On a tellement l'habitude de voir certains clichés au cinéma qu'on a fini par les intégrer, ils ne vont pas jusqu'à nous gâcher un film mais avouons-le, ils nous agacent un peu parce qu'on les voit arriver à des kilomètres.
Et pour commencer, parlons du personnage qui ne comprend rien même quand on lui met toutes les preuves sous le nez : celui qui est là uniquement pour ralentir le héros, créer du conflit artificiel et faire perdre du temps à tout le monde.
L'exemple parfait, c'est Lorenzo dans "Die Hard 2", un champion toutes catégories de la mauvaise foi : McClane lui apporte des faits, des preuves, des explications, presque un PowerPoint, et lui continue de réagir comme si John était venu lui vendre un aspirateur.
On ne sait pas s'il a une dent contre lui, s'il est allergique à la logique ou s'il a décidé que son rôle dans la vie était de dire "non" par principe, mais son niveau de déni défie les lois de la psychologie humaine. Même un stagiaire en observation aurait compris plus vite que lui. :))
Je remets la vieille vidéo de François Theurel d'il y a treize ans, je prends toujours du plaisir à la revoir :
Le dernier acte d'une comédie romantique étant celui que je DÉTESTE le plus.
J'ai instantanément pensé à cette vidéo en voyant le titre du sujet. :))
A froid, il y a 2 gros clichés qui me viennent instantanément en tête :
- Le groupe de méchants qui a la gentillesse d'attaquer le héros par groupe de ... 1 (pendant que le reste de la troupe tourne autour en faisant des grands gestes inutiles).
- Les épées qui, quand on les sort de leur fureau, font un gigantesque "SCHLIIIIING". Bordel ! Un foureau n'est pas en métal (c'est d'ailleurs logique quand on y pense : tu niquerais ton fil de lame à chaque fois que tu ranges ton épée) !
Et il y a même parfois pire : des épées (ou sabres, ou n'importe quelle lame ::) ) qui font "SCHLIIIIING" juste quand le héros les tient, comme ça, dans le vent ! :))
S'il y a bien un cliché qui m'agace prodigieusement, c'est bien celui de la bimbo infecte, plein aux as, qui se donne des grands airs, avec le ton qui va avec. Elle est très souvent botoxée et siliconée, maquillée comme une poupée mannequin, et avec des vues sur le copain d'une héroïne. Le cliché va très loin, car celle-ci va jusqu'à se mêler, de la garde-robe et des préférences alimentaires du malheureux garçon, pour en faire son parfait copié-collé. En gros, le message qu'elle envoie est celui-ci: soyez une belle garce, soyez sans pitié, et le monde sera à vos pieds!
Citation de: Bouloche le Foufounet le Mercredi 17 Juin 2026, 14:24- Le groupe de méchants qui a la gentillesse d'attaquer le héros par groupe de ... 1 (pendant que le reste de la troupe tourne autour en faisant des grands gestes inutiles).
:))
Sinon oui, j'ai pas de cliché vraiment detesté, mais j'avoue que seuls les USA sont sur la carte d'Aliens béliqueux c'est fort quand même. :))
Citation de: The Endoktrinator le Mercredi 17 Juin 2026, 11:09Je remets la vieille vidéo de François Theurel d'il y a treize ans, je prends toujours du plaisir à la revoir :
Franchement, j'ai regardé pas mal de vidéos du Fossoyeur mais je ne connaissais pas celle‑ci, et elle est vraiment excellente, super drôle et bien vue.
Ça m'a rappelé un autre cliché qui a tendance à m'agacer : la bombe qui va exploser mais qui est toujours désamorcée à une seconde de la fin.
Je ne sais pas pourquoi les scénaristes s'acharnent à garder ce "00:00:01" comme si c'était une règle ISO du cinéma, alors que l'effet serait exactement le même si elle était désamorcée à 16, 11 ou même 6 secondes.
Mais non, ils veulent absolument nous coller le stress artificiel de la dernière seconde, comme si le public allait demander un remboursement si le héros coupait le bon fil un peu trop tôt. :))
Je pense à un autre cliché complètement con :
Quand une personne se voit implanter une balise/puce permettant de le suivre à la trace, cette balise/puce aura toujours une grosse LED qui clignotte !
Citation de: Bouloche le Foufounet le Mercredi 17 Juin 2026, 15:49Je pense à un autre cliché complètement con :
Quand une personne se voit implanter une balise/puce permettant de le suivre à la trace, cette balise/puce aura toujours une grosse LED qui clignotte !
Franchement, très bon exemple. Le coup de la balise qui clignote comme un sapin de Noël, c'est vraiment un des clichés les plus absurdes du cinéma. On parle quand même d'un dispositif censé être discret, indétectable, furtif... et les scénaristes décident de lui coller une LED rouge qui clignote comme si c'était un modem des années 90.
On dirait que la balise elle-même veut se dénoncer : "Coucou, je suis là, regarde bien, je fais de la lumière". Le pire, c'est que ça n'a aucun sens même dans l'univers du film : si tu veux suivre quelqu'un en secret, tu ne lui implantes pas un truc qui clignote toutes les deux secondes comme un gyrophare miniature.
Oh, parlant de balise, j'en ai un (de cliché). Celui des caméras embarquées sur les membres d'un commando armé dans un film d'action. Tu peux être sûr qu'elles vont s'éteindre les unes après les autres. Comme si ça collait une grosse cible sur les personnages en question pour le méchant en vadrouille. Et ça marche encore mieux quand c'est comboté avec un capteur de rythme cardiaque. :))
Là, j'ai Jurassic World en tête, mais il doit y en avoir d'autres.
Et dans le genre cliché qui m'agace (rien à voir avec celui d'avant), c'est la nécessité absolue de coller une histoire d'amour dans les films à partir du moment où un homme se retrouve associé avec une femme (peu importe qu'on ait un héros ou une héroïne). Ce n'est pas spécifique au cinéma américain d'ailleurs, mais y'a tellement de moment où ça tombe comme un cheveu sur la soupe soit parce que le contexte ne se prête pas du tout à ça, soit parce qu'il y a zéro alchimie entre les persos, soit parce qu'ils ont 30 piges d'écart (souvent, dans ce contexte, il s'agit d'un héros), etc.
Ca me gonfle. Comme si les hommes et les femmes ne pouvaient pas être juste amis. Ca existe et il n'y a pas de mal à ça. ::)
C'est clair que c'est un cliché qui revient beaucoup trop souvent. Cette romance forcée qu'on colle dès qu'un homme et une femme partagent trois scènes ensemble, c'est devenu un réflexe scénaristique presque pavlovien.
Le pire, c'est quand on te balance ça entre deux personnages qui ne peuvent pas se blairer et qui passent leur temps à s'envoyer des vannes. Dès qu'ils apparaissent à l'écran, tu sais déjà que ça va finir en couple, même si rien, absolument rien, ne le justifie.
Déjà les armures de plate qui servent pas a grand chose dans les films se voulant historisant, qui se font trancher comme du beurre par des armes tranchantes ou percer aussi facilement que du papier. Alors que en vrai les seuls armes qui était vraiment efficace au corps a corps, c'était les armes contendantes (ou attaquer dans les faiblesse des armures, les jointures notamment).
Les clichés des films d'épouvante et horreur ou le casting sont insupportable et on souhaite que les personnages se fasse tuer.
Et le coup de l'arme à feu qui à munition infinie.
Moi le cliché qui m'irrite le plus c'est quand un personnage est révélé comme étant un traitre/espion/méchant après nous avoir fait croire que c'était un gentil, un pote du héros, ou autre.
Et à partir du moment où ça arrive, paf, l'acteur ou l'actrice joue mal tout le temps, dès qu'il ou elle ne parle pas avec les gentil, le personnage a une expression de MECHANT et regarder la caméré d'un air soupçonneux, ou vicieux ou... méchant, j'ai dit méchant ?
C'est ridicule et le dit espiontraitre se ferait chopper en cinq minute IRL donc :o
C'est un soucis particulièrement présent en séries.
-Sergorn
Oui c'est un beau cliché nul le personnage traitre qui joue de manière très caricatural une fois qu'il est grillé.
Un cliché qui me gonfle : le "héros" du film est toujours pas mal, bien foutu voire carrément canon.
Quand son pote/associé/partenaire est toujours soit un peu con, un peu relou, pas très beau, ou gros, voire carrément moche.
Tiens rien qu'en écrivant ça j'ai bien une dizaine de films qui me viennent en tête... :fufufu1
Citation de: Sergorn le Mercredi 17 Juin 2026, 21:54Moi le cliché qui m'irrite le plus c'est quand un personnage est révélé comme étant un traitre/espion/méchant après nous avoir fait croire que c'était un gentil, un pote du héros, ou autre.
Et à partir du moment où ça arrive, paf, l'acteur ou l'actrice joue mal tout le temps
Franchement, très bon choix, parce que ce cliché du faux gentil qui devient méchant est vraiment l'un des plus agaçants quand il est mal fait.
Dans "Le Justicier braque les dealers", le personnage de Nathan White est un cas d'école :
au début, il joue le milliardaire propre sur lui, poli, presque trop lisse... et dès que le film révèle sa vraie nature, il se transforme en baron de la drogue qui parle comme un cliché ambulant, avec un changement de jeu tellement brutal que tu te demandes si on n'a pas changé d'acteur entre deux scènes. :))
Citation de: Poseidon le Jeudi 18 Juin 2026, 11:12Tiens rien qu'en écrivant ça j'ai bien une dizaine de films qui me viennent en tête...
C'est une série mais "White Collar" exploite ce cliché à la perfection. Matt Bomer = perfection ambulante.
Mozzie = petit, parano, bizarre, socialement inadapté. Le contraste est tellement violent qu'il en devient comique. :D
Souvenir ému de Miranda Frost dans Meurs un Autre Jour...
Je regarde vraiment très très rarement un film (moins d'un par an en fait), mais le truc que je ne supporte pas dans un film, c'est le passage débile de scène de cauchemar qui se termine avec le personnage qui se redresse d'un coup du lit bien souvent en criant : Je ne sais pas d'où sort cette connerie mais ça a la vie dure!!...
Et quand j'étais dans un atelier d'écriture de scénarios, vous pouvez être sûrs qu'au moins trois personnes nous ressortait ce truc à chaque fois!!...
Bah t'as jamais eu de cauchemars? :shinobu1
Après pour aller plus loin mais un peu plus rare, le coup du multiple réveil de cauchemar. :))
J'ai interrogé plein de personnes et je ne connais personne qui réagit de la sorte!!...
Les enfants en bas age le font ce réveiller en hurlant. Quel meilleur immersion qu'un gros dur de 40 ans qui agit comme ma nièce de 6 ans. :trollface1
En parlant d'enfants, autre cliché :
Le gamin de 8 ou 10 ans qui parle comme un adulte, qui pense comme un adulte, qui a la maturité émotionnelle d'un adulte, qui sait tout sur tout. Une encyclopédie sur pattes.
Ceux qui écrivent ce genre de personnages n'ont manifestement jamais cotoyé des enfants de cet âge !!!
Et puis il a le cliché du "scientifique" : Dans les films, dès qu'un perso est présenté comme un "scientifique", il sait TOUT ! Il est spécialiste dans l'ensemble des domaines scientifiques de la planète : de l'astrophysique, à l'ingénierie nucléaire, à l'étude des virus !
Les "toutologues" de BFMTV et autres merveilleux plateaux télévisés de la concurrence n'ont qu'à bien se tenir, leurs jours (et leurs sous) sont désormais comptés à cause des gamins et scientifiques d'Hollywood!!...
:D
Citation de: Bouloche le Foufounet le Vendredi 19 Juin 2026, 11:15Et puis il a le cliché du "scientifique" : Dans les films, dès qu'un perso est présenté comme un "scientifique", il sait TOUT ! Il est spécialiste dans l'ensemble des domaines scientifiques de la planète : de l'astrophysique, à l'ingénierie nucléaire, à l'étude des virus !
Et ils ont très souvent des lunettes. Manifestement, quand on a des binocles, on a un QI supérieur à la moyenne. :D
Bah oui... ça c'est clairement une idée reçue IRL plus qu'un cliché de ciné. :onionsweat
Citation de: Nicodémüs le Vendredi 19 Juin 2026, 18:40Et ils ont très souvent des lunettes. Manifestement, quand on a des binocles, on a un QI supérieur à la moyenne. :D
Normal, à force de tenter de lire les copies des autres on a les yeux qui s'usent :o
Un cliché pas vraiment agaçant, mais tellement absurde qu'il en devient drôle.
Le méchant a enfin neutralisé le héros, il a l'occasion parfaite de l'élimine et décide de le tuer via un escape game mortel au lieu de simplement tirer.
C'est littéralement le cliché du méchant qui refuse d'appuyer sur la gâchette dans sa version la plus théâtrale.
Le méchant a gagné : le héros est attaché, assommé, désarmé, inconscient, ligoté, ficelé, emballé sous vide... bref, c'est plié.
Et là, au lieu de lui mettre une balle dans la tête (solution simple, rapide, efficace), il choisit :
une salle qui se remplit d'eau, un incendie "stylé", un mécanisme compliqué, une machine infernale qui met 20 minutes à s'activer, un compte à rebours (toujours trop long).
Le méchant part avant de vérifier que ça a marché.
Parce que rester huit secondes pour confirmer la mort du héros, c'est visiblement trop demander.
Et évidemment, le héros s'en sort.
Parce que sinon, il n'y aurait plus de film.
Et à la fin, le méchant est choqué, comme si c'était impossible.
"Quoi ? Il a survécu à mon piège absurde ?!"
Oui Gérard, oui. C'était prévisible. :))
C'était pas trop le cas de la scène BDSM de Casino Royal :trollface1
Oui oui, Casino Royale est l'exception cosmique où le méchant ne transforme pas la mort du héros en escape game ridicule. :D
Je ne connais pas la saga Bond par cœur, mais je connaissais assez les clichés Bond pour être surpris à l'époque.
C'est pour ça que la scène dans Watchmen où après avoir révéler son plan, Ozymandias dit qu'il l'a mis en application 30 min avant l'arrivée des héros est tellement jouissive :onionlol
Oui, Watchmen est un super exemple, justement parce qu'Ozymandias fait l'inverse total du cliché du méchant qui refuse d'appuyer sur la gâchette.
Les héros arrivent, il leur explique son plan... et là, twist : il leur dit qu'il l'a déjà mis en œuvre 30 minutes avant.
Pas de piège absurde, pas de compte à rebours inutile ou de plan foireux. Ozymandias ne leur laisse même pas l'illusion qu'ils peuvent l'arrêter.
J'avais vu le film et cette scène m'avait marqué : pour une fois, le méchant ne se comporte pas comme un idiot. Il a déjà gagné quand il parle.
C'est presque rafraîchissant quand tu connais un peu les clichés des méchants.
Oui c'est rafraichissant comme résolution mais le plan en lui même a été potentiellement inspiré d'Au delà du réel version 60's surtout dans sa version comics avec le monstre vachement kitch. :))
On notera que ça se cumule avec le cliché du méchant qui explique tout son plan au gentil, comme ça, sans raison particulière (*tousse*Palpatine*tousse*). :D
Sinon, autre cliché qui, pour le coup, m'agace et qui concerne tous les films avec des animaux. A chaque fois que des humains se retrouvent confrontés à des animaux carnivores (donc, potentiellement dangereux), ces derniers ont toujours faim. Toujours. Quel que soit le contexte. A tout hasard, en pleine éruption volcanique, par exemple. :aie
Ca n'a absolument aucun sens puisque, exception faite des humains (et des chiens laissés à l'abandon), les animaux n'attaquent que lorsqu'ils en ont besoin. Et pour beaucoup de prédateurs, une fois qu'ils ont mangé (comme douze, le plus souvent), ils peuvent jeuner pendant des jours/semaines/mois sans rien manger d'autre. On est très loin de la bestiole assoiffée de sang qui va poursuivre inlassablement le même type pendant des jours et des jours.
Un cliché du cinéma américain... mettre un acteur étranger dans le rôle d'un gentil pour en faire un twist de protagoniste....
... Coucou Marion Cotillard... j'au vu le fil blanc dès le début du 3e Batman de Nolan...
J'aurais vu les trailers, j'aurais pas payé si cher pour si peu... même malgré ma kiffance pour Anne Hattaway...
Citation de: Nicodémüs le Mercredi 24 Juin 2026, 19:04On notera que ça se cumule avec le cliché du méchant qui explique tout son plan au gentil, comme ça, sans raison particulière (*tousse*Palpatine*tousse*). :D
Sinon, autre cliché qui, pour le coup, m'agace et qui concerne tous les films avec des animaux. A chaque fois que des humains se retrouvent confrontés à des animaux carnivores (donc, potentiellement dangereux), ces derniers ont toujours faim. Toujours. Quel que soit le contexte. A tout hasard, en plein éruption volcanique, par exemple. :aie
Ca n'a absolument aucun sens puisque, exception faite des humains (et des chiens laissés à l'abandon), les animaux n'attaquent que lorsqu'ils en ont besoin. Et pour beaucoup de prédateurs, une fois qu'ils ont mangé (comme douze, le plus souvent), ils peuvent jeuner pendant des jours/semaines/mois sans rien manger d'autre. On est très loin de la bestiole assoiffée de sang qui va poursuivre inlassablement le même type pendant des jours et des jours.
J'ajouterais que en plus les carnivores ont tendance à minimiser le risque et les attaques sur humains sont souvent du à des individus malades ou vieux (ce qui a été souvent constaté chez les lion, tigre et panthère qui ont tué des humains) ou un manque beaucoup trop flagrant d'autres proies (et du coup, souvent les victimes sont des enfants/femmes/vieillards, rarement des adultes dans la force de l'âge, c'était un schéma récurrent chez les loups notamment lors de l'affaire de la bête du Gevaudan).
Le seul prédateur terrestre qui attaque sciemment les humains pour en faire des casse-croute sont les ours polaires qui sont le plus gros prédateur dans leur environnement naturel après les orques (les orques tueuse sont surtout des celles en captivité qui ont subit des mauvais traitement et sont devenu vengeresse).
Du coup le manque de peur des humains, c'est ce qui rends les meutes de chiens errants très dangereuse dans certains pays d'ailleurs.
Citation de: Byaku le Mercredi 24 Juin 2026, 20:52Un cliché du cinéma américain... mettre un acteur étranger dans le rôle d'un gentil pour en faire un twist de protagoniste....
Hum, je dirais plutôt mettre un acteur célèbre. :fufufu1
Citation de: 4evaheroesf le Mercredi 24 Juin 2026, 22:03Hum, je dirais plutôt mettre un acteur célèbre. :fufufu1
Ça c'était pour l'ère Marvel surtout :fufufu1
Citation de: Sharivan le Mercredi 24 Juin 2026, 11:12Un cliché pas vraiment agaçant, mais tellement absurde qu'il en devient drôle.
Le méchant a enfin neutralisé le héros, il a l'occasion parfaite de l'élimine et décide de le tuer via un escape game mortel au lieu de simplement tirer.
Tu m'ôtes les mots de la bouche, j'allais parler de ce cliché, justement. Plus généralement, sans se cantonner aux cas des jeux de la mort, je déteste quand le méchant a l'occasion (et aucune raison crédible de l'épargner), mais ne le fait pas. James Bond est l'exception que je tolère, parce que ça fait partie de l'ADN de la série, et que ça a donné des scènes cultes dans Goldfinger ou Goldeneye.
Citation de: Numby le Dimanche 28 Juin 2026, 14:49Tu m'ôtes les mots de la bouche, j'allais parler de ce cliché, justement. Plus généralement, sans se cantonner aux cas des jeux de la mort, je déteste quand le méchant a l'occasion (et aucune raison crédible de l'épargner), mais ne le fait pas. James Bond est l'exception que je tolère, parce que ça fait partie de l'ADN de la série, et que ça a donné des scènes cultes dans Goldfinger ou Goldeneye.
Oui, complètement d'accord avec toi. Et l'exemple qui me vient toujours en tête, c'est "Die Hard With a Vengeance".
Simon Gruber neutralise McClane, il l'a enfin à portée de main. Une balle dans la tête, rideau, fin du film, merci d'être venu.
Mais non : il le menotte, le colle dans un bateau, lui met une bombe sous le nez... et s'en va en supposant que "ça devrait suffire".
Et pourtant, j'adore ce film.
Comme quoi, même les clichés les plus absurdes peuvent être délicieux quand ils sont bien emballés. :D
Oui, tout à fait ! Le fait qu'un élément (éventuellement considéré comme cliché) soit acceptable ou non dépend surtout de la manière dont l'auteur s'en sert. Ça ne concerne pas le cinéma, mais un écrivain a écrit un petit article intéressant à ce sujet... (https://antoinedesealand.fr/blog/des-cliches-en-fantasy/)
Ton article est vraiment intéressant, et je trouve qu'il met le doigt sur plusieurs choses très justes. Les clichés ne sont pas un problème en soi, tout dépend de la manière dont l'auteur les utilise, et la fantasy n'est pas plus "clichée" que n'importe quel autre genre, on remarque juste davantage ses codes parce qu'on lit souvent les mêmes modèles.
Un cliché peut même devenir excellent quand il est réinventé ou détourné, et au final ce n'est jamais le cliché qui pose souci, mais l'exécution. C'est exactement ce que je pense : ce qui compte, c'est ce que l'auteur en fait, pas l'existence du cliché en lui‑même.
Je repense à une vieille (2023 ! Une éternité !) note du Boulet au sujet des clichés :
https://www.bouletcorp.com/rogatons/2023/03/27
Citation de: Bouloche le Foufounet le Mardi 30 Juin 2026, 13:39Je repense à une vieille (2023 ! Une éternité !) note du Boulet au sujet des clichés :
https://www.bouletcorp.com/rogatons/2023/03/27
La partie où le héros se réveille à l'hosto a été magnifiquement détourné dans OSS 117 :))
Tu avais aussi un épisode de "Tu mourras moins bête" qui parodiait ce genre de poncifs...
pendant un bon moment on avait surtout dans des films d'action, ou on nous servait des dialogues comment dire....bien virils et pas que dans les steven seagal ou norris :D style " Je combattais au vietnam que tu sucais encore les seins d'ta mere alors tu vas pas m'emmerder ( a peu pres) :))
Et les variantes sont nombreuses.
Dans x-men 2 il y a une scene dans ce genre la.
Citation de: Pulsion le Lundi 20 Juillet 2026, 10:32pendant un bon moment on avait surtout dans des films d'action, ou on nous servait des dialogues comment dire....bien virils et pas que dans les steven seagal ou norris :D style " Je combattais au vietnam que tu sucais encore les seins d'ta mere alors tu vas pas m'emmerder ( a peu pres) :))
Et les variantes sont nombreuses.
Dans x-men 2 il y a une scene dans ce genre la.
Oui, complètement. D'ailleurs, dans Point Break, Papas balance quasiment la même punchline que celle de X‑Men 2. Le chef du FBI l'insulte, le traite de bon à rien, et Papas lui répond avec une réplique bien virile du même style avant de lui coller une droite. :))
ce genre de répliques "sévèrement burnées" c'est moins agaçant quand le film est bon, on pourrait presque dire que ça a de la gueule. Mais c'est clairement une autre époque, c'est plus possible aujourd'hui.
Citation de: Pulsion le Mardi 21 Juillet 2026, 09:06ce genre de répliques "sévèrement burnées" c'est moins agaçant quand le film est bon, on pourrait presque dire que ça a de la gueule. Mais c'est clairement une autre époque, c'est plus possible aujourd'hui.
Ouais, tu fais ça aujourd'hui, tu repars avec la bite dans un tupperware :pfft
un cliché qui date, et heureusement, surtout visible dans les films des années 60 voire 70, ce fameux halo de lumière sur le visage d'une femme pour magnifier sa beauté ou masquer les imperfections de son visage à un moment précis, la rendre plus flamboyante en tout cas.
Je viens de voir sur internet que c'est ce que l'on appelait l'éclairage de face ou plus parlant en anglais : " glamour lighting".
C'est agaçant, enfin moi ça m'agace. :D
Heureusement que cela ne se fait plus depuis longtemps, mais combien de fois j'ai vu cette manie s'appliquer dans des films des années 60, notamment dans des scènes où l'actrice en question, dans un contexte où il me semble en tout cas, rayonnait intérieurement ou au contraire était confrontée à un drame ou quelque chose du genre.
C'est que de nos jours, mon bon Pulsion, les femmes ne rayonnent plus :pfft :D
Dans Star Trek TOS, presque à chaque fois que t'as une femme à l'écran, et notamment si c'est un possible love interest de Kirk, c'est comme ça :))
-Sergorn
Ça fait kitch quoi.
C'était aussi tous les films/séries de ce genre, courant des années 40 aux années 70. A quelques exceptions près (Le Voyage Fantastique de Sinbad en 1973), cela a disparu après la fin des années 60, avec le très gros plan sur les yeux. C'est aussi le cliché qui allait avec, même s'il m'énervait moins. Pour souligner une émotion ou un état second, la caméra devait faire un très gros plan sur le regard. On pourrait suggérer la concentration, la peur, un état d'hypnose (dans Star Trek entre autres). Les films fantastiques ou d'aventures étaient très friands de ce genre de valeurs de plans et de trucages brillants. Moi, je me souviens de la saga Fu Manchu avec Christopher Lee, incarnation de l'aventure exotique, avec d'autres comme Les Sept Voyages de Sinbad sorti en 1959.
Aaah internet, ya tout ce qu'il faut, c'est chouette pour réveiller quelques souvenirs.
Avec un seul gros plan sur le visage d'un acteur on peut se faire une idée non pas du talent du réalisateur mais de celui de l'acteur style Denzel Washington au hasard :D .
C'est moins un cliché énervant aujourd'hui je pense surtout quand le réalisateur sait utiliser à bon escient le talent et le charisme de son acteur ou actrice.
Et puis il y a eu les films de Sergio Leone mais c'est une autre histoire.
Effectivement le gros plan a servi moulte fois de "raccourci" émotionnel.
Ah c'est sûr que le personnage féminin sublimé par la lumière c'etait très en vogue dans l'ère classique, j'avais vu un reportage, sur Arte je crois, et il y avait des témoignage de femme réalisatrice actuelle qui mettait bien en avant ce truc, avec généralement la femme idéalisée au possible (on pense a Marilyn par exemple) et toujours en lumière surexposée tandis que l'homme pouvait avoir le visage marqué par les années et avec plus de jeu d'ombre pour accentuer ses traits, etc... :fufufu1