Géopolitique et relations internationales

Démarré par Cedde, Mardi 18 Février 2025, 22:24

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0 Membres et 1 Invité sur ce sujet

cacaman

Citation de: Wolgyzer Z le Jeudi 21 Août 2025, 22:53Sinon à toute fin utile, on rappellera que l'érection ou le démantèlement de statues (surtout commémoratives et de personnalités) dans les lieux publics, ça tient plus du symbolique et du politique, là où les musées sont plus orientés vers le culturel et l'éducation. Juste histoire d'éviter les mises à égalité hasardeuses et malhonnêtes.

Comme si le culturel et l'éducation n'avaient absolument jamais rendu leurs frontières poreuses avec le symbolique et le politique, histoire de s'enfoncer dans la malhonnêteté.
Le pire ennemi de la vérité n'est pas le mensonge mais la conviction.
Nietzsche

Rincevent

Je viens de lire une analogie que je trouve ma foi fort bien trouvée, selon laquelle si Trump laisse les Européens si perplexes c'est parce qu'ils ne comprennent pas qu'ils ont affaire à un catcheur. Il ne nous vend pas du combat, juste du show-biz, de la chorégraphie, de la gesticulation scénarisée. :fufufu1
L'important n'est pas de savoir ce qu'on fuit mais où on fuit.

The Endoktrinator

Citation de: cacaman le Vendredi 22 Août 2025, 07:58Comme si le culturel et l'éducation n'avaient absolument jamais rendu leurs frontières poreuses avec le symbolique et le politique, histoire de s'enfoncer dans la malhonnêteté.

Ce mouvement peut être l'occasion de séparer définitivement les deux domaines par un mur de métal.


"Le bon sens est la chose la mieux partagée de toutes, car tout le monde pense en être bien pourvu."

René Descartes.

Wolgyzer Z

Citation de: cacaman le Vendredi 22 Août 2025, 07:58Comme si le culturel et l'éducation n'avaient absolument jamais rendu leurs frontières poreuses avec le symbolique et le politique, histoire de s'enfoncer dans la malhonnêteté.

Pssst, faut que je te dise quelque chose, rapproche-toi...

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Plus près...
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Encore plus près...
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Non mais vas-y hein, rapproche-toi.
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... J'ai jamais dit ça. As-tu déjà entendu parler du concept de "priorités" ? :))
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cacaman

#2044
Ouf! Tu m'en vois rassuré! Parce que j'avais la vague impression que selon toi, si les gens qui déboulonnent les statues pour accuser des figures historiques à l'aune de valeurs anachroniques, avaient un quelconque pouvoir sur les programmes scolaires ou les contenus culturels des musées, d'un coup d'un seul ils seraient mus par une objectivité divine tombant des cieux qui les empêcherait de réécrire l'histoire à coups de symboles et de politique!
Du coup cette mise à égalité n'est ni hasardeuse ni malhonnête, on est d'accord  :jap1
Le pire ennemi de la vérité n'est pas le mensonge mais la conviction.
Nietzsche

Rincevent

Magnifique tacle du ministre des affaires étrangères polonais à son homologue hongrois. Ce dernier se plaint que l'approvisionnement en hydrocarbure (russe) de la Hongrie est menacé par les Ukrainiens et ceux qui les soutiennent. Réponse du polonais : "Mais voyons, vous recevez autant de soutien que vous en donnez !".
L'important n'est pas de savoir ce qu'on fuit mais où on fuit.

cacaman

Putain je ne connaissais pas cette casquette, oh la vache!!  :))



Citation de: Rincevent le Vendredi 22 Août 2025, 08:02Je viens de lire une analogie que je trouve ma foi fort bien trouvée, selon laquelle si Trump laisse les Européens si perplexes c'est parce qu'ils ne comprennent pas qu'ils ont affaire à un catcheur.

Mais oui, c'est totalement ça, le Randy Savage de la politique  :))
oh misère  :shinji1
Le pire ennemi de la vérité n'est pas le mensonge mais la conviction.
Nietzsche

Rincevent

Wow. Ben on n'a pas le cul sorti des ronces si les démocrates américains se tournent vers ça. Je découvre donc qu'une nouvelle faction prend son essor "à gauche", le parti de l'abondance.
https://www.lemonde.fr/international/article/2025/08/24/comment-les-democrates-americains-se-reinventent-autour-de-l-idee-d-abondance_6634255_3210.html

Pour faire court, ce sont des démocrates qui sont à l'opposé exact des idées de décroissance : s'il y a des problèmes c'est parce que les gens manquent de trucs, qu'il s'agisse de logements, de biens, etc. Donc il faut produire plus. Pour produire plus il faut déréglementer avec une impulsion étatique forte. Morceaux choisis. :fufufu1
Spoiler
CitationÀ rebours de lectures pointant les inégalités ou la concentration économique et critiquant les excès du consumérisme, les auteurs estiment que la rareté des biens constitue en réalité le problème central des États-Unis.

[...]

Les auteurs lient donc avant tout la stagnation du confort matériel des Américains et l'augmentation des inégalités à cette incapacité de l'État américain à construire et à innover, alors que des pays comme la Chine, l'Arabie saoudite, l'Inde et d'autres puissances émergentes s'illustrent aujourd'hui par leur capacité à offrir des mégaprojets à leurs populations.

[...]

Si les auteurs critiquent évidemment les républicains pour avoir démantelé l'action publique au nom du néolibéralisme, ils se montrent presque plus sévères à l'égard des progressistes, qui auraient eux aussi participé à rendre l'État impuissant en se focalisant sur la régulation et la redistribution.

[...]

À leurs yeux, le progressisme aurait délaissé l'élan productiviste du New Deal et de l'après-guerre – période marquée par des projets d'infrastructure majeurs et des avancées technologiques de masse – pour adopter une posture plus critique de la croissance matérielle et de l'action étatique. Ils attribuent cette dérive à l'héritage de la « Nouvelle Gauche », issue du mouvement contestataire des années 1960 et responsable d'une vision antiétatique, écologiste et sceptique de la croissance qui a contaminé le Parti démocrate. Sans nier les apports bénéfiques de cette réorientation des objectifs du Parti démocrate, qui ont permis de défendre des populations défavorisées, protéger la santé des Américains et sanctuariser des espaces naturels, les auteurs estiment que celle-ci atteint aujourd'hui des limites en devenant souvent contre-productive. Autrement dit, « les solutions de l'ancienne génération sont devenues les problèmes de la nouvelle ».

[...]

Les auteurs prônent donc une refondation du centre gauche autour d'une capacité retrouvée à construire, à innover et à produire des biens collectifs. Autrement dit, un « libéralisme qui construit » (a liberalism that builds). Plus fondamentalement, ils appellent à rompre avec le réflexe du blocage institutionnel (la « vétocratie »), qui découlerait d'une obsession de la « gestion de coalitions » entre groupes d'intérêts divers, et empêcherait la réalisation de projets d'intérêt général.

Loin de disqualifier le rôle des pouvoirs publics, les auteurs appellent plutôt à renouer avec la vision technocratique d'un État stratège, capable de stimuler et d'orienter la production de biens jugés nécessaires, en contournant les lenteurs administratives et en mobilisant les grandes entreprises américaines. S'appuyant sur les travaux de l'économiste Mariana Mazzucato, ils mettent un accent particulier sur l'importance de l'action étatique, et sa capacité à investir stratégiquement dans le développement de nouvelles technologies révolutionnaires.

[...]

Concernant la transition écologique, il va de soi que cette vision est en désaccord total avec les tendances « décroissantistes » qui, selon eux, ne feront que nourrir le ressentiment populaire. Pour les auteurs, le pouvoir de construire et d'innover sera l'une des clés pour réaliser la transition énergétique à l'échelle nécessaire afin de décarboner l'économie. Ils appellent par exemple à profiter du « miracle technologique » que constitue la chute spectaculaire du coût des énergies renouvelables, comme le solaire (-90% en dix ans) et l'éolien (-70% en dix ans) en investissant massivement dans leur développement et dans l'électrification des infrastructures énergétiques.

[...]

Cette tendance théorisant une « politique sociale de l'offre » trouve son origine dans un mouvement local, lié à des enjeux très associés à la Californie. Klein, lui-même originaire de l'État de l'ouest, et ses acolytes se réfèrent souvent à la mouvance « YIMBY », l'acronyme de « Yes in my backyard », né en réaction à l'explosion du coût du logement dans les grandes villes californiennes, en particulier à San Francisco. Le nom du mouvement est une référence à l'expression « Not in my backyard » (NIMBY), terme péjoratif désignant des riverains s'opposant à des projets d'infrastructure susceptibles de nuire à leur qualité de vie ou pour des raisons politiques (opposition à des installations nucléaires, par exemple). Les YIMBY visent particulièrement les propriétaires de grandes villes qui s'opposeraient systématiquement à la construction d'immeubles à forte occupation qui risquent de faire perdre de la valeur à leurs biens. Le mouvement YIMBY, qui comprend de nombreux progressistes, mais aussi des individus à tendance libertarienne ou conservatrice, milite depuis plusieurs années pour l'allègement de règlementations, comme la refonte des lois de zonage qui créent des espaces réservés aux logements mono-familiaux. Un chiffre souvent cité par le mouvement YIMBY est que, sous le régime règlementaire actuel, 40% des bâtiments de la ville de Manhattan seraient considérés comme illégaux8...

[...]

Depuis plusieurs années, le Niskanen Center diffuse notamment la thèse du « cost-disease socialism9 », élaborée par les économistes Steven Teles, Samuel Hammond et Daniel Takash, qui cherche à expliquer l'augmentation du coût des biens sociaux élémentaires – la santé, l'éducation, le logement – par une combinaison de réglementation excessive et d'offre insuffisante. Ils s'inscrivent donc en faux contre la vision dominante à gauche qui attribue les coûts élevés uniquement à une concentration du pouvoir entre les mains de pourvoyeurs gonflant les prix tout en baissant les salaires (compagnies pharmaceutiques, bailleurs, universités, etc.). Sur l'éducation supérieure, par exemple, une politique consistant uniquement à soulager la dette des étudiants américains ne ferait qu'inciter les universités à augmenter leurs frais d'inscription. Les mesures les plus prisées par la gauche seraient donc en général contre-productives et doublement coûteuses pour les Américains (d'abord par l'impôt, puis par l'inflation).

[...]

Conscient de la rigidité du système bipartisan américain qui laisse peu de chances à un parti tiers de s'imposer, l'article appelle à reproduire la méthode MAGA (Make America Great Again) – constituer une faction au sein d'un parti pour le convertir à ses thèses – afin de capturer le flanc démocrate. La faction de l'abondance devra, selon eux, être d'abord portée par « des intellectuels, des ingénieurs et des entrepreneurs de la technologie » plutôt que par des figures politiques ou des militants sur le terrain.

On constate que c'est globalement le cas. Outre son affiliation aux militants « YIMBY », le mouvement repose avant tout sur un assemblage de figures issues de l'élite intellectuelle et économique du pays. [...] Plus généralement, le milieu des philanthropes « altruistes efficaces » souvent issus de la tech, qui croient en une approche scientifique et utilitariste de l'allocation des ressources, manifeste un fort intérêt pour les thèses pro-abondance.

[...]

L'on constate qu'un certain nombre de cadres importants du Parti démocrate ont d'ores et déjà apporté leur soutien aux idées défendues par l'ouvrage et le mouvement pro-abondance. [...] Celui-ci reprend désormais le langage de Klein et Thompson, tout en appelant le parti à abandonner certaines de ses positions les plus « wokes ». Il semblerait donc que le premier pari des partisans de l'abondance de créer une faction au sein de l'appareil démocrate et d'imposer leur vocabulaire soit actuellement gagnant.

[...]

Soulignant le soutien affiché par un certain nombre de grands donateurs et fortunes de la tech, de nombreux démocrates craignent à ce titre que la vision pro-abondance ne soit utilisée par des intérêts privés pour combattre les tendances redistributrices au sein du parti. Les critiques les plus acerbes n'y voient quant à eux rien de plus qu'un « néolibéralisme requalifié pour une ère post-néolibérale.
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https://www.jean-jaures.org/publication/le-tournant-de-labondance-les-democrates-americains-vont-ils-se-reconvertir-a-la-politique-de-loffre/
L'important n'est pas de savoir ce qu'on fuit mais où on fuit.

Wolgyzer Z

#2048
Et la redistribution dans tout ça ? Combattre les multimilliardaires rapaces qui vampirisent les travailleurs et l'environnement ? Non parce que si c'est pour faire grossir la taille du gâteau pour qu'au final les plus riches se taillent toujours la part du lion en laissant la même part misérable au bon peuple (sans même que la dite part soit mise à l'échelle), c'est juste pas la peine. Tout ce que ça va faire, c'est accroître la pollution, le gaspillage des ressources et la concentration des richesses entre les mains des fameux 1%. Bref, ils n'ont toujours rien compris. :aie

Rincevent

Eh bien...
CitationElizabeth Wilkins et Todd Tucker du Roosevelt Institute critiquent également la rhétorique ambiguë de Klein et Thompson au sujet des syndicats, présentés à plusieurs reprises comme des freins au développement économique12. Soulignant le soutien affiché par un certain nombre de grands donateurs et fortunes de la tech, de nombreux démocrates craignent à ce titre que la vision pro-abondance ne soit utilisée par des intérêts privés pour combattre les tendances redistributrices au sein du parti. Les critiques les plus acerbes n'y voient quant à eux rien de plus qu'un « néolibéralisme requalifié pour une ère post-néolibérale13 ».
La redistribution il semblerait que ce soit dans le cul lulu. :o
L'important n'est pas de savoir ce qu'on fuit mais où on fuit.

The Endoktrinator

Ben, quasiment tout pour eux et quasiment rien pour les autres, c'est quelque part de la redistribution.
"Le bon sens est la chose la mieux partagée de toutes, car tout le monde pense en être bien pourvu."

René Descartes.

Rincevent

Ce qui est ironique et amusant, c'est qu'apparemment certains s'étouffent en voyant que Trump a extorqué 10% de parts au patron d'Internet qu'ils commencent à le traiter de socialiste. :aie
Sachant que de bons gros républicains considèrent qu'il faudrait taxer les plus riches, les multimillionnaires, et faire en sorte d'investir dans la qualité de vie. C'est parfois étrange.
L'important n'est pas de savoir ce qu'on fuit mais où on fuit.

Sergorn

Bah j'aime à le répéter : les Démocrates ça reste des gens de droites :o

Donc les pauvres ils s'en balec tout autant.

-Sergorn

Byaku

La plus grande tragédie de la vie, n'est pas la mort... mais ce qui meurt en nous, tandis que nous vivons...

Sergorn

En fait pas vraiment si on se souvient que être acteur ça veut dire jouer un rôle qui n'est pas soi-même.

Donc évidemment que des conservateurs vont avoir joué des rôles progressistes et réciproquement.

On arrive vraiment à un stade où les gens ont du mal à saisir la différence entre fiction et réalité et que non jouer un rôle, ou un écrire une histoire de ce type, n'est pas synonyme d'adhérer au propos du rôle ou de l'histoire. Tout comme on peut apprécier une oeuvre à l'opposée de ses opinions personnelles simplement parce que c'est bien fichu et divertissant.

-Sergorn

Samantha Rosenwood

De mémoire, l'acteur avait déjà défrayé la chronique sur Twitter, lors du premier mandat de Trump, où il avait admis adhérer à ses idées. Qu'il puisse joindre les troupes d'ICE, ne prouve qu'une chose: Trump est la véritable kryptonite de Superman, le charmant Dean Cain a définitivement disparu. À moins que sa chère Loïs Lane soit en danger, aujourd'hui, c'est terminé.
« Yanagi Ni Kazé » - Proverbe Japonais
« Développer la Socio-Intelligence » - Devise de l'Université Senshu
« Draco Dormiens Nunquam Titillandus » - Devise d'Hogwarts, School of Witchcraft & Wizardry
« May the Force be with you...ALWAYS » - Devise et bénédiction Jedi

Ras-Al-Ghul

Dean Cain n'est-il pas d'ailleurs lui-même métisse ? Quelle ironie ...
"Si ce que tu as à dire n'est pas plus beau que le silence, alors tais-toi !"

Rincevent

Je lis en effet que son nom de famille c'est Tanaka. :o
L'important n'est pas de savoir ce qu'on fuit mais où on fuit.

Le Passant

#2058
Bah, on a le Vice-Président USien qui est un chrétien nationaliste xénophobe convaincu...sa femme est hindoue et d'origine indienne.

Aresielle

Le bon gros cliché ... La cohérence c'est un concept obscur pour les extrémistes de tous bord.  :))