Goldorak et le Prince d’Euphor, le monde de Go Nagai

Démarré par Samantha Rosenwood, Jeudi 5 Décembre 2024, 14:10

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0 Membres et 1 Invité sur ce sujet

Samantha Rosenwood

Buevenue au Ranch du bouleau blanc! Ici, c'est le royaume des robots géants.
« Yanagi Ni Kazé » - Proverbe Japonais
« Développer la Socio-Intelligence » - Devise de l'Université Senshu
« Draco Dormiens Nunquam Titillandus » - Devise d'Hogwarts, School of Witchcraft & Wizardry
« May the Force be with you...ALWAYS » - Devise et bénédiction Jedi

Miyamotoo

Mon Dieu... je fais découvrir en vf Goldorak à ma fille et dans l épisode 13 on assiste aux retrouvailles d Alcor/ Kabuto et ses 3 amis de sa période " Mazinger" et ils ont comme prénoms... setter, cocker et Bélier !!! Non mais sérieux !! :onionblah
Bon le doublage reste bien mais pourquoi ces noms !!! :chiyo1

Bougloucass

Ah, ça tombe bien que ce sujet revoit le jour car je viens juste de ranger mes quatre splendides volumes de DYNAMIC HEROES!!...
Bon, je n'y vais pas par quatre chemins, c'était super bien!!...
Par contre, si vous ne connaissez Gô Nagai que via la version animée de GRENDIZER, je ne sais pas si ça sera vraiment votre tasse de thé car y a des démons et des femmes à poil avec des poils... du Gô Nagai, quoi!!...
Et c'était vraiment bien de voir que le vrai "héros", c'est Mazinger Z et pas Grendizer au final!!...
 8)

The Endoktrinator

Citation de: Miyamotoo le Mardi 27 Mai 2025, 20:03Mon Dieu... je fais découvrir en vf Goldorak à ma fille et dans l épisode 13 on assiste aux retrouvailles d Alcor/ Kabuto et ses 3 amis de sa période " Mazinger" et ils ont comme prénoms... setter, cocker et Bélier !!! Non mais sérieux !! :onionblah
Bon le doublage reste bien mais pourquoi ces noms !!! :chiyo1

C'est l'épisode 11, avec les amis d'Alcor.
"Le bon sens est la chose la mieux partagée de toutes, car tout le monde pense en être bien pourvu."

René Descartes.

Miyamotoo

Perso j ai découvert Goldorak en France, ( un peu trop jeune pour son premier passage tv) puisMazinger à l étranger mais à l epoque je ne comprenais rien du tout.. ( vhs japonais en format ntsc).. puis de nouveau Goldorak...
L univers de Go Nakai est vraiment intéressant et son.cote adulte original pour le coup et surtout et bien c est un.univers avec des crossovers possibles.
Épisode.11 bien vu !

Samantha Rosenwood

#5
@Miyamotoo, @Bougloucass et @The Endoktrinator: merci à vous de lancer la conversation. J'avais créé le sujet à mon arrivée ici.
Et je me demandais: quand le Ranch du bouleau blanc allait-il accueillir ses premiers visiteurs? Je viens d'avoir ma réponse! :))
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Sharivan

Goldorak, souvent résumé à tort comme un simple dessin animé de robots géants pour enfants, dissimule derrière ses combats spectaculaires un drame poignant, teinté de solitude, de pertes et de douleur existentielle. Pour une œuvre née en 1975, elle conserve une profondeur émotionnelle rare dans le paysage de l'animation télévisée. Loin des productions formatées, Goldorak est avant tout le récit d'un survivant, d'un prince sans royaume, d'un homme marqué à jamais par la guerre et l'exil.

Personnage central, Actarus est un héros profondément mélancolique. Derrière sa posture stoïque et son courage apparent, se cache un être brisé. Le prince d'Euphor a vu sa planète anéantie, son peuple massacré, et n'a trouvé refuge que sur une Terre qu'il protège sans jamais vraiment s'y sentir chez lui. Cette double identité, prince et réfugié, guerrier et pacifiste, nourrit une tension constante : il combat pour protéger une humanité qui n'est pas la sienne, tout en portant la culpabilité d'avoir fui la sienne.

Les épisodes soulignent cette douleur sourde. Actarus est un héros tragique, presque christique, incapable de se délivrer de ses blessures. Même son corps garde les stigmates de son passé : irradié par la guerre, marqué dans sa chair, il lutte avec l'épuisement, la solitude, et une angoisse existentielle presque palpable.

Contrairement à l'image que certains se font d'un anime destiné aux plus jeunes, Goldorak aborde des thèmes d'une rare noirceur : guerre, exil, trahison, perte de l'identité, sacrifice, et surtout la mort. La disparition de nombreux personnages secondaires, parfois touchants, parfois dérangeants, laisse rarement le spectateur indemne.

Un épisode marquant reste celui du Colosse Hulk, un monstre supposé être une arme implacable, mais qui préfère contempler les oiseaux plutôt que d'exterminer ses ennemis. Incapable de tuer Myzar, ce personnage, pourtant difforme et destiné à la guerre, devient soudainement profondément humain. Cet instant de grâce, de fragilité face à une existence programmée pour la destruction, illustre à merveille l'ambiguïté morale de la série. Hulk n'est pas un monstre. Il est une victime, comme tant d'autres, d'un conflit qui broie les êtres.

Heureusement, Goldorak n'est pas un tunnel de désespoir. À travers des personnages comme Rigel, le père bourru et lunaire de Vénusia, la série introduit des touches d'humour et de tendresse. Cet agriculteur fantasque, qui rêve de chasser les soucoupes volantes à la carabine, agit comme une soupape, un contrepoint comique aux tragédies qui s'enchaînent. Rigel incarne une certaine forme de sagesse populaire, rustique mais lucide, ancrée dans une Terre simple que les protagonistes veulent défendre à tout prix.

Il serait impossible de parler de Goldorak sans mentionner sa bande-son magistrale. Les compositions signées Shunsuke Kikuchi subliment chaque moment : qu'il s'agisse des envolées héroïques du robot ou des scènes intimistes empreintes de tristesse, la musique transcende l'image. Ces partitions confèrent à la série une dimension presque opératique, renforçant l'émotion et la grandeur du récit.

Regarder Goldorak aujourd'hui, près de cinq décennies après sa création, reste une expérience saisissante. Loin d'avoir vieilli, l'anime conserve toute sa force, à la fois narrative et émotionnelle. La qualité de ses thèmes, la richesse de ses personnages, et l'ambivalence morale qu'il explore en font une œuvre adulte, bien plus complexe que les souvenirs nostalgiques qu'elle évoque souvent.

Goldorak est bien plus qu'un robot géant sauvant la Terre : c'est un récit profondément humain, mélancolique et parfois même dérangeant. Un conte moderne sur la douleur de l'exil, les ravages de la guerre, et la quête d'un sens dans un monde détruit. À ne surtout pas réduire à un divertissement enfantin, tant certains épisodes peuvent heurter les plus jeunes par leur noirceur et leur cruauté.

C'est peut-être cette dualité entre le rêve héroïque et la réalité tragique qui rend Goldorak aussi inoubliable. Une œuvre qui vieillit avec nous, et dont la tristesse majestueuse ne cesse de résonner.
Tout comme les œufs, les temps sont durs et la bêtise n'a pas de limites.

Samantha Rosenwood

#7
@Sharivan: tu as magistralement bien résumé toute l'épopée tragique d'Actarus, dernier rescapé d'une planète et d'une civilisation très avancée (jusqu'à l'arrivée de sa sœur, Phénicia, considérée comme perdue avec le peuple entier d'Euphor), qu'on perçoit très clairement à travers sa parfaite maîtrise de Goldorak.

Toutefois, Goldorak peut manifester son désaccord, s'il pense que son pilote va beaucoup trop loin, en refusant tout bonnement d'obéir, en bloquant ses commandes. Le robot géant dévoile ainsi sa propre personnalité, qu'il possède lui aussi son propre code de valeurs, et qu'il compte bien s'y tenir. C'est sa façon à lui, de rappeler à Actarus les véritables raisons pour lesquelles ils se battent, pourquoi ils veulent protéger notre Terre, qui leur avait offert l'asile et une nouvelle famille d'adoption.

Actarus peut paraître, de prime abord, froid et distant, mais c'est un leurre: c'est son propre mécanisme de protection qu'il avait mit en place, afin de rester vigilant, de ne jamais baisser sa garde. Les cauchemars récurrents qui l'assaillent, au prélude de chaque nouvelle attaque de Véga, se révèlent prémonitoires plus d'une fois, au regard de la tragédie qui avait balayé Euphor des cartes stellaires. Malgré tout, il avait su rester profondément attachant, ses blessures mettant à jour, l'humanité qu'il avait en commun avec nous.

Quant à Rigel, avec son côté lunaire, au sens propre comme au figuré, est incontestablement un régal: ce passionné de soucoupes volantes, reste avant tout un père de famille, prêt à tout pour protéger ses enfants. Il passe d'un extrême à l'autre, avec une facilité déconcertante, qui s'achève dans un grand éclat de rire. En toute franchise, quand j'entends parler des amoureux des UFOS, je pense immédiatement à Rigel. Une rusticité bel et bien sympathique, qui tranche avec le sérieux des autres passionnés du sujet.
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Yuto

Citation de: Sharivan le Samedi 14 Juin 2025, 09:22Regarder Goldorak aujourd'hui, près de cinq décennies après sa création, reste une expérience saisissante. Loin d'avoir vieilli, l'anime conserve toute sa force, à la fois narrative et émotionnelle. La qualité de ses thèmes, la richesse de ses personnages, et l'ambivalence morale qu'il explore en font une œuvre adulte, bien plus complexe que les souvenirs nostalgiques qu'elle évoque souvent.
Grendizer vieillit très bien en effet, Great Mazinger aussi quoi que mais au niveau des intentions, de l'émotion, on repassera.

Techniquement parlant, il y a de très beaux épisodes, en plus des merveilleuses musiques de Shunsuke Kikuchi, même si j'aurai toujours un faible sur les musiques provenant de l'épisode pilote.

Pour le reste, très belle analyse Sharivan.

Sharivan

Merci beaucoup pour ton message Yuto, ça me fait vraiment plaisir ! :jap1
Goldorak est une série qui me passionne profondément, et c'est vrai que je pourrais en parler pendant des heures tant elle regorge de richesses, de nuances et de moments marquants.

Dans mon analyse, je n'ai même pas eu le temps d'aborder les antagonistes, qui sont eux aussi très réussis. Un personnage comme Hydargos, par exemple, incarne à merveille le cynisme et l'égoïsme du camp adverse. Il va jusqu'à faire assassiner Janus, alors que ce dernier est à deux doigts de tuer Actarus et de détruire Goldorak, uniquement pour ne pas perdre la face. C'est glaçant, et ça en dit long sur la rancœur, l'orgueil blessé et la mesquinerie qui rongent certains de ces personnages. Cela dépasse le manichéisme classique et ajoute une vraie densité au récit.
Tout comme les œufs, les temps sont durs et la bêtise n'a pas de limites.

Megrez Alberich

#10
Excellente analyse, Sharivan.

M'étant fait l'intégrale de la trilogie Mazinger Z - Great Mazinger - Grendizer, c'est dingue comme le dernier volet de la saga de robots géants atomise les 2 opus précédents, et ce à tous les niveaux. Que ce soit au niveau de l'histoire, du développement des personnages (aussi bien protagonistes qu'antagonistes), du traitement des personnages féminins, du ton, de l'absence de manichéisme primaire, de la réalisation, des musiques, des méchas, du chara-design, etc. Grendizer fout la honte à Mazinger et ses mechanical beasts tout pourraves





Le pire étant Shiro, sale morveux insupportable, et Boss qui se fait insulter voire casser la gueule par une espèce de mainate colérique. Et ce, dans quasiment tous les épisodes !


The Endoktrinator

Les critiques contre Grendizer, à l'époque, portaient plus sur la place d'Alcor/Kabuto par rapport à Actarus/Duke Fried, ou plus généralement sur l'ambiance, le ton et les thématiques, assez éloignées des habitudes de Nagai ? Parce qu'en effet, on est loin du ton kitsch, mal élevé et presque espiègle, même si déjà différent de l'ultraviolence punkoïde dans Devilman, Violence Jack ou Guerilla High.

C'est comme si on passait de Stooges à Yes, un truc comme ça.
"Le bon sens est la chose la mieux partagée de toutes, car tout le monde pense en être bien pourvu."

René Descartes.

Byaku

Citation de: Megrez Alberich le Lundi 16 Juin 2025, 20:50





"Hakenschmitt X9"

La vache rien que le nom...  :aie

Et même pas un seul site français le nomme  :onionsweat
La plus grande tragédie de la vie, n'est pas la mort... mais ce qui meurt en nous, tandis que nous vivons...

Numby

Je trouve le design de Hackenschmitt stylé (bon un méchant, s'entend, hein  :o ). Le gros Dionysos tout rose n'a pas la même prestance  :))
Mon nouveau livre - des nouvelles de fantasy au parfum mythologique

Yuto

Même si les ennemis, les scénarios de Mazinger Z ne vieillissent pas très bien, j'ai de l'affection pour elle, il faut dire que la série a créé des concepts qu'on retrouve partout.

D'ailleurs j'adore le second film de Mazinger qui est un remake du dernier épisode de la série, c'est kitch oui (la scène de danse au début) mais c'est terriblement bien rythmé.

Sergorn

#15
Citation de: The Endoktrinator le Lundi 16 Juin 2025, 21:25Les critiques contre Grendizer, à l'époque, portaient plus sur la place d'Alcor/Kabuto par rapport à Actarus/Duke Fried, ou plus généralement sur l'ambiance, le ton et les thématiques, assez éloignées des habitudes de Nagai ? Parce qu'en effet, on est loin du ton kitsch, mal élevé et presque espiègle, même si déjà différent de l'ultraviolence punkoïde dans Devilman, Violence Jack ou Guerilla High.

Je suis pas expert de Nagai mais ça ressemble au schéma habituel du fan qui déteste la nouveauté parce que c'est "différent" et le fait que l'ont relègue le héros originel au rang de second couteau servant de "péché capital"

-Sergorn

Yuto

Citation de: Sergorn le Mardi 17 Juin 2025, 15:00Je suis pas expert de Nagai mais ça ressemble au schéma habituel du fan qui déteste la nouveauté parce que c'est "différent" et le fait que l'ont relègue le héros originel au rang de second couteau servant de "péché capital"
Koji est un personnage très populaire et le savoir combattre dans son OVTerre ne peut que provoquer des irritations.

Finalement, le premier film de Grendinzer produit au fond ce que voulait voir le public japonais à l'époque : Koji être au même pied d'égalité que Duke Fleed par l'intermédiaire de son Mazinger Z.

La scène où Barendos détruit l'OVterre est forte en symbolique.

Numby

En tout cas, pour le générique ils se sont pas fait chier, ils ont juste repris celui du film pilote :
Mon nouveau livre - des nouvelles de fantasy au parfum mythologique

Wolgyzer Z

#18
Ouais euh... On ne me fera pas croire que tous les Saucer et Vegabeasts ont des noms transpirant la classe et l'originalité (ce sont pour la plupart des onomatopées ou la répétition du nom d'un animal existant, comme le Ganigani), et que tous leurs designs soient de franches réussites. :))  :aie

Quant à savoir pourquoi un tel écart entre Mazinger Z et Grendizer/Goldorak, faut quand même se rappeler que Great Mazinger a quand même tenté plus de choses que Mazinger Z niveau personnage (on se rappellera Tetsuya Tsurugi qui est pour ainsi dire un proto-Asuka à la virilité compensatoire fragile, et Jun Honô, qui est une "haafu" et a un épisode dédié sur son expérience avec le racisme pour sa couleur de peau au Japon, au point où elle essaye de s'écorcher avec une brosse). A savoir aussi que l'équipe qui a bossé sur Goldorak est peu ou prou la même que celle de Getter Robo, qui a eu l'occasion d'expérimenter un peu plus niveau dynamiques de personnages par rapport aux Mazingers, et les Dinosaures sont de leur côté des proto-Vegans (c'est aussi la même chose pour les Mycéniens, même si moins prononcé).

Pis on se rengorge du non-manichéisme des forces de Vega... Certes, on s'attarde à montrer pourquoi ils se battent et leur désespoir à conquérir la Terre suite à l'agonie de Vega et le délitement de leur empire, mais faut quand même reconnaître que si leur armée compte des figures certes tragique, dont des prisonniers enrôlés de force, ils sont bien contents la majorité du temps de se la jouer en mode "mouahahaha je suis maychant maudit sois-tu Actarus/Duke Fleed je me vengerai !" Le ver était loin d'avoir quitté le fruit. :))

Quant au traitement des femmes euh... Alors certes oui elles sont plus présentes, mais on se rappellera quand même que Goldorak c'est la série où Rubina/Végalia est juste là pour se flinguer dès son épisode d'apparition et faire chialer dans les chaumières (un peu comme Eurydie/Mineo, niveau drama Goldorak avait aussi tendance à verser dans le recyclage). Niveau méchant, je trouve que le dernier épisode de Horos/Zuril est un peu un gros glaviot à la figure, avec la mort de son fils pour ainsi dire oubliée et hop le voilà reparti à vouloir se taper Végalia, pour au final la dézinguer (certes accidentellement) sans remords et crever la bave aux lèvres. Bon, voilà quoi... Pas pour rien que la série Martian Successor Nadesico se payait une tranche avec des références à Goldorak via sa méta-série Gekiganger 3 (même si avec une certaine affection). :onionsweat

Alors oui reconnaissons que Goldorak est en effet mieux fichu que Mazinger Z, Great Mazinger et Getter Robo... et moi je dis heureusement ! Tous les ingrédients étaient déjà présents dans les précédentes séries, quoique moins exploités, ils avaient donc tout intérêt à développer et affiner tout ça. :))

Sinon Great Mazinger accusait déjà une popularité moindre que Mazinger Z, et il faut se rappeler que suivant le succès de Mazinger Z, les séries Super Robot ont pullulé au cours des années 70, chacune apportant sa sauce à la recette (la Robot Romance Trilogy, la série officieuse des Magne-Robo, Zambot 3, Daikengo, Mechander Robo, Raideen, Dai-Apolon, etc.). Grosse concurrence donc. Goldorak s'était par ailleurs pas mal tiré une balle dans le pied en se plaçant dans l'univers de Mazinger Z, s'attirant ainsi inutilement l'inimitié des fans de Koji Kabuto. :o

Sharivan

Citation de: Megrez Alberich le Lundi 16 Juin 2025, 20:50Excellente analyse, Sharivan.

M'étant fait l'intégrale de la trilogie Mazinger Z - Great Mazinger - Grendizer, c'est dingue comme le dernier volet de la saga de robots géants atomise les 2 opus précédents, et ce à tous les niveaux. Que ce soit au niveau de l'histoire, du développement des personnages (aussi bien protagonistes qu'antagonistes), du traitement des personnages féminins, du ton, de l'absence de manichéisme primaire, de la réalisation, des musiques, des méchas, du chara-design, etc. Grendizer fout la honte à Mazinger et ses mechanical beasts tout pourraves
Merci beaucoup pour ton message, Megrez Alberich ! :jap1
Tu résumes parfaitement ce que je ressens aussi : Goldorak semble proposer quelque chose de bien plus abouti que ce que j'ai pu voir de Mazinger Z. Il y a une vraie montée en puissance au niveau de l'écriture, de la maturité du ton, de la profondeur des personnages (protagonistes comme antagonistes), sans parler de l'émotion omniprésente dans de nombreux épisodes.

Pour être honnête, j'avais vu quelques épisodes de Mazinger Z au début des années 2000, et je n'avais pas trouvé ça extraordinaire. Ce n'était pas mauvais en soi, mais l'ensemble m'avait semblé très basique, très "typé années 70", avec des mécaniques répétitives et peu de nuances. Du coup, ça ne m'a pas vraiment donné envie de poursuivre à l'époque, surtout quand on compare à Goldorak, qui m'a immédiatement captivé par sa profondeur et son ambiance.

Cela dit, je n'ai jamais vu Great Mazinger, et il faudrait sans doute que je revoie l'ensemble de la trilogie pour me faire un avis plus juste et définitif. En tout cas, ton retour me motive à creuser un peu plus !
Tout comme les œufs, les temps sont durs et la bêtise n'a pas de limites.