L'Empereur protège (les livres Warhammer 40000)

Démarré par cacaman, Vendredi 20 Juin 2025, 10:37

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cacaman

L'HÉRÉSIE D'HORUS.

Pour aborder cette œuvre, voici un résumé de ce qu'il s'est passé précédemment :

•   Création de l'univers jusqu'à 8000 av JC :

Différentes races extraterrestres peuplent déjà notre galaxie et s'y affrontent dans une guerre de territoires, ou y combattent des entités existant depuis l'aube des temps, assimilables à des dieux. C'est la « Guerre Céleste ». On parle d'Anciens, de C'tan, de Nécrons, d'Aeldaris (les Eldar de Tolkien version space opera) ou d'Orks (les Orques de Tolkien version space opera). Tout ce petit monde peut voyager rapidement dans la galaxie d'un point A à un point B en empruntant une dimension parallèle à la nôtre, appelée le « Warp », « l'Immaterium (le plan immatériel) », « l'Empyrean », « la Mer des Âmes », « le Grand Océan », etc. (ces noms désignent la même chose).

Le Warp est un élément central du lore de WH40K. Il comprime les distances du plan matériel (d'où les raccourcis), et fait également office d'éponge pour toutes les émotions de tous les êtres vivants de la galaxie. Si le Warp était stable aux commencements de l'univers, la Guerre Céleste y a fait naître énormément de perturbations à cause des morts et des souffrances de milliards d'êtres vivants.
Lorsqu'un vaisseau pénètre dans le Warp, il disparaît du monde matériel et entre dans un océan d'énergie brute, infiniment vaste et profond. Cette énergie véhicule les pensées errantes, les émotions spontanées, les fragments de souvenirs et les croyances inébranlables de ceux qui vivent dans l'univers matériel ; le vaisseau est ainsi ballotté dans les courants du Warp, et s'il n'est pas guidé par des spécialistes à son bord, il peut très bien ressortir à un endroit du plan matériel complètement aléatoire (extrêmement éloigné du but par exemple), trop loin dans le futur par distorsion temporelle, ou s'y perdre à jamais.
De nombreuses entités malfaisantes hantent ces lieux, dont les surpuissants « dieux du Chaos ».



•    8000 av JC :

Jusqu'ici, l'Humanité est isolée sur sa planète natale dans une portion galactique calme, et le restera encore quelques millénaires. Mais un évènement capital se déclenche : un être extraordinaire y voit le jour, supposément la réincarnation simultanée de milliers de puissants chamans capables de lire dans l'énergie du Warp. Cet être grandit, et s'avère immortel. Il devient une sorte de vagabond, se fond parmi la population, et essaye d'influencer le cours de l'histoire dans l'ombre. Ses compétences, sa sagesse, sa sagacité, sa culture, riches de centaines de vies cumulées, le placent toujours dans les situations où il est en mesure de sauver son espèce de la destruction. Une sorte de protecteur secret, qui est tour à tour un simple guerrier, un conseiller royal, un sorcier, un alchimiste, un prophète, un monarque ou un ermite, endossant à chaque fois un rôle différent, avant de disparaître à nouveau. Il choisira son moment pour ressurgir et guider l'Humanité.



•   8000 av JC jusqu'à 14999 ap JC (M15) :

L'histoire de la Terre suit son cours, l'Homme fait ses premiers pas sur la Lune, lance diverses sondes dans son système solaire, en étudie ses planètes, et d'avancées scientifiques en progression technologique, il parvient à coloniser la Lune, terraformer Mars, et installer des bases d'extractions sur divers autres grands satellites du système solaire. La Terre se renomme « Terra », la Lune « Luna », et le système solaire « système Sol ».

•   15000 jusqu'à 23999 (M16 – M24) :

L'histoire galactique de l'Humanité s'épanouit pendant cette période, appelée « L'Âge de la Technologie ». Elle découvre l'existence du Warp et comment y pénétrer. Lentement, et suite à d'innombrables accidents, elle apprend à l'utiliser pour s'affranchir de la limite de la vitesse de la lumière. C'est également à cette époque que furent rencontrées les premières espèces extraterrestres, dénommées indistinctement « Xénos ». Aussi, l'Humanité met au point et cultive le « gène du Navigator », une mutation contrôlée de 3ème œil qui permet à des pilotes humains d'effectuer des sauts dans le Warp plus longs et de s'y repérer en diminuant drastiquement les risques.



Ainsi, à la fin du M20, l'Humanité prolifère et prend le contrôle d'un grand nombre de systèmes solaires. C'est un âge d'or pour les progrès scientifiques. La technologie semble pouvoir répondre à tous les besoins. Des machines intelligentes aident à la production civile et militaire, et permettent d'atteindre des rendements phénoménaux. Le perfectionnement des Schémas de Construction Standards (SCS) favorise la colonisation des planètes, qui atteint les limites de la galaxie. C'est le pinacle du savoir, car tous les mondes humains ont accès aux technologies mises au point partout ailleurs.

•   M25 : début des tempêtes Warp

L'Humanité s'éparpille et devient la nouvelle race dominante. La précédente, les Aeldaris, régnait depuis trop longtemps sans partage ni concurrence, et finissait par sombrer dans la décadence. Une partie d'entre eux, successivement poussés par l'ennui, l'oisiveté, le vice, puis la dépravation, provoquent suite à ces excès de luxure, de perversité, de sadisme allant jusqu'aux crimes de masse, la naissance de l'entité Slaanesh dans l'Immaterium. Cette apparition d'un nouveau dieu du Chaos fait l'effet d'un armageddon spirituel. Le Warp est soudain assailli par des tempêtes incontrôlables. Les vaisseaux en transit à ce moment sont disloqués ou perdus à jamais, et tout voyage devient impossible sans y risquer sa peau ou se retrouver perdu au milieu de nulle-part. L'Humanité prend son mal en patience, attendant de relancer routes commerciales et ravitaillement entre leurs mondes.

•   M25 – M30 : la Longue Nuit

Ce qui était provisoire dure finalement presque 6000 ans ! Les mondes humains, disséminés dans la galaxie, se retrouvent ainsi coupés des autres colonies et de Terra, privés d'autorité centrale ou de protection, avec un réseau de soutien et d'approvisionnement anéanti. Ils tombent dans l'anarchie et la guerre : c'est « La Longue Nuit », ou « L'Ere des Luttes ». La civilisation humaine se désagrège, les factions locales et les empires luttant pour le contrôle du royaume brisé, tandis que d'autres, totalement abandonnés, succombent aux horreurs de la famine à l'échelle planétaire, à la folie et, pire encore, aux périls du Warp. En effet, certains humains mutants, les « Psykers », très sensibles au Warp tout en restant dans le monde matériel (comme les chamans à l'aube des temps humains), lorsqu'ils ne sont pas encadrés et contrôlés pour maîtriser cette source d'énergie, sont sujets aux possessions démoniaques ou ouvrent malgré eux des portails déversant des hordes de monstruosités de l'Immaterium.
Les mondes humains livrés à eux-mêmes tout ce temps, à la guerre, aux invasions Xénos, observent au fil des millénaires des divergences génétiques, de coutumes, de langues, de légendes aussi. Qui peut dire si Terra existe vraiment, ou si c'est un conte datant de 6000 ans ?

Le Système Sol n'est pas épargné par les bouleversements consécutifs aux tempêtes Warp : le gouvernement de Terra s'effondre complètement et la planète se divise en dizaines de nations en conflit ouvert. Après 2500 ans de guerre continue, il ne reste plus grand-chose de cette civilisation autrefois sophistiquée. La technologie est en partie restée, mais la science n'a plus cours, remplacée par de la superstition.

Mars, devenue « monde-forge » (une usine de la taille d'une planète) durant l'Âge de la Technologie, est également victime de la guerre civile, des factions rivales luttant pour la suprématie au cœur de ce désastre. Les secrets de l'atmosphère artificielle sont perdus, et les explosions nucléaires ravagent la planète. Mars redevenant une terre désolée impropre à la vie, une nouvelle culture se développe au cœur d'usines souterraines.
Les membres les plus importants de cette civilisation en décrépitude sont ceux capables de restaurer les générateurs d'oxygène et d'apprendre à se protéger des tempêtes de radiations qui balayent la surface. Il s'agit des « Technoprêtres », les détenteurs du savoir nécessaire au bon fonctionnement des machines. Les générations se succèdent et évoluent au point où elles ne comprennent plus cette technologie. À la place, elles la vénèrent. La connaissance est sainte parce qu'elle sauve.
Une quête des artefacts débute, et les Technoprêtres s'aventurent à la surface de Mars, à la recherche de renseignements nécessaires à leur utilisation. Ainsi naît le « Mechanicum », un nouvel ordre religieux convaincu que le savoir est la manifestation suprême de la nature divine du « Dieu-Machine », et que les créatures et reliques incarnant ce savoir en deviennent Saints.



De ce cycle apparemment sans fin de violence et de malheur, un leader émerge sur Terra au M29 ; un chef de guerre plus puissant que tous les autres avant lui. Il se fait appeler « L'Empereur ». Il semble concentrer tous les talents de l'Humanité : stratège, rationnel, clairvoyant, incroyable guerrier, maîtrisant la science, la diplomatie... Il contrôle aussi de façon absolue d'énormes pouvoirs psychiques, et semble immortel. Il est en réalité le vagabond né il y a déjà plusieurs millénaires, ayant influencé secrètement le destin des Hommes pour les sauver de l'anéantissement. L'heure étant critique, plus que jamais, il ne se contente plus de diriger depuis les ombres, de conseiller, d'inspirer : il lève une armée de soldats génétiquement modifiés, les « Guerriers Tonnerre », pour conquérir Terra, convaincre ses opposants par la raison, la peur, ou les écraser sans pitié. Là où règne sa domination, les idoles de la foi aveugle sont abattues, et l'ordre et la rationalité sont élevés à leur place. Sous sa coupe, l'Humanité est restaurée, intellectuellement, spirituellement, physiquement, sur les hauteurs qu'elle avait autrefois connues, les chaînes des ténèbres sont brisées. C'est « La Guerre d'Unification ».



•   Fin du M30 : La Grande Croisade

Les tempêtes Warp disparaissent : la galaxie est à nouveau accessible, mais l'empire humain est en ruines, fait de milliers de planètes isolées, perdues, détruites, ou devenues barbares. L'Empereur décide alors de commencer une « Grande Croisade » : repartir à l'assaut des étoiles, rallier toutes les anciennes colonies à sa bannière, éradiquer les Xénos, et amener la lumière de la science partout, pour faire refluer les croyances religieuses, synonymes d'obscurantisme. L'empire de l'Humanité, « L'Imperium », sera laïc et dirigé par le savoir technologique et scientifique.

Mais il s'attend à de la résistance. Soit parce que ces mondes risquent de ne pas reconnaître l'Empereur comme tel, soit à cause de cultes barbares, soit en raison d'invasions Xénos... Les Guerriers Tonnerre étant trop instables, à l'espérance de vie aléatoire, et victimes à terme de tares mentales provoquées par leurs mutations, il crée dans son laboratoire secret et souterrain de Terra, à partir de son propre ADN et grâce à son génie génétique, 20 généraux représentant chacun un aspect de ses talents ou de sa personnalité. Ce sont les « Primarques ». Et l'ADN de chaque Primarque est à son tour utilisé pour créer les « Légions Astartes » (ou « Space Marines »), donnant ainsi naissance à 20 Légions différentes, toutes vouées à être commandées par leur Primarque respectif. Les Astartes sont donc la version finale des Guerriers Tonnerre, mesurant jusqu'à 2m50, à la cage thoracique soudée, abritant 2 cœurs et 4 poumons, endurcis, d'une volonté de fer, à la génétique stable, et résistants aux blessures graves et à une multitude de poisons et de maladies.
Un Astartes, s'il ne meurt pas au combat, a une espérance de vie de plusieurs siècles, voire millénaires.



Posséder une armée de conquête ne sert à rien si on ne peut pas la déplacer. L'Empereur a donc besoin du monde-forge de Mars pour lui fournir les vaisseaux, les armures Astartes, leurs armes, leurs matériels, leurs blindés, etc. Il passe un accord avec le Mechanicum : en échange de la protection militaire de l'Empereur, l'assurance de recevoir toutes les technologies récupérées durant la Grande Croisade (dont les très recherchés Schémas de Construction Standards), et une liberté de culte religieux du Dieu-Machine (seule exception tolérée par nécessité), Mars s'engage à construire tout le nécessaire aux velléités de l'Imperium. C'est le « Traité d'Olympus ».

Le célèbre symbole à 2 têtes de « l'Aquila » représente ainsi cette association Terra / Mars. Ironiquement, durant sa visite sur la planète rouge, l'Empereur, faisant montre de toute sa science et sa connaissance des machines, impressionne certains adeptes à un tel point qu'il devient pour eux la personnification du Dieu-Machine. Ceux-là l'appelleront « l'Omnimessie ».



•   La perte des Primarques

Alors que les 20 Primarques sont encore à l'état d'enfants dans leurs cuves de croissance du laboratoire secret de l'Empereur sur Terra, une fissure Warp se produit au sein même de la pièce, et aspire toutes les cuves pour les éparpiller sur différentes ex-colonies humaines de la galaxie. Les causes de cet enlèvement ne seront pas dévoilées sur ce document. Mais les conséquences sont lourdes pour l'Empereur : non seulement les 20 Légions deviennent « orphelines » de leurs Primarques, mais ceux-ci, au lieu d'être éduqués sur Terra par leur père, se retrouvent livrés à eux-mêmes, enfants, sur des mondes inconnus, aux caractéristiques très différentes (langues, cultures, dureté du climat, toxicité de l'atmosphère, dangerosité de l'environnement...). C'est un coup dur pour la Grande Croisade, ainsi que pour la future adhésion des frères Primarques aux projets de leur père.

L'Empereur, malgré la perte des Primarques, décide de débuter sa Grande Croisade en commandant lui-même les 20 Légions créées à partir des ADN de leurs généraux, et des millions de fantassins humains non modifiés (« L'Armée Impériale »). Il se lance ainsi dans l'espace, et retrouve un par un ses fils perdus au fil des (re)conquêtes. Le premier Primarque à être récupéré est Horus Lupercal (XVIème Légion, les Luna Wolves), alors encore jeune, si bien que l'Empereur peut l'élever en grande partie lui-même.



Les Primarques sont maintenant retournés auprès de leur géniteur, et sont amenés à diriger leurs Légions ; mais ayant tous vécu des choses différentes (parfois très éloignées), leurs tempéraments et leurs aspirations ne sont pas forcément en adéquation parfaite avec ceux de l'Empereur. On observe aussi que 2 Primarques et 2 Légions entières ont été effacées des archives impériales (la II et la XI) ; personne ne sait ce qu'il s'est produit. Ainsi, les 18 Légions restantes possèdent 18 noms différents car sont commandées différemment, ont des valeurs, des codes, des capacités, des modes opératoires différents. Des amitiés et des rivalités apparaissent entre Légions, même si elles ont un but commun, et se respectent suffisamment pour se secourir l'une l'autre en cas de problème.

On note aussi que si les Astartes étaient au départ tous originaires de Terra, la découverte des mondes d'adoption des Primarques marque le début d'une conscription et de modifications chirurgicales et génétiques chez de jeunes recrues locales. Ainsi, au fil du temps, les Space Marines ne sont plus forcément Terrans, et le sont d'ailleurs de moins en moins, le nombre d'anciennes colonies ralliées à l'Imperium augmentant d'année en année.

•   M31 : Le Triomphe d'Ullanor et l'avènement du Maître de Guerre

La Grande Croisade atteint l'un de ses points culminants lors de la bataille d'Ullanor. Le secteur d'Ullanor était le domaine d'un grand seigneur de guerre Ork, dont l'empire reposait sur des dizaines de planètes humaines conquises et réduites en esclavage. Cette victoire est ensuite célébrée par une immense parade à laquelle tous les Astartes de la galaxie auraient rêvé d'assister : 14 Légions ont répondu à l'invitation de l'Empereur, une centaine de milliers d'Astartes, 9 des Primarques se trouvent présents, ainsi que 8 millions de simples soldats de l'Armée Impériale.
Lors du Triomphe d'Ullanor, l'Empereur prend une décision qui secoue la Grande Croisade : il va désormais se retirer sur Terra pour entreprendre des travaux tenus secrets, et nomme Horus Lupercal « Maître de Guerre », chargé de le remplacer pour finir de rallier les mondes humains perdus. Ainsi, l'un des Primarques devient le chef de ses frères, ce qui est diversement apprécié parmi ses pairs. Les raisons du retrait de leur père ne sont dévoilées à personne.



Dans les vaisseaux d'expédition de la Grande Croisade, on y admet des membres non-soldats :

- des Astropathes, mutants capables d'utiliser l'énergie du Warp pour transmettre des messages instantanés à d'autres Astropathes, évitant ainsi l'écueil de la lenteur de la vitesse de la lumière à l'échelle galactique.
- des Navigators, mutants capables de puiser dans le Warp les ressources nécessaires pour comprendre ses flux et reflux, pour guider les vaisseaux avec un danger réduit. Les Astropathes et les Navigators sont de fait des Psykers.
- des Itérateurs, des politiques destinés à remettre de l'ordre sur les planètes conquises en convaincant les foules autochtones des nobles buts de l'Imperium ; ils sont aussi les porte-paroles de la Vérité Impériale, bannissant toute forme d'idolâtrie. Le mot d'ordre est d'avoir uniquement confiance en la Science ; toute notion de foi, de religion, est rejetée comme superstition archaïque, et potentiellement punie de mort.
- des Commémorateurs : historiens, imagistes, artistes, chargés de consigner et retransmettre les faits glorieux de l'Imperium dans un but de propagande galactique.


Le premier roman de l'Hérésie d'Horus débute par une séquence de soumission de monde humain récalcitrant : une planète surnommée « 63-19 » déclare abriter le véritable Empereur de l'Humanité. L'un des personnages principaux de cette histoire est Garviel Loken, un capitaine Space Marine de la XVIème Légion. Accompagné par son escouade, et en concurrence directe avec les autres capitaines des Luna Wolves, tous avides de gloire, il s'illustre dans un premier chapitre très conforme à la couverture : la guerre.



Heureusement, les descriptions de combats ne constituent pas le cœur du récit. Les romans de l'Hérésie d'Horus puisent leur force narrative dans les intrigues, les manipulations, les dilemmes moraux, les doutes des personnages quant à la Vérité Impériale, et les origines de la croyance. Loken se prend ainsi d'affection pour l'Itérateur Kyril Sindermann, et deux Commémoratrices, Mersadie Oliton et Euphrati Keeler, ainsi qu'un poète raté et alcoolique, Ignace Karkasy. Ensemble, ils découvriront que leur Primarque et nouvellement Maître de Guerre Horus Lupercal, même s'il se montre sage, bienveillant, sensé, commence à faire dévier la Grande Croisade de sa mission initiale. Et lorsque Loken et ses protégés font pour la première fois de leur vie la rencontre tragique avec une manifestation spirituelle directement sortie du Warp, leurs convictions athéistes sont ébranlées...
Le pire ennemi de la vérité n'est pas le mensonge mais la conviction.
Nietzsche

Bougloucass

Les romans, je ne les ai jamais lus, mais le problème avec les univers WARHAMMER (pour moi du moins), c'est que les Codex servent de "reboots" et ça me gonfle...

cacaman

Oui effectivement, j'ai cru comprendre de la bouche de passionnés que Games Workshop, le détenteur de la licence, avait en gros le droit de vie ou de mort sur l'apparence et les caractéristiques des unités de jeu à la moindre mise à jour des règles/codex.
Mais perso, les petites figurines, les jeux de plateau, les codex, la peinture, toute cette partie de l'univers Warhammer ne m'intéresse pas (quand bien même c'en est la source). A partir de cet univers ont été publiés des romans ; j'ai aussi cru comprendre que l'excellent et le médiocre s'y côtoyaient en fonction des auteurs.

En tout cas, les 3 premiers épisodes de l'Hérésie d'Horus sont excellents :oniontears
Et je le répète, beaucoup plus profonds et travaillés que les illustrations guerrières ne le suggèrent.
Le pire ennemi de la vérité n'est pas le mensonge mais la conviction.
Nietzsche

Sergorn

Citationj'ai aussi cru comprendre que l'excellent et le médiocre s'y côtoyaient en fonction des auteurs.

Parfait résumé d'à peu près tous les série de roman à licence :))

Après oui la base c'est le jeu de figurines dont au final ils font ce qu'ils veulent, le canon c'est selon leurs envie :o

Moi je le suis toujours demandé si y'avait un rapport entre Warhammer et 40K niveau lore et univers. J'avais passé plus de temps sur la version fantasy à l'époque (40K je connaissais via Space Crusade et Space Hulk) aujourd'hui par contre elle est
un peu dans l'oublie en comparaison

The Endoktrinator

Moi, je croyais bêtement que Warhammer, c'était les temps immémoriaux, et 40.000, le futur super lointain, dans la même continuité. Notamment avec les Marines du Chaos où les seigneurs étaient les mêmes dans une des années (Khorne, Nurgle, Slaneesh, et Tzeentch).
"Le bon sens est la chose la mieux partagée de toutes, car tout le monde pense en être bien pourvu."

René Descartes.

Sergorn

Je sais pas trop car je crois bien que l'univers de Warhammer 40K est bien censé être "notre futur", là où celui de Warhammer Fantasy bien que s'inspirant d'évènements et cultures réelle n'est pas dans notre Monde.

-Sergorn

cacaman

Citation de: The Endoktrinator le Vendredi 20 Juin 2025, 18:27Moi, je croyais bêtement que Warhammer, c'était les temps immémoriaux, et 40.000, le futur super lointain, dans la même continuité.

C'est aussi ce qu'il me semble. En tout cas 40 000 c'est pas "notre futur" façon Asimov, c'est à dire une anticipation "réaliste" (autant que possible) : il y a beaucoup trop d'éléments fantasy et fantastiques pour ça. On dirait des fois un mélange du Seigneur des Anneaux et de trucs Lovecraftiens, version SF testostéronée.
Le pire ennemi de la vérité n'est pas le mensonge mais la conviction.
Nietzsche

Damien

#7
Il me semble que W40k et Warhammer Fantasy sont liés par les dieux (ceux du Chaos sont les mêmes). Côté bouquins, j'avais lu l'Hérésie il y a une dizaine d'années : et oui, ça se dévore à vitesse V (jusqu'à un par jour !) et c'est diablement palpitant. Et re-oui, il y a des auteurs qui savent t'immerger (Graham McNeill) quand d'autres sont complètement aux fraises. Dans cet univers fantasy facho-catho supra-sombre avec des nonilliards d'humains voués à crever sous les coups des Xenos dans l'indifférence la plus totale, il n'y a que la WAAAAAGH !

Tu m'a donné envie de les relire, tiens (par contre, en anglais, ça sera un peu plus long...)

Dernier point : je pense que tu vas adorer le 5e tome "Fulgrim" (c'est mon tome préféré dans les premiers volumes de la saga)

D's©
Lífið er leikhús, leikhús er alls staðar...

cacaman

#8
Les 3 premiers romans de l'Hérésie d'Horus sont trouvables ici :

Le pire ennemi de la vérité n'est pas le mensonge mais la conviction.
Nietzsche

Le Passant

Le monde de Warhammer a, à un moment donné, été considéré comme l'une des planètes de la galaxie Warhammer 40.000. Les Slanns (du moins les anciennes versions) sont présents dans les deux, bien évidemment le Chaos (mais ça ne veut pas dire grand chose puisqu'il est multidimensionnel) et les peaux-vertes viennent de la galaxie au sens large. Ce rapprochement entre les deux a été plus ou moins effacé au fil du temps.

cacaman

Citation de: Le Passant le Samedi 21 Juin 2025, 21:02les peaux-vertes

Alors à un moment donné, va falloir qu'on parle des Orks.
Bon, je suis encore un noob concernant Warhammer 40000, mais bordel, qu'est-ce que c'est que cette sous-race??
Je ne sais pas si je suis le seul à trouver ça totalement hors sujet dans le monde de 40000 (et de 30000 aussi d'ailleurs). La façon dont ils sont décrits les relègue au niveau de "comic relief", et encore. Ils baragouinent des trucs primitifs (verbatim : "Kand y'en a un ki veut kommander lé zautres, y dit : chuis pas pareil ke vous, alors faut m'obéir"), ont des technologies aux noms enfantins ("Bombe Kikram", "Missile Karbo", "Kroiseur Kitu", "Fling'", "Boum Tépula" etc) et foncent dans le tas sans réfléchir. Comment ils ont pu seulement acquérir la technologie nécessaire pour aller conquérir d'autres planètes, ou même de tout simplement faire voler un truc sur leur planète natale?
Pour comparaison, les Orques de Tolkien sont assez cons aussi, mais au moins ils sont à peu près "adultes" et inspirent une certaine crainte. Là, non, quand ils débarquent ça ruine toute mon immersion...

En ce moment je lis "L'Infini et le Divin", une histoire de rivalité entre Nécrons qui se déroule sur une longue séquence temporelle (10000 ans en gros). Bon, c'est pas mal, j'en suis à la moitié, mais pour l'instant c'est très largement inférieur aux 3 premiers tomes de l'Hérésie d'Horus (je suis d'ailleurs pressé d'en finir pour revenir au tome 4 :bave1). Mais ça reste sympa, et c'est de la pure SF. D'un coup, lors d'une séquence guerrière, arrivent les Orks. Bordel, c'est comme si en plein film de SF vous voyiez surgir à l'écran Bebop et Rocksteady des Tortues Ninja avec leurs dialogues pour dessin animé ciblant les 7-8 ans :delarue2 Paye ton cartoon US mal torché, c'est catastrophique...
Le pire ennemi de la vérité n'est pas le mensonge mais la conviction.
Nietzsche

Le Passant

Le problème des peaux-vertes est qu'ils sont effectivement passés du comic relief des origines (à une époque où l'univers se préoccupait peu de réalisme ou des problèmes pointus comme l'acquisition technologique) à une menace galactique permanente et virtuellement instoppable.

Pour répondre à la question du point de vue de l'univers : les Orks sont les descendants d'une race extrêmement intelligente et avancée, plus que quiconque dans la galaxie, mais ont dégénéré. Ils ont cependant conservé instinctivement leur créativité, qui n'a virtuellement aucune limite : il y aura toujours un Ork, à un moment qui trouvera la solution à un problème car ils peuvent. Ils ne sont pas cons : ils sont pur instinct, sans inhibitions, sans limite, sans questionnement moral. Ils sont, ils font, ils vont. Ce qui limitent leurs stratégies et leurs capacités sociales, du moins en apparence : en réalité ils n'en ressentent pas le besoin et donc ne s'y attardent pas.

cacaman

Citation de: Le Passant le Dimanche 22 Juin 2025, 18:06Pour répondre à la question du point de vue de l'univers : les Orks sont les descendants d'une race extrêmement intelligente et avancée, plus que quiconque dans la galaxie, mais ont dégénéré. Ils ont cependant conservé instinctivement leur créativité, qui n'a virtuellement aucune limite : il y aura toujours un Ork, à un moment qui trouvera la solution à un problème

Ok merci pour cette précision, ça me donne un background au moins. L'idée de dégénérescence est pas mal.
Ça reste quand même un blocage au niveau immersif me concernant ; si déjà ils pouvaient communiquer autrement, même par borborygmes ça m'irait mieux que ce truc de bibliothèque rose.
Le pire ennemi de la vérité n'est pas le mensonge mais la conviction.
Nietzsche

Le Passant

Il me semble que cette "façon de parler" a été largement renforcée il y a une quinzaine/vingtaine d'années. Si leurs limitations étaient déjà existantes avant, ils ont forcé le trait, mais je ne saurais dire pourquoi. Probablement pour leur donner "plus de caractère", sachant que c'est à peu près à la même période, en terme de production que les Space Marines ont commencé à devenir beaucoup plus "god-like" qu'avant, avec une mise en avant beaucoup plus poussée de leurs différences. Quand tu essaies d'individualiser plus de 1000 chapitres qui ont basiquement les mêmes fonctions, tu essaies de dégager des traits spécifiques, mais la tendance à l'héroïsation (ça a été pareil pour Warhammer vers la fin des années 2000) à outrance à drastiquement changé la façon dont on écrit sur eux (et sur l'Hérésie d'Horus aussi d'ailleurs, qui n'a plus grand chose à voir avec la façon dont elle était décrite encore au début des années 2000).

cacaman

J'ai fini "L'infini et le divin" de Robert Rath.


Sympa.
C'est donc, comme je le disais, l'histoire d'une rivalité entre 2 nécrons : Trazyn, un archiviste collectionneur compulsif, et Orikan, un chronomancien (qui comme son nom l'indique un peu, peut manipuler le temps à de petites échelles et établir des divinations à l'aide de... zodiaques). Ils se battent pour la possession d'un artefact mystérieux censé ouvrir la porte d'un tombeau caché, tombeau contenant les restes de Nephreth, un nécron des temps anciens n'ayant pas subi le biotransfert, et supposément détenteur d'un savoir pouvant l'inverser. Lorsqu'un conseil de sages nécrons apprend la rivalité des 2 personnages principaux et le sujet de leur convoitise, il les force à collaborer pour l'intérêt général de la race des nécrons.

Donc les amateurs de lore concernant les nécrons et les c'tan seront ravis. Ce qui aurait pu être mon cas après la lecture de ce livre, mais ça n'a pas très bien fonctionné me concernant. Le point positif, c'est que j'ai appris beaucoup de choses sur ces 2 races. Le côté longue échelle temporelle m'a aussi plu, ainsi que quelques références lovecraftiennes à peine dissimulées.
Mais hormis ça, la lecture bute régulièrement sur des descriptions de technologies nécrons, forcément très poussées, ce qui contraste avec les irruptions idiotes concernant des divinations zodiacales. Quel putain de sens peut avoir un zodiaque à l'échelle galactique? Bon, ça ne joue pas un rôle central dans l'histoire, mais quand même, ce genre de marottes de l'antiquité n'a rien à faire (selon moi) dans un bouquin de SF. Bref.

Le livre met du temps à décoller ; il s'attarde trop longtemps sur les 2 rivaux se chapardant successivement l'artefact au fil des siècles et des millénaires, pour enfin se concentrer sur un but au bout de 250 pages (à la moitié, du coup). Mais le dernier quart, plus palpitant, atteint son apogée au moment de la révélation de ce qu'est "la musique de Sérénade".
En gros je ne conseille pas ce livre aux débutants WH40K : en toute franchise si je n'avais pas lu le début de l'Hérésie d'Horus avant, c'est pas "L'infini et le divin" qui m'aurait fait accrocher à la licence.

Sur ce, je repars pour le tome 4, "La Fuite de l'Eisenstein" :bave1
Le pire ennemi de la vérité n'est pas le mensonge mais la conviction.
Nietzsche

cacaman

#15
La suite !!!




Bon, j'ai adoré La Fuite de l'Eisenstein.

Le roman repart un peu en arrière pour plonger dans l'histoire de la 14ème légion (la Death Guard), et l'on suit les aventures du capitaine Nathaniel Garro, personnage attachant s'il en est, tout comme son écuyer Kaleb Arin (humain tout faible s'efforçant de rester dans l'ombre, car mal vu par les autres capitaines de la Death Guard).
Là encore les questions religieuses sont prépondérantes, et l'histoire se développe jusqu'aux évènements dramatiques d'Isstvan III, durant lesquels Garro est face à son destin : rester fidèle à son Primarque Mortarion, ou sauver son ami le capitaine loyaliste Saul Tarvitz de la 3ème légion (les Emperor's Children) et tenter une désertion désespérée. Son face à face verbal avec le Primarque Dorn de la 7ème légion restera l'un des moments les plus marquants des 4 premiers tomes. Un régal.


Citation de: Damien le Vendredi 20 Juin 2025, 21:55Dernier point : je pense que tu vas adorer le 5e tome "Fulgrim" (c'est mon tome préféré dans les premiers volumes de la saga)

Fini Fulgrim hier soir.
Alors, après 4 tomes extraordinaires, je dois avouer que le début du tome 5 m'a laissé sur ma faim. Il part avec un handicap, car on repart avec le développement d'une nouvelle légion (la 3ème), avec que des nouveaux personnages hormis Tarvitz et Lucius, déjà développés dans les 1, 2 et 3. On y avait aussi croisé le commandeur Eidolon, mais il passait un peu au travers du récit ; pareil pour le Primarque Fulgrim.
Moi je voulais continuer à lire les aventures d'Euphrati Keeler, Nathaniel Garro, Iacton Qruze, Kyril Sindermann, etc :onionno  mais le livre rebrousse le chemin chronologique, nous emmène dans une bataille sur la planète Laeran, et nous présente de nouveaux commémorateurs (Serena d'Angelus, Bequa Kynska et Ostian Delafour) que je trouve moins attachants que le truculent Ignace Karkasy des premiers tomes par exemple.
Donc les premiers chapitres m'ont laissé un peu froid. Et puis ça monte sensiblement en puissance, jusqu'à arriver à des niveaux de suspense et de tragédie équivalents aux tomes précédents. Le livre décrit très bien, et très progressivement, la déchéance de la 3ème légion et la soumission graduelle de Fulgrim aux forces du chaos. Hormis le capitaine Saul Tarvitz et le commémorateur Ostian Delafour, tous les persos des Emperor's Children sont proprement détestables. Heureusement que le Primarque Ferrus Manus et sa 10ème légion mettent une dose d'honneur et de noblesse dans ce cloaque.
Donc oui, très bon roman, quoiqu'un peu plat dans son premier tiers ; ou alors c'est le final du tome 4 qui donne cette impression lorsqu'on embraye sur le 5.

EDIT : bon j'ai exagéré, chez les Emperor's Children, il y a également le commandeur Vespasian et le capitaine Demeter qui gardent aussi une certaine morale quand même. Mais le roman ne rend pas cette légion appréciable, euphémisme. T'enlèves Tarvitz, Demeter et Vespasian (et Delafour du côté des artistes), il ne reste que des enculés c'est un truc de dingue lol
Le pire ennemi de la vérité n'est pas le mensonge mais la conviction.
Nietzsche

cacaman

Je viens de finir "Le retour des Anges", le tome 6 de l'Hérésie d'Horus.
Roman agréable qui nous renseigne sur la vie d'un Primarque lorsque celui-ci était sur son monde adoptif, avant que l'Empereur n'arrive pour lui révéler sa véritable origine. Ici, nous suivons l'évolution de Lion el'Jonson sur la planète Caliban, alors qu'il a réussi à prendre la tête d'un ordre de chevalerie. Caliban a été une colonie humaine lors de l'Âge de la Technologie, et s'est retrouvée comme toutes les colonies humaines, coupée de tout lien avec Terra durant les tempêtes warp de la Longue Nuit (environ 5000 ans). Le Lion n'est donc absolument pas conscient de sa lignée directe avec l'Empereur de Terra, berceau de l'humanité remontant à tellement loin que les habitants de Caliban en viennent à penser que c'est une simple légende au fil des générations.
Et puis débarque la Grande Croisade dirigée par l'Empereur himself. C'est d'ailleurs pour l'instant le seul moment des 6 premiers tomes qu'une rencontre entre l'Empereur et ses sujets est décrite.. l'espace de 2 pages. C'est maigre mais emphatique. Le Lion baptise alors sa légion les Dark Angels, constituée d'Astartes venant de Terra, et d'autres provenant des meilleurs chevaliers de Caliban, subissant ainsi les transformations chirurgicales et génétiques adéquates.

Le personnage principal est Zahariel, chevalier de Caliban, qui se découvre des pouvoirs psychiques - c'est donc ce qu'on appelle dans le lore de WH40K un "psyker". Le problème étant que les psykers sont plutôt mal considérés, voire craints, voire haïs ; alors même que la Grande Croisade en a besoin pour naviguer dans le warp et transmettre des messages télépathiques via les Navigateurs et les Astropathes.
Sympa à lire, mais la fin est un peu abrupte, et finalement c'est une addition à l'intrigue principale. Contrairement aux précédents tomes, celui-ci ne la fait pas du tout avancer. C'est ma principale déception. Donc à lire pour enrichir sa connaissance de la 1ère Légion, les Dark Angels, mais pas indispensable à la compréhension des enjeux de l'Hérésie d'Horus.
Le pire ennemi de la vérité n'est pas le mensonge mais la conviction.
Nietzsche

Le Passant

Le problème des Dark Angels, c'est que leur lore, dès les origines, est profondément ancré dans l'Hérésie d'Horus, et certains éléments qui peuvent te sembler survolés ont déjà été détaillés des dizaines de fois à travers d'autres textes. Ce qui rend leur lore, justement, à la fois très redondant et très alambiqué. Même si ce n'est pas directement lié à la trame principale, c'est plus ou moins obligé d'en passer par là parce que cette étape entraînera une des fractures les plus dramatiques (et les plus bordéliques) du lore de 40k.

cacaman

Effectivement, il semblerait que ce tome 6 ait une suite dans le tome 11. On verra ce que ça donnera.

La suite!!!



J'ai fini le tome 7, "Légion".
Excellent tome!!
Cette fois nous plongeons au coeur de l'Armée Impériale, c'est à dire les petits soldats "simples humains", sacrifiables à volonté, et suivons deux gradés, Hurtado Bronzi et Tomas Soneka. Leurs turpitudes sur une planète à soumettre à l'Imperium vont rapidement les confronter à la mystérieuse 20ème Légion, l'Alpha Legion, dont le primarque Alpharius n'est pas réellement identifié. Tous les Astartes de cette légion disent se prénommer "Alpharius", et même lors des réunions stratégiques de grande importance, on soupçonne l'Alpha Legion d'utiliser des doublures pour son primarque. C'est un tome basé sur le complot, le subterfuge, les couvertures, et le fonctionnement de l'Alpha Legion tranche nettement avec celui des autres légions abordées jusqu'alors. Je le dis, ce tome est plus ou moins un roman d'espionnage SF.
Parallèlement aux aventures des 2 soldats, on croise John Grammaticus, humain psyker (= mutant doté de pouvoirs psychiques) agent d'une organisation se faisant appeler "la Cabale". Agent double, puisque agissant aussi en tant qu'espion pour le compte de l'armée impériale. Bref, le livre se lit d'une traite, il y a des coups tordus dans tous les sens, et les révélations finales à propos de l'Alpha Legion et de la Cabale valent leur pesant de cacahuètes!! Du genre à voir les actes futurs de la 20ème Légion d'une toute autre manière.

En route pour le tome 8 "La Bataille des Abysses".
Le pire ennemi de la vérité n'est pas le mensonge mais la conviction.
Nietzsche

Le Passant

L'Alpha Legion est un autre gros bordel de 40k, son lore a été tellement modifié avec le temps...qu'ils ont trouvé une façon de le rendre canoniquement impossible à comprendre réellement. :))

J'aime bien l'Alpha Legion, mais ils se sont parfois sentis obligés d'en faire tellement trop avec son Primarque.

Après, Dan Abnett est bon dans sa lecture de 40k, et son style convient très bien à l'univers.