Ce topic repose sur des avis subjectifs. Il n'y a ni bonne ni mauvaise réponse, et personne n'a "raison" ou "tort". Quand j'avais lancé ce sujet sur l'ancien forum, deux membres s'étaient violemment écharpés, ce qui est quand même dommage pour un thème aussi léger.
Mettre quelqu'un dans la catégorie surcoté ne veut pas dire qu'on le trouve nul. Cela signifie simplement que, selon vous, sa réputation, ses retours critiques ou sa carrière semblent disproportionnés par rapport à son potentiel réel. À l'inverse, un artiste sous‑coté n'est pas forcément un génie incompris, mais quelqu'un dont vous estimez que le travail mérite plus de reconnaissance.
Merci aussi d'éviter les réponses du type "non, il n'est pas surcoté". Vous avez évidemment le droit de ne pas être d'accord, mais ce sujet n'a pas vocation à devenir un ring. On peut exprimer un désaccord sans adopter un ton péremptoire ni glisser vers les attaques personnelles.
L'objectif est de partager vos perceptions, pas de trancher une vérité absolue. Et au passage, l'humour est le bienvenu, mais essayons d'éviter qu'il devienne consternant ou méprisant. :)
Pour lancer le débat, je commence avec un acteur que je considère personnellement comme sous‑coté : Kevin Bacon.
Je viens de revoir "Sleepers", et il y est absolument terrifiant. Ce qui m'a frappé, c'est la manière dont il installe une menace constante derrière un rire forcé et une fausse bienveillance. Il compose un personnage profondément détestable, sans jamais tomber dans la caricature. Et ce contraste est d'autant plus fort que, d'après les nombreux témoignages, Kevin Bacon est dans la vie réelle quelqu'un de charmant, simple, accessible, très loin de l'ordure qu'il incarne à l'écran.
Je n'en dis pas plus pour ceux qui n'ont pas vu le film, mais vraiment : foncez. Pour moi, "Sleepers" fait partie de ces films sous‑cotés, et Bacon y livre l'une de ses performances les plus marquantes.
je ne me souviens plus du film hélas.
Mais j'apprécie beaucoup l'acteur. Et dans hollow man vraiment flippant.
Bref, quand tu dis sous côté c'est sous estimé parce que dans des films comme sleepers qui n'aurait pas eu un accueil public digne de la qualité du film et de la performance de l'acteur ?
Il y a le film de qualité sous estimé par le public parce que pas sorti au bon moment ( concurrence etc) et aussi mal vendu par le studio ou les medias.
Il y a beaucoup à dire dans ce topic. :)
C'est en fait un topic sur les questionnements sociaux et philosophiques et il est dans le Jardin Secret.
Personnellement, pour répondre à ce topic, je citerais Michelangelo Antonioni. Parmi les cinéastes italiens dont je reconnais la réflection (Rosselini, Pasolini), et des sentiments forts (Scola, Moretti, Fellini), celui-ci est celui dont je ne retiens pas grand-chose. Pourtant, j'ai essayé ses plus grands films : L'Avventura, La Nuit, Profession Reporter et Blow Up. Reste le Désert Rouge, mais je n'ai guère d'espoir. Je trouve que ce réalisateur n'a pas réussi à faire des films qui tiennent en haleine sur l'errance des personnages, trope qui m'intéresse. J'ai aimé Zabriskie Point, mais j'ai l'impression qu'il n'est pas représentatif.
Citation de: Pulsion le Mercredi 22 Avril 2026, 17:27je ne me souviens plus du film hélas.
Mais j'apprécie beaucoup l'acteur. Et dans hollow man vraiment flippant.
Bref, quand tu dis sous côté c'est sous estimé parce que dans des films comme sleepers qui n'aurait pas eu un accueil public digne de la qualité du film et de la performance de l'acteur ?
Il y a le film de qualité sous estimé par le public parce que pas sorti au bon moment ( concurrence etc) et aussi mal vendu par le studio ou les medias.
Il y a beaucoup à dire dans ce topic. :)
Oui, exactement, je parlais surtout de Kevin Bacon en tant qu'acteur sous‑coté, mais Sleepers lui-même peut aussi entrer dans la catégorie des films sous‑estimés.
Et tu as raison : il y a une vraie différence entre un acteur sous‑coté (talent pas reconnu) et un film sous‑coté (accueil injuste, mauvaise période, mauvais marketing).
D'ailleurs, il y a plein d'exemples dans les deux catégories : The Assassination of Jesse James, Children of Men, The Nice Guys... et côté acteurs, des gens comme Ben Foster, Carrie Coon ou Michael Shannon.
Ça ouvre effectivement beaucoup de pistes pour le topic.
Citation de: The Endoktrinator le Mercredi 22 Avril 2026, 17:51C'est en fait un topic sur les questionnements sociaux et philosophiques et il est dans le Jardin Secret.
Personnellement, pour répondre à ce topic, je citerais Michelangelo Antonioni. Parmi les cinéastes italiens dont je reconnais la réflection (Rosselini, Pasolini), et des sentiments forts (Scola, Moretti, Fellini), celui-ci est celui dont je ne retiens pas grand-chose. Pourtant, j'ai essayé ses plus grands films : L'Avventura, La Nuit, Profession Reporter et Blow Up. Reste le Désert Rouge, mais je n'ai guère d'espoir. Je trouve que ce réalisateur n'a pas réussi à faire des films qui tiennent en haleine sur l'errance des personnages, trope qui m'intéresse. J'ai aimé Zabriskie Point, mais j'ai l'impression qu'il n'est pas représentatif.
C'est intéressant que tu cites Antonioni, parce qu'il fait partie de ces réalisateurs "intouchables" dans l'histoire du cinéma, mais qui laissent beaucoup de spectateurs totalement hermétiques.
Ta distinction est pertinente : on peut reconnaître l'importance d'un cinéaste tout en trouvant que son cinéma ne fonctionne pas sur nous. Et effectivement, l'errance chez Antonioni peut sembler fascinante ou totalement vide selon la sensibilité de chacun.
Zabriskie Point est d'ailleurs un bon exemple : beaucoup l'aiment justement parce qu'il est moins représentatif de son style habituel.
Bref, ton exemple illustre bien le côté subjectif du "surcoté/sous‑coté".
Le Guépard de Visconti avec Burt Lancaster et Delon ( son personnage n'est pas vraiment intéressant je trouve) est-il surestimé, malgré ses indéniables qualités esthétiques ou jugé à sa juste valeur c'est à dire comme un chef-d'œuvre éventuellement intouchable ?
Non parce que ce film très long ( je n'ai rien contre en général) m'a vraiment ennuyé dans l'ensemble. ::)
Je n'ai pas accroché. Peut-être n'étais je pas dans de bonnes dispositions.
C'est marrant que tu cites Le Guépard, parce que j'ai eu exactement la même expérience que toi : je l'ai vu deux fois à dix ans d'intervalle, et je me suis ennuyé les deux fois.
Je reconnais totalement les qualités esthétiques du film, la mise en scène, la reconstitution, le bal final... mais émotionnellement, je reste à distance.
C'est typiquement le genre de film considéré comme "intouchable", et pourtant beaucoup de spectateurs n'y adhèrent pas. Donc oui, ça peut entrer dans la catégorie "surcoté selon certains", même si je comprends pourquoi d'autres le voient comme un chef‑d'œuvre.
Moi tous les films avec Michel Piccoli me foutent le blues... il ressemble à rien en plus ce mec... t'as envie de tirer une balle quand tu le vois... et c'était censé être un tombeur dans le milieu... ben merde la faute de goût... ::)
Sharivan :))
Ennuyé 2 fois, pas d'bol. Même à quelques années d'intervalle comme quoi on peut trouver un chef-d'œuvre profondément chiiiiiant. :D
Byaku, je suis pas fan de Piccoli mais j'ai aimé certains de ses films.
Pour Piccoli, il y a un film que j'aime vraiment bien : La Faille de Chabrol. C'est un des rares où je trouve qu'il échappe à son aura habituelle très mélancolique et un peu plombante. Chabrol l'utilise différemment, il est plus nerveux, plus ambigu, et le film lui-même est plus tendu.
Philippot jouait un peu trop souvent au théâtre les majordomes et à peu près toujours de la même façon. Dommage.
Mais globalement beaucoup de très bons comédiens abonnés aux seconds rôles mais quand le second brille bien plus que le 1er c'est tout à leur honneur.
Je pense entre autre à Daniel Prévost.
C'est vrai qu'en France, on a énormément d'acteurs et d'actrices cantonnés aux seconds rôles alors qu'ils ont un talent immense. Jean Carmet, Michel Aumont, Claude Rich, François Berléand, Jean Bouise... ce sont des comédiens qui volent parfois la vedette aux premiers rôles.
La question intéressante, c'est : est‑ce qu'ils auraient été aussi bons en tête d'affiche ? Certains l'ont prouvé (Villeret, Laure Calamy), d'autres n'ont jamais vraiment eu l'occasion.
En tout cas, ce sont souvent eux qui donnent de la profondeur aux films, même quand le rôle principal est plus fade. En parlant d'acteurs cantonnés à des rôles qui ne reflètent pas toujours leur talent, ça me fait penser à un acteur que je considère vraiment comme sous‑coté : Val Kilmer.
Sa performance en Jim Morrison dans The Doors est exceptionnelle : transformation totale, présence incroyable, et une intensité qu'on n'a quasiment jamais revue dans un biopic musical. Même dans Heat, au milieu de De Niro et Pacino, il arrive à exister pleinement et à tirer son épingle du jeu.
Le problème, c'est qu'il a enchaîné plusieurs mauvais choix de carrière et qu'il avait la réputation d'être compliqué sur certains tournages, ce qui l'a clairement freiné au début des années 2000.
Je pensais vraiment qu'il allait revenir en force avec Kiss Kiss Bang Bang de Shane Black, où il est excellent, mais c'est finalement Robert Downey Jr. qui a profité du film pour relancer sa carrière.
Bref, pour moi, c'est un acteur avec un talent immense qui n'a jamais eu la reconnaissance qu'il aurait pu avoir.
En termes de second rôle qui vole la vedette, je me souviens du film Mensonges d'état avec Leonardo Di Caprio, qu'on avait été voir au cinéma avec des amies de fac parce que l'une d'elle est fan de Di Caprio. Au final, on était toutes les trois sorties impressionnées par le charisme de Mark Strong, qu'on ne connaissait pas du tout et qui apparaît pourtant tardivement dans le film. On le verra ensuite apparaître dans plein d'autres films, avec des rôles plus ou moins importants (ex : Kingsman, La Taupe, Imitation game...).
Bon après, je m'attarde très souvent davantage sur les seconds rôles, voire les figurants, que les personnages principaux (ex : Vincent Regan qui joue Eudore dans Troie). :D
Et si je devais citer des "chefs d'oeuvre" que j'ai trouvé chiants comme la pluie, il y a Interstellar et, le dernier en date, Eyes Wide Shut. Pour les deux, j'ai clairement regardé ma montre plusieurs fois en me demandant quand est-ce que ça allait, enfin, se terminer.
Citation de: Nicodémüs le Jeudi 23 Avril 2026, 11:11Et si je devais citer des "chefs d'oeuvre" que j'ai trouvé chiants comme la pluie, il y a Interstellar et, le dernier en date, Eyes Wide Shut. Pour les deux, j'ai clairement regardé ma montre plusieurs fois en me demandant quand est-ce que ça allait, enfin, se terminer.
Pour Eyes Wide Shut, je te rejoins complètement : je l'ai trouvé long, lent et franchement pénible à regarder. J'ai eu l'impression qu'il durait six heures.
J'ai beaucoup de mal avec certains films de Kubrick : le talent est là, les idées aussi, mais parfois j'ai l'impression qu'il se perd dans son propre concept et qu'il laisse le spectateur sur le côté. Eyes Wide Shut en est l'exemple parfait pour moi.
Interstellar ah ça oui faut accrocher. Il me semble que j'avais adhéré à l'histoire, que j'avais apprécié le film, mais sans plus, je n'ai aucune envie de le revoir.
Mark Strong est un acteur très charismatique, Sharivan, dans le 1er Sherlock Holmes avec Robert il débordait de charisme mais je ne l'ai jamais vu dans un 1er rôle, cela dit, pour être honnête, je ne connais pas toute sa filmographie, loin de là.
J'hésitais à parler de Perdro Pascal :sparta1 , j'adore cet acteur, mais il a déjà eu des 1er rôles il me semble ( en dehors des 4F...), mais peu importe, en second rôle dans kingsman 2 ( c'est là que je le voyais pour la 1ère fois), ou dans WW84. Je trouve qu'il devrait briller davantage, mais dès qu'il apparait à l'écran on ne voit que lui de toute façon. Peut-être qu'après les 4F il enchainera les 1ers rôles. J'hésitais à en parler parce que pour l'instant son talent et son charisme ne semblent pas être sous exploités mais il suffit d'un rien pour qu'il enchaîne les mauvais choix pour sombrer dans des seconds rôles sans saveur pour cachetonner. Je pense que cela n'arrivera pas.
Sharivan, Kubrick, c'est très conceptuel oui, c'est sur la forme peut-être de ses films ou certains de ses films que l'on peut avoir envie de bailler à s'en décrocher la mâchoire ou de tout simplement pas adhérer du tout.
Citation de: Sharivan le Jeudi 23 Avril 2026, 09:45La question intéressante, c'est : est‑ce qu'ils auraient été aussi bons en tête d'affiche ? Certains l'ont prouvé (Villeret, Laure Calamy), d'autres n'ont jamais vraiment eu l'occasion.
La question c'est surtout quand est ce que les banques et les producteurs français surtout, vont arrêter de ne prêter leurs deniers qu'aux films avec acteurs dits "bankables" (ce qui n'est pas synonyme "d'acteurs avec talents", "talents" au pluriel j'insiste...)
les banques ne prêtent qu'aux riches ( pour reprendre un peu le dicton).....ou aux acteurs bankables. :D
Citation de: Byaku le Jeudi 23 Avril 2026, 12:48La question c'est surtout quand est ce que les banques et les producteurs français surtout, vont arrêter de ne prêter leurs deniers qu'aux films avec acteurs dits "bankables" (ce qui n'est pas synonyme "d'acteurs avec talents", "talents" au pluriel j'insiste...)
Je te rejoins complètement : le problème vient surtout du fait que les banques et les producteurs misent quasi exclusivement sur les acteurs "bankables", ce qui n'a rien à voir avec le talent.
Sur l'ancien forum, j'avais partagé une vidéo d'un youtubeur qui expliquait très bien cette dérive : on remplace de vrais comédiens par des humoristes ou des personnalités "connues", juste parce que leur nom rassure les financeurs. Et honnêtement, il était difficile de lui donner tort.
On voit la même tendance dans le doublage : on fait appel à des "noms" plutôt qu'à des comédiens confirmés, alors que c'est un métier très technique. Résultat : des performances inégales, mais un casting qui fait joli sur l'affiche.
C'est exactement ce que tu dis : le critère n'est plus "qui est le meilleur pour le rôle ?", mais "qui va faire rentrer de l'argent ?". Et ça appauvrit forcément la diversité des acteurs qu'on voit à l'écran.
Après, chacun a ses sensibilités : certains comiques passent bien à l'écran, d'autres beaucoup moins. Mais c'est clair qu'on a vu émerger des profils dont on peut légitimement se demander comment ils ont percé, tant leur jeu reste limité.
Citation de: Sharivan le Jeudi 23 Avril 2026, 14:27Après, chacun a ses sensibilités : certains comiques passent bien à l'écran, d'autres beaucoup moins. Mais c'est clair qu'on a vu émerger des profils dont on peut légitimement se demander comment ils ont percé, tant leur jeu reste limité.
Comme un certain Dubosc que je peux plus piffer... ::)
Interstellar c'est chiant ...
Mais c'est ça qui est beau.
Mon film de SF préféré des années 2000.
Citation de: Pulsion le Jeudi 23 Avril 2026, 12:48J'hésitais à parler de Perdro Pascal :sparta1 , j'adore cet acteur, mais il a déjà eu des 1er rôles il me semble ( en dehors des 4F...), mais peu importe, en second rôle dans kingsman 2 ( c'est là que je le voyais pour la 1ère fois), ou dans WW84. Je trouve qu'il devrait briller davantage, mais dès qu'il apparait à l'écran on ne voit que lui de toute façon. Peut-être qu'après les 4F il enchainera les 1ers rôles. J'hésitais à en parler parce que pour l'instant son talent et son charisme ne semblent pas être sous exploités mais il suffit d'un rien pour qu'il enchaîne les mauvais choix pour sombrer dans des seconds rôles sans saveur pour cachetonner. Je pense que cela n'arrivera pas.
J'aime beaucoup Pedro Pascal aussi. Ce qui est intéressant avec lui, c'est qu'il a vraiment percé sur le tard : si je ne me trompe pas, il avait quasiment 40 ans quand on l'a découvert dans Game of Thrones.
Ensuite, il a enchaîné les rôles marquants (Narcos, The Mandalorian, The Last of Us...), au point qu'en 2025 il y avait un vrai running gag sur son omniprésence, et ça m'a bien fait rire.
C'est un acteur qui a du charisme, une vraie présence, et qui arrive à voler la vedette même dans des seconds rôles comme dans Kingsman 2. Je pense aussi qu'il a le potentiel pour enchaîner les premiers rôles sans problème.
Et comme tu dis, il suffit parfois d'un ou deux mauvais choix pour que la carrière dévie, mais j'ai l'impression qu'il a trouvé un bon équilibre et qu'il sait où il va.
Et en parlant de Mark Strong, je suis complètement d'accord : c'est un acteur qui a un charisme fou, mais qu'on voit presque toujours en second rôle.
Je l'avais découvert pour la première fois dans Kick‑Ass, où il était excellent en méchant, et depuis je trouve qu'il a une présence incroyable à chaque apparition, même quand son rôle est court.
C'est typiquement le genre d'acteur qui pourrait porter un film, mais qu'on cantonne souvent à des rôles de soutien parce qu'il "fait le job" tellement bien. Et pourtant, dès qu'il apparaît à l'écran, on ne voit que lui.
Je ne connaissais pas du tout Pedro Pascal,
@Sharivan, jusqu'à ce que j'entende parler de lui en tant que Mandalorian. Il a finit par attirer mon attention, à travers des prestations publicitaires pour la franchise de Star Wars, et il m'a beaucoup plu. Il a indéniablement un côté sympathique et attachant. Cela ne m'était plus arrivé depuis de nombreuses années, d'avoir un tel déclic avec un acteur. C'est pourquoi je considère aller voir le dernier Star Wars avec lui au cinéma, cette année.
Pour moi, quand je vais voir un film, c'est pour l'intrigue, pas pour qui joue dedans. Si fait, plusieurs choix que DiCaprio a fait par le passé m'ont ouvert d'autres portes, élargit mon horizon par rapport à la noirceur humaine, là où je ne me serais jamais aventuré auparavant. Là-dessus, il m'a rendu un grand service. Ce qui fait que je réfléchis deux fois avant de dire « Non », maintenant.
Et ben voilà, c'est le concept "c'est beau c'est chiant", comme pour le Guépard. :D . Très beau mais faut des allumettes solides pour lutter contre les paupières lourdes.
Je pense à un film chinois "La Cité interdite" (2006). Un film de Yimou Zhang (Hero, Le Secret des poignards volants, Epouses et concubines) avec la superbe Gong Li ( quelle beauté).
Aussi beau et ambitieux ( des batailles à la SDA, enfin sans la classe) que chiantissime.
Un mélo ennuyeux malgré un casting au petits oignons.
Un film qui se la pète avec un budget très très confortable mais sur le fond cette fresque n'est pas aussi flamboyante. Des décors et des armures qui brillent de partout, plein la vue, presque aveuglant.
Pourtant Le Secret des Poignards volants j'avais apprécié sauf vers la fin parce qu ça trainait en longueur.
Un film surcôté, surestimé. Trop beau pour être profond. ::)
Je n'ai pas vu La Cité interdite, donc je ne peux pas juger celui‑là en particulier, mais globalement j'aime beaucoup Zhang Yimou et sa manière de mettre en scène.
Ce qui me plaît chez lui, c'est son sens du cadre et de la composition visuelle : chaque plan ressemble presque à une peinture, avec des couleurs très marquées, des contrastes forts et une vraie recherche esthétique. On le voit très bien dans Hero ou Le Secret des poignards volants.
Il a aussi une façon très particulière de raconter ses histoires : souvent des récits simples, presque épurés, mais portés par une mise en scène très chorégraphiée, presque opératique. Ça peut donner des films magnifiques... mais je comprends aussi que ça puisse paraître "trop beau pour être profond" si on n'adhère pas à son style.
En tout cas, même quand je n'accroche pas totalement à l'intrigue, je trouve toujours quelque chose à admirer dans sa réalisation.
Il y a un côté esthétique indéniable dans la plupart de ses films.
Deux acteurs que j'adore me viennent à l'esprit, que je trouve clairement sous-cotés, ainsi que dans les deux séries dans lesquelles ils ont joué.
Michael Chiklis, par exemple, est pour moi un acteur clairement sous‑coté. Sa performance dans The Shield est monstrueuse : il porte la série sur ses épaules, il crée un des anti‑héros les plus marquants de la télévision, et pourtant il n'a jamais vraiment eu la carrière qu'il méritait après ça. On aurait pu penser que ce rôle allait le propulser, mais ça n'a jamais vraiment décollé au cinéma.
Et du côté de Battlestar Galactica, c'est un peu la même chose avec Callum Keith Rennie. Son rôle de Cylon est incroyable, il apporte une intensité et une ambiguïté qui marquent vraiment la série, mais lui aussi est resté dans des seconds rôles alors qu'il a un vrai potentiel.
Comme les séries elles‑mêmes, ce sont des acteurs qui ont livré des performances énormes, mais qui n'ont jamais eu la reconnaissance ou l'exposition qu'ils auraient méritée.
Je trouve ça plutôt relatif, ils ont tout deux d'excellentes carrières TV et parfois sur de très grosses productions (Callum Keith Rennie était des rôle principaux de la dernière saison de Star Trek Discovery par exemple), je ne suis pas sûr que ne pas percer au cinéma soit un signe d'être "sous coté" personellement.
Et sinon le réalisateur le plus surcoté du monde, est évidemment Dennis Villeneuve :o
-Sergorn
Toi t'as pas digéré Dune.
Citation de: Ras-Al-Ghul le Samedi 25 Avril 2026, 20:27Toi t'as pas digéré Dune.
Tu peux me mettre dans la liste :aie
Puis même son Blade Runner, quoi que sympathique, était à des années lumière du film de Ridley Scott :o
-Sergorn
Oui c'est vrai que ça commence à faire beaucoup.
Citation de: Sergorn le Samedi 25 Avril 2026, 20:20Je trouve ça plutôt relatif, ils ont tout deux d'excellentes carrières TV et parfois sur de très grosses productions (Callum Keith Rennie était des rôle principaux de la dernière saison de Star Trek Discovery par exemple), je ne suis pas sûr que ne pas percer au cinéma soit un signe d'être "sous coté" personellement.
Je comprends ton point de vue, mais pour moi le fait d'avoir une carrière TV solide n'empêche pas d'être sous‑coté.
La plupart des acteurs aimeraient percer au cinéma, ne serait‑ce que pour la visibilité et les opportunités que ça ouvre. Et même en télévision, Callum Keith Rennie par exemple a commencé dans les années 90 et il a rarement eu des premiers rôles. Le rôle dans Star Trek Discovery arrive très tard, et ce n'est pas vraiment un rôle qui reflète l'ampleur de ce qu'il peut faire.
Pour Michael Chiklis, c'est encore plus flagrant : sa performance dans The Shield est énorme, il crée un des personnages les plus marquants de la TV, et pourtant derrière ça il n'a jamais eu de rôle à la hauteur de ce qu'il a montré.
Donc ce n'est pas une question de "réussite" ou de "carrière TV", mais plutôt de décalage entre leur talent et la reconnaissance qu'ils ont reçue. Et sur ce point, je trouve qu'ils sont clairement sous‑cotés.
Concernant Denis Villeneuve, j'avais adoré son film "Premier contatct" (du moins, jusqu'à ce qu'il bâcle la fin), mais clairement, il faut aimer les films au rythme posé et sans trop de dialogues.
Oui, vous allez me dire que "Interstellar" rentre dans cette catégorie, mais le souci du film de Nolan, c'est qu'il est également bourré d'incohérences. Et ça, sur un film sans rebondissements, ça se voit encore plus que sur un film épileptique (à la "Avengers" ou n'importe quel film de super-héros actuel).
Après, je n'avais pas aimé "Blade runner 2049", mais parce que je n'aime pas Ryan Gosling. Et parlant d'acteur sur-côté, il se pose là. On le voit partout alors que je le trouve particulièrement inexpressif. Honnêtement, à part dans "La faille" (un vieux film avec Anthony Hopkins) et, dernièrement, dans "Barbie", il n'a qu'une seule expression à son actif. Alors, ce sont sûrement des directives des réalisateurs, mais je n'en vois pas l'intérêt. Je crois que le pire, ça a été dans "Drive". Sur la scène de fin, j'ai eu envie de hurler tellement c'était beaucoup trop long. :aie
Encore un film sur-côté d'ailleurs. Autant l'amie avec qui je l'ai vu a surkiffé (mais elle bave sur Ryan Gosling et c'est typiquement le genre de musique qu'elle aime) ; autant, moi, j'ai eu envie de crier à l'héroïne de se barrer très loin de ce type mutique qui dessoude des mecs dans l'ascenseur à coup de marteau sans raison apparente. Et ma mère s'est endormie devant. :))
Sinon pour parler d'un film sous-côté, il y a "L'assaut" de Julien Leclercq. Perso, c'est un film que j'ai découvert totalement par hasard (la promo m'est peut-être passé au-dessus de la tête, mais je n'en ai pas souvenir). C'est un film qui raconte la prise d'otages qui a eu lieu dans un avion en 1994 sur le tarmac d'Alger et dont le dénouement s'est déroulé à l'aéroport de Marignane avec l'intervention du GIGN. Normalement, si vous étiez né à l'époque, vous devez avoir le souvenir de quelques images de cette intervention (notamment un gars du GIGN qui saute par la fenêtre du cockpit).
Bref, c'est un film qui se penche à la fois sur ce qui se passe dans l'avion et en dehors (d'un point de vue tactique et politique), et les acteurs font tous un boulot exceptionnel (exception faite d'une petite faiblesse de Vincent Elbaz sur ses quelques lignes de dialogues. :D). Il y a notamment une scène très poignante entre l'un des preneurs d'otage et un membre de sa famille ; deux acteurs parfaitement inconnus en France, mais très justes.
On est sur une réalisation assez simple, avec une colorimétrie très nolanienne (beaucoup de gris et de bleu), mais ça fait le café.
CitationConcernant Denis Villeneuve, j'avais adoré son film "Premier contatct"
Pareil en fait, pour ça que sur le moment je m'étais dit "pourquoi pas ?" quand il a signé pour Dune. Mais je serais méchant, je dirais que c'est son seul film qui donne l'impression d'avoir être fait un humain au lieu d'un robot sans âme :))
Nolan je trouver qu'il a été longtemps sous-coté et que maintenant il est devenu surcoté au point où il est devenu interdit de la critiquer même quand il fait une daube comme Dunkirk :o Par contre j'adore Interstellar mais depuis c'est vraiment mitigé et en plus de ça il est devenu le symbole d'une certaine philosophie que je déteste à Hollywood en mode je vous prends pour des cons à faire croire que ses films blindé de VFX c'est "que du vrai" et à survendre sur IMAX pour nous faire payer des places plus chère et produire des films mal filmé changeant de ratio tout le temps.
-Sergorn
Je trouve ton message très intéressant
@Nicodémüs , justement parce qu'il entre vraiment dans le détail de ce que tu ressens face aux films et aux acteurs.
Pour ma part, j'ai bien aimé les films de Villeneuve, mais je les ai tous vus au cinéma, donc j'étais préparé à un rythme plus lent, plus introspectif. Ça joue beaucoup : certaines œuvres passent mieux sur grand écran que dans le salon. Blade Runner 2049, par exemple, je l'ai adoré, et je l'ai même préféré au premier. Par contre, à part Prisoners que j'ai revu deux ou trois fois, les autres je ne les ai vus qu'une seule fois, donc ma perception pourrait changer avec un revisionnage.
Pour Ryan Gosling, c'est marrant parce que j'ai l'avis inverse du tien : j'aime beaucoup cet acteur et je trouve qu'il a une filmographie très riche. Tu cites La Faille, je l'adore aussi, il en était à ses débuts et on voyait déjà qu'il avait quelque chose.
Quant à Drive, je le trouve excellent, tout comme sa BO, mais je comprends totalement que ce soit un film qui ne plaise pas à tout le monde. C'est un film très particulier, très stylisé, presque hypnotique, et si on n'adhère pas au personnage mutique ou au rythme, ça peut vite devenir irritant.
En tout cas, ton retour est super intéressant parce qu'il montre bien à quel point la réception d'un film dépend de notre sensibilité, de nos attentes et même du contexte dans lequel on le découvre.
Ah ça l'IMAX j'ai jamais compris l'intérêt.
Tu peux développer les incohérences sur interstellar
@Nicodémüs ?
A la base l'IMAX c'est censé être des écrans absolument gigantesques, c'est là l'intérêt. Mais bon maintenant la norme IMAX est partout et n'impose pas forcément de critère de tailles, donc tout ce que tu as c'est un écran plus "haut". 4
Et donc maintenant t'as tous les teubé du net en mode "regardez c'est trop bien on a plus d'info en haut en bas" sans comprendre que tout ça c'est pas une question d'Imax mais de ratio et que c'est un choix de diffuser un film dans ratio plutôt qu'un autre vu que la caméra filme de toute façon plus d'information (https://4.bp.blogspot.com/-milbAN2TzdM/VgsUbR8uZEI/AAAAAAAAA7I/zOmuyklNrXc/s1600/Open_matte_film_illustration.png). Mais du tout les gens sont en mode "Faut tout faire un Imax pour avoir plus d'image". Et les rares qui comprennent comment ça marche veut qu'on ressorte les vieux films en open mate :))
C'est la base du cinéma qui se perd en fait. :shinji1
Après voilà, ils ont une salle Imax à Grenoble donc j'y vais parfois quand j'y vais (enfin y allait :() et c'est une chouette expérience mais pas du fait du format Imax, mais du fait que y a des sièges super confortable et inclinable et du matériel de pointe faisant que tu as une image magnifique avec une définition parfaite. Mais ça vaut clairement pas le fait de payer le double... :onionsweat
-Sergorn
On est bien d'accord.
Les gens confondent ratio d'aspect et taille de l'écran.
Ce qui est encore plus stupide avec Dunkirk, c'est que la façon de voir son film était à s'arracher les cheveux : comme Nolan est encore très attaché à la pellicule, il a tourné le film en 35mm, en Digital 4k et en 70mm 15 perforations. Sauf qu'il ne reste qu'une dizaine de salles dans toute l'Europe qui projettent dans ce format, et seulement en 70mm 5 perforations (dont deux ou trois à Paris). Sinon c'était IMAX Laser, qui a une meilleure gestion des couleurs que le IMAX Xenon et le 5 perforations.
Résultat : très peu de gens l'ont vu exactement comme il est. Pour le coup, c'est comme à l'époque de l'argentique : il faut se crapahuter et raquer un max pour avoir le top. Moi, j'étais aussi allé voir Une Bataille Après l'Autre et The Brutalist dans une salle basiquement numérique, mais je sais que je vais devoir réserver mon avis définitif pour une projection en 70mm (carrément VistaVision pour Brutalist). Autant dire que je ne suis pas prêt d'en parler, vu que je vais devoir aller à la Cinémathèque française et trouver un horaire pas trop chiant pour y rester trois ou quatre heures. Après, je ne dis pas : ça doit être quelque chose de voir une séance 70mm 15 perf. : ayant vu une projection 70mm 5 perf., c'était intéressant.
Pour ma part, j'adore vraiment les films de Nolan. Je les ai tous vus jusqu'à The Dark Knight Rises, et à chaque fois j'ai été embarqué par son style, son sens du rythme et sa manière de construire des récits très immersifs.
Je n'ai pas encore eu l'occasion de voir ses films plus récents (Interstellar, Dunkerque, Tenet, Oppenheimer), mais j'ai lu qu'ils étaient assez clivants, ce qui ne m'étonne pas : Nolan a toujours eu un style très marqué, qui peut diviser.
Mes deux préférés restent Memento et Le Prestige. Memento pour sa construction narrative complètement folle, qui m'avait retourné le cerveau à l'époque, et Le Prestige pour son ambiance, son duo d'acteurs et la manière dont Nolan joue avec la notion d'illusion.
Je suis fan de Nolan depuis Memento. J'avais même vu Following avant qu'il ne devienne célèbre avec Batman. J'étais d'ailleurs content qu'il soit choisi sur Batman du fait de son travail précédent :o
Mais je trouve que depuis qu'il est mainstream il a pris la grosse tête alors même que son travail est parfois douteux, et ses propos sont pleins de mépris. C'est bien de vouloir défendre le cinéma, pas quand tu semble sous entendre que les gens qui voient pas le film dans une mega salle Imax de la mort n'apprécie pas le vrai cinéma.
Pour Tenet j'ai bien aimé, on sent le Nolan renouant avec ses thèmes chère dans un truc un peu dans la lignée d'Inception, mais le concept est moins bine maitrisé c'est dommage.
-Sergorn
Citation de: Ras-Al-Ghul le Dimanche 26 Avril 2026, 11:36Tu peux développer les incohérences sur interstellar @Nicodémüs ?
Alors, je ne l'ai vu qu'une fois et il y a longtemps donc je n'ai plus tout le film en tête. Les plus grosses incohérences dont je me souviens sont : le fils du héros qui appelle son fils Cooper, soi-disant pour rendre hommage à son père (donc le grand-père du petit)... alors que Cooper, c'est son nom de famille. :aie Et la seconde, c'est sur la planète où 1 heure correspond à 7 ans (ou un truc approchant). A partir du moment où l'un des persos dit ça, les autres n'arrêtent pas de parler (donc tu sais exactement combien de temps ils passent là-bas) et pourtant, ils reviennent beaucoup plus tard qu'ils ne devraient.
J'avais plus détaillé sur ma critique ici >> Bonjour, moi, c'est Cooper Cooper (https://www.senscritique.com/film/interstellar/critique/83886903)
Pour les films de Nolan, j'en ai vus quelques-uns : Inception, Interstellar, Dunkerque, Tenet, Oppenheimer et les Batman (parce que je ne sélectionne pas mes films en fonction des réalisateurs) ; et à ce jour, à part Inception, ça n'a pas été une grande réussite.
Tenet est le plus "générique" du lot : il a été survendu un peu comme un film à la hauteur d'Inception, mais je l'ai trouvé bien plus simple à comprendre. Le propos est assez facile d'accès malgré les scènes tournées à l'envers. Y'a juste la scène finale qui est très brouillonne. On est sur un film d'action plutôt banal.
Dunkerque et Oppenheimer souffrent du même problème : la construction en vrac de l'histoire. Pour Dunkerque, on arrive à reconstruire le déroulé des évènements sans trop de souçi. Par contre, pour Oppenheimer, c'est un autre délire. En plus, n'étant pas familière de l'Histoire américaine, c'était d'autant plus difficile à suivre (et rigolo de les entendre pousser des cris d'effroi à chaque que quelqu'un disait qu'il était communiste. :D). C'est la marotte de Nolan - on l'a tous compris -, mais dans un contexte historique, c'est plus gadget qu'autre chose. Et puis Oppenheimer est trèèèèèès long. :o
Pour les Batman, c'était trop violent pour ma sensibilité et je n'ai pas accroché à sa vision du Joker.
Je crois avoir vu Le prestige, il y a longtemps, et en avoir gardé un bon souvenir (mais sans certitude). :fufufu1 Memento, ça fait partie de la liste des films à voir.
Ok merci. Je peux comprendre tout ça. Ce que tu reproches à interstellar n'est pour moi que du détail. Quant à Dunkirk et Oppenheimer, je suis d'accord.
Citation de: Sergorn le Dimanche 26 Avril 2026, 20:23Mais je trouve que depuis qu'il est mainstream il a pris la grosse tête alors même que son travail est parfois douteux, et ses propos sont pleins de mépris. C'est bien de vouloir défendre le cinéma, pas quand tu semble sous entendre que les gens qui voient pas le film dans une mega salle Imax de la mort n'apprécie pas le vrai cinéma.
Je n'ai pas du tout suivi ses dernières sorties. Et c'est vrai que, dans ce que tu décris, il y a un côté un peu "mépris" dans certaines de ses déclarations, comme s'il avait pris le melon depuis qu'il est devenu une référence. C'est dommage, parce qu'au début il avait justement cette humilité et cette créativité qui donnaient envie de le suivre les yeux fermés.
J'espère qu'il retrouvera un peu l'inspiration et l'esprit de ses débuts, parce que quand il est dans cette veine-là, il est vraiment capable de sortir des films incroyables.
Je reviens sur James Cameron: il est indiscutable que le personnage est très perfectionniste, d'où les échos sur son mauvais caractère en conséquence sur les plateaux, lui-même le reconnaît. Mais tout ce qu'il réalise fonctionne, il se donne les moyens de mettre sur la pellicule sa vision des histoires, qu'il souhaite partager avec nous. Je me souviens du tout-Hollywood, prêt à se tordre de rire à la sortie de « Titanic », où pas mal ont beaucoup perdu, persuadés que le film allait être un désastre mémorable, dans les archives du cinéma. Et c'est tout le contraire qui s'est produit: « Titanic » est devenu un blockbuster, il a fait un carton, permettant ainsi à Cameron, de gagner ses galons de réalisateur chevronné. Cameron ne se limite pas qu'au cinéma, il a contribué à des documentaires en lien avec le Titanic, mais également sur l'Atlantide.
Mark Hamill n'a probablement pas eu une grande carrière cinématographique, mais il certainement réussi à développer sa fibre artistique, à travers ses performances vocales, dans le monde du doublage. Il a révélé au passage, sa capacité à rebondir face à l'adversité, qui aurait pu l'enfermer, dans son rôle éternel de Luke Skywalker. Il en a au final fait une force, comme j'avais pu le découvrir, à l'époque où j'étais sur Twitter. Et puis, il a eu deux rôles télévisuels qui m'ont marquée: le premier dans Seaquest DSV, le second, en tant que Réplicator, pour Esprits Criminels. C'est avec ce dernier, où il sortait de sa zone de confort, c'est-à-dire d'être du bon côté de la barrière, qu'il m'a bluffée: il a vraiment su faire ressortir, toute la froideur et l'esprit calculateur de son personnage, avec une précision redoutable, sans aucune agressivité dans son jeu. Mark Hamill a définitivement un côté caméléon, il sait endosser la personnalité de son personnage, avec une facilité déconcertante, et c'est tout à son honneur. Il n'y a aucun doute, la Force est avec lui.
Quant à Hayden Christensen, c'est une toute autre histoire. Si Mark Hamill est une chose, lui, c'en est une autre. Après le succès du film de La Revanche Des Sith, il a délibérément choisi de prendre du recul, parce qu'il voulait être sûr de mériter, d'être à la hauteur du rôle emblématique qu'on lui avait confié, celui d'Anakin Skywalker. À bien y réfléchir, Anakin est un personnage aussi fascinant qu'exigeant, mais qui s'est peut-être avéré peser lourd sur les épaules d'Hayden, ce que je peux comprendre entièrement. Côtoyer Anakin équivaut à s'effacer, et à lui laisser la place. Autrement dit, à être dévoré par celui-ci. Hayden a tourné entre-temps dans des films à petits budgets, et est devenu un père à plein temps. Il avait sans doute pris la bonne décision: car quand la franchise Star Wars l'a recontacté pour reprendre son rôle-clé, cette fois, il était prêt.
Je résumerais Mark Hamill et Hayden Christensen de cette manière:
Deux générations, deux façons de mener la carrière de son choix.
Et du coup, James Cameron, sur ou sous-côté ?
pour moi : sur-côté depuis avatar 2.
Un peu des deux, et aucun des deux, je dirais. Je sais, ça donne l'impression de ne pas répondre à la question, mais il n'est pas certain de donner une réponse définitive. Cela dépend comment concevoir le cinéma : il est sous-côté si le visuel est le plus important, et surcoté si le fait de raconter une histoire est le plus important.
Tu viens de mettre le doigt sur la raison pour laquelle je n'aime pas avatar. Pour moi, un film est avant tout une histoire. Le visuel peut etre magnifique, s'il n'y a pas d'histoire ou si elle n'est pas un peu originale, ça me lasse.
Citation de: The Endoktrinator le Lundi 27 Avril 2026, 15:18Cela dépend comment concevoir le cinéma : il est sous-côté si le visuel est le plus important, et surcoté si le fait de raconter une histoire est le plus important.
Comme 95% des films français... 0% pour le visuel et 0% pour l'originalité de l'histoire...
Le film français du dimanche soir sur France2, si t'as pas pris ton Vallium, le lendemain t'es dans la liste nécro... ::)
Cameron j'ai au contraire envie de dire sous-côté depuis Avatar :))
-Sergorn
Développe stp
Ce sont d'excellents films, très bien faits, très bien écrits, en plus d'être des chef d'oeuvres et constamment démontés de toute part parce "Lolilol c'est Pocahontas"
Donc clairement sous côtés.
-Sergorn
Pour James Cameron, je ne dirais pas qu'il est "surcoté" au sens strict, parce que son impact sur le cinéma est indéniable et qu'il a révolutionné plusieurs genres. Mais en même temps, il y a chez lui un côté très clivant, autant dans sa manière de communiquer que dans la façon dont il met en avant son travail.
Techniquement, c'est un réalisateur incroyable, personne ne peut lui enlever ça. Mais son attitude publique, son obsession pour la technologie et certaines déclarations assez méprisantes donnent parfois l'impression qu'il se repose un peu trop sur son statut.
Donc pour moi, ce n'est pas un réalisateur surcoté, mais plutôt un réalisateur massif, qui peut facilement donner l'impression d'être trop sûr de lui, trop dominateur dans le paysage, trop persuadé que sa vision est la seule valable.
On peut ne pas aimer son style ou sa personnalité, mais il reste difficile de nier son influence.
On le démontait déjà dans les années 80 en disant que ses histoires étaient idiotes passé le premier Terminator. Surtout Aliens qui était la trahison du concept horrifique et poétique (si si) du premier film.
"Il en a fait un film d'action bourrin avec Bill Paxton qui fait le con"
Citation de: Sergorn le Lundi 27 Avril 2026, 19:14Ce sont d'excellents films, très bien faits, très bien écrits, en plus d'être des chef d'oeuvres et constamment démontés de toute part parce "Lolilol c'est Pocahontas"
Donc clairement sous côtés.
-Sergorn
D'accord.
Et niveau histoire ? Ça ne te semble pas vu et revu ?
(Je ne peux pas dire pour pocahontas, je ne l'ai jamais vu)
Citation de: Ras-Al-Ghul le Lundi 27 Avril 2026, 20:46D'accord.
Et niveau histoire ? Ça ne te semble pas vu et revu ?
(Je ne peux pas dire pour pocahontas, je ne l'ai jamais vu)
Ah ben si tu n'as pas vu Pocahontas tu ne sauras jamais en quoi ses haters font référence et en même temps exagèrent honteusement et connement le plagiat...
/mode ironie : on/
Je ne comprends pas.
Pour qu'il y ait plagiat, il faut qu'il y ait au moins une idée.
/mode ironie : off/
Je plaisante. Je trouve l'histoire banale mais faut pas exagérer, il y en a quand même une.
Citation de: Ras-Al-Ghul le Lundi 27 Avril 2026, 20:46(Je ne peux pas dire pour pocahontas, je ne l'ai jamais vu)
Pocahontas, c'est l'histoire de John Smith, un anglais, qui fait ami-ami avec des Indiens d'Amérique afin de savoir où ils ont planqué l'or. Le souci, c'est qu'il tombe amoureux de la fille du chef indien, Pocahontas, et qu'il se retrouve donc au milieu des deux camps (les blancs étant bien sûr les méchants).
Je te laisse faire toi-même le parallèle avec le scénario d'Avatar. :D
Perso, comme beaucoup, je pense qu'il n'y a rien à redire concernant la technique et le visuel dans les films de James Cameron (on peut aussi souligner la manière qu'il a de mettre en avant les femmes dans ses films, et bien avant la vague actuelle des femmes ultra-badass qui n'ont besoin de personne (d'ailleurs, il le fait bien mieux)). Le bonhomme a plein d'idées et une imagination débordante, mais en termes de scénario, c'est plus compliqué. Autant, RAS pour Terminator ou Aliens, autant pour Avatar et ses suites, c'est très faible (pour Titanic, le scénario a été écrit par l'Histoire).
Donc, il est ni sur- ni sous-, il est juste coté. :))
Je connais quand même le pitch de pocahontas rassurez-vous.
Sergorn avait l'air de dire que l'histoire d'avatar était exceptionnelle. J'aurais voulu en savoir plus.
La qualité d'une histoire est sans corrélation avec son originalité. C'est d'ailleurs une notion qui est souvent répété, mais qui n'a pas vraiment de sens. Tu peux tout à fait faire un truc sans originalité qui soit de qualité, tout comme tu peux créer une histoire super originale qui soit merdiques. Ce dont deux critères différents. :aloy1
Avatar se "contente" de reprendre un archétype connu et de le transposer dans un univers SF. (Pocahontas est le plus évident - et c'est assumé c'est pour ça que Jake Sully a les mêmes initiales que John Smith - mais on pourrait tout aussi bien citer Danse avec les Loups ou le Dernier Samouraï dans le même style)
C'est exactement ce qu'a fait un petit film de SF appelé Star Wars il y a demi-siècle. Et j'arguerais que c'est pour ça qu'ils ont tout deux eu un tel succès auprès d'un très large public bien au delà de seuls amateurs du genre : parce qu'ils brassent des idées et des thèmes universels qui touchent les gens.
Mais un film c'est pas que ce son "histoire". Un scénario non plus c'est pas que son "histoire" d'ailleurs. Un scénario c'est agencement et une suite de scènes, une narration, des dialogues, des personnages, des arcs narratifs. Etc. Et sur ce plan le travail de Cameron est exemplaire et je dirais même ne cesse de s'améliorer a fil des films. Certains moments du troisième opus m'ont arraché des larmes.
Enfin Avatar c'est aussi un worldbuilding, l'univers, le monde Pandora, ses créatures, ses différentes cultures, qui non se son pas bêtement des retranscriptions de culture terrestres non plus, tout comme le na'vi ne sont pas bêtement des humains maquillés comme souvent en SF mais ont bien une physiologie propre. Le concept d'Avatar est aussi intéressant, et pose plein de questions notamment sur la nature de ce qu'est la vie, de ce qu'est l'âme et ça se prolonge aussi dans le second avec le nouveau Quaritch. Enfin même si la base est un peu "gentil autochtones contre méchants humains" il y a encore de la nuance déjà présente dès le premier et qui se rajoute à chaque film, et tout particulièrement dans le dernier film. Notamment j'ai beaucoup apprécié le moment où Jake met Neytiri face à ses contradictions et son propre racisme, un scène qui a fait jaser certains, mais tellement juste et réaliste.
Bref perso je suis à fond sur Sully et sa famille (et les enfants sans doute plus que les parents) et si Cameron ne fait plus que de l'Avatar jusqu'à sa mort, ça m'ira très bien je veux voir cette saga aller jusqu'au bout surtout qu'on promet des choses intéressante à venir
Spoiler
Notamment si comme le disent certaines rumeur on va revenir sur Terre par la suite
Et j'ajouterai qu'après avoir fait le jeu Avatar il y a quelques mois (et que j'ai bien apprécié ceci dit) j'en suis ressorti en me disant que c'était la preuve que c'était pas si facile d'écriture du Avatar :D
-Sergorn
D'accord. Donc si j'ai compris, pour toi : histoire banale mais bien construite et d'autres qualités subliment le film.
Le problème pour moi c'est que cette bonne construction et ces autres qualités ne m'ont pas plus emballé que ça et ne rattrapent pas la banalité de l'histoire.
Mais peut-être que si je regardais pocahontas je trouverai ça plat aussi !?!
Quant à l'avenir de la famille Sully, j'avoue que je n'en ai rien à faire. C'est peut-être pour ça que je trouve avatar ennuyant. Mais dans ce cas, pourquoi n'y a-t-il qu'avatar pour provoquer chez moi un tel désintérêt ? Méditer la-dessus, je vais m'employer.
Tu sais parfois on accroche à une histoire et des persos ou non sans que y a vraiment de raisons.
Y a des films auquel je n'aurais rien à reprocher formellement mais où rien à faire, l'histoire et les personnage et la façon dont ils sont traité me laissent de marbre. :onionsweat
-Sergorn
C'est pas faux !
Citation de: Sergorn le Mardi 28 Avril 2026, 12:26Enfin Avatar c'est aussi un worldbuilding, l'univers, le monde Pandora, ses créatures, ses différentes cultures, qui non se son pas bêtement des retranscriptions de culture terrestres non plus, tout comme le na'vi ne sont pas bêtement des humains maquillés comme souvent en SF mais ont bien une physiologie propre. Le concept d'Avatar est aussi intéressant, et pose plein de questions notamment sur la nature de ce qu'est la vie, de ce qu'est l'âme et ça se prolonge aussi dans le second avec le nouveau Quaritch. Enfin même si la base est un peu "gentil autochtones contre méchants humains" il y a encore de la nuance déjà présente dès le premier et qui se rajoute à chaque film, et tout particulièrement dans le dernier film. Notamment j'ai beaucoup apprécié le moment où Jake met Neytiri face à ses contradictions et son propre racisme, un scène qui a fait jaser certains, mais tellement juste et réaliste.
Alors, ça, question
worldbuilding, il n'y a rien à reprocher à James Cameron. Il faut dire que pour Avatar, c'est un projet qu'il peaufine depuis des années (genre, depuis qu'il est ado, en fait). Mais c'est une chose que je détache du scénario. On peut créer des tas de personnages intéressants et construire tout un monde, avec ses particularités, et ne pas savoir les utiliser correctement. Je pense qu'on a tous des exemples en tête de séries ou de films qui partent en cacahouète malgré un univers et des persos au top (*tousse* Game of Thrones *tousse*).
En tout cas, pour ce qui est de la série de films Avatar, j'ai passé de très bons moments devant le 1 et le 2, mais le 3 est trop redondant avec le 2 pour moi et j'ai été déçue de voir les Na'vi du feu aussi peu développés.
Vos messages sont vraiment intéressants, et au final ça rejoint exactement ce que je disais dans le premier post du topic : il n'y a pas de bonne ou de mauvaise réponse, tout ça reste profondément subjectif.
On peut analyser un film sous tous les angles, narration, construction, worldbuilding, personnages, thèmes, mais au bout du compte, il y a un facteur qu'on ne maîtrise pas : l'émotion. Et ça, comme vous le dites très bien, ça n'obéit à aucune logique.
On peut reconnaître qu'un film est bien fait, cohérent, techniquement impeccable... et pourtant ne rien ressentir. À l'inverse, on peut être bouleversé par une œuvre imparfaite. C'est ce qui rend le cinéma passionnant : on ne vit pas tous les mêmes choses devant les mêmes images.
Je prends un exemple personnel : j'adore David Fincher, vraiment. Mais The Social Network, que beaucoup considèrent comme un chef‑d'œuvre, me laisse désespérément froid. Je le trouve creux et ennuyeux, alors que sur le papier tout est là pour me plaire. Et pourtant, rien à faire : ça ne prend pas.
Donc oui, comme vous le dites : parfois on accroche, parfois non, et il n'y a rien à expliquer ou à justifier. C'est aussi ça qui fait la richesse des discussions, chacun apporte sa sensibilité, ses attentes, ses blocages, ses coups de cœur. Et tant mieux si on n'a pas tous la même expérience devant un film.
Citation de: Nicodémüs le Mardi 28 Avril 2026, 19:09et j'ai été déçue de voir les Na'vi du feu aussi peu développés.
Le problème c'est qu'ils n'ont pas d'âme ni culture, ce sont juste des bêtes au même niveau qu'un néanderthalien (et encore le néanderthalien avait ses peintures rupestres et un connotation à l'art)
Ce sont juste des haineux comme on pourrait comparer à des fachos...
Où serait le plaisir de les développer ? Sinon de les voir marcher vers la rédemption... ? Mais ça sera peut être pour la suite avec une unification des 3 clans ? (ou pas...)
En acteur sous‑coté, j'aimerais citer Luke Perry. On l'a beaucoup trop enfermé dans le rôle de Dylan McKay, au point que certains ont fini par oublier qu'il était avant tout un vrai comédien, capable de nuances et de présence.
J'avais été vraiment surpris, dans le bon sens, par sa performance dans Oz. Rien à voir avec Beverly Hills, et pourtant il s'en sortait avec une justesse incroyable. Pareil dans Jericho, où il apportait une vraie profondeur à un personnage qui aurait pu être beaucoup plus banal entre de moins bonnes mains.
C'est typiquement l'exemple d'un acteur que l'industrie et le public ont réduit à une seule image, alors qu'il avait largement plus à offrir.
Et pour ceux qui seraient tentés de ressortir la blague "lumière Aziz", vous pouvez vous abstenir : elle a été faite, refaite, rincée, et elle n'a plus aucun intérêt depuis longtemps.
Bref, pour moi, Luke Perry fait partie de ces acteurs sous‑cotés qu'on redécouvre trop tard, et qui méritaient bien mieux que l'étiquette qu'on leur a collée.
En actrice sur‑cotée, je mettrais Julia Roberts. Je ne lui trouve rien de vraiment particulier, et j'ai toujours eu l'impression qu'elle est tombée au bon moment avec Pretty Woman et qu'elle a longtemps vécu sur cette image.
Elle reste enfermée dans le même registre, le même type de jeu, les mêmes comédies romantiques, et honnêtement, c'est typiquement le genre d'actrice où je me dis : tu l'enlèves du film, il ne sera pas moins bien.
À la limite, je l'ai trouvée intéressante dans Closer, où elle change un peu de registre en incarnant cette photographe froide et sans scrupules. Là, oui, il y avait quelque chose de différent. Mais en dehors de ça, je n'ai jamais été convaincu par sa palette de jeu.
Bref, pour moi, Julia Roberts fait partie de ces actrices sur‑cotées dont la réputation dépasse largement ce qu'elles proposent réellement à l'écran.
Citation de: Sharivan le Samedi 9 Mai 2026, 11:14En actrice sur‑cotée, je mettrais Julia Roberts.
Haaaaaaannnnnnn :shinobu1
Citation de: Sharivan le Samedi 9 Mai 2026, 11:14Je ne lui trouve rien de vraiment particulier, et j'ai toujours eu l'impression qu'elle est tombée au bon moment avec Pretty Woman et qu'elle a longtemps vécu sur cette image.
Elle reste enfermée dans le même registre, le même type de jeu, les mêmes comédies romantiques, et honnêtement, c'est typiquement le genre d'actrice où je me dis : tu l'enlèves du film, il ne sera pas moins bien.
À la limite, je l'ai trouvée intéressante dans Closer, où elle change un peu de registre en incarnant cette photographe froide et sans scrupules. Là, oui, il y avait quelque chose de différent. Mais en dehors de ça, je n'ai jamais été convaincu par sa palette de jeu.
Bref, pour moi, Julia Roberts fait partie de ces actrices sur‑cotées dont la réputation dépasse largement ce qu'elles proposent réellement à l'écran.
T'as vu au moins Erin Brokowich ? :chiyo1
Citation de: Byaku le Samedi 9 Mai 2026, 11:44T'as vu au moins Erin Brokowich ? :chiyo1
Oui, je l'ai vu Erin Brockovich. C'est un bon film, je ne dis pas le contraire, mais j'ai du mal à y voir le chef‑d'œuvre que certains décrivent.
Quant à Julia Roberts, je trouve qu'elle y livre une performance correcte, mais rien qui, à mes yeux, justifie un Oscar. Je n'arrive pas à comprendre l'enthousiasme autour de son jeu dans ce rôle.
À titre personnel, j'ai largement préféré
Préjudice avec John Travolta et Robert Duvall, qui traite d'un sujet similaire mais avec une intensité et une profondeur qui m'ont beaucoup plus marqué.
Donc oui, j'ai vu le film, je reconnais ses qualités, mais ça ne change pas mon ressenti sur Julia Roberts : pour moi, elle reste une actrice sur‑cotée dont la réputation dépasse largement ce qu'elle apporte réellement à l'écran.
Pour moi, et pour beaucoup c'est une actrice qui a une aura, un jeu drama/comique à spectre large, et surtout un sourire unique,
Elle dénotait et dénote toujours dans le panel des actrices, un peu comme Jodie Foster, mais moins qu'une Meryl Streep qui est à ce jour la quintessence
Je comprends ce que tu veux dire sur l'aura de Julia Roberts, son sourire, son énergie, et le fait qu'elle ait marqué toute une époque. Là‑dessus, je ne le nie pas : elle a eu un vrai impact culturel, et c'est aussi pour ça qu'elle est devenue une figure emblématique du cinéma américain.
Mais c'est justement là que se situe la différence pour moi : je distingue vraiment l'aura du jeu. Qu'elle ait une présence, une image forte, une personnalité immédiatement reconnaissable, oui. Mais en termes d'interprétation pure, je trouve qu'elle reste dans un registre très limité, souvent le même type de rôle, les mêmes mécaniques, les mêmes expressions.
Là où une Jodie Foster ou une Meryl Streep peuvent passer d'un extrême à l'autre, changer totalement de texture de jeu, surprendre, se réinventer, j'ai l'impression que Roberts est restée enfermée dans un créneau très précis.
Donc je comprends parfaitement pourquoi elle a marqué le public, mais si on parle strictement d'actrice, de palette, de nuances, de capacité à se transformer, je trouve qu'elle est clairement surcotée.
Le problème c'est que les rôles on te les propose, et parfois ils sont sur mesure, en fonction du scénariste ou réalisateur, et en fonction de ce qu'ils voient en toi.
La filmographie de Roberts n'est pas dingue, on a très certainement dû lui proposer moult scénario à la Pretty Woman qu'elle a en connaissance de cause refusé pour ne pas être cantonnée
Tu parlais de Luke Perry qu'on ne voyait focus qu'avec son rôle dans BH, il a dû essuyer le même revers, et en a subit les conséquences
Foster on connaît son parcours, on sait comment elle a a été dirigée par sa mère pour créer la surprise en étant un peu amazone dans ses choix
J'ai vu dernièrement un reportage sur Meryl Streep, diffusé dans le journal de France2 juste avant son interview par Delahousse pour Prada2... elle aurait pu s'autodétruire en IMPOSANT des choix aux réalisateurs, comme la fois ou elle a menacé de quitter son rôle si son partenaire dont on venait de découvrir son cancer était refoulé... elle a même appris des langues étrangères pour s'immiscer dans des rôles d'immigrés et prendre l'accent...
En bref tu es acteur ou actrice reconnu, soit par des choix que tu as fait, soit par des choix qu'on a fait pour toi... Si en plus tu fournis un travail personnel en plus d'avoir déjà une aura c'est là que tu deviens un jackpot, jackpot qui se nomme Streep, Hoffman, etc...
Je comprends ton point sur les rôles qu'on propose, l'image qu'un acteur traîne derrière lui, et la manière dont l'industrie peut enfermer quelqu'un dans un certain type de personnages. C'est vrai pour énormément d'acteurs, et ça explique une partie de leur trajectoire.
Mais pour moi, ça ne change pas vraiment la question de départ : l'aura et la carrière d'un acteur, ce n'est pas la même chose que son jeu. On peut être une star parce qu'on arrive au bon moment, parce qu'on incarne une époque, parce qu'on a une présence qui parle au public... sans pour autant avoir une palette très large.
Et c'est là que je fais la distinction. Julia Roberts a eu un statut énorme, une visibilité folle, une image très forte. Là‑dessus, rien à dire. Mais si on parle strictement de jeu, de nuances, de transformations, de capacité à sortir de son registre, je trouve qu'elle reste limitée.
D'ailleurs, ton exemple de Meryl Streep illustre parfaitement ce que je veux dire : Streep, Foster, Hoffman... ce sont des acteurs qui ont une aura et un travail de composition, de transformation, de prise de risque. Chez Roberts, j'ai surtout l'impression que c'est l'aura qui a porté la carrière, plus que la variété de son interprétation.
Donc oui, l'industrie façonne beaucoup de choses, mais ça n'empêche pas que certains acteurs se renouvellent et d'autres non.
"No,no... That wasn't a question" :)) :)) :))
Qu'est-ce que je kiffe Anne Hathaway :onionlove
Anne Hathaway...ah oui j'aime bien aussi. :D
Emily Blunt j'aime assez mais j'ai l'impression qu'elle fait dans le botox maintenant, en tout cas ça se voit et c'est dommage.
Alors attention aucun rapport, l'ascenseur va descendre de plusieurs niveaux en mode chute libre, en France cette fois, " l'acteur" Stéphane Bern :D
Je comprends pas que l'on continue à le faire jouer, il est bien gentil mais il est nul, il ne sait pas donner vie à ses personnages, quand il essaie d'avoir l'air un peu plus expressif ça sonne faux.
Un jeu sobre, puisqu'il joue toujours de la même façon, ça permet de faire passer la pilule, de masquer tous les défauts. Et pour tous les bons animateurs tv reconditionnés en acteurs passables ou sans intérêt : un jeu sobre et inexpressif ça peut aider et à faire passer au chausse pied l'impensable. :D
Comme des effets spéciaux moyens dans un film pour une scène de nuit ou dans un environnement mal éclairé, ça passe crème.
Donc, cet animateur qui joue à l'acteur, bien plus utile ailleurs, a sa propre série, il fait certainement de l'audience, mais il est surcôté à mort. ::) .
Franchement, je ne savais même pas que Stéphane Bern jouait dans des séries. Je l'ai toujours associé à son rôle d'animateur, donc apprendre qu'il a une carrière "d'acteur", c'est une découverte pour moi.
Il me semble que Jean‑Luc Reichmann joue aussi dans une série policière, non ? Les deux sont très sympathiques, rien à dire là‑dessus, mais en tant qu'acteurs... je vais passer mon tour. :D
TF1 aime recycler ses animateurs, célébrités, candidats en acteur de séries.
-Sergorn
Dechavanne a été l'un des pires animateurs acteurs, très bon animateur enfin surtout à une époque mais acteur très limité.
Reichmann s'en sort nettement mieux, il est convaincant mais ce n'est pas le genre d'acteur français qui m'intéresse de toute façon.
Citation de: Sergorn le Mardi 19 Mai 2026, 19:46TF1 aime recycler ses animateurs, célébrités, candidats en acteur de séries.
Pour être honnête, ça fait bien des années que je ne regarde plus TF1, à part Koh‑Lanta de temps en temps. Donc je découvre un peu tout ça : le recyclage des animateurs, des candidats, des célébrités en "acteurs"... je ne savais même pas que Bern, Dechavanne ou d'autres jouaient dans des séries.
Après, ce n'est pas très surprenant non plus. TF1 a longtemps dominé les audiences, mais ça fait un moment que la chaîne est en perte de vitesse. La TNT, les plateformes, les nouvelles habitudes de consommation... tout ça a joué, évidemment. Mais il faut aussi reconnaître que la programmation n'a pas vraiment évolué : beaucoup de formats usés, de fictions très formatées, de divertissements interchangeables.
Et ce n'est clairement pas en misant sur des animateurs "reconvertis" que la chaîne va redresser la barre. Acteur, c'est un métier, ça demande du travail, de la technique, de la direction, et ce n'est pas quelque chose qu'on improvise du jour au lendemain parce qu'on est un visage connu du public.
Après, je ne peux pas juger de leurs performances : peut‑être qu'ils ont pris des cours, peut‑être qu'ils s'en sortent correctement. Mais ce n'est pas du tout un type de casting qui m'attire, et ce n'est pas ça qui me donnera envie de revenir vers les fictions TF1.
Citation de: Pulsion le Mardi 19 Mai 2026, 23:06Dechavanne a été l'un des pires animateurs acteurs, très bon animateur enfin surtout à une époque mais acteur très limité.
Pour Dechavanne, ça ne m'étonne même pas. J'ai souvent entendu dire qu'il pouvait être assez odieux en coulisses, donc le voir mauvais acteur en plus... disons que ça ne surprend pas.
Après, je n'ai jamais été fan de son style d'animation, donc le voir débarquer dans une série, ce n'est clairement pas quelque chose qui m'aurait attiré.
On va finir par pouvoir ouvrir un topic Animateurs surcotés / sous‑cotés, à ce rythme. :))
c'est à dire qu'il suffit d'un contexte dramatique et d'un jeu sobre, très intériorisé on va dire, et ça passe à peu près, ça fait illusion. Je pense à Dechavanne en particulier. Je me souviens de lui dans un téléfilm avec Rosy Varte et d'un épisode du capitaine Marteau...Marleau. Prestation très oubliable. Mais il n'a jamais été la vedette d'une série, enfin je pense pas.
Enfin bref, passons.eeeeeee
La bande de Philippe Lacheau, surcôtée ? J'avais beaucoup aimé baby sitting 1 et 2 et en dehors de Nicky Larson qui j'ai finit par apprécier mais après j'ai lâché l'affaire.
Citation de: Pulsion le Jeudi 21 Mai 2026, 08:57La bande de Philippe Lacheau, surcôtée ? J'avais beaucoup aimé baby sitting 1 et 2 et en dehors de Nicky Larson qui j'ai finit par apprécier mais après j'ai lâché l'affaire.
Franchement, je suis comme toi : Baby‑sitting 1 et Baby‑sitting 2, c'est clairement le meilleur de la bande à Lacheau. C'est rythmé, hilarant, les gags s'enchaînent super bien, et il y a une vraie énergie qu'ils n'ont jamais réussi à retrouver ensuite.
Après ça, j'ai l'impression qu'ils n'ont jamais réussi à refaire aussi fort. Alibi 1 et 2, c'est sympa, il y a quelques bons gags, mais on est loin d'un film vraiment marquant.
Épouse‑moi mon pote, pour ma part, j'ai trouvé ça absolument lamentable. Et leur film de super‑héros arrive un peu tard, même s'il y a deux‑trois idées marrantes.
Après, j'ai beaucoup d'affection pour Lacheau : c'est un passionné, il a des idées, il bosse, et ça se voit. Mais sur la question du "surcoté", honnêtement, il faudrait regarder les chiffres : j'ai l'impression que les films après Baby‑sitting ont fait beaucoup moins d'entrées, donc leur statut de "valeur sûre" est peut‑être un peu exagéré aujourd'hui.
En résumé : j'adore leurs débuts, mais pour moi, ils n'ont jamais retrouvé ce niveau‑là.
et pourtant Lacheau etsa bande on les voit partout, émissions, films.
Je te l'accorde on sent le passionné la plupart du temps.
Sur BS 1 et 2 il n'était pas seul aux commandes et puis après seul à la réalisation ça devenait moins bon, drôle, mais le succès était toujours là.
Je trouve pas que Philippe Lacheau a un super jeu en général mais j'aime bien quand même.
J'ai rien contre Lacheau qui semble être sincère et passioné, mais je suis totalement hermitique à son humour.
Du coup j'ai trouvé son Nicky Larson infame :onionsweat
-Sergorn
Citation de: Pulsion le Jeudi 21 Mai 2026, 18:07et pourtant Lacheau etsa bande on les voit partout, émissions, films.
Je te l'accorde on sent le passionné la plupart du temps.
Sur BS 1 et 2 il n'était pas seul aux commandes et puis après seul à la réalisation ça devenait moins bon, drôle, mais le succès était toujours là.
Je trouve pas que Philippe Lacheau a un super jeu en général mais j'aime bien quand même.
Pour être honnête, je regarde les films de la bande à Lacheau bien après leur sortie, donc je ne vois jamais leur promo sur les plateaux télé. Du coup, je ne me rends pas vraiment compte du côté "on les voit partout".
Pour les Baby‑sitting, oui, tu as raison : il était épaulé par Nicolas Benamou, et ça explique peut‑être pourquoi ces deux films sont clairement les mieux maîtrisés. Il y avait un vrai rythme, une vraie énergie, et une mise en scène plus inventive.
Après, je te rejoins complètement : le jeu de Lacheau n'est pas incroyable. C'est un acteur assez moyen, mais ça ne me gêne pas plus que ça quand je regarde ses films. Je les prends pour ce qu'ils sont : des comédies légères, faites avec passion, et souvent portées par une bonne ambiance de bande.
Donc oui, je comprends ce que tu veux dire : on peut trouver Lacheau limité en tant qu'acteur, tout en appréciant quand même son univers et son énergie.
Citation de: Sergorn le Jeudi 21 Mai 2026, 18:30J'ai rien contre Lacheau qui semble être sincère et passioné, mais je suis totalement hermitique à son humour.
Du coup j'ai trouvé son Nicky Larson infame :onionsweat
Je comprends totalement. Lacheau, et encore plus Nicky Larson, c'est vraiment le genre d'humour qui ne peut pas plaire à tout le monde. C'est très codé, très référencé, très "bande de potes", donc si on n'adhère pas au style, ça devient vite hermétique.
Je me souviens que j'avais demandé à un pote s'il voulait aller voir Nicky Larson, il m'a répondu direct "Impossible, Lacheau est anticharismatique". Ça m'avait fait rire, mais ça montre bien que ce film divise énormément.
Donc oui, je comprends parfaitement ton ressenti : c'est typiquement le genre de comédie où soit tu rentres dedans, soit tu décroches complètement.
les BS j'étais souvent plié en deux. :D
Citation de: Pulsion le Jeudi 21 Mai 2026, 19:16les BS j'étais souvent plié en deux. :D
- On dirait Gollum.
- T'es un bâtard.
- Pourquoi ?
- Ça ne se fait pas pour Gollum.
moi c'était davantage les situations, comme le karting, la scène dans la forêt, la course poursuite avec les flic, et dans le 2, entre autre, la grand mère qui tente de rattrapper l'avion sur son fauteuil à moteur turbo boost :))
Je saute de l'âne au coq ( c'est plus facile que dans le sens inverse), en sous côté, clairement pour l'instant, Idris Elba que j'aime beaucoup mais qui n'a pratiquement eu aucun film pour l'instant à la mesure de son talent et de son charisme incroyable. Éventuellement la série Luther mais bon c'est plutôt confidentiel par rapport à un rôle qui l'aurait mis dans la lumière, sous le feu de gros projecteurs, comme un rôle flamboyant au cinéma tel que celui de James Bond par exemple. Mais même sans ça, pas de rôle pour l'instant qui aurait explosé sa popularité.
A la cinquantaine ça me paraît un peu tardif non pas pour james bond parce que ça c'est mort pour lui maintenant trois fois hélas, mais dans un rôle marquant dans un bon film qui cartonne.
Pour Idris Elba, je ne l'ai pas encore beaucoup vu dans des œuvres, donc je ne me prononcerai pas trop vite. Mais il a une classe naturelle et un charisme assez impressionnant, ça c'est indéniable.
J'ai noté depuis longtemps The Wire dans ma (très) longue liste de séries à voir, et comme tout le monde dit que c'est l'une des meilleures séries jamais faites, je suis curieux de découvrir son rôle dedans. Apparemment, son personnage est vraiment marquant et très apprécié.
Donc pour l'instant, je ne sais pas encore si je le trouve surcoté ou sous‑coté, mais il dégage quelque chose, ça c'est sûr.
the wire oui je te le conseille vivement. J'ai découvert cette série en dvd après the shield ( :sparta1 ).
Et quelques années plus tard je découvrais avec joie Banshee...heu aucun rapport en fait... :))
Pour moi, Vin Diesel n'est pas surcoté au sens "on le compare à De Niro".
Ce qui me désole, c'est de le voir s'enliser depuis 25 ans dans Fast & Furious, un rôle qui le réduit à une caricature de lui‑même.
Je viens de revoir Pitch Black, et ça m'a rappelé à quel point il pouvait être excellent. Riddick est un anti‑héros génial : ambigu, dangereux, charismatique, presque animal. Vin Diesel y a une vraie présence, une vraie intensité.
À côté de ça, Dominic Toretto me laisse totalement froid. C'est un personnage figé, écrit en slogans ("family"), sans nuance.
Du coup, je ne dirais pas que Vin Diesel est surcoté : je dirais qu'il est sous‑exploité. Il avait un potentiel énorme, et il s'est enfermé dans un rôle qui ne lui rend pas justice.
Diesel fait typiquement partie de ces acteurs capable de beaucoup de choses... mais qui se contente au final de faire toujours la même chose (et qu'on pourrait caricaturer en "Il se joue lui même") au même dire que Dwayne Johnson ou Tom Cruise.
C'est dommage même si j'aime bien Fast & Furious
-Sergorn
Diesel, oui, il s'est enfermé dans Fast & Furious. Il a montré qu'il pouvait être excellent (dans Pitch Black, Find Me Guilty), mais il s'est auto‑limité en jouant Toretto pendant vingt ans.
The Rock, c'est différent : lui, il ne s'est jamais vraiment cherché. Il joue toujours le même rôle parce que c'est son modèle économique. Il est une marque avant d'être un acteur.
Tom Cruise, lui, a changé de registre, a travaillé avec les plus grands réalisateurs, a pris des risques, mais les opus "Mission Impossible" ont fini par freiner tout ça.
Donc pour moi, Diesel est un acteur sous‑exploité, The Rock un produit, et Cruise un acteur cohérent mais qui se répète à cause de la franchise "Mission Impossible".
Oui et non, l'un des premier rôles de Johnson c'était Southland Tales qui était un rôle comique et satirique loin de son image usuelle. Et l'an dernier il a joué dans The Smashing Machine, qui si c'était un biopic sur un catcheur, est très loin de ce qu'il est, et lui a d'ailleurs valu une nomination aux Golden Globes. Du coup j'ai l'impression qu'il se cherche maintenant et veut sortir de sa zone de confort.
Pour Cruise il a effectivement eu des rôles où il sortait de son image habituelle comme Collateral ou pour remonter plus loin Né Un Quatre Juillet, mais je trouve que c'est beaucoup plus rare maintenant et que ça se limite pas Mission Impossible. Même dans des films comme Oblivion ou La Momie t'a l'impression de voir le même genre de rôles
Du coup oui c'est dommage car il est capable de bien plus
-Sergorn
Pour être honnête, je n'ai jamais pu piffrer The Rock, donc je n'ai jamais vraiment cherché à aller plus loin dans sa filmographie.
Tant mieux s'il commence à sortir de sa zone de confort, vraiment. S'il tente autre chose que son image habituelle, c'est tout à son honneur. Simplement, ce n'est pas un acteur qui m'attire, donc je suis passé à côté de Southland Tales ou The Smashing Machine.
Pour Tom Cruise, je pense que c'est un cas un peu différent. Peut‑être qu'il estime qu'il n'a plus rien à prouver et qu'il n'a plus envie de se prendre la tête avec des rôles trop éloignés de sa persona.
Même si je l'ai parfois trouvé un peu surcoté par rapport à son talent réel, il faut reconnaître qu'il a une filmographie qui ferait pâlir beaucoup d'acteurs : Magnolia, Né un 4 juillet, Rain Man, Collateral...
Donc oui, il tourne peut‑être moins vers des rôles "à contre‑emploi" aujourd'hui, mais il a déjà tellement donné dans le passé que je comprends qu'il se concentre maintenant sur ce qu'il maîtrise le mieux.
Tom Cruise est un excellent acteur mais il prend moins de risque si je puis dire :)) au niveau de ses rôles, il reste dans sa zone de confort, peut-être a-t-il moins de propositions en dehors de ses propres choix je ne sais pas.
Il rempile pour un 3e top gun, de la valeur sûre encore une fois mais Maverick était très bien alors why not.
Vin Diesel a été mieux exploité il est vrai dans Pitch Black et surtout dans Jugez moi coupable" que j'avais vu et je me demande si "Un homme à part" ne valait pas le coup aussi mais je ne m'en souviens plus trop.
Il ne prend plus aucun risque artistiquement parlant depuis longtemps, pas mal de merdes comme bloodshot.
Citation de: Pulsion le Samedi 13 Juin 2026, 15:30peut-être a-t-il moins de propositions en dehors de ses propres choix je ne sais pas.
Qui veut voir son film côtoyer la scientologie ? Sérieux ?
Citation de: Pulsion le Samedi 13 Juin 2026, 15:30Vin Diesel a été mieux exploité il est vrai dans Pitch Black et surtout dans Jugez moi coupable" que j'avais vu et je me demande si "Un homme à part" ne valait pas le coup aussi mais je ne m'en souviens plus trop.
Il ne prend plus aucun risque artistiquement parlant depuis longtemps, pas mal de merdes comme bloodshot.
Pour "Un homme à part", j'en garde un souvenir assez flou, mais je me rappelle que ce n'était pas un mauvais film du tout. Très classique dans sa construction, oui, mais Diesel y faisait le job et incarnait bien le rôle. Rien de révolutionnaire, mais ça montrait qu'il pouvait tenir autre chose qu'un volant en marmonnant "family"
Et c'est ça qui me frustre avec lui : il avait clairement la capacité de varier. Il avait même tenté, comme Stallone et Schwarzy avant lui, la case comédie avec Baby-Sittor. Ce n'est pas un chef‑d'œuvre, mais franchement c'est plutôt drôle et il s'en sortait étonnamment bien dans un registre plus léger.
byaku, j'ai pas compris.
Citation de: Byaku le Samedi 13 Juin 2026, 16:03Qui veut voir son film côtoyer la scientologie ? Sérieux ?
Il y en a beaucoup pour qui ça dérange pas plus que ça. Je veux dire même l'armée a trouvé son compte avec certains films. :trollface1 :))
Citation de: Ben le Dimanche 14 Juin 2026, 17:11Je veux dire même l'armée a trouvé son compte avec certains films.
Ça c'est du réemploi, ils ne lui ont pas demandé de jouer expressément pour eux...
La vérité, et c'est malheureux, c'est que tout le monde s'en fout que Tom Cruise soit Scientologue. Ca reste un des acteurs les plus bankables :onionsweat
Et ça n'a par ailleurs jamais été un blocage pour qui que ce soit à Hollywood d'être Scientologue (y a sans doute plus de célébrité que vous le pensez que le sont ou ont des accointances avec) passant sur le fait que ce serait illégal, vu que la Scientologie est officiellement reconnue comme une religion là-bas et que la liberté de culte ils prennent ça très au sérieux.
-Sergorn
Citation de: Sergorn le Dimanche 14 Juin 2026, 18:45passant sur le fait que ce serait illégal, vu que la Scientologie est officiellement reconnue comme une religion là-bas et que la liberté de culte ils prennent ça très au sérieux.
Ne rien proposer n'est pas un refus, sinon faudrait sonder le cerveau de tous ceux qui bossent dans le ciné ::)
Je suis d'accord sur le fait que Hollywood se fiche globalement de la Scientologie tant que l'acteur rapporte de l'argent. Cruise reste l'un des acteurs les plus bankable de l'industrie, donc évidemment que personne ne va le boycotter pour sa religion.
Et on cite souvent Cruise, mais Travolta en est aussi membre depuis des décennies. De mémoire, Giovanni Ribisi et Juliette Lewis en font également partie.
Après, dire que "tout le monde s'en fout", c'est peut‑être un peu simplifié. Paramount avait quand même rompu son contrat en 2006 en partie à cause de son image publique liée à la Scientologie. Selon les sources, ce n'était pas un blocage professionnel au sens strict, mais plutôt un problème d'image : la Scientologie, ses prises de position de l'époque, et ses interviews très médiatisées commençaient à gêner le studio.
Donc oui, sa religion ne l'a jamais empêché de tourner, mais elle a déjà eu un impact sur la perception publique et sur ses relations avec certains studios.
Son break avec la Paramount n'était pas tant lié à la Scientologie en elle-même que son attitude publique qui pendant quelques années était devenue délirante (souvenir de son saut de canapé lunaire chez Oprah).
Et beaucoup d'analyste pensent que c'était juste une excuse et que c'était une histoire de gros sous : Cruise et Paul Wagner se taillaient un trop gros pourcentage des bénéfices à leur goûts et ils voulaient s'en dépêtrer - ce fut une bonne excuse donc :))
Ce qui est sûr c'est qu'il a considérablement travaillé son image depuis (et changer d'agent :)))
-Sergorn
L'épisode avec Oprah était lunaire. Le pire, c'est qu'il était sûrement à jeun, ça aurait été plus rassurant de dire qu'il avait pris un truc. :))
Ce qui est sûr, c'est qu'il a complètement retravaillé son image depuis : changement d'agent, comme tu dis, communication verrouillée, recentrage sur son image de pro obsessionnel du cinéma d'action. Il a compris qu'il fallait calmer le jeu.
byaku, quel était le rapport avec ce que je disais ? Je me faisais la réflexion qu'à son âge on devait moins solliciter tom cruise pour des rôles et donc restait dans sa zone de confort et dans des suites de films qui ont fait son succès ou qui ont grandement participer à la construction de sa carrière comme les MI et les Top Gun ( tout comme Harrisson Ford qui revenait pour une fois de trop pour un nouvel indiana jones qui a grandement contribué à sa carrière).
Je n'ai pas évoqué la scientologie. ??? .
Dans le privé il ne m'intéresse pas du tout justement en grande partie pour ses liens très forts avec la scientologie.
Dans Protocole Fantôme Tom Cruise affichait, à l'image de son personnage, un profil plus humble suite justement à ses déboires liés à des comportements surréalistes. Il n'était plus en odeur de sainteté et est donc revenu pour avec un Ethan hunt plus intéressant et n'étouffant pas l'équipe de persos de son égo.
"Protocole Fantôme" est vraiment un très bon film, je l'avais vu au ciné et je l'avais trouvé bien supérieur au 3, même si ce dernier reste solide.
L'an dernier, je voulais me refaire toute la saga pour voir le dernier en salle, mais je n'ai jamais trouvé le temps de regarder l'avant‑dernier. :))
Cela dit, tous les opus que j'ai vus jusqu'ici sont bons, chacun avec leur style.
Dans mes préférences, j'ai un vrai faible pour le premier. La réalisation de De Palma, l'ambiance années 90, et le fait que ce soit le tout premier lui donnent un charme particulier.
Mais pour moi, le meilleur reste "Fallout" : Henry Cavill en antagoniste, l'histoire, les scènes d'action, la montée en tension, la fin... tout fonctionne. C'est le film où la formule Mission: Impossible atteint son sommet.
Citation de: Pulsion le Lundi 15 Juin 2026, 14:13Je n'ai pas évoqué la scientologie. ??? .
Je l'ai évoqué car c'est un critère parmi d'autres
Le dernier est bien inférieur au précédent en dehors des cascades.
Je crois que c'est celui qui a été pénalisé par la grève des scénaristes....
Le 2 est celui que j'ai du mal à supporter.
Je hais les 2 et 3 : nullisime.
Le 1 a au moins le charme surrané des films d'espions des 90's.
Ca commence vraiment à partir du 4 pour moi.
Pour moi, MI 2 est surtout le résultat d'un mauvais mariage entre un excellent réalisateur et une franchise qui ne correspond pas du tout à son style.
John Woo est un immense cinéaste, mais son cinéma repose sur un ADN très particulier : le mélodrame héroïque, les ralentis opératiques, les duels stylisés, les poses iconiques, les colombes, les fusillades chorégraphiées... bref, un ballet d'action très marqué années 90.
Le problème, c'est que MI, à la base, c'est tout l'inverse : de l'espionnage, de la paranoïa, des twists, des manipulations, une équipe, de la tension psychologique.
Le scénario n'aide pas non plus : virus, antidote, méchant jaloux, romance forcée... c'est trop faible pour Woo, qui compense avec du style visuel, mais ça ne suffit pas.
Et puis le film a quelques passages nanardesques : montage clippé, musique datée, effets approximatifs, poses "cool" qui ne le sont plus.
Cela reste un film divertissant qui fait le boulot, mais c'est clairement le moins réussi de la saga.
Perso j'adore le 3 même si c'est essentiellement un épisode d'Alias avec Tom Cruise au lieu de Jennifer Garner :))
Mais c'est sans doute pour ça que c'est celui qui s'approche le plus (au moins dans sa première moitié) de l'esprit de la série originale.
Et surtout c'était un magnifique redressage de barre après la catastrophe monumentale que fut l'horreur de John Woo qui a failli enterrer la licence
-Sergorn
Tiens, justement, Sharivan, que penses tu du cinéma américain, et je dis bien américain, de john woo ? Je le trouve surestimé mais avec des circonstances atténuantes. Pour MI2 il a été complètement bouffé par le producteur et star tom Cruise. Et globalement il n'a pas pu donné le meilleur de lui-même aux Etats Unis.
Face Off était très bien, non ?
Citation de: Pulsion le Mardi 16 Juin 2026, 18:21Tiens, justement, Sharivan, que penses tu du cinéma américain, et je dis bien américain, de john woo ? Je le trouve surestimé mais avec des circonstances atténuantes. Pour MI2 il a été complètement bouffé par le producteur et star tom Cruise. Et globalement il n'a pas pu donné le meilleur de lui-même aux Etats Unis.
Pour le cinéma américain de John Woo, je suis assez partagé.
Face/Off est clairement son meilleur film US : on sent qu'il a pu y mettre sa patte, le mélange entre action et mélodrame fonctionne parfaitement, et Cage/Travolta se régalent.
Hard Target, c'est très moyen. Le studio et Van Damme discutaient de tout, des scènes ont été coupées, la violence a été édulcorée... Woo n'a jamais pu aller au bout de ce qu'il voulait faire.
Broken Arrow, pour moi, c'est carrément médiocre : scénario ultra basique, action sans personnalité, aucune trace de son style hongkongais. On dirait un blockbuster 90s générique où Woo disparaît derrière le cahier des charges.
Windtalkers, c'est un peu mieux : ça se regarde, il y a quelques idées intéressantes et un vrai désir de parler d'honneur et de sacrifice. Mais le film est constamment tiraillé entre ce que Woo voulait faire et ce que le studio attendait, du coup ça reste très moyen.
Paycheck, même chose : ça se laisse regarder, le concept SF est sympa, mais c'est un film de commande sans personnalité. On sent que Woo n'y croit pas vraiment, et son style disparaît presque totalement derrière un montage très standardisé.
Donc oui, je suis d'accord avec toi : Woo est un immense réalisateur, mais à Hollywood il n'a jamais pu donner le meilleur de lui‑même. MI2 en est l'exemple parfait : Cruise et Paramount ont imposé leur vision, et son style ne collait pas du tout à la franchise.
Face/Off est la seule réelle réussite de Woo aux USA parce que c'est le seul film où lui a donné une liberté totale comme il avait à HK.
Windtalker était pas mal mais le film a beaucoup souffert au montage.
Dans tous les cas c'est pas pour rien s'il est retourner bosser en Chine ensuite.
Les réalisateur Hong-Kongais qui ont tenté de s'exporter aux USA dans les 90 (craignant pour leur avenir une fois HK de retour sur contrôle la Chine) comme Tsui Hark ou Ringo Lam s'y sont tous cassés les dents, broyés par Hollywood qui a détruit toute la personnalité de leurs films et ils ont tous fini par retourner en Chine.
-Sergorn
Tu fais bien de citer Tsui Hark et Ringo Lam, parce qu'au final ils ont connu exactement le même problème que Woo : ils se sont retrouvés dans un système où les studios, les producteurs et parfois les stars avaient beaucoup plus de pouvoir que les réalisateurs.
Tsui Hark est probablement l'exemple le plus frappant. Sur "Double Team", il a très mal vécu l'expérience parce que le studio contrôlait pratiquement tout et qu'il n'avait pas la liberté qu'il avait à Hong Kong. Quand on voit "Piège à Hong Kong" ensuite, on a presque l'impression qu'il se lâche complètement et qu'il fait volontairement un film chaotique, excessif et absurde, comme une façon de tourner en dérision les codes hollywoodiens et de reprendre le contrôle.
On pourrait même étendre le constat à Corey Yuen. Quand on compare ses chorégraphies américaines à ce qu'il faisait à Hong Kong, c'est le jour et la nuit. Toute la créativité, le rythme et l'inventivité de ses combats semblent avoir été largement bridés par les contraintes des productions américaines.
Même chose pour Jackie Chan. Ses meilleurs films restent largement ceux tournés à Hong Kong. À Hollywood, malgré quelques succès commerciaux, on retrouve rarement la folie, l'inventivité et la prise de risque de films comme "Police Story" ou "Drunken Master II". Ses films américains sont souvent beaucoup plus formatés.
Jet Li a connu un sort comparable. Hormis quelques moments sympathiques, une grande partie de sa carrière hollywoodienne donne l'impression qu'on ne savait pas vraiment quoi faire de lui. Son talent martial est sous-exploité et il est souvent coincé dans des productions très génériques.
Au fond, ce qui est frappant, c'est que tous ces cinéastes et artistes venaient d'une industrie hongkongaise où les réalisateurs avaient énormément de liberté créative et où l'action était pensée comme une véritable mise en scène. En arrivant à Hollywood, ils ont intégré un système beaucoup plus industriel où le réalisateur n'est qu'un maillon parmi d'autres. Ce n'est sans doute pas un hasard si la plupart sont finalement retournés travailler en Asie comme tu dis, là où ils pouvaient retrouver une identité artistique plus forte.
Yep, sans pour autant renier le travail qu'il a fait aux USA (notamment Rush Hour et Shangai Noon dont il évoquait encore récemment la possibilité de nuit), Jackie Chan s'est souvent exprimé sur sa frustration quant à la réalisation de ces films où il était notamment contraint de faire des scènes d'actions bien courtes et de prendre moins de risques, les assurances américains étant terrifiées par ses cascades.
-Sergorn
C'est vrai, et je pense que ça va même au-delà de la seule question des cascades. Ce qui faisait la force du cinéma d'action hongkongais, c'était que l'action était souvent le cœur même de la mise en scène. Les réalisateurs, les chorégraphes et les acteurs construisaient parfois le film autour des séquences d'action.
À Hollywood, l'action devait davantage s'intégrer à une mécanique de production beaucoup plus encadrée, avec des impératifs de budget, d'assurance, de calendrier et de formatage. Du coup, même quand on retrouve le talent de Jackie Chan à l'écran, on a rarement cette impression de liberté totale qu'il pouvait avoir dans ses productions hongkongaises.
Volte Face était pas mal. Il me semble que l'on disait que c'est Van Damme qui avait fait venir John woo aux usa. Notamment pour ce hardtarget. A l'époque Vandamme se poudrait pas mal le nez d'ailleurs surtout à ce moment-là :D .
Citation de: Pulsion le Mercredi 17 Juin 2026, 15:40Volte Face était pas mal. Il me semble que l'on disait que c'est Van Damme qui avait fait venir John woo aux usa. Notamment pour ce hardtarget. A l'époque Vandamme se poudrait pas mal le nez d'ailleurs surtout à ce moment-là :D .
L'article confirme ce qu'on disait : Van Damme, le producteur et les scénaristes se sont tous envolés pour Hong Kong pour rencontrer John Woo et lui proposer Hard Target.
Woo parle de Van Damme avec tendresse, sans rancœur. Mais il laisse clairement entendre que Van Damme était difficile à gérer. À cette époque, l'acteur belge était au sommet de sa carrière, ses films marchaient bien, et c'est aussi le moment où il a commencé à consommer de la drogue, ce qui n'a pas aidé sur les tournages.
Woo confirme également que la version sortie en salles n'est pas la sienne :
J'aime bien ce film, mais seulement dans son cut original, celui que le studio n'a jamais diffusé. La version que les gens ont vue est celle du studio.https://www.premiere.fr/Cinema/News-Cinema/John-Woo-se-souvient-de-Jean-Claude-Van-Damme-Cetait-un-grand-enfant
woo qui dit que la version salle n'est pas la sienne, ouais ben c'est encore moins la mienne mon p'tit bonhomme. :D
Dans ce chasse à l'homme il y avait un acteur qui n'appréciait pas le comportement de Van Damme a vouloir tout diriger avec le soutien de ses parents qui voulaient imposer leur point de vue sur le tournage. Je ne me souviens plus du nom de l'acteur mais j'ai parfaitement son visage en tête.
Il avait pris la suite de Liam Neeson dans darkman, entre autre.
Cela ne m'évoque rien. Tu te souviens quel rôle il joue dans le film ?
C'est Arnold Vosloo (La Momie) qui a repris Dark Man et effectivement il joue dans Hard Target
-Sergorn
Citation de: Sergorn le Samedi 20 Juin 2026, 20:45C'est Arnold Vosloo (La Momie) qui a repris Dark Man et effectivement il joue dans Hard Target
Merci pour l'info ! Je le connais principalement pour son rôle dans "La Momie".
ouiiii ! effectivement, dans la momie aussi c'est vrai j'avais oublié.