Arlès / Arès ... oui mais quand est-ce qu'on le dit en français ?

Démarré par GrenierDesJoueurs, Jeudi 30 Avril 2026, 23:05

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Megrez Alberich

C'est tout à fait ça. Mais outre le délire de fan complotiste, ce qui m'interpelle surtout ce sont les discours contradictoires entre Kurumada, Yoshifumi Hatano, Michi Himeno & Shingo Araki, et les gars de Bandai sur qui a fait quoi et sur qui est à l'initiative de quoi. C'est de voir Takao Koyama revenir sur ses anciennes déclarations à propos d'Ares qui m'y a fait penser, et par ricochet ça m'a rappelé "kukugaga" qui martèle qu'il y a un monde entre les propos tenus publiquement par les ayants-droits et les différents intervenants sur la licence, et la vérité.

Sergorn

Je vois pas vraiment de contradiction en fait que Kurumada (et par extension la Shueisha) ait créé un anime calibré dans l'optique d'une démarche pour que ce soit adapté rapidement et que Yoshifumi Hatano ait vu un concept prometteur lui donnant envie de produire cette adaptation, bah l'un n'empêche pas l'autre.  :onionsweat

Pour l'idée que Bandai aurait commandé une série à TOEI je vois pas la source ? Mais là encore même si c'était vrai c'est pas foncièrement contradictoire que Bandai ait dit à TOEI "On aimerait une série pour faire des jouets et que la TOEI leur ait dit 'Tenez ca nous a tapé dans l'oeil'"

En bref c'est tout à fait possible que les circonstances aient fait que les étoiles alignées au bon moment pour tous les intervenant. Bien souvent le hasard fait bien les choses.

Après voilà dans ce genre de situation tout le monde essaye toujours de tirer la couverture vers soi (souvenir ému des interview concernant l'arrivée de Goldorak en France où selon si tu parlais à Huchez ou Canestrier tu avais une version totalement différente :))).

'fin bon dans tous les cas le travail de Kurumada parle de lui-même. Tout Saint Seiya était présent dans RNK et FNK à part les armures, donc à partir de là, faut être un crétin ou de mauvaise foi pour ne pas le reconnaître. Après pas grand chose à faire contre ces griffter malheureusement, et comme la haine fait du clic, ça se répand comme tous les comploplo du monde.

-Sergorn

The Endoktrinator

Je pense que même possible, la cohérence n'est pas souhaitable. Il y a toujours un moment où quelqu'un va se contredire, oublier quelque chose, ressortir un truc qu'il n'avait pas dis à l'époque, mais qu'il le pensait. Et même s'il dit autre chose en coulisse, ben... de base, ça ne nous regarde pas.
Chaque site internet compilant soigneusement les déclarations des uns et des autres peut avoir, comme  bonne intention, de répertorier l'histoire d'un œuvre culturelle. Mais selon l'estime ou le ressentiment, ça peut méchamment ressembler à un réquisitoire, voir un dossier d'une police secrète, où l'artiste a toujours tort, que ses justifications sont douteuses, et qu'on lui pose des questions où quelque soit sa réponse, ce ne sera pas la bonne.

Vous vous imaginez, en tant qu'exécutifs d'un studio (animation ou pas), de devoir rendre des comptes à des gens extérieurs et devoir consigner chaque déclaration, chaque action, chaque décision avec son contexte, comme sous la surveillance permanente d'un système policier ? Mais bon, souhaitons le meilleur des mondes, où le hasard n'existera plus.
"Le bon sens est la chose la mieux partagée de toutes, car tout le monde pense en être bien pourvu."

René Descartes.

Sergorn

C'est ça. On parle de trucs qui remonte, avec des interview souvent faite des années après, avec des gens qui ont bossé sur plein de projets différents. Tu m'étonnes qu'au bout d'un moment tout doit se mélanger.  :onionsweat

-Sergorn

Byaku

Et ce Masaya Sasano est toujours vivant ? Dispo sur les réseaux  ? Histoire de le contacter autrement qu'avec un ouija ?  :fufufu1
La plus grande tragédie de la vie, n'est pas la mort... mais ce qui meurt en nous, tandis que nous vivons...

The Endoktrinator

On parlait de Grupo Next Dimension, voici une interview de 2016 :

https://www.ssnextdimension.com/entrevistas/entrevistas-propias/masaya-sasano/

Traduction grossière, mais meilleure que Gogol :

Spoiler
CitationVous étiez responsable du développement de la série Saint Cloth, n'est-ce pas ? Comment êtes-vous devenu responsable de ce projet ?

Saint Seiya, qui était publié par Shueisha, a commencé à être adapté en anime à partir du mois d'octobre, et j'ai pris mes fonctions de responsable du développement en septembre. Comme il ne restait qu'un mois, il n'y avait personne d'autre chez Bandai qui puisse s'en charger à ma place. J'ai tout fait moi-même, des designs des boîtes aux storyboards des publicités.

Qu'avez-vous pensé lorsque vous avez vu les Cloths pour la première fois dans le manga ? Ce nouveau concept vous a-t-il surpris ?

J'ai été très surpris. J'étais sûr qu'ils se vendraient bien, mais les autres n'étaient pas tout à fait convaincus. Même avec la diffusion de l'anime, j'ai toujours tout fait tout seul.

Brian Loja : Qu'est-ce qui vous a posé le plus de problèmes lors de la fabrication des Cloths ?

Dans les storyboards de Toei, les personnages portaient des casques qui leur couvraient la tête. Mais ici, au contraire, j'avais l'impression que ça ne rendait pas bien, et cela m'a posé beaucoup de problèmes. Mais tout cela a été modifié dans les « New Cloth » (version 2) des Chevaliers de Bronze.

L'idée de l'anime est-elle venue de Toei ou de Bandai ?

Les dessins ont été réalisés par Toei et Bandai. Les ventes ont commencé le 23 janvier 1987, et leur popularité a explosé. Par la suite, j'ai pu réaliser les Gold Saints conformément à ce que montraient les schémas originaux.

Le maître Kurumada a-t-il créé des armures exclusives pour Bandai ?

M. Kurumada et moi-même avons discuté de nouvelles armures par l'intermédiaire de son éditeur attitré. Même si je ne m'en souviens pas très bien, il s'agissait de choses qui n'étaient pas censées être divulguées. Mais c'est un fait.

Pourquoi l'anime a-t-il été annulé en 1989 ? Est-il vrai que Bandai a retiré son soutien ?

Il restait peu de matière dans le manga original à cette époque, et l'équilibre entre l'offre et les ventes n'était plus bon. C'était une décision de la direction. Ils auraient dû penser à l'échelle mondiale et insister pour produire une suite, mais comme Bandai est une entreprise nationale, ils ont fini par arriver à cette conclusion. 

Alexander Ramos : Pourquoi le Scale de Sea Dragon a-t-il été réalisé avec deux formes Object ?

C'est vrai. J'ai pensé à le réaliser avec deux formes Object car nous avions déjà un dragon avec Shiryû. De plus, l'aspect du dragon japonais ressemble à celui d'un hippocampe.

Pourquoi, à l'époque, Marin de l'Aigle a-t-elle été la seule Silver Cloth à être produite ?

Parce que Marin était l'une des rares personnages féminins.

Adnan Ashraf Ferrer : Pourquoi d'autres Silver et Bronze Cloths comme Wolf, Unicorn, Perseus et Lizard n'ont-ils pas été fabriqués ?

Je pensais que tous ceux qui se situaient en dessous des cinq Bronze Saints ne se vendraient pas. Peut-être se seraient-ils bien vendus, mais à l'époque, c'est ce que je croyais.

Que pensez-vous de l'évolution des figurines de Saint Seiya au cours des 25 dernières années ?

À l'époque, c'était le mieux que nous pouvions faire. Aujourd'hui, l'évolution est tout à fait naturelle, car on améliore ce que d'autres ont fait auparavant, en utilisant des technologies de pointe.

Pablo Berastegui : Aujourd'hui, les Cloths sont fabriqués à l'aide des dernières technologies. Comment se déroulait le processus à l'époque ?

Tout se faisait de manière analogique, à une époque où le numérique n'existait pas. C'était une époque où les choses étaient fabriquées à la main. À partir des illustrations, nous réalisions les plans à la main, nous créions un « master », puis nous fabriquions un négatif à l'aide d'une fraiseuse, ce qui donnait un moule métallique (« Die ») que l'on finissait de sculpter avec un petit outil. Tout se faisait ainsi au Japon. Aujourd'hui, la fabrication est numérique. En Chine, on utilise beaucoup le moule métallique (« Die »), mais c'est un procédé datant de l'âge de pierre, on ne peut donc pas s'attendre à une grande productivité. 

Daniela Glace Rose : Savez-vous s'il y avait des différences de fabrication entre les versions japonaises et étrangères ?

Concrètement, je ne sais pas vraiment. Mais j'étais très heureuse que ce soit un succès en France. À Taïwan, lorsque les copies ont été produites, j'étais très heureuse qu'elles soient reconnues comme des « produits légitimes ».

Rodrigo Zanetti : À l'époque, des prototypes de la Saga d'Hadès ont-ils été fabriqués ?

Ils ont certes été créés, mais ils n'ont jamais été produits.

Pourquoi n'ont-ils finalement pas été fabriqués ?

Lorsque la diffusion de l'anime a pris fin, les dirigeants ont estimé qu'ils « ne se vendraient pas ». Ils pensaient ainsi car ils ne pouvaient pas prévoir l'énorme succès qu'ils connaîtraient plus tard, à l'époque des OAV et des DVD.

D'autres prototypes de Cloths ont-ils été fabriqués sans jamais être commercialisés ?

Il y en a eu beaucoup. Je ne sais pas où ils se trouvent aujourd'hui.

Jorge Géminis : Comment choisissiez-vous le Cloth à transformer en figurine ? Les choisissiez-vous en fonction de la popularité du personnage ou de la facilité à les adapter en figurines ?

En gros, ils sortaient dans l'ordre où ils étaient présentés. Les personnages populaires ont été commercialisés pour la plupart. Pour l'anime, j'étais en charge de la conception de la Robe d'Odin et des autres.

Avez-vous conçu les robes des God Warriors et d'Odin ? N'ont-elles pas été conçues par M. Araki ?

J'ai conçu la robe d'Odin. J'ai également conçu les robes de Syd, Bud et des autres personnages. La robe d'Odin a été réalisée en bleu en référence à la couleur des saphirs, et l'épée plantée sur le dessus s'inspire d'Excalibur. M. Araki s'est uniquement chargé d'adapter les dessins. M. Araki était un excellent dessinateur.

N'avez-vous pas pensé à créer des personnages inspirés des films ?

Après tout, je pense qu'au Japon, seul l'anime télévisé suscitait de l'intérêt. À cette époque, dans l'animation japonaise, le merchandising lié aux films n'était pas encore très courant.


Pourquoi les Steel Cloths ont-ils été conçus sous la forme de robots plutôt que sous la forme d'une armure classique ?

C'était un projet que mes supérieurs m'ont imposé de force, car Saint Seiya se vendait bien. Je pense que cela n'avait pas beaucoup de sens. Au Japon, cela arrive très souvent ; c'est du harcèlement. Je me souviens que cela a été très difficile. Quoi qu'il en soit, comme j'étais le responsable du développement qui avait lancé plusieurs grands succès sur le marché, c'est l'une des raisons pour lesquelles j'ai fini par quitter Bandai.
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"Le bon sens est la chose la mieux partagée de toutes, car tout le monde pense en être bien pourvu."

René Descartes.

Megrez Alberich

#46
Rien que ça, ça ne colle pas avec les propos tenus par Shingo Araki lors du salon Cartoonist tenu au milieu des années 90.

À propos d'Asgard, il disait ceci : "Michi Himeno et moi-même avons entièrement conçu les Guerriers Divins et leurs armures, avant de les soumettre à Bandai et à Masami Kurumada, qui les ont validés".

Or, Sasano dit dans cette interview que c'est lui qui a conçu les God Robes, et qu'ensuite seulement elles ont été redessinées par Araki pour l'animé.

Saint Alphazero

Merci pour le partage, Endo.
Tout ce bon vocabulaire, ça change de ces gros branleurs France...

Grupo Next Dimension est un site mexicain, me semble-t-il (?).

Sergorn

On en revient à ce que je disais sur le fait de la personne interviewé qui tire la couverture à elle  :onionsweat

Ou alors Araki parlait des God Warriors des films.  :fufufu1

Citation de: Saint Alphazero le Samedi  2 Mai 2026, 22:07Grupo Next Dimension est un site mexicain, me semble-t-il (?).

Il me semble bien vu qu'ils parlent spécifiquement des sorties des mangas au méxique sur leur site.

-Sergorn

Megrez Alberich

Citation de: Sergorn le Samedi  2 Mai 2026, 22:10Ou alors Araki parlait des God Warriors des films.  :fufufu1

Non, non, il parlait bien de l'arc Asgard de la série TV  :)


Byaku

On va laisser le soin à Kuru d'arbitrer... s'il le veut bien dans un ultime artbook...  :onionsweat
La plus grande tragédie de la vie, n'est pas la mort... mais ce qui meurt en nous, tandis que nous vivons...