Fenrir d'Alioth

Démarré par Sharivan, Samedi 2 Mai 2026, 11:28

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0 Membres et 1 Invité sur ce sujet

Sharivan

On va boucler la boucle des critiques des God Warriors avec Fenrir. C'est un personnage intéressant, mais aussi assez frustrant à bien des niveaux.

Ce qui fonctionne vraiment chez lui, c'est son ancrage tragique. Dans Saint Seiya, beaucoup de guerriers ont des passés douloureux, mais Fenrir pousse le curseur plus loin avec une misanthropie presque totale. Voir ses parents mourir, être rejeté par les humains puis trouver refuge auprès des loups donne une cohérence solide à son rejet de l'humanité. Contrairement à d'autres antagonistes qui oscillent entre doute et loyauté, lui reste constant : il ne croit en rien d'humain. Ça le rend presque plus "pur" idéologiquement, une pureté sombre mais cohérente.

Son rapport à Hilda est aussi l'un des aspects les plus originaux. Là où les autres God Warriors sont liés à elle par foi, honneur ou amour, Fenrir obéit à une logique totalement différente : il ne sert pas une cause, mais une domination indirecte via son loup Ging. Cette nuance le rend moins manipulé mentalement que les autres, mais paradoxalement encore plus détaché. Et même s'il avait connu la "vraie" Hilda, ça n'aurait probablement rien changé.

Visuellement, il est très réussi : armure lupine, lien avec la meute, attaques rapides et sauvages... il a une vraie identité.

Là où ça se gâte, c'est dans l'exécution narrative, surtout lors de son combat contre Shiryu, un affrontement qui traîne et adopte une structure répétitive typique de l'anime de l'époque. Mais le vrai problème vient du "dialogue de sourds". Shiryu incarne encore une fois la compassion et la foi en l'humanité... sauf que face à quelqu'un comme Fenrir, ça ne peut pas fonctionner. Fenrir n'est pas dans le doute, il est dans le rejet absolu. Les tentatives de Shiryu tombent donc à plat, rendant leurs échanges assez stériles.

On peut même aller plus loin : Fenrir aurait probablement été un meilleur adversaire pour Ikki. Avec son approche plus brutale et psychologique, notamment via les illusions, Ikki aurait pu réellement fissurer Fenrir en exploitant son trauma. Là, on aurait eu un vrai duel mental, pas un prêche moral face à un mur.

Et puis il y a la fin... clairement le point le plus discutable. Mourir dans une avalanche, c'est symboliquement cohérent, retour à la nature, englouti par l'environnement qu'il a choisi, mais dramatiquement, ça manque de puissance. Surtout pour un guerrier capable de surpasser Shiryu pendant une bonne partie du combat, avec des attaques censées atteindre la vitesse de la lumière. On passe d'un personnage presque dominant à une disparition quasi accidentelle, ce qui crée un vrai décalage dramatique.

Comparé aux autres God Warriors, souvent dotés de morts plus héroïques ou émotionnelles, Fenrir donne l'impression d'être "expédié". C'est frustrant, car son potentiel dramatique était énorme. Il aurait mérité une fin plus personnelle, peut-être liée à Ging, ou un moment de bascule intérieure, même minime.

En résumé : Fenrir est un excellent concept de personnage, avec une psychologie forte et une identité visuelle marquante, mais mal servi par son combat et surtout par sa conclusion. Il laisse un souvenir marquant... mais aussi un goût d'inachevé.
Tout comme les œufs, les temps sont durs et la bêtise n'a pas de limites.

Pulsion

La tragédie qui touche Fenrir et sa famille est touchante. Il est doté d'une grande sensibilité qu'il a transformé en haine, une colère, dégoût de l'humanité et sa lâcheté.
Il a une vraie personnalité magnifiée par la performance de Eric Legrand ( qui se montrera également grandiose pour Mime).
De toute façon, à chaque guerrier divin on a une tragédie qui marquera plus ou moins en fonction de la sensibilité de chacun.
Siegfried et Albérich ont un passé moins dramatique il me semble. Mais bon, passons.
Cyberpunk 2077 a les 3 Coquillages ! Mais sans le mode d'emploi.

Byaku

Citation de: Pulsion le Samedi  2 Mai 2026, 17:22Siegfried et Albérich ont un passé moins dramatique il me semble. Mais bon, passons.


Moins ? Ils ont pas de passé exposé du tout...  :onionlol
La plus grande tragédie de la vie, n'est pas la mort... mais ce qui meurt en nous, tandis que nous vivons...

Pulsion

si mais c'est assez bref, et puis on est loin on est d'accord avec la le passé traumatisant des autres, c'est certain.
J'aurais aimé que Fenrir combatte Shiryu seul et non avec ses loups. Mais c'était sa famille et il a fait corps avec elle pour combattre un adversaire qui lui avait foi en l'humanité ( le con... :)) ).
Cyberpunk 2077 a les 3 Coquillages ! Mais sans le mode d'emploi.

Kodeni

J'ai bien aimé justement qu'un guerrier s'associe avec son animal totem pour dissimuler sa présence mais également combiner son attaque avec lui.
Ça amenait de l'originalité.

Le background de Fenrir était touchant également.

Très extrémiste dans ses choix mais au final, depuis sa déception enfant il n'a jamais plu eu l'occasion de se confronter à l'humanité pour jauger l'Homme différemment.
Pourquoi ne sommes nous pas immortels ? La menace qui plane sur le monde l'est bien elle !

Pulsion

Asgard fait très fort sur la profondeur psychologique des personnages et des guerriers divins en particulier comme prisonniers d'un destin irrémédiablement tragique.
Siegfried est un guerrier fier et impressionnant, une classe incroyable mais son passé n'est pas semé d'épreuves traumatisantes.
Et finalement, que préfère t-on, un personnage qui affiche une puissance qui donne envie de mettre un genou à terre dès le début ou un personnage qui porte sa croix et sa couronne d'épines pour lequel on aura une empathie, un respect ( je mets Alberich de côté c'est mieux), pour lequel on sera impressionné par sa puissance et ses failles ?
Fenrir est touchant, ça ne fait pas un plis. Sa fierté, sa famille d'adoption, sa rage justifiée quelque part, tout ça fait de ce personnage un être complexe, sensible, avec un avenir que l'on devinait sans issue.

 
Cyberpunk 2077 a les 3 Coquillages ! Mais sans le mode d'emploi.

Sharivan

Je vois totalement ce que tu veux dire, et je te rejoins en grande partie. L'arc Asgard est vraiment à part dans Saint Seiya pour cette dimension tragique : on sent que beaucoup de God Warriors sont enfermés dans un destin qui les dépasse, et ça donne une vraie épaisseur émotionnelle.

Fenrir en est un très bon exemple. Son passé, son rejet des humains, son attachement aux loups... tout ça le rend immédiatement touchant. On comprend sa rage, même si on ne la cautionne pas forcément, et ça donne un personnage qui marque autrement que par la simple puissance. Il y a clairement chez lui une forme de fatalité, comme si son parcours ne pouvait mener qu'à une fin sans issue.

Après, là où je nuancerais un peu, c'est sur Siegfried. C'est vrai que son passé est moins tragique ou moins détaillé, mais il a quand même ce moment fort face à Sorrento. Son sacrifice donne une autre forme de profondeur : ce n'est pas une tragédie subie comme Fenrir, mais une tragédie choisie. Et au final, ça crée aussi de l'empathie, mais d'une manière différente.

Du coup, je dirais que les deux fonctionnent bien, mais pas pour les mêmes raisons :
Fenrir touche par ce qu'il a vécu, là où Siegfried impressionne et émeut par ce qu'il choisit de faire.
Tout comme les œufs, les temps sont durs et la bêtise n'a pas de limites.

Pulsion

#7
Face à Sorrento, là je suis d'accord à 100%, il fait un choix que j'ai envie d'applaudir mais hélas un sacrifice en vain.
Je te rejoins en tous points pour ces 2 personnages qui marquent l'esprit pour des raisons totalement différentes. 
Cyberpunk 2077 a les 3 Coquillages ! Mais sans le mode d'emploi.

Samantha Rosenwood

#8
Pour moi, Fenrir renvoie tout d'abord à l'image de l'Enfant Sauvage, d'un enfant abandonné, pris en charge par des animaux de la forêt. Il est l'opposé de Mowgli, également élevé par des loups, mais qui ne ressent aucun rejet envers ceux de son espèce, combien même il reste très attaché à Baloo et à Bagheera.

L'idéologie de Fenrir me rappelle celle, parfois obstinée, de certains Maîtres-Loups (race d'elfes chassant en meute, avec leurs propres amis lupins, sous le commandement de Finelame, leur chef), évoqués dans la bande dessinée Elfquest de Wendy et Richard Pini. Le point commun étant cette fusion, avec la nature et l'instinct sauvage, issu de la survie, permettant à la meute de continuer à exister.

Là où justement Fenrir me fait peur, c'est à cause de ce rejet systématique de tout ce qui n'appartient pas à son mode de pensée, à son mode de vie, qu'il perçoit comme une chose à mettre dans la case « menace ». D'où cet édifiant dialogue de sourds avec Shiryû, où ce dernier lui disait quelque chose, et que Fenrir n'a rien entendu, littéralement.

Ce qui est révélateur dans cet échange, est que nous avons tous été, à un moment où à un autre, confronté à quelqu'un, qui nous a reçu avec agressivité et malveillance, alors que nous lui tendions la main. Fenrir a, au sens propre comme au figuré, mordu la main qu'on lui tendait. Il était déterminé à éliminer le Chevalier Du Dragon, le mettant dans le même sac que ceux qui l'avaient abandonné à son sort, dans son enfance.

Quand Shiryû l'a compris, il n'a plus eu d'autre choix que de venir à bout de son adversaire, ce qui prouve bien la nature protectrice du Dragon: épargner toute vie, coûte que coûte, même si l'autre ne veut pas l'entendre. Plusieurs mythes renvoient à cet état de fait, qui se retrouve dans ce combat.

Je ne blâme pas Shiryû d'avoir au moins essayé de sauver Fenrir, alors que celui-ci n'a rien voulu savoir. La nature humaine est ainsi faite, on ne peut pas toujours sauver tout le monde, combien même on le voudrait, @Sharivan.
« Yanagi Ni Kazé » - Proverbe Japonais
« Développer la Socio-Intelligence » - Devise de l'Université Senshu
« Draco Dormiens Nunquam Titillandus » - Devise d'Hogwarts, School of Witchcraft & Wizardry
« May the Force be with you...ALWAYS » - Devise et bénédiction Jedi

Sharivan

Je trouve ton analyse vraiment intéressante @Samantha Rosenwood , surtout parce que tu prends Fenrir sous un angle à la fois symbolique et humain, pas juste comme un adversaire à battre.

L'image de "l'enfant sauvage" fonctionne très bien, et la comparaison avec Mowgli est particulièrement pertinente. Là où Mowgli reste un lien entre deux mondes, Fenrir, lui, est dans une rupture totale avec l'humanité. Il ne cherche pas à concilier, il rejette en bloc, et ça rend le personnage beaucoup plus dur, presque inquiétant.

J'ai aussi beaucoup aimé ton idée de logique de meute et de survie, renforcée par ta référence à Elfquest. Ça colle parfaitement à son fonctionnement : Fenrir ne raisonne pas selon une morale humaine, mais selon un schéma instinctif où tout ce qui est extérieur est perçu comme une menace. Et ça explique très bien pourquoi le dialogue avec Shiryu est voué à l'échec.

D'ailleurs, ton point sur le "dialogue de sourds" est sans doute le plus juste : Fenrir n'est pas juste en train de refuser ce que dit Shiryu, il est incapable de l'entendre. Il projette son passé, son abandon, sur lui. Au fond, il ne combat pas seulement Shiryu, mais ce qu'il représente. Et le parallèle que tu fais avec des situations réelles, ces moments où quelqu'un rejette une main tendue, est très parlant.

Sur Shiryu, je te rejoins aussi. Il agit selon sa nature, il essaie sincèrement de sauver Fenrir, et on ne peut pas vraiment le blâmer pour ça. Et tu mets bien en avant une idée importante : on ne peut pas toujours sauver tout le monde, même avec les meilleures intentions.

Après, si je devais nuancer un peu ton analyse, je dirais qu'elle tend peut-être à donner à Fenrir une forme de réflexion consciente qu'il n'a pas forcément. Tu évoques presque une idéologie construite, alors que j'ai plutôt l'impression qu'il est dans quelque chose de plus instinctif, presque conditionné par son vécu. Il ne choisit pas vraiment de rejeter les autres, il y est "programmé" par son traumatisme.

Et du côté de Shiryu, même si ton interprétation se tient, je pense qu'il est lui aussi un peu rigide dans sa manière d'aborder Fenrir. Le dialogue de sourds ne vient pas uniquement de Fenrir : Shiryu reste dans son registre habituel, qui n'est pas adapté à quelqu'un d'aussi fermé.

Mais globalement, ton message met vraiment bien en lumière ce qui fait la force du personnage : ce n'est pas sa puissance, c'est son impossibilité à revenir vers les autres. Et c'est ça qui le rend à la fois touchant... et tragique.
Tout comme les œufs, les temps sont durs et la bêtise n'a pas de limites.

Byaku

Citation de: Sharivan le Lundi  4 Mai 2026, 18:11D'ailleurs, ton point sur le "dialogue de sourds" est sans doute le plus juste : Fenrir n'est pas juste en train de refuser ce que dit Shiryu, il est incapable de l'entendre.


Un aveugle et un sourd, le combo ultime pour un combat sans paroles   :o
La plus grande tragédie de la vie, n'est pas la mort... mais ce qui meurt en nous, tandis que nous vivons...

Miyamotoo

Il m a toujours fait pitié Fenrir... je n aime pas ce combat..  la famille noble déchue.. l enfant abandonné....livré à lui-même.....trahison d Hilda...digne de Rémi sans Famille
.. :shinobu1

Pulsion

il n'a pas eu la chance d'être pris en main par un chevalier d'Athéna comme Manigoldo quand il était gamin et livré à lui-même. Harbinger en a chié aussi enfin, il en a  même perdu un oeil lors d'une agression. Plus tard il deviendra un gold saint incroyable.
Fenrir n'a pas eu la chance d'être aidé par Hilda ou son entourage proche j'ai l'impression. Et quand il a été digne d'endosser l'armure de guerrier divin elle était devenue maléfique entre temps.
Cyberpunk 2077 a les 3 Coquillages ! Mais sans le mode d'emploi.

Byaku

#13
Citation de: Pulsion le Lundi  4 Mai 2026, 20:53Fenrir n'a pas eu la chance d'être aidé par Hilda ou son entourage proche j'ai l'impression. Et quand il a été digne d'endosser l'armure de guerrier divin elle était devenue maléfique entre temps.

C'est Odin qui l'a choisi, Hilda n'a jamais été une pourvoyeuse de Robes à l'état normal

Sinon ça voudrait dire que celle de Fenrir était une Robe de fond placard, à la seule détention de sa famille,  dans les murs du manoir. Un joker bien plus significatif que Bud
La plus grande tragédie de la vie, n'est pas la mort... mais ce qui meurt en nous, tandis que nous vivons...

4evaheroesf

Citation de: Byaku le Lundi  4 Mai 2026, 22:47C'est Odin qui l'a choisi, Hilda n'a jamais été une pourvoyeuse de Robes à l'état normal

Ce n'est ce que Pulsion a écrit et voulait dire (enfin je pense :aie).

Si Hilda n'avait pas été contrôlée par l'anneau des Nibelungen, elle aurait sûrement aidé Fenrir, c'est tout.

Byaku

Citation de: 4evaheroesf le Mardi  5 Mai 2026, 00:26Si Hilda n'avait pas été contrôlée par l'anneau des Nibelungen, elle aurait sûrement aidé Fenrir, c'est tout.

Ben non, ma pensée et mon post c'est que Hildagood n'aurait jamais eu connaissance de Fenrir, vu qu'il logeait loin de toute humanité
Seul Odin par son omniscience pouvait en être tuteur
Hildagood n'a pas cette omniscience sinon Alberich n'aurait plus fait partie du palais,  il serait devenu persona non grata avec ses desseins
La plus grande tragédie de la vie, n'est pas la mort... mais ce qui meurt en nous, tandis que nous vivons...

Pulsion

Lâché dans la nature, personne en dehors de ses loups, n'a cherché à l'aider par la suite et à reprendre confiance en l'être humain.
Devenir guerrier divin était en quelque sorte un encouragement à s'épanouir dans la mauvaise voie.
Mais....je ne me souviens plus très bien, Odin désigne Fenrir comme guerrier divin d'Epsilon, donc il soutient la cause de la maléfique Hilda alors ?
Cyberpunk 2077 a les 3 Coquillages ! Mais sans le mode d'emploi.

Bouloche le Foufounet

Argh, Fenrir ! Je crois que c'est le Guerrier Divin que j'aime le moins.

Pourtant, ça partait plutôt bien : Histoire tragique, bonne gueule, Robe sympa.
Mais son combat contre Shiryu vient tout gacher : qu'est-ce qu'il est chiant, ce combat ! :cri1

Fenrir semble assez faible (je ne comprend toujours comment Shiryu a pu être mis à mal contre des loups "normaux") et puis c'est long, mais looooong.
Quel dialogue de sourd pénible !
On l'a déjà dit, mais ce combat a fait "beaucoup de mal" au personnage de Shiryu qui passe pour un donneur de leçon hautain sans aucune once de compassion.
Chaque problème a sa solution qui pose problème !

Pulsion

ah ça, je n'ai jamais compris comment shiryu, un chevalier de bronze qui s'est élevé plus d'une fois au 7e sens ( et même sans ça d'ailleurs...) peut donner l'impression de ne pas pouvoir dominer les doigts dans le nez l'attaque de quelques loups, alors certes Fenrir en profite parfois pour attaquer à son tour. C'est pas cool ça.  :D
La performance de Eric Legrand est à la mesure d'un combattant sans pitié et qui ne respecte que ses propres règles.
Cyberpunk 2077 a les 3 Coquillages ! Mais sans le mode d'emploi.

Sharivan

Citation de: Pulsion le Mardi  5 Mai 2026, 07:22Lâché dans la nature, personne en dehors de ses loups, n'a cherché à l'aider par la suite et à reprendre confiance en l'être humain.
Devenir guerrier divin était en quelque sorte un encouragement à s'épanouir dans la mauvaise voie.
Mais....je ne me souviens plus très bien, Odin désigne Fenrir comme guerrier divin d'Epsilon, donc il soutient la cause de la maléfique Hilda alors ?
On peut difficilement dire qu'Odin "soutient" la cause de Hilda de Polaris quand elle est possédée. Au contraire, tout l'arc repose sur le fait que son comportement est dévié. Du coup, pour Fenrir, il y a deux façons de voir les choses :

- soit il a été choisi avant la possession de Hilda, et dans ce cas son statut de guerrier divin n'est pas problématique en soi.
- soit Odin l'a choisi pour son potentiel... sans "juger" sa trajectoire humaine, ce qui donnerait une vision assez froide et fataliste du dieu.

Dans tous les cas, tu mets le doigt sur quelque chose d'intéressant : pour quelqu'un comme Fenrir, devenir guerrier divin n'a pas été une rédemption, mais plutôt une validation de sa rupture avec les humains. Là où d'autres auraient pu y trouver un sens ou un idéal, lui y trouve juste un terrain pour rester fidèle à sa vision du monde.
Citation de: Bouloche le Foufounet le Mardi  5 Mai 2026, 08:18Fenrir semble assez faible (je ne comprend toujours comment Shiryu a pu être mis à mal contre des loups "normaux") et puis c'est long, mais looooong.
Je vois très bien ce que tu veux dire, et clairement le ressenti que le combat est long (voire loooong  :D ) est partagé par pas mal de monde. L'anime étire beaucoup l'affrontement, avec des répétitions et ce fameux dialogue de sourds avec Shiryū, ce qui donne cette impression que ça n'avance pas vraiment.

Pour les loups, oui, dit comme ça, on peut se dire que Shiryu ne devrait jamais être mis en difficulté par "de simples animaux". Mais en réalité, la mise en scène suggère que ce n'est pas juste une meute normale. Ils font partie intégrante du style de combat de Fenrir, ils sont coordonnés avec lui, et surtout ils maintiennent une pression constante qui empêche Shiryu de se poser et de contre-attaquer correctement. Comme en plus Shiryu est dans une approche plutôt défensive au début, il cherche à comprendre et à raisonner Fenrir, ça joue clairement en sa défaveur.

Après, je te rejoins sur le fait que ça reste un peu limite, et qu'il y a une part de facilité narrative pour installer la tension. Mais je ne dirais pas pour autant que Fenrir est "faible". Au contraire, il est assez trompeur à ce niveau-là. Shiryu est quand même complètement dépassé pendant une bonne partie du combat, il n'arrive pas à lire ses attaques ni à les éviter correctement, ce qui laisse penser que Fenrir atteint un niveau de vitesse très élevé, probablement proche de celui attendu à ce stade (donc autour de la vitesse de la lumière). Ce n'est pas juste une question de loups, c'est aussi Fenrir lui-même qui met une vraie pression.

Du coup, je dirais que Fenrir donne une impression bizarre : visuellement et dans le rythme du combat, il peut paraître moins impressionnant, mais dans les faits, Shiryu galère beaucoup plus que ce qu'on pourrait croire au premier abord. C'est aussi ça qui rend le combat frustrant : on sent qu'il y a du potentiel... mais il est étiré et pas toujours exploité de la meilleure manière.
Tout comme les œufs, les temps sont durs et la bêtise n'a pas de limites.