Acteurs et réalisateurs : qui est surcoté, qui est sous‑coté ?

Démarré par Sharivan, Dimanche 19 Avril 2026, 11:36

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0 Membres et 1 Invité sur ce sujet

Sergorn

La vérité, et c'est malheureux, c'est que tout le monde s'en fout que Tom Cruise soit Scientologue. Ca reste un des acteurs les plus bankables :onionsweat

Et ça n'a par ailleurs jamais été un blocage pour qui que ce soit à Hollywood d'être Scientologue (y a sans doute plus de célébrité que vous le pensez que le sont ou ont des accointances avec) passant sur le fait que ce serait illégal, vu que la Scientologie est officiellement reconnue comme une religion là-bas et que la liberté de culte ils prennent ça très au sérieux.

-Sergorn

Byaku

Citation de: Sergorn le Dimanche 14 Juin 2026, 18:45passant sur le fait que ce serait illégal, vu que la Scientologie est officiellement reconnue comme une religion là-bas et que la liberté de culte ils prennent ça très au sérieux.


Ne rien proposer n'est pas un refus, sinon faudrait sonder le cerveau de tous ceux qui bossent dans le ciné  ::)
La plus grande tragédie de la vie, n'est pas la mort... mais ce qui meurt en nous, tandis que nous vivons...

Sharivan

Je suis d'accord sur le fait que Hollywood se fiche globalement de la Scientologie tant que l'acteur rapporte de l'argent. Cruise reste l'un des acteurs les plus bankable de l'industrie, donc évidemment que personne ne va le boycotter pour sa religion.

Et on cite souvent Cruise, mais Travolta en est aussi membre depuis des décennies. De mémoire, Giovanni Ribisi et Juliette Lewis en font également partie.

Après, dire que "tout le monde s'en fout", c'est peut‑être un peu simplifié. Paramount avait quand même rompu son contrat en 2006 en partie à cause de son image publique liée à la Scientologie. Selon les sources, ce n'était pas un blocage professionnel au sens strict, mais plutôt un problème d'image : la Scientologie, ses prises de position de l'époque, et ses interviews très médiatisées commençaient à gêner le studio.

Donc oui, sa religion ne l'a jamais empêché de tourner, mais elle a déjà eu un impact sur la perception publique et sur ses relations avec certains studios.
Tout comme les œufs, les temps sont durs et la bêtise n'a pas de limites.

Sergorn

Son break avec la Paramount n'était pas tant lié à la Scientologie en elle-même que son attitude publique qui pendant quelques années était devenue délirante (souvenir de son saut de canapé lunaire chez Oprah).

Et beaucoup d'analyste pensent que c'était juste une excuse et que c'était une histoire de gros sous : Cruise et Paul Wagner se taillaient un trop gros pourcentage des bénéfices à leur goûts et ils voulaient s'en dépêtrer - ce fut une bonne excuse donc :))

Ce qui est sûr c'est qu'il a considérablement travaillé son image depuis (et changer d'agent :)))

-Sergorn

Sharivan

L'épisode avec Oprah était lunaire. Le pire, c'est qu'il était sûrement à jeun, ça aurait été plus rassurant de dire qu'il avait pris un truc. :))
Ce qui est sûr, c'est qu'il a complètement retravaillé son image depuis : changement d'agent, comme tu dis, communication verrouillée, recentrage sur son image de pro obsessionnel du cinéma d'action. Il a compris qu'il fallait calmer le jeu.
Tout comme les œufs, les temps sont durs et la bêtise n'a pas de limites.

Pulsion

#105
byaku, quel était le rapport avec ce que je disais ? Je me faisais la réflexion qu'à son âge on devait moins solliciter tom cruise pour des rôles et donc restait dans sa zone de confort et dans des suites de films qui ont fait son succès ou qui ont grandement participer à la construction de sa carrière comme les MI et les Top Gun ( tout comme Harrisson Ford qui revenait pour une fois de trop pour un nouvel indiana jones qui a grandement contribué à sa carrière).
Je n'ai pas évoqué la scientologie.  ??? .
Dans le privé il ne m'intéresse pas du tout justement en grande partie pour ses liens très forts avec la scientologie.
Dans Protocole Fantôme Tom Cruise affichait, à l'image de son personnage, un profil plus humble suite justement à ses déboires liés à des comportements surréalistes. Il n'était plus en odeur de sainteté et est donc revenu pour avec un Ethan hunt plus intéressant et n'étouffant pas l'équipe de persos de son égo.
"Les hommes qui font avancer la civilisation n'écoutent pas le bruit des dents qui grincent".

Sharivan

"Protocole Fantôme" est vraiment un très bon film, je l'avais vu au ciné et je l'avais trouvé bien supérieur au 3, même si ce dernier reste solide.

L'an dernier, je voulais me refaire toute la saga pour voir le dernier en salle, mais je n'ai jamais trouvé le temps de regarder l'avant‑dernier. :))
Cela dit, tous les opus que j'ai vus jusqu'ici sont bons, chacun avec leur style.

Dans mes préférences, j'ai un vrai faible pour le premier. La réalisation de De Palma, l'ambiance années 90, et le fait que ce soit le tout premier lui donnent un charme particulier.

Mais pour moi, le meilleur reste "Fallout" : Henry Cavill en antagoniste, l'histoire, les scènes d'action, la montée en tension, la fin... tout fonctionne. C'est le film où la formule Mission: Impossible atteint son sommet.
Tout comme les œufs, les temps sont durs et la bêtise n'a pas de limites.

Byaku

Citation de: Pulsion le Lundi 15 Juin 2026, 14:13Je n'ai pas évoqué la scientologie.  ??? .


Je l'ai évoqué car c'est un critère parmi d'autres
La plus grande tragédie de la vie, n'est pas la mort... mais ce qui meurt en nous, tandis que nous vivons...

Pulsion

Le dernier est bien inférieur au précédent en dehors des cascades.
Je crois que c'est celui qui a été pénalisé par la grève des scénaristes....
Le 2 est celui que j'ai du mal à supporter.
"Les hommes qui font avancer la civilisation n'écoutent pas le bruit des dents qui grincent".

Ras-Al-Ghul

Je hais les 2 et 3 : nullisime.
Le 1 a au moins le charme surrané des films d'espions des 90's.
Ca commence vraiment à partir du 4 pour moi.
"Si ce que tu as à dire n'est pas plus beau que le silence, alors tais-toi !"

Sharivan

Pour moi, MI 2 est surtout le résultat d'un mauvais mariage entre un excellent réalisateur et une franchise qui ne correspond pas du tout à son style.

John Woo est un immense cinéaste, mais son cinéma repose sur un ADN très particulier : le mélodrame héroïque, les ralentis opératiques, les duels stylisés, les poses iconiques, les colombes, les fusillades chorégraphiées... bref, un ballet d'action très marqué années 90.

Le problème, c'est que MI, à la base, c'est tout l'inverse : de l'espionnage, de la paranoïa, des twists, des manipulations, une équipe, de la tension psychologique.

Le scénario n'aide pas non plus : virus, antidote, méchant jaloux, romance forcée... c'est trop faible pour Woo, qui compense avec du style visuel, mais ça ne suffit pas.

Et puis le film a quelques passages nanardesques : montage clippé, musique datée, effets approximatifs, poses "cool" qui ne le sont plus.

Cela reste un film divertissant qui fait le boulot, mais c'est clairement le moins réussi de la saga.
Tout comme les œufs, les temps sont durs et la bêtise n'a pas de limites.

Sergorn

Perso j'adore le 3 même si c'est essentiellement un épisode d'Alias avec Tom Cruise au lieu de Jennifer Garner :))

Mais c'est sans doute pour ça que c'est celui qui s'approche le plus (au moins dans sa première moitié) de l'esprit de la série originale.

Et surtout c'était un magnifique redressage de barre après la catastrophe monumentale que fut l'horreur de John Woo qui a failli enterrer la licence

-Sergorn

Pulsion

Tiens, justement, Sharivan, que penses tu du cinéma américain, et je dis bien américain, de john woo ? Je le trouve surestimé mais avec des circonstances atténuantes. Pour MI2 il a été complètement bouffé par le producteur et star tom Cruise. Et globalement il n'a pas pu donné le meilleur de lui-même aux Etats Unis.
"Les hommes qui font avancer la civilisation n'écoutent pas le bruit des dents qui grincent".

Ras-Al-Ghul

"Si ce que tu as à dire n'est pas plus beau que le silence, alors tais-toi !"

Sharivan

Citation de: Pulsion le Mardi 16 Juin 2026, 18:21Tiens, justement, Sharivan, que penses tu du cinéma américain, et je dis bien américain, de john woo ? Je le trouve surestimé mais avec des circonstances atténuantes. Pour MI2 il a été complètement bouffé par le producteur et star tom Cruise. Et globalement il n'a pas pu donné le meilleur de lui-même aux Etats Unis.
Pour le cinéma américain de John Woo, je suis assez partagé.

Face/Off est clairement son meilleur film US : on sent qu'il a pu y mettre sa patte, le mélange entre action et mélodrame fonctionne parfaitement, et Cage/Travolta se régalent.

Hard Target, c'est très moyen. Le studio et Van Damme discutaient de tout, des scènes ont été coupées, la violence a été édulcorée... Woo n'a jamais pu aller au bout de ce qu'il voulait faire.

Broken Arrow, pour moi, c'est carrément médiocre : scénario ultra basique, action sans personnalité, aucune trace de son style hongkongais. On dirait un blockbuster 90s générique où Woo disparaît derrière le cahier des charges.

Windtalkers, c'est un peu mieux : ça se regarde, il y a quelques idées intéressantes et un vrai désir de parler d'honneur et de sacrifice. Mais le film est constamment tiraillé entre ce que Woo voulait faire et ce que le studio attendait, du coup ça reste très moyen.

Paycheck, même chose : ça se laisse regarder, le concept SF est sympa, mais c'est un film de commande sans personnalité. On sent que Woo n'y croit pas vraiment, et son style disparaît presque totalement derrière un montage très standardisé.

Donc oui, je suis d'accord avec toi : Woo est un immense réalisateur, mais à Hollywood il n'a jamais pu donner le meilleur de lui‑même. MI2 en est l'exemple parfait : Cruise et Paramount ont imposé leur vision, et son style ne collait pas du tout à la franchise.
Tout comme les œufs, les temps sont durs et la bêtise n'a pas de limites.

Sergorn

Face/Off est la seule réelle réussite de Woo aux USA parce que c'est le seul film où lui a donné une liberté totale comme il avait à HK.

Windtalker était pas mal mais le film a beaucoup souffert au montage.

Dans tous les cas c'est pas pour rien s'il est retourner bosser en Chine ensuite.

Les réalisateur Hong-Kongais qui ont tenté de s'exporter aux USA dans les 90 (craignant pour leur avenir une fois HK de retour sur contrôle la Chine) comme Tsui Hark ou Ringo Lam s'y sont tous cassés les dents, broyés par Hollywood qui a détruit toute la personnalité de leurs films et ils ont tous fini par retourner en Chine.

-Sergorn

Sharivan

Tu fais bien de citer Tsui Hark et Ringo Lam, parce qu'au final ils ont connu exactement le même problème que Woo : ils se sont retrouvés dans un système où les studios, les producteurs et parfois les stars avaient beaucoup plus de pouvoir que les réalisateurs.

Tsui Hark est probablement l'exemple le plus frappant. Sur "Double Team", il a très mal vécu l'expérience parce que le studio contrôlait pratiquement tout et qu'il n'avait pas la liberté qu'il avait à Hong Kong. Quand on voit "Piège à Hong Kong" ensuite, on a presque l'impression qu'il se lâche complètement et qu'il fait volontairement un film chaotique, excessif et absurde, comme une façon de tourner en dérision les codes hollywoodiens et de reprendre le contrôle.

On pourrait même étendre le constat à Corey Yuen. Quand on compare ses chorégraphies américaines à ce qu'il faisait à Hong Kong, c'est le jour et la nuit. Toute la créativité, le rythme et l'inventivité de ses combats semblent avoir été largement bridés par les contraintes des productions américaines.

Même chose pour Jackie Chan. Ses meilleurs films restent largement ceux tournés à Hong Kong. À Hollywood, malgré quelques succès commerciaux, on retrouve rarement la folie, l'inventivité et la prise de risque de films comme "Police Story" ou "Drunken Master II". Ses films américains sont souvent beaucoup plus formatés.

Jet Li a connu un sort comparable. Hormis quelques moments sympathiques, une grande partie de sa carrière hollywoodienne donne l'impression qu'on ne savait pas vraiment quoi faire de lui. Son talent martial est sous-exploité et il est souvent coincé dans des productions très génériques.

Au fond, ce qui est frappant, c'est que tous ces cinéastes et artistes venaient d'une industrie hongkongaise où les réalisateurs avaient énormément de liberté créative et où l'action était pensée comme une véritable mise en scène. En arrivant à Hollywood, ils ont intégré un système beaucoup plus industriel où le réalisateur n'est qu'un maillon parmi d'autres. Ce n'est sans doute pas un hasard si la plupart sont finalement retournés travailler en Asie comme tu dis, là où ils pouvaient retrouver une identité artistique plus forte.
Tout comme les œufs, les temps sont durs et la bêtise n'a pas de limites.

Sergorn

Yep, sans pour autant renier le travail qu'il a fait aux USA (notamment Rush Hour et Shangai Noon dont il évoquait encore récemment la possibilité de nuit), Jackie Chan s'est souvent exprimé sur sa frustration quant à la réalisation de ces films où il était notamment contraint de faire des scènes d'actions bien courtes et de prendre moins de risques, les assurances américains étant terrifiées par ses cascades.

-Sergorn

Sharivan

C'est vrai, et je pense que ça va même au-delà de la seule question des cascades. Ce qui faisait la force du cinéma d'action hongkongais, c'était que l'action était souvent le cœur même de la mise en scène. Les réalisateurs, les chorégraphes et les acteurs construisaient parfois le film autour des séquences d'action.

À Hollywood, l'action devait davantage s'intégrer à une mécanique de production beaucoup plus encadrée, avec des impératifs de budget, d'assurance, de calendrier et de formatage. Du coup, même quand on retrouve le talent de Jackie Chan à l'écran, on a rarement cette impression de liberté totale qu'il pouvait avoir dans ses productions hongkongaises.
Tout comme les œufs, les temps sont durs et la bêtise n'a pas de limites.

Pulsion

#119
Volte Face était pas mal. Il me semble que l'on disait que c'est Van Damme qui avait fait venir John woo aux usa. Notamment pour ce hardtarget. A l'époque Vandamme se poudrait pas mal le nez d'ailleurs surtout à ce moment-là  :D .
"Les hommes qui font avancer la civilisation n'écoutent pas le bruit des dents qui grincent".