Il y avait un sujet dédié aux fanarts, qui traitait des divers couples évoqués dans la franchise, et également ceux issus des histoires de fans, à notre ancienne adresse.
Cette fois, plus question de fanarts, mais bien de votre perception de telle histoire amour, sentiments partagés ou laissés en suspens, rencontre d'un jour...vous avez le droit d'exprimer votre frustration, si des questions sont restées sans réponses, de dire quelle direction vous avez choisie pour remplir ces blancs, à travers votre propre vision de ce point de vue de la série, dans vos histoires. J'ai décidé d'ouvrir ce sujet, suite à la question de
@Seiya Wright, par rapport à la loi du masque, et aux remarques de
@Sharivan, en lien avec la même thématique, dans Le Sanctuaire Et Le Droit.
C'est un manga où une romance est assez hors de propos. Et lisant les autres mangas, Kurumada n'est pas vraiment là-dedans.
On a beau contester la catégorisation des mangas, et en particulier la séparation entre les shonens et les shojos, mais n'empêche... ce n'est pas courant que des shonens montrent de vraies histoires d'amour (sans les schémas pénibles genre "tsundere" et compagnie). Rumiko Takahashi, je ne vois que Inuyasha, par exemple. Et des shonens célèbres, c'est au mieux assez bancal.
J'aurais bien aimé voir Kurumada faire des histoires courtes où un héros qui sauve le monde doit se réadapter à la vie normale. Il y a des histoires récents pour ça (Frieren), mais ce serait un défi pour lui, non ?
Sinon, j'avoue éprouver un plaisir à regarder des fanarts sur Freiya et Hyoga, le tout sur fond de la bande-originale de Deer Hunter. La scène du mariage avec John Savage est magnifique.
Et ben moi j'aurais bien aimé que Omega concrétise d'autres couples que Shiryu/Shunrei. :disko1
Comme Seiya x Saori parents de Koga et Shun x June parents de Yuna.
Oh ben le dernier épisode avec le plan large sur le premier couple est largement suffisant, je trouve.
J'avoue avoir aussi une certaine tendresse, pour l'éventuelle relation que Hyôga et Freyja, auraient pu avoir. Si des événements s'étaient déroulés autrement, cela aurait pu fonctionner. J'y avais fait allusion dans mon histoire, quand, suite à son choix de retrouver le Chevalier Du Cygne, la Princesse d'Asgard découvre qu'il est amoureux de Jade. Je vous laisse deviner les complications qui ont suivies.
Dans mon histoire, Seiya et Saori ont deux enfants: Adrien et Fiona. Le premier est leur enfant naturel, la deuxième est la fille de Shaina. Shun et June n'ont pas d'enfant ensemble. Suite à la conception de son enfant avec Jade, Shun ne voudra jamais en avoir avec une autre femme. Que Shun et June aient des enfants, est un thème fréquent que l'on retrouve dans certains fanarts, mais le plus souvent, ils insistent sur leur relation potentielle.
L'amour dans Saint Seiya est à mon sens plutôt platonique, spirituel et sublimé. Il est tout à tour courtois et chevaleresque, dévoué, religieux, fanatique, mystique, fraternel, filial... mais le désir et la sexualité n'y ont pas leur place : 0 % éros, 100 % agapè.
Entre ça et le discours de Seiya sur la jeunesse fêtarde et superficielle, sans compter sur son éloge du Cosmos avec le background spirituel que ça peut impliquer, j'ai même pensé aux groupes religieux de l'époque qui faisaient le même parallèle entre la société aliénante et leur doctrine magnifique (dont Aum Shinrikyo). Vu que la version originale semble préservée, je ne suis pas fondamentalement contre le changement dans le dialogue qui paraît aujourd'hui décalé (Seiya parler comme un ieuv à 13 ans) voire... glauque.
Comme un vieux, je ne sais pas, mais comme un fanatique religieux, sans doute. N'est-ce pas ce que sont plus ou moins tous les protagonistes de Saint Seiya, au fond, avec leur allégeance à telle ou telle divinité, leur mission de protéger/dominer le monde et leur constante envie d'en découdre ?
Il est vrai que dans Saint Seiya, les histoires d'amour sont souvent évoquées, mais rarement développées, et elles ne prennent que rarement le devant de la scène. Kurumada aborde les sentiments de manière subtile, les noyant souvent dans les combats et les drames mythologiques.
Nous avons quelques exemples de relations amoureuses dans le manga/anime :
Shaina et Seiya : Cette relation est marquée par un amour à sens unique, où Shaina nourrit des sentiments pour Seiya, qui restent inassouvis et souvent ignorés par lui. La "loi du masque" ajoute une tension tragique, laissant leur histoire en suspens.
Shiryu et Shunrei : Considérée comme la relation la plus "stable" de l'univers, elle demeure en arrière-plan. Shunrei joue un rôle de soutien émotionnel, mais la romance n'est pas approfondie.
Julian Solo et Saori : Leur relation est caractérisée par un amour obsessionnel et destructeur, typique d'un antagoniste. Saori ne partage pas ses sentiments, ce qui crée un conflit intéressant.
Freya et Hagen (anime Asgard) : Cette histoire d'amour explicite se termine tragiquement à cause de la malédiction d'Hilda, constituant une exception poignante dans un univers où l'amour semble maudit.
Pour ma part, le fait qu'il y ait des romances ne m'aurait pas dérangé, mais Saint Seiya est avant tout une saga centrée sur les combats, les sacrifices et la loyauté. Les sentiments amoureux sont souvent relégués au second plan, derrière des thèmes plus forts tels que la fraternité (comme entre Ikki et Shun) ou des réflexions philosophiques sur la justice et le destin.
Comme le disait Rag, Kurumada privilégie les relations platoniques, telles que l'amitié, la rivalité et le respect, plutôt que les histoires d'amour classiques. Même les liens entre Seiya et Saori, sont davantage spirituels que romantiques. Lorsque l'amour apparaît, il est souvent tragique (comme avec Freya et Hagen) ou inabouti (comme avec Shaina et Seiya), comme si l'univers interdisait le bonheur simple aux guerriers. Les rares histoires d'amour présentes servent à renforcer les drames plutôt qu'à offrir des fins heureuses.
Comme le thème est l'amour, je pense que tout dépend des amours dont on parle.
En ce qui est des couples, ce ne semble pas être le point fort de Kurumada sensei et reste secondaire. On a toujours le "soutien féminin" discret que ce soit avec Shunrei priant pour que rien n'arrive à Shiryu ou June qui fait tout pour dissuader Shun d'affronter Aphrodite. Et ce plus par lucidité.
Il y a aussi les amours à sens unique, comme Shaina et Seiya. Ou peut être aussi Miho et Seiya mais qui ne considère cette dernière que comme une ancienne amie d'enfance.
En revanche, je trouve que Teshirogi introduit en trame de fonds les jalousies relatives à l'amour, remplacée par une vraie relation. Il suffit par exemple de voir l'évolution de celle entre Yuzuriha et Yato, qui à la fin du tome 25 pourrait se concrétiser sur un couple.
Il y a aussi celle qui pourrait exister entre Eaque et Violate.
En revanche Kurumada ou Teshirogi développent plus et mettent en valeurs les relations parentales de substitution.
Il suffit de voir par exemple Shiryu tout faire pour que Dokô accepte qu'ils fassent front ensemble à Shion. Ou son inquiétude quand Dôko le teste.
Pareil pour Hyôga et Camus, Hyôga n'a jamais su se relever et faire entièrement son deuil de son maître. En témoigne le moment où Kassa prend l'apparence de Camus et l'intensité de la joie du chevalier du Cygne.
Il y a aussi la relation un peu plus particulière Seiya/Marin, avec un maître sévère intransigeant. Mais qui lui a appris à faire seul face aux épreuves, mais n'hésite pas à lui venir en aide si besoin est. Il suffit de la voir au moment où Seiya doit atteindre la salle du Grand Pope.
Ou quand elle réussit à retrouver Seika.
Niveau de The Lost Canvas les deux relations marquantes de ce tonneau sont celles de Sage et Manigoldo. Leur combat contre Thanathos est intense en émotions, en amour fort tout comme en rebondissements tout au long de ce combat.
Et il y a celle Albafica Lugonis qu'on découvre dans la Gaiden.
Le hic est peut être que mettre des idylles des couples pourrait parasiter l'histoire et l'action.
Si il y a bien un point sur lequel je tombe d'accord avec
@Sharivan, c'est le fait que l'amour est maudit, et est appelé à finir en tragédie. Même si mes histoires sont restées inachevées, je savais pertinemment que la troisième et dernière partie, ne pouvait que se terminer par l'ultime sacrifice de Shun, pour protéger la femme qu'il aime. Ce n'était pas seulement le Chevalier qui se sacrifiait, mais aussi l'Ange Gardien, pour permettre à sa protégée de rester en vie. Combien même je n'ai jamais eu la possibilité de la retranscrire sur le papier, la scène est restée gravée dans ma mémoire.
Ta contribution,
@Eyael, ne m'a pas laissée indifférente, par rapport à la lucidité de June, vis-à-vis de Shun, quand elle avait tout fait pour retarder l'inéluctable. Elle savait ce qui se passerait, et se refusait à perdre celui qu'elle avait toujours soutenu, et avait appris à aimer. Cette lucidité, teintée de ce déni, m'avait profondément marquée. Ce qui explique que ce trait de sa personnalité se soit retrouvé dans mes histoires, assurant ainsi une dynamique entre Shun, Jade et elle. On peut être conscient qu'il se passe quelque chose, et éprouver des difficultés à regarder la vérité en face.
J'en profite pour remettre la réponse de Kurumada en tant que Shion:
Q) Shion-sama, savez-vous, cela m'inquiète un peu, mais la rumeur selon laquelle le Gold Saint Aiolia et la Silver Saint Marin sont intimes l'un avec l'autre est-elle vraie ? Indépendamment de la véracité de cette rumeur, pouvez-vous me dire si les Saints reconnaissent l'amour ou le mariage entre eux ?
R) Oh ? Je n'ai jamais entendu parler de cette rumeur. Il est vrai que ces deux-là s'entendent bien, mais c'est juste de l'amitié, comme des liens masculins. Aiolia a dû vivre sous le déshonneur d'être le petit frère d'un traître, il y a des gens inconsidérés qui veulent répandre des rumeurs à son sujet. Je ne m'en soucierais pas trop. Et, la seule raison pour laquelle les Saints existent est de protéger la paix de ce monde. Tant qu'ils ont cette raison, les Saints doivent consacrer leur esprit et leur corps à Athéna, qui est le symbole de la paix. Par conséquent, le Sanctuaire ne reconnaît pas l'amour ou le mariage d'un Saint, mais il arrive qu'une vie d'un Saint soit plus importante que celle du reste du monde. J'ai entendu dire que, dans notre longue histoire, certains ont décidé de renoncer à leur rang de Saint pour protéger cette personne.
J'aime particulièrement les deux dernières phrases de sa réponse.
Elles correspondent en tout point à ma propre vision des choses.
Merci infiniment de l'avoir partagée,
@Wild Pegasus. Merci.
Kurumada avait-il conçu le personnage d'Orphée à l'époque où cette interview a eu lieu ? :nicenice
Oui vu qu'il faisait plusieurs fois la promo du Taizen en vente :)) Donc possible que ce soit une référence à Orphée.
Après je le prenais aussi un peu dans le sens du masque où si la Saint n'est pas capable de tuer celui qui a vu son visage et donc de confirmer son intention d'être une guerrière, alors elle aurait l'option de retourner à la vie normale en tant que "femme aimante" en lisant entre les lignes même si à la question "veux-tu rester une guerrière ou bien te consacrer à l'amour" Shaina aurait dit "oui". :))
Remarquez, si la loi du masque n'était que pour empêcher les histoires d'amour qui détourneraient l'esprit des Chevaliers de leur dévotion envers Athéna, elle ne résoudrait qu'une partie du problème, puisqu'il y aurait toujours le problème des couples homosexuels... ;) ça ferait un peu autruche (mais ça colle bien à l'ambiance des années 80 sur le sujet).
Oui, je pense que ce que tu a dis sonne avec justesse: on pense résoudre le problème, mais seulement qu'à moitié, puisque les couples homosexuels (sujet abordé maintes fois dans des fanfic), le ramène de l'autre! Sans être une généralité, le coté politique de l'autruche était aussi évoqué de même, sans aller plus loin. Du moins, dans ce que j'avais vu passer, autrefois.
L'amour n'est clairement pas le concept avec lequel joue Kurumada dans le manga.
Seiya est un homme entouré de prétendante mais lui n'est préoccupé que par sa soeur, puis par sa dévotion envers Athéna.
D'ailleurs ça se voit aussi dans l'attitude de Shun vers June (qui elle n'était qu'une promesse de Kurumada pour le lectorat d'un autre magazine).
Il a par contre utilisé l'amour sous forme d'alliance politique entre Saori et Julian par le biais de la stratégie de Poséidon et je trouve ça bien pensé. Cet forme d'amour, utilisé comme arme, me plait.
Alors pour rejoindre Eyael, dans TLC, il y a également toutes les relations qui tournent autour de Pandore : celle avec Rhadamanthe et donne une forme de jalousie chez Valentine, le côté voyeur de Yoma sur Pandore, le côté provoquant de Pandore et de ses intentions suggérées (envers Sasha par exemple)...
Il est question d'amour et de sexualité chez Teshigori, chose que j'aime beaucoup pour le coup. Même si dans TLC il y a un aspect assez malaisant (que j'aime beaucoup aussi).
Mais ça n'enlève en rien le côté plus poétique donné dans la série tv, notamment la scène du ravin entre Seiya et Saori.
J'ai bien aimé également dan Omega les sous entendus entre Saori et Seiya. Mais aussi l'attachement d'Eren envers Aria, et l'affection spirituel entre Koga et Aria.
J'avais le sentiment que quelque chose se formait entre Koga et Yuna au fil de la saison 1 mais ça s'est essouflé tout comme le personnage de Yuna dans la saison 2 hélas.
Le trio Hagen/Freiya/Hyoga m'avait bien plu. Tout comme l'amour platonique de Siegfried envers Hilda.
Mais là encore, on est loin de la volonté de Kurumada puisque libertés de l'anime sur des arcs émancipés du manga.
Idem pour le trio Frodi/Lyfia/Aiolia.
G/GA/GR exploite le concept fanservice de l'amour lui en suggérant une relation proche entre Hyoga et Shun. Bien que ça ne soit pas ma vision de la finalité pour ces deux personnages, j'apprécie cette orientation assumée.
On retrouve également un amour solennel entre les Titans, notamment quand Japet utilise son épouse comme arme et que celle-ci s'y résoud par devoir.
On a également l'amour qui kyate de Miko face à Aiolos.
L'amour jeunes filles en fleur de Sho ne me déplait pas. Il est même plutôt torturé (Katya qui aime Saga, Erda qui a une obsession maladive pour DM, Shoko admirative de Milo, Mii qui aime Edward sans savoir qu'il est devenu un Fantôme...) et ça ça me plait.
Et je n'ai pas encore commencé Marya mais j'imagine qu'on y retrouve les mêmes thèmes.
Enfin, dans DW, on a des intentions d'amourettes décomplexées destinées à mettre les personnages mal à l'aise dans un but humoristique. C'est un petit peu enfantin comme procédé mais ça me va.
Je ne cite pas KOTZ où la relation Seiya/Sienna est plutôt bien écrite et pour laquelle on pourrait développer aussi.
Tout ça pour dire que je trouve que l'amour est bien exploité dans l'oeuvre, grâce notamment à ses nombreux spin-off et qu'il y en a pour tous les goûts et que je m'y retrouve à chaque fois.
Et je me sers de toutes ces formes d'amour, en exploite d'autres, en suggère et/ou en approfondis dans ma fiction, justement parce que la licence dans sa globalité m'a fortement inspiré.
La notion de promesse est un fait récurrent dans Saint Seiya, elle offre de même de nombreuses zones grises, et plusieurs sens de lecture, tous supports confondus.
De même, dans la culture japonaise, tenir sa promesse, et s'y tenir, envoie un message très clair: que vous êtes quelqu'un de fiable, digne de confiance, préservant ainsi la cohésion du groupe. Brisez-la, et vous vous verrez mis au ban. Je parle en connaissance de cause. Une personne indélicate m'avait demandé de rompre la promesse que j'avais faite à mon Shun de chair et sang, totalement ignorante de ces détails. Face à mon refus ferme de lui céder, suite à mes explications, elle avait blêmi, et était tombé à cours d'arguments, pour me convaincre de satisfaire sa demande déplacée.
D'où que je n'ai jamais regretté d'avoir fait un petit clin d'œil à cette même promesse dans mon histoire, car elle m'avait permis, en même temps, de me rendre compte combien elle avait pu être si mal interprétée, hors-contexte.