négociation, donc oui !
Pour continuer dans ma lecture des contes revisités, je viens de terminer la reprise de Merlin l'enchanteur avec L'épée dans l'enclume de Mari Mancusi.
Le texte repart de la fin du dessin animé avec un Merlin parti en balade à Saint Trop au 20ème siècle (pour le coup, le livre le place même au 21ème siècle, ce qui ne correspond bien sûr pas au dessin animé, mais c'est justifié dans le texte) pendant qu'Arthur essaie de se dépatouiller avec son nouveau rôle de roi de (Grande-)Bretagne. Il se trouve que Mim n'a pas dit son dernier mot et qu'elle en veut toujours à Merlin pour le mauvais coup qu'il lui a fait durant leur duel. Et pour ça, elle compte se servir de son meilleur atout : sa fille adoptive, Guenièvre. D'un âge similaire à Arthur, elle aura pour rôle de lui faire entendre qu'il n'a pas sa place sur le trône.
Le scénario est basico-basique, on ne va pas se mentir. Tout est cousu de fils blancs, il n'a rien qui sort vraiment des sentiers battus (et on a même une repompe de Raiponce avec cette fillette enlevée à ses parents, pour une raison qui, en plus, n'est pas vraiment expliquée ici). Mais ça se laisse lire facilement, il y a des bonnes idées et l'auteure raccroche régulièrement les wagons avec le mythe arthurien (puisqu'on y croise Bohort, Gauvain et d'autres). Les personnages du dessin animé ne sont pas oubliés non plus : Kay, son père et Sire Pélinore sont toujours là, et leur comportement reste dans la trame du matériel d'origine.
En bref, ça ne réinvente pas la poudre, mais j'ai passé un bon moment à le lire. :)
Rose : histoire d'une couleur de Michel Pastoureau
(https://leslibraires.b-cdn.net/GHJxQv4yOO9oi7WeV5YbgJn6fnc5OOdISP_cd-AAdbo/s:800:800/MTMyNTY2NjY.webp)
Je pensais qu'il était arrivé au bout de ses volumes sur les couleurs mais non, il entame désormais les couleurs secondaires : rose, orangé, gris, violet et brun. C'est intéressant de lire le trajet d'une couleur qui n'a pas eu de nom avant le XIVe siècle et qui n'a pris celui de la fleur qu'à la fin du XVIIIe.
Est-ce que la préface est écrite par Cedde, au moins ?
Non, y a même pas la moindre petite photo. :(
(https://editionsdelaube.fr/wp-content/uploads/9782815965811.jpg)
Je l'ai fini cette semaine. L'auteur interroge l'évolution de l'utilisateur (compulsif) de smartphone par rapport à son environnement ainsi que - et c'est le plus intéressant de mon point de vue - de quelle manière les deux sujets s'influencent mutuellement.
L'objectif final du propos est de voir comment doit se réinventer la ville pour y réintégrer l'utilisateur mais pour ce qui me concerne, ce n'est pas tant pour ce sujet que j'ai lu ce livre que pour toute la démonstration qui précède, à savoir comment on en est arrivé là où on est aujourd'hui et surtout de quelle manière le médium (l'écran) plus que les informations qu'il véhicule a changé notre rapport au monde.
Dans la foulée, j'ai commencé un bouquin que j'ai dans ma PAL depuis 2 ans, à savoir "Internet rend-il bête" de Nicholas Carr, qui a déjà une quinzaine d'années mais est particulièrement actuel.
(nota : en parallèle, je lis aussi des bouquins "détente" hein XD)
Sur le sujet tu as aussi La fabrique du crétin digital : les dangers des écrans pour nos enfants et Faites-les lire ! : pour en finir avec le crétin digital de Michel Desmurget.
(https://ref.lamartinieregroupe.com/media/9782021423310/hd/142331_couverture_Hres_0.jpg) (https://leslibraires.b-cdn.net/BD_GpTPiScA2npO3LF2Fx8vYGA7wMXnkYBZkjINAjtM/s:800:800/MTMwMDE2MDI.webp)
Le premier, je l'avais repéré en effet. Ceci étant, nous-mêmes adultes sommes déjà sur la pente glissante depuis un petit moment et quand on voit "l'exemple" qu'on donne aux gamins... ::)
Oui. Mais aussi non, parce que le cerveau adulte fonctionne différemment de celui d'un ado. Un adulte pourra se laisser aller mais aussi, éventuellement, se reprendre pour revenir à d'anciennes habitudes. Les ados qui n'auront connu que ça, ça risque d'être plus compliqué. Enfin j'imagine. :fufufu1
Pas nécessairement. Je connais des adultes (plus âgés que moi et qui ont donc connu cette période où les téléphones portables n'existaient pas), - et on doit tous en connaître - qui sont en PLS si tu leur retires leur Smartphone.
Ensuite, malgré toute l'aversion que je peux avoir pour les Smartphones, je suis partagée sur l'idée que les écrans sont la seule et unique raison pour laquelle les gens lisent moins. Déjà, être sur un écran ne signifie pas que tu ne lise pas (combien d'ados ou d'adultes lisent des e-bouquins ou des fanfics sur AO3, ff-net et autres ?). Ensuite, il y a d'autres critères à prendre en compte : comment la lecture a été enseignée aux élèves ? Et la liste de lecture obligatoire à l'école ?
J'avais posté un message en ce sens sur l'ancien forum où je disais que les classiques (Zola, Hugo, Rousseau, Molière et cie), c'est bien pour ceux qui sont déjà à l'aise avec la lecture ; mais ce n'est absolument pas ce qui va donner envie à des gamins de lire. C'est long, c'est chiant, c'est lourd, ça parle de sujets qui ne les intéressent pas du tout, dans un français imbittable. Alors, certes, Harry Potter, Divergente, Percy Jackson et autre Labyrinthe font figure de sous-littérature pour certains, mais ça n'en reste pas moins de la lecture qui leur parlera beaucoup plus et les motivera d'autant.
Et enfin, surtout, ce qu'il faut leur apprendre, c'est à être critique sur ce qu'ils lisent sur Internet. Encore plus à l'époque du ChatGPT qui malaxe toutes les débilités proférées sur le Net pour les ressortir joliment écrites.
Les ados actuels ne sont pas forcément plus débiles que ceux d'avant, c'est juste qu'ils ont plus facilement accès à la débilité des autres humains de la planète (et que beaucoup de parents ont décroché de l'idée de leur donner des bons conseils puisqu'ils ont eux-mêmes le nez sur leur écran).
Mais c'est un autre débat qui n'a pas forcément sa place ici.
Sinon, j'avais lu un polar autour des enfants "stars" des réseaux sociaux, mais le titre m'échappe. :fufufu1
J'ai commencé ça :
(https://cdn.cultura.com/cdn-cgi/image/width=830/media/pim/TITELIVE/45_9782354089863_1_75.jpg)
Du même auteur, j'avais lu, et bien aimé, le Secret de Ji, même si la fin m'avait déçu (et non, je n'ai (encore ?) pas lu les 2 suites).
On retrouve le style de l'auteur : assez simple, mais percutant, accrocheur et trépidant.
Et puis, ça "navigue" dans la même ambiance, les mêmes thèmes.
Néandertal à la plage, nos frères disparus dans un transat / Silvana Condemi, Jean-François Mondot
(https://leslibraires.b-cdn.net/bbQDfEjW4fAMUpWVRhuNwEwW3EdwkFhuD-C4K74tUVQ/s:800:800/MTI5MzE1ODk.webp)
Un petit livre qui fait le point sur ce que l'on sait de nos lointains cousins et parents. On casse les idées reçues et on apprend plein de choses.
Au lit au Moyen-Âge : comment et avec qui / Chiara Frugoni
(https://leslibraires.b-cdn.net/-NuhyGiqUNxg2Wrr5md_X0rwLehgoP1HoXppvunYa9A/s:800:800/MTI3OTc4Mjc.webp)
Petite lecture rapide qui se veut une histoire du lit (le meuble), de ce qu'on y faisait, des lieux où on le trouvait. Pas inintéressant, j'ai appris quelques trucs, mais ça faisait la part belle à la promiscuité de l'époque.
Bon... Ai fini Le Sang des Parangons. C'était chouette, agréable à lire, avec suffisamment de mystères et de suspens pour que ce soit intéressant, mais avec un style suffisamment vivant, catchy et fluide pour que ce soit agréable à lire.
Par contre, une fois de plus, j'ai eu du mal avec la fin : ça se finit trop vite, PIF POUF c'est plié, sans donner de réelles explications. Je n'aime pas les fins un peu "nébuleuses" laissées à l'interprétation du lecteur.
Pour moi, il manque quelques pages pour expliquer le passage entre le dernier chapitre et l'épilogue.
Bref, enchainons !
(https://focus.telerama.fr/2024/03/14/0/0/1200/801/1200/0/60/0/0e8e15c_1710425259749-shit.jpg)
On part sur quelques choses de foncièrement différents ! :))
Ai fini Shit !.
C'était vraiment fun ! Une espèce de Breaking Bad du shit, mais avec beaucoup d'humour, à la sauce bisontine.
(Et, fait rare, je suis satisfait de la fin ! :aie )
J'enchaine avec :
(https://fr.shopping.rakuten.com/photo/896253808.jpg)
Accessoirement, en parallèle, et afin de compléter un peu ma culture "manga", j'ai commencé Berserk. ::)
Berserk, c'est de la bonne ! Le début est assez laborieux, mais attend d'arriver à l'Âge d'Or, la partie qui a rendu le manga culte !
Moi, je lis Les Montagnes Hallucinées de H.P. Lovecraft, en ce moment. C'est chiant, comme récit. Pourtant, je sais qu'il est capable de mieux, le Howard. J'avais beaucoup aimé ses nouvelles des Contrées du Rêve.
@Numby :
Citation de: Numby le Vendredi 8 Août 2025, 11:44Berserk, c'est de la bonne ! Le début est assez laborieux, mais attend d'arriver à l'Âge d'Or, la partie qui a rendu le manga culte !
J'ai fini le tome 6.
Si j'ai bien compris, l'arc de "L'âge d'or" commence vers le fin du tome 3, au chapitre 9, donc j'y suis ! ;)
Citation de: Numby le Vendredi 8 Août 2025, 11:44Moi, je lis Les Montagnes Hallucinées de H.P. Lovecraft, en ce moment. C'est chiant, comme récit. Pourtant, je sais qu'il est capable de mieux, le Howard. J'avais beaucoup aimé ses nouvelles des Contrées du Rêve.
J'ai lu les adaptations en manga des nouvelles de Lovecraft (dessinées par Gou Tanabe).
Citation de: Numby le Vendredi 8 Août 2025, 11:44Moi, je lis Les Montagnes Hallucinées de H.P. Lovecraft, en ce moment. C'est chiant, comme récit. Pourtant, je sais qu'il est capable de mieux, le Howard. J'avais beaucoup aimé ses nouvelles des Contrées du Rêve.
Citation de: Bouloche le Foufounet le Vendredi 8 Août 2025, 14:11J'ai lu les adaptations en manga des nouvelles de Lovecraft (dessinées par Gou Tanabe).
Ah perso je l'avais écouté en audiobook, ça faisait froid dans le dos. Mais j'ai aussi pu matter l'adaptation mangasse, ça passe mieux en fait, parce que le style Lovecraft voilà quoi, surtout dans celui là. :onionsweat
Oui, comme dit, Lovecraft peut être très bon (par exemple, dans les Contrées du rêve), mais les Montagnes Hallucinées, c'est clairement pas son meilleur !
Je viens de finir "Même par Mort" de JP Jaworski (j'aime plutôt bien sa façon d'écrire avec des descriptions très imagées je trouve) et j'allais m'attaquer à la suite quand soudain au détour d'un coin de rayon de la FNAC :
(https://zupimages.net/up/25/32/hpef.jpg) (https://zupimages.net/viewer.php?id=25/32/hpef.jpg)
La suite :oniontears ! La surprise était totale et forcément je l'ai pris direct (merci les bons cadeaux ^^)
Les vacances se terminant, je ne vais pas pouvoir l'attaquer comme je voudrais, mais ce n''est pas grave. La partie 2 sort dans 5 mois, va falloir faire durer.
La survie des civilisations : après 1177 av. J.-C. / Eric H. Cline
(https://leslibraires.b-cdn.net/F-kkHfJxpvOy5_HPJgjM1GMhY2dBhFgBEz1a8DCIF_Q/s:800:800/MTMxMTI1NDk.webp)
Un bouquin qui étudie les conséquences du grand effondrement des civilisations sur les sociétés de la Méditerranée orientale lors de la transition de l'Âge du Bronze à celui du Fer. Toutes n'ont pas eu la même résilience et n'ont pas su encaisser problèmes climatiques et troubles politiques de la même manière. Intéressant mais en fait c'est la suite d'un bouquin (présentant l'effondrement en question, avec notamment les invasions des Peuples de la mer)... qui n'a pas été publié chez nous. Bon, tant pis alors. :aie
Je viens de terminer ma lecture de Les dents de la mer de Peter Benchley.
J'avais vu le film, une fois, il y a moult années de cela et j'avais beaucoup rigolé, mais j'étais curieuse de voir à quoi ressemblait le matériel original. Bon, par contre, comme j'ai très peu de souvenirs du film (hormis le requin en carton pâte), je ne saurais pas dire quelles sont les différences majeures.
Ceci étant, le côte suspense/frisson marche beaucoup mieux avec le bouquin qu'avec le film et les conséquences de l'apparition du requin sont davantage mises en avant (que le simple fait qu'un requin soit apparu près des côtes américaines et ait boulotté 3 personnes). Parce qu'en fait, c'est surtout de ça que parle ce livre : l'économie vs la sécurité, la politique vs le bon sens, etc. Nous avons, d'un côté, un chef de la police qui tente de préserver ses concitoyens d'une menace immédiate opposé aux commerçants, aux hôteliers, aux agents immobiliers qui eux, ont besoin que les plages rouvrent avant que toute la ville balnéaire s'écroule sur elle-même. (Honnêtement, les argumentations des deux côtés sont compréhensibles.)
Après, les incohérences comportementales du requin sont toujours présentes mais, comme l'auteur le précise à la fin de son bouquin, quand il l'a écrit, il croyait tout ce que les journaux à sensation balançaient sur les requins (et comme l'étude de ces poissons n'était pas particulièrement poussée à l'époque, il n'y avait pas de scientifiques pour démonter les rumeurs). Donc, oui, nous avons toujours un requin mangeur d'hommes et de chalutiers, et hyper-revanchard.
Cela me rappelle que j'ai mon Édition Collector du livre, publié pour le 50éme anniversaire du film, toujours soigneusement rangé dans son fourreau. Merci pour ton retour,
@Nicodémüs. Il est tout à fait raccord avec ceux que j'ai pu consulter sur le Daily Jaws.
Sectes religieuses en Grèce et à Rome dans l'Antiquité païenne / Gérard Freyburger, Marie-Laure Freyburger-Galland, Jean-Christian Tautil
(https://biblia.lesbelleslettres.com/data/cache/Product/front_cover_picture/big/5/f/2276.1646334527.jpg)
Comment des sociétés polythéistes pouvaient concevoir et percevoir la différence religieuse ? Les auteurs expliquent dès le début que les religions de la Grèce et de la Rome antiques étaient des religions civiques sans foi, sans théologie ni dogme. Peu importait qu'on croit aux dieux ou non, il fallait participer aux grands événements religieux pour faire partie de la société. Peu importait ce qu'on en faisait ni ce qu'on en attendait car il n'y avait pas de textes figeant les principes du culte, l'histoire du dieu, la manière de faire (sauf à Rome, très conservatrice). On note ainsi à plusieurs reprises que des cultes changent complètement de nature et de récit entre leurs origines et leur arrivée à Rome. Néanmoins, la population avait des attentes réelles quant à ses réussites, le sens à donner à sa vie, des craintes quant à l'au-delà, etc. Un peu long mais assez intéressant.
Bon, bon, bon... Même si je n'aime pas faire ça, j'ai laissé tomber "Les Danseurs de la Fin des Temps". Vraiment pas réussi à accrocher : ni le style, ni l'histoire ne m'ont accroché...
Du coup, j'ai commencé ça :
(https://audiable.com/wp-content/uploads/COUV-SUDDAIN-The%CC%81a%CC%82tre-des-dieux-PL1SITE-2.jpg)
Ca a l'air assez perché. A voir si c'est vraiment "non-conventionnel" comme annoncé, ou si c'est seulement de la prétention et/ou du package marketing.
J'arrive à la fin du Théâtre des Dieux. C'était effectivement très très bizarre : je n'arrive même pas à savoir si j'ai aimé ou si c'était un gros n'importe-quoi !!!
D'ailleurs, à une cinquantaine de pages de la fin, je n'ai aucune idée de comment ça pourrait se finir.
Bref, il va falloir que je trouve une nouvelle lecture ! :))
Ca fait un moment que je suis tenté par Les Annales de la Compagnie Noire.
J'en ai entendu du bien, mais aussi des sentiments plus mitigés. Mais surtout, il parait que c'est une lecture TRES exigeante.
Et puis, 13 tomes à ce jour : c'est un engagement longue durée !
Est-ce que par ici des gens ont lu le cycle ? Est-ce que c'est bien ? Ca vaut le coup de se lancer ?
Alors, je ne connais pas Les Annales de la Compagnie Noire, donc je ne peux pas te guider sur la question.
En revanche, je viens de finir Abysses de Frank Schätzing.
Le bouquin est un pavé. Physiquement déjà parce qu'il fait 1234 pages en version poche (on est sur de la grande poche, là !) et scénaristiquement aussi. L'auteur explique scientifiquement tout ce qui se passe, avec moult détails techniques, géologiques, biologiques, génétiques, accoustiques, etc. Quand on est un peu versé dans le domaine ou qu'on kiffe les fonds marins, c'est intéressant et... en même temps... on a quand même envie que l'histoire avance. Et, honnêtement, le bouquin pourrait faire deux fois moins de pages sans problème.
Mais sinon, de quoi ça cause ?
Eh bien, nous partons sur des espèces sous-marines (méduses, baleines, vers marins, crabes...) qui se mettent soudainement à attaquer des humains partout sur la planète. Très vite, plusieurs scientifiques notent des détails troublants sur les spécimens attrapés et commencent à émettre l'hypothèse qu'il y a peut-être quelqu'un derrière tout ça.
L'auteur part très loin dans son délire, prend son temps et y va franco sur les descriptions, y compris sur la manière dont les personnages avalent leur bulletin de naissance. Et ça y va sur les décès brutaux (ne vous attachez pas trop aux personnages parce que, à l'instar de GoT, tout le monde peut y passer).
Au passage, on sent que le livre a été écrit par un Européen (un Allemand, pour être plus précise) parce que les personnages les plus mis en valeur sont Européens, tandis que les Américains sont rhabillés pour l'hiver. :)) C'est cliché, indéniablement.
Il faut savoir qu'une série télé allemande avait été produite, basée sur cette histoire, en y ajoutant un personnage inexistant dans le livre et dérivant assez vite de la trame originale (tout en s'achevant sur quelque chose de finalement pas si éloignée du dénouement du bouquin). La série est indubitablement plus digeste, même si elle se termine sur un cliffhanger.
Citation de: Nicodémüs le Vendredi 3 Octobre 2025, 21:04En revanche, je viens de finir Abysses de Frank Schätzing.
Ah mais ça date ce bouquin. :o :aie
Citation de: Nicodémüs le Vendredi 3 Octobre 2025, 21:04L'auteur part très loin dans son délire, prend son temps et y va franco sur les descriptions, y compris sur la manière dont les personnages avalent leur bulletin de naissance. Et ça y va sur les décès brutaux (ne vous attachez pas trop aux personnages parce que, à l'instar de GoT, tout le monde peut y passer).
À l'époque où je l'avais lu, je ne m'y attendais pas et ça m'avait assez dégoûté concernant certains personnages. :dokosad1
Citation de: 4evaheroesf le Vendredi 3 Octobre 2025, 22:47Ah mais ça date ce bouquin. :o :aie
En même temps, les Dents de la mer, ce n'est pas spécialement récent non plus. Ca n'empêche pas de les lire. :o
Citation de: 4evaheroesfÀ l'époque où je l'avais lu, je ne m'y attendais pas et ça m'avait assez dégoûté concernant certains personnages. :dokosad1
Ah, c'est clair que pour certains, ça fait mal. :onionno
Han, ce souvenir d'enfance ! Je les ai lus et relus des dizaines de fois, quand j'étais gamin, ces bouquins. :shinobu1
(https://actualitte.com/uploads/images/les-gnomes-sont-de-retour-68e3bc8c66711627737221.png)
https://actualitte.com/article/126634/avant-parutions/les-gnomes-sont-de-retour
Ceci explique cela :pfft
Tiens, voilà pour toi ! (https://www.youtube.com/watch?v=6n3pFFPSlW4)
Diantre mais c'est David, le gnome (https://www.youtube.com/watch?v=XdQFjOCIn3E) en fait! :chiyo1
Ben oui, la série était une adaptation des bouquins.
Atlas archéologique de la France / Dominique Garcia, Marc Bouiron
(https://leslibraires.b-cdn.net/hns0ImKae3uepaMOg2J55Rrm9ePTqycNG_-jd3kR5OM/s:800:800/MTM3MTk2NDY.webp)
Un ouvrage qui fait l'inventaire des découvertes archéologiques du territoire national, territoires outre-mer compris. Neuf sections pour présenter plusieurs : religion, économie, traitement réservé aux morts, environnement, guerres, architecture, etc. Bref, si ç'a laissé une trace quelque part dans le sol, les archéologues de l'Inrap sont là pour l'étudier.
Atlas of the Tibetan plateau / Michael Farmer
(https://www.lehmanns.de/media/108566321)
L'auteur explique les difficultés à cartographier le Tibet en raison des obstacles que le gouvernement chinois met sur les rails de telles tentatives. L'ouvrage aborde plusieurs points très intéressants : l'urbanisation croissante, le développement notable des infrastructures de transport (chemins de fer et aéroports se multiplient en altitude), mais l'ensemble apparaît comme étant très nettement l'œuvre du gouvernement chinois. La tradition urbanistique chinoise de villes conçues sur un plan orthogonal se perçoit immédiatement tant elle jure avec la tradition tibétaine qui épouse les lignes du relief dans une joyeuse anarchie. On reste perplexe devant l'aspect de certains « monastères » qui sont plus probablement des prisons maquillées que d'authentiques lieux religieux. Le territoire est marqué et ça se voit. L'auteur fait également part de la difficulté à identifier les lieux. Outre les soucis liés au passage du tibétain au chinois, le gouvernement semble être entré dans une phase de suppression des toponymes locaux, beaucoup étant rebaptisés d'un nom chinois sans aucun rapport avec le nom original. Alors quand il s'agit de lieux non autorisés par l'administration, comme par exemple des monastères « sauvages », il devient très difficile de connaître le nom du lieu.
Viens de finir
Confessions d'un automate mangeur d'opium de Mathieu Gaborit et Fabrice Colin
(https://m.media-amazon.com/images/I/914kYlYum9L._AC_UF1000,1000_QL80_.jpg)
Résumé :
CitationParis, 1889...
L'industrie, portée par la force de l'Éther, a révolutionné le monde. Le ciel bourdonne de machines volantes, les automates sont partout qui agissent au service des hommes, hommes qui communiquent entre eux par téléchromos d'un continent à un autre.
Dans cette ville moderne où s'ouvre une éblouissante Exposition Universelle, une jeune comédienne, Margo, aidée de son frère psychiatre, enquête sur la mort mystérieuse de sa meilleure amie et d'un singulier personnage créateur de robots...
Petit roman sympatoche à l'ambiance "steampunk" dans le Paris de l'exposition Universelle.
Retour à la fantasy avec Le Fléau des Rois (de Jenn Lyons) que je viens de débuter :
(https://www.bragelonne.fr/media/cache/cat_w272/40/9791028104740.jpg)
CitationDans une geôle isolée, un homme et une démone se racontent une histoire. Celle d'un fils de ménestrel devenu malgré lui l'héritier d'un prince. Celle d'un garçon qui a défié un démon sanguinaire, charmé un dragon par son chant, fait d'un ordre secret d'assassins sa famille et échappé au magicien le plus puissant du monde.
Mais se découvrir une destinée extraordinaire n'a pas grand-chose à voir avec les chansons... et l'idée que le héros gagne toujours à la fin. Peut-être Kihrin n'est-il pas ce héros, finalement. Peut-être n'a-t-il pas pour destin de sauver l'Empire... mais de le détruire.
Pour l'instant, on est dans de la fantasy "classique" avec le très classique "héros", avec une destinée hors du commun, au centre d'intrigues trop grandes pour lui.
Le point un peu original c'est que les chapitres s'alternent en racontant 2 époques distinctes de la vie du héros.
Après, forcément, comme souvent avec les mondes de fantasy, je galère avec l'avalanche de noms, de divinités, de concepts, de lignées, de peuples, des pays, de castes, etc
"Le Fléau des Rois" commençait assez timidement, mais en définitive, c'était vraiment sympa.
L'astuce du "1 chapitre sur 2", bien que simplissime, est diablement efficace et les révélations sont parfaitement maitrisées.
Et c'est ainsi que je m'apprête à commencer le 2e tome du cycle (qui en compte 5).
Mais avant cela, j'me suis fait une petite pause "n'imperie" avec :
(https://s3.eu-west-3.amazonaws.com/nova-sauramps-production/product/images_38/1675773_raw.jpg)
Citation« Mon idée est toute simple, non ? Je suis étonné de ne pas y avoir pensé plus tôt. » Elon Musk
L'écrivain et président du Goncourt s'amuse à mettre en scène Trump, Musk et Poutine dans une dystopie burlesque sur les dérives d'une hyperpuissance devenue incontrôlable. Stimulant.
Ca se lit vite, c'est hyper nerveux, voir hystérique, et complétement barré.
Rigolo.
On enchaine, en souplesse :
(https://m.media-amazon.com/images/I/61VtgTrJ5eL.jpg)
Bilan 2025 de mes lectures :)
« Le cimetière de la mer » – Aslak Nore – 2/5Spoiler
Saga familiale norvégienne autour des origines troubles de la fortune de la famille qui remontent à la Seconde Guerre Mondiale et dont le patriarche est unanimement reconnu comme un héros civil. Basée sur une histoire vraie bien que romancée et qui met en lumière les zones de gris d'une période pas si reluisante. Le fond est intéressant malheureusement j'ai trouvé l'ensemble mal écrit (ou mal traduit ?), sans saveur ni relief, avec des personnages peu intéressants. A priori, il y a une suite mais ce sera sans moi.
« Dodici Racconti » – Dino Buzzatti (en VO) – 3.5/5Spoiler
Première lecture en italien avec 12 nouvelles de Buzzatti. Il s'agit d'un livre pédagogique, avec la traduction en français pour qui veut. Je connaissais déjà l'auteur donc pas de surprise, les nouvelles ont toujours un petit côté fantastique plutôt intéressant. J'en retiens deux, l'une avec un notable qui se transforme en chauve-souris et qui voit son principal rival prendre sa place et une autre avec une petite gamine harcelée et moquée par ses camarades qui fait tout cramer à la fin. C'est fort bien écrit et moderne pour l'époque.
« L'illusion du mal » – Piergiorgio Pulixi – 4.5/5Spoiler
Polar. Se déroule dans l'univers de « l'île des âmes » lu en 2024. Un tueur soumet ses victimes qu'il a préalablement torturées, au jugement populaire via les réseaux sociaux. Doit-il leur laisser la vie ou les tuer ? Considérant que ses victimes ont commis des crimes parfois odieux. Dans ce tome apparaît Vito Strega, un criminologue qui vient épauler Mara et Eva, nos deux inspectrices de choc. Très très bon, on ne s'ennuie pas une seconde.
« La librairie des chats noirs » – Piergiorgio Pulixi – 5/5Spoiler
Un « giallo » fort sympathique que j'ai beaucoup aimé ! Un ancien prof misanthrope a ouvert une librairie entièrement consacrée au polar et a créé un « cercle » d'amateurs qui s'amusent à décortiquer les enquêtes issues de livres lus en commun et qui ont développé de fait quelques capacités auxquelles font appel les policiers du coin. En l'occurrence, une série de meurtres est en cours : il faut choisir entre deux personnes chères laquelle devra être sauvée, l'autre étant destinée à être de facto exécutée. Très bien fait, bien écrit, facile à lire. Le coupable se devine grosso modo au milieu du bouquin mais les motivations ne sont dévoilées qu'à la toute fin.
« La dernière maison avant les bois » – Catriona Ward –5/5Spoiler
Un excellent thriller, sans doute le meilleur que j'ai lu depuis un bon moment. Un jour, une petite fille disparaît alors qu'elle passe des vacances avec sa famille au bord d'un lac. Plusieurs années plus tard, sa grande sœur revient sur place pour enquêter. En face de chez elle habite un homme bizarre et elle se persuade qu'il est le coupable... Très très bien mené, je n'ai rien vu venir, je recommande vivement.
« Nous n'irons plus au bois » – Mary Higgins Clark – 2/5Spoiler
Une relecture quelques décennies plus tard. Il est resté dans mon stock depuis l'adolescence. Le fait est que je m'en rappelais plutôt bien – surprenant après toutes ces années – et je me suis rendue compte que ça a quand même assez mal vieilli. Ou alors on a déjà vu / lu quinze fois le même genre d'histoire.
« Le gardien des souvenirs » – Sanaka Hiiragi – 3/5Spoiler
Un bouquin dans la lignée actuelle des romans asiatiques « feelgood » (que je ne trouve pas si feelgood que ça, pour ma part) qui font la part belle à l'importance de l'instant présent, tout ça. Au fond, j'aime bien en lire mais les schémas sont assez répétitifs d'un livre à l'autre. Il n'en reste pas moins que ça fonctionne même si celui-ci – un homme tient un magasin photo par lequel transite les défunts qui revoient le fil de leur vie – ne m'aura pas laissé un souvenir impérissable.
« Tous tes secrets » – Lisa Jewell – 4/5Spoiler
Thriller. Dans un quartier chic, un meurtre est commis. Qui est la victime ? Et qui l'a tué ? Tout semble accuser une jeune femme et pourtant... Un bon page-turner à l'écriture efficace sans temps mort et avec une très bonne caractérisation des habitants gravitant autour du meurtre. C'est le deuxième roman que je lis de Lisa Jewell et j'ai préféré celui-ci.
« L'instinct » – Nicolas Druart – 3.5/5Spoiler
Thriller français. Pas mal. Je me suis fait avoir donc c'est que ça a bien fonctionné. Il y a un petit côté « film d'horreur d'ado » avec un groupe de gens qui ne se connaissent pas et qui se retrouvent piégés par les conditions météo dans un hameau perdu au milieu de la montagne où ils sont venus passer un WE, et qui meurent les uns après les autres. Fort sympathique, ça se lit bien.
« Resto qui » – Marco Balzano (VO) – 3.5/5Spoiler
Une écriture simple mais pas simpliste, qui raconte un lieu (le Tyrol du Sud), une époque (2nde Guerre Mondiale) et un événement réel (la construction d'un barrage hydro-électrique qui noie plusieurs villages dans une vallée) peu connus par chez nous mais notables dans l'histoire récente italienne. L'histoire suit une famille paysanne du Tyrol du Sud où la langue principale est l'allemand et dont la région se retrouve sous domination italienne. Mussolini y impose l'italien et fait la chasse aux germanisants qui fuient pour rejoindre l'Allemagne d'Hitler. Dans le même temps, un très vieux projet de construction de barrage dans la vallée est remis au goût du jour, contre lequel luttent les gens du coin, désespérés de perdre leurs terres et leur mode de vie. Une histoire pas forcément très gaie, bien racontée, avec beaucoup de pudeur et de réalisme.
« Avant qu'elle disparaisse » – Ana Reyes – 2.5/5Spoiler
Thriller original dans sa narration mais assez bizarre en fin de compte qui ne m'aura pas particulièrement marquée malgré une idée de base intéressante : les petites amies d'un gars ont tendance à tomber raides mortes devant lui sans qu'il semble avoir fait quoi que ce soit. La meilleure amie d'une des copines du gars en question est persuadée qu'il les a tuées même si elle ne sait pas comment. Le problème c'est qu'elle n'est pas très stable et donc, pas très crédible.
« Smombies » – Hubert Beroche – 4/5Spoiler
Smartphone + zombies = Smombies. Essai à la base centré sur l'adaptation de l'environnement urbain à l'évolution des technologies nomades et à leurs usages (portable en tête donc) et qui met en évidence à quel point l'être humain est en train de se transformer (et pas en bien) au contact des réseaux sociaux. Edifiant.
« Sur la dalle » – Fred Vargas – 0/5Spoiler
Nul. Nul ! Mais nul ! Pour mon premier Vargas, j'ai été servie et vaccinée. Terminé. Même un téléfilm de France 3 de type « Meurtre à Trifouille-les-oies » est meilleur que ce... cette chose.
« Après minuit » – Gillian Mc Allister – 5/5Spoiler
Très bon thriller et très original : une femme voit son fils de 18 ans se faire assassiner sous ses yeux en pleine nuit dans la rue devant la maison familiale. Le lendemain, elle se réveille... et c'est hier. Le jour suivant, avant-hier. Le jour d'après, avant-avant-hier. Etc. Elle seule se rappelle de ce qui s'est passé ou plus exactement de ce qui « va » se passer et vit son passé à l'envers ; son entourage (dont son fils !) ne se rend compte de rien et chaque jour, elle doit tout recommencer en plus long au fur et à mesure que le temps « recule ». Excellent !
« La septième lune » – Piergiorgio Pulixi – 3.5/5Spoiler
Polar. Troisième tome, après « L'illusion du mal ». Pas mal du tout, mais je l'ai trouvé en dessous du précédent et Vito Strega semble être le Gary Stu de l'auteur, disons que ça se sent particulièrement sur ce tome alors que ça passait crème dans le précédent. La fin est tout de même surprenante, je ne l'avais pas vu venir, même si un peu tordue.
« Repas de famille » – Shari Lapena – 3/5Spoiler
A l'issue d'un repas au sein d'une famille de notables plutôt riches, les deux parents sont retrouvés morts. Qui les a tués ? Pas mal, mais pas transcendant. Les enfants et beaux-enfants des deux victimes sont aussi antipathiques les uns que les autres, on nage dans le cynisme et l'avidité et le pire, c'est qu'on n'en est même pas étonné.
« La maison d'à-côté » – Lisa Gardner – 2/5Spoiler
Thriller trouvé dans un vide-grenier. Une jeune mère de famille disparaît sans laisser de traces. Son mari prend soin de leur fille sans sembler particulièrement affecté par la disparition de sa femme tandis qu'à quelques dizaine de mètres de là vit un jeune homme anciennement condamné pour viol. Mouais. Bof. La fin est un « tout ça pour ça » particulièrement décevant.
« Les mémoires d'un chat » – Hiro Arikawa – 3.5/5Spoiler
Même combat que « le gardien des souvenirs » plus haut dans la liste sauf que là, forcément, j'ai versé ma petite larme. Voire deux. Un homme qui un jour a recueilli un chat, se voit contraint pour une raison mystérieuse de confier son chat à quelqu'un d'autre car il ne va plus pouvoir s'en occuper. S'ensuit un pèlerinage avec le chat auprès des gens qui ont jalonné son histoire pour trouver un nouvel adoptant. Le roman est raconté du point de vue du chat, pas toujours très bien rendu, mais il n'empêche : prévoyez votre paquet de kleenex.
« Des milliards de tapis de cheveux » – Andreas Eschbach – 4/5Spoiler
On aime ou on n'aime pas. Je fais partie de la première catégorie, j'ai beaucoup aimé ce roman qui est en réalité un patchwork de plusieurs histoires qui s'entremêlent pour former un tableau d'ensemble, en miroir au concept de base. Dans un monde lointain, des hommes tissent des tapis en cheveux, de génération en génération, à destination de l'empereur. Mais l'empereur serait mort dit-on. Alors que deviennent les tapis ? Et pourquoi a-t-il besoin d'autant de tapis ? Le premier chapitre met dans l'ambiance tout... net. Original, bien écrit, et très surprenant. Je recommande.
« Les fêlures » – Barbara Abel – 2.5/5Spoiler
Thriller. Un jeune couple est retrouvé inanimé, suite à une tentative de suicide. Lui est mort, elle survit. Comment en est-on arrivé là ? Ou quand le trop est l'ennemi du bien. Niveau écriture à la fois c'est bien fait et ça se regarde trop le nombril. Niveau scénario c'est tordu. Trop tordu et malgré l'appui des mots, on n'arrive pas vraiment à y croire. Mention spéciale toutefois au thème sous-tendu : les lacunes en matière de communication, et les pieux mensonges qui deviennent des armes mortelles.
« Cuore nero » – Silvia Avallone (VO) – 4/5Spoiler
Un joli roman sur le thème de la rédemption sous toutes ses formes. Très bien écrit, beaucoup de délicatesse et de bienveillance pour les personnages, tous très attachants. Emilia, une trentaine d'années sort de prison après une longue peine pour un crime qu'on ne découvre qu'à la fin du livre. Elle choisit de vivre à Sassaia, un village quasi abandonné et inaccessible en voiture où elle rencontre Bruno, instituteur dans le village d'en-dessous mais qui vit à Sassaia. Bruno, lui, a perdu ses parents alors qu'il était enfant, tués dans un accident de téléphérique. Ces deux êtres abîmés par la vie se croisent, s'apprivoisent, tombent amoureux sans pour autant livrer leurs vérités à l'autre. Et quand on ment, même par omission, ce n'est jamais bon. J'ai beaucoup aimé.
« A petit feu » – Elisabeth Jane Howard – 1/5Spoiler
Grosse déception. Après la saga des Cazalet, j'espérais retrouver la même immersion, le même intérêt pour les personnages, la même envie d'en savoir plus à chaque page. Je me suis copieusement ennuyée avec des personnages caricaturaux et absolument pas crédibles. Sans intérêt.
« Les yeux du Dragon » – Stephen King – 2.5/5Spoiler
Mon King annuel. Cette fois, il s'agit d'un conte en mode « il était une fois » mais c'est du King donc forcément, ça monte crescendo. Dans un royaume quelconque, le roi est assassiné et son fils aîné est désigné comme coupable et enfermé dans une tour dont il est impossible de s'échapper, tandis que son cadet monte sur le trône. L'aîné était aimé de tous, le cadet est un raté mais il est aidé dans sa lourde tâche par son conseiller, un magicien. Qui était le conseiller de feu le roi.
C'est assez étonnant de voir King dans ce registre mais pas inintéressant. Ceci étant, je préfère vraiment ses opus dans notre monde et notre époque, un contexte qui les rend bien plus flippants et plus percutants.
« Pista nera » – Antonio Manzini (VO) – 3/5Spoiler
Giallo. Premier d'une série avec pour héros Rocco Schiavone, vice-questeur qu'on adore détester. Ou qu'on déteste aimer. C'est selon. Schiavone, sanctionné par sa hiérarchie, se retrouve muté au fin fond du val d'Aoste, lui le Romain élégant, urbain et un peu roublard sur les bords et alors qu'il n'est là que depuis 4 mois, un cadavre est retrouvé sur une piste de ski. Malheureusement, la dameuse lui a roulé dessus ce qui complique quelque peu l'enquête.
Schiavone n'aime pas la neige, n'aime pas le froid, a un humour douteux, méprise certains de ses nouveaux collègues (qui certes n'ont pas inventé la poudre), considère le genre humain avec circonspection, compare les gens à des animaux, a un faible pour les femmes et semble avoir une double-vie. Sous ses aspects caricaturaux et parfois déplaisants, on découvre un homme qui en a trop vu et trop entendu, qui vient de perdre son épouse - la seule femme qu'il ait jamais aimé – qui s'efforce de la faire vivre encore en s'efforçant de réaliser leur dernier projet commun et en la convoquant dans ses illusions, et qui a été sanctionné parce qu'il s'est substitué à une justice défaillante.
J'aime beaucoup le personnage, j'aime aussi le style de l'auteur (j'ai pas mal rigolé) et le rythme plutôt rapide. Et j'apprends plein de gros mots.
« Etreintes » – Ann Michaels – 1/5Spoiler
Choisi un peu au hasard, et surtout trompée par le quatrième de couverture. On m'annonce un photographe, ancien soldat de la 1ère Guerre Mondiale, qui découvre sur ses clichés les fantômes de personnes disparues. Ca avait l'air chouette comme ça. Je me suis retrouvée avec des histoires plus ou moins en lien les unes avec les autres et surtout une réflexion poético-métaphysique sur l'absence qui est présence, les liens entre les époques et les générations, etc. C'était bien écrit mais incroyablement ennuyeux.
« Le dérapage » – Gilles Perrault – 4/5Spoiler
Trouvé sur un vide-grenier. Court roman des années 80. Un jeune homme vient d'être acquitté du meurtre de ses parents grâce au talent de son avocat... à qui il avoue sa culpabilité tout de suite après le verdict. S'ensuit un huis-clos à l'issue duquel on découvre le pourquoi, le comment et surtout le quoi. L'histoire est courte et ramassée, donc le rythme y est notable et l'ensemble se lit très vite. La plume de Perrault est agréable à lire et sans concession. J'ai beaucoup aimé et trouvé l'ensemble saisissant.
@Bouloche le Foufounet :
CitationCa fait un moment que je suis tenté par Les Annales de la Compagnie Noire.
J'en ai entendu du bien, mais aussi des sentiments plus mitigés. Mais surtout, il parait que c'est une lecture TRES exigeante.
Et puis, 13 tomes à ce jour : c'est un engagement longue durée !
Est-ce que par ici des gens ont lu le cycle ? Est-ce que c'est bien ? Ca vaut le coup de se lancer ?
Alors, pour ma part, je suis allée jusqu'au tome 6 il me semble (c'était il y a longtemps) et sur cette base, je dirais que les 3 premiers tomes valent vraiment le coup, après j'ai trouvé que c'était moins intéressant et assez répétitif. L'avantage c'est qu'au bout des 3 tomes, on a une histoire conclusive.
Par contre, une lecture très exigeante, non pas franchement. Si on parle de littérature Fantasy exigeante, parlons du Livre des Martyrs : ça, oui, c'est TRES exigeant (trop d'ailleurs) mais pas les Annales dont le style est sans aucune concession et qui dans le même temps crée une atmosphère et un lien avec les personnages. Pour ma part, j'en ai gardé un excellent souvenir de ce point de vue.
Citation de: Alaiya le Jeudi 1 Janvier 2026, 15:18Par contre, une lecture très exigeante, non pas franchement. Si on parle de littérature Fantasy exigeante, parlons du Livre des Martyrs : ça, oui, c'est TRES exigeant (trop d'ailleurs) mais pas les Annales dont le style est sans aucune concession et qui dans le même temps crée une atmosphère et un lien avec les personnages. Pour ma part, j'en ai gardé un excellent souvenir de ce point de vue.
En réalité, tu as parfaitement raison ! Je me suis trompé lors de la rédaction de mon post et je voulais parler du Livre des Martyrs !
Merci pour la correction !
Citation de: Bouloche le Foufounet le Jeudi 1 Janvier 2026, 16:53En réalité, tu as parfaitement raison ! Je me suis trompé lors de la rédaction de mon post et je voulais parler du Livre des Martyrs !
Merci pour la correction !
Je comprends mieux ! :))
Concernant le Livre des Martyrs donc, j'ai lu le tome 1... et ça m'a suffi :onionsweat Je suis cliente d'habitude des univers dans lesquels on entre sans "préliminaires" ( :o) et qu'on découvre au fur et à mesure des événements et des personnages, mais dans le cas présent, le trop est l'ennemi du bien. D'ailleurs l'auteur prévient dans sa préface mais je n'imaginais que c'était à ce point-là ! En gros, c'est comme si le lecteur débarquait au beau milieu d'une partie de JDR commencée depuis 10 ans et vas-y, démerde-toi.
Citation de: Alaiya le Jeudi 1 Janvier 2026, 15:18Bilan 2025 de mes lectures :)
[...]
« Sur la dalle » – Fred Vargas – 0/5
Spoiler
Nul. Nul ! Mais nul ! Pour mon premier Vargas, j'ai été servie et vaccinée. Terminé. Même un téléfilm de France 3 de type « Meurtre à Trifouille-les-oies » est meilleur que ce... cette chose.
Je ne vais (probablement) pas de te convaincre d'en lire d'autres de cette auteure, mais ce n'est clairement pas le meilleur que tu as lu. Déjà parce qu'il est très lié au précédent et si tu n'as pas suivi toutes les précédentes péripéties d'Adamsberg, tu as dû être larguée (d'autres font moins de références aux précédents tomes, donc sont plus faciles d'accès). Puis, il n'est clairement pas à la hauteur. J'ai été assez déçue à sa lecture alors que c'est une auteure que j'aime beaucoup d'ordinaire. C'était plat, fade et un poil trop poussé dans l'absurde (même si c'est sa marque de fabrique).
Le pire étant qu'ils ont fait une adaptation en série télé courte et c'est encore pire (puisqu'il y a plein de trucs qui sont passés à l'as durant le processus). La fin est précipitée sans beaucoup d'explications.
Perso, j'avais commencé par
Debout les morts où Adamsberg intervient sans être le personnage principal. Les "héros" sont un trio d'historiens vivant dans la même baraque et, bien sûr, ils ont tous un côté loufoque, tout en restant attachants.
Mon préféré reste à ce jour
Sous les vents de Neptune, même si sa construction "à l'envers" (dans le sens où on connaît déjà le coupable) pourrait rebuter. J'adore l'ambiance de ce tome qui se déroule au Canada et où tu entends l'accent chantant des locaux.
J'avais bien aimé
Un lieu incertain qui partait dans un délire plus mystique, avec un passage par Londres assez fendard, même si on devine le meurtrier assez vite. Ou aussi
Pars vite et reviens tard (qui doit être le 2ème que j'ai lu) où on suit à la fois Adamsberg et les habitants du quartier.
Bon après, faut accrocher au délire parce que tous les personnages ont été bercés trop près du mur (même le chat qui dort sur la photocopieuse et qu'il faut porter jusqu'à sa gamelle).
@Nicodémüs : merci pour ton retour ! En effet, j'ai lu (... après) que "Sur la dalle" était certainement le plus mauvais des Vargas. J'ai bien senti le côté un peu (beaucoup) "barré" des protagonistes et notamment du "héros" principal et je ne suis pas sûre d'adhérer au "deus ex-machina" du personnage qui devine tout en claquant des doigts. Pourtant, je vais malgré tout donner une 2ème chance à l'auteure, je piocherai dans ta liste !
Adamsberg est un personnage clairement perché (bon, ils le sont tous un peu dans ce commissariat, mais même pour ses collègues, il paraît perché et il en agace quelques-uns). Dans Sous les vents de Neptune, ses collègues canadiens l'appelle "le pelleteur de nuages", parce qu'il est toujours dans la lune et qu'il part dans tous les sens, se fixant sur des micro-détails (parfois utiles pour l'enquête, parfois pas du tout). Même si son apparence n'est pas fixée et il a un côté Columbo dans sa dégaine (ce qui fait que, généralement, tout le monde pense que c'est Danglard le commissaire, alors qu'il n'est "que" capitaine (même si c'est lui qui tient la baraque)).
Il faut adhérer (c'est comme tout, si on n'encadre pas le perso principal, c'est compliqué de continuer à s'intéresser à l'univers).
Mais, oui, Sur la dalle et Quand sort la recluse (les deux derniers) ne sont clairement pas les meilleurs. Je ne me souviens plus de Temps glaciaires (à part qu'Adamsberg se retrouve en Islande), mais dans l'avant-dernier, en plus de deviner très rapidement qui est le coupable, l'histoire est ultra-glauque. :onionsweat
Petit intermède dans la saga "Le Choeur des Dragons" avec
L'Art de ne pas dire de Clément Viktorovitch.
(https://m.media-amazon.com/images/I/51I7q2ZTaiL._AC_UF1000,1000_QL80_.jpg)
4ème de couv' :
Spoiler
Citation« C'est en cela que nous nous sommes distingués de nos prédécesseurs. Eux cherchaient comment dire ce qu'ils allaient faire, tondis que ce que nous avons fait, nous ne l'avons jamais dit. »
Dans ce premier seul en scène intitulé L'Art de ne pas dire, Clément Viktorovitch interprète un conseiller trahi et congédié par le nouveau président de la République, qui lui doit pourtant sa victoire. Pour se venger, il organise une conférence dans laquelle il révèle les artifices d'un plan de campagne bien ficelé.
Si L'Art de ne pas dire est une pièce de théâtre, elle ne s'inspire de rien d'autre que du réel observable. Pour illustrer cette époque dans laquelle les responsables politiques ont distordu le rapport au vrai, elle s'accompagne ici d'un carnet de bord compilant et commentant les formules les plus ostensiblement fausses prononcées ces dernières années par des gouvernants en responsabilité.
Page après page, ce qui se dessine, ce sont les Chroniques d'un saccage du langage, où l'on voit se dissoudre non seulement le sens des mots, mais aussi, peut-être, le fondement même de notre débat public.
Et si l'ère de la post-vérité nous avait fait entrer, en réalité, dans celle de la post-démocratie ?
J'avais lu et bien aimé
Le Pouvoir rhétorique : ça expliquait les différentes "techniques" utilisées pour "convaincre" (de manière plus ou moins loyale).
Dans ce nouveau bouquin, retranscription de son "seul en scène", c'est, en gros, une mise en scène de ces mêmes techniques par l'incarnation d'un conseiller en comm'.
Du coup, j'ai été assez déçu : il n'y a absolument rien de nouveau. Peut-être que c'est plus fun "en live"/sur scène, mais, à lire, c'était bof. Redondant.
De plus, en définitive, la retranscription de la pièce n'occupe que la moitié du livre (environ 60 pages : autant dire que c'est vite plié !). L'autre moitié est consacrée à l'exposition de déclarations de post-vérité, confrontées à chaque fois avec la réalité des faits. C'est rigolo 5 minutes, mais ça fait un peu remplissage !
On enchaine avec :
(https://m.media-amazon.com/images/I/71S4FXRoWVL._UF1000,1000_QL80_.jpg)
C'était assez intéressant, même si ça n'apporte rien de vraiment neuf au schmilblick... ::)
Fin de la petite pause et retour à la série "Le Choeur des Dragons" avec le tome 4 : La Maison de Toujours.
Terry Pratchett et la mort : mourir en majuscules / Justine Breton
(https://leslibraires.b-cdn.net/WEf2FqNz0z2Vd_t1zxss4QHVv1Y51cDfW-NqCfH6BaE/s:337:400/MTQ4MTAwMTE.webp)
Une étude qui porte sur la mort et la Mort dans les ouvrages de Pterry. La mort, phénomène naturel, et la Mort le personnage (au masculin, c'est un mâle nécessaire rappelons-le) – car les deux ne se recoupent pas forcément – ainsi que tout le cadre culturel qui accompagne les deux : funérailles, croyances, fin de vie, etc. Un sujet large et riche qui sort parfois du Disque-Monde quand c'est nécessaire pour aller fouiller dans les autres créations de l'auteur ou dans sa vie personnelle.
Suite et fin de la saga "Le Choeur des Dragons" avec le tome 5 :
(https://static.fnac-static.com/multimedia/PE/Images/FR/NR/33/08/e5/15009843/1507-1/tsp20240919090855/Le-Choeur-des-dragons-T5-La-Discorde-des-dieux.jpg)
Le rythme s'accélère, les chapitres sont plus courts, les évènements s'enchainent de plus en plus vite : j'ai hâte de savoir comment tout ça va se finir !
Petit retour très rapide sur la saga "Choeur des Dragons" :
Spoiler
J'ai vraiment bien aimé le style de l'auteur. C'était catchy et bien construit.
Le seul truc un peu difficile, c'est tout le bazar avec les différentes "réincarnations", les perso qui se rappellent de leurs vies passées : ça fout parfois un peu le bordel 'ah oui, attends, machin, par rapport à bidule, dans une vie passée c'était son père, donc...".
Et chose que j'apprécie et pour laquelle je suis assez sensible : la fin était satisfaisante !
On enchaine avec :
(https://www.laludibrairie.fr/uploads/products/233/fils_des_brumes_t1.jpg?t=1695898185)
Je commence à peine, donc difficile de me faire une idée...
En outre, pour les fans de Brandon Sanderson, cette saga va être adaptée en film (alors que "les Archives de Rorshar" seront adaptées en série).
L'auteur a fait un deal avec Apple TV dans lequel il a obtenu un niveau de contrôle encore jamais vu (supérieur à celui que JRR Martin pouvait avoir sur GoT, par exemple)
https://www.cnews.fr/divertissement/2026-01-29/apple-tv-decroche-les-droits-dadaptation-des-livres-cosmere-de-brandon
Citation de: Bouloche le Foufounet le Lundi 23 Février 2026, 10:13On enchaine avec :
(https://www.laludibrairie.fr/uploads/products/233/fils_des_brumes_t1.jpg?t=1695898185)
Je commence à peine, donc difficile de me faire une idée...
En outre, pour les fans de Brandon Sanderson, cette saga va être adaptée en film (alors que "les Archives de Rorshar" seront adaptées en série).
L'auteur a fait un deal avec Apple TV dans lequel il a obtenu un niveau de contrôle encore jamais vu (supérieur à celui que JRR Martin pouvait avoir sur GoT, par exemple)
https://www.cnews.fr/divertissement/2026-01-29/apple-tv-decroche-les-droits-dadaptation-des-livres-cosmere-de-brandon
Ouais, j'ai vu ça sur la chaîne de CaptainPopcorn :O ! Je suis joie !
Du moins, pour Roshar (dernière ligne droite pour moi pour finir la 1ère pentalogie avec la seconde moitié de Vent et Vérité que j'attaque) car je n'ai pas lu "fils des brumes" (vais peut-être m'y mettre, tiens).
Atlas historique du Moyen Orient / Vincent Lemire, Christian Grataloup
(https://leslibraires.b-cdn.net/RpgZcpzxhqF5pP1i3e2Vm2Jx6kpWf-8ViWr5ehyoQhI/s:337:400/MTUwNjAxMjY.webp)
Pas grand-chose à dire sur cet ouvrage, en fait, la qualité générale reste du même niveau que ceux des autres volumes de la collection. Les textes sont courts mais clairs, les couleurs franches et les légendes visibles. Comme c'est déjà le cinquième volume, il y a un peu de recyclage puisqu'on retrouve des pages qui étaient déjà apparues précédemment. Ceux qui auront l'œil (ou les autres livres sur les genoux...) pourront remarquer que certaines cartes ont été retravaillées pour apporter quelques détails en plus.
J'ai commencé l'intégral d'Elric, par Michael Moorcock. Dans la préface, je me suis laisser impressionner parce qu'il prétendait écrire des nouvelles en deux jours et des romans en une semaine. Mais en fait, je remarque que le style est très plan-plan; en fait, y'a un côté très naïf, on dirait que c'est un enfant qui découvre l'écriture :)) Y'avait déjà de ça dans "Le chien de guerre et la douleur du monde", qui faisait "dark fantasy pour pré-ado", mais j'aurai pensé que son œuvre culte eut un style plus solide :aie
J'ai fini le 2ème tome de la saga "Fils-de-Brume", mais je m'accorde une petite pause avant de commencer le 3ème avec :
(https://encrypted-tbn2.gstatic.com/shopping?q=tbn:ANd9GcRyF5pzkDr3_GaaclCPr9AJd9IuX9fxYHMuIuGy_eD1cVAS5fOSrmHbjJMTwqSs_CPwLVyK1PUbilVB6mxv78aGDYPR-RAD)
Let's have fun ! :))