Deathmask du Cancer

Démarré par L Amazone, Mardi 14 Janvier 2025, 14:57

« précédent - suivant »

0 Membres et 1 Invité sur ce sujet

L Amazone

Sans doute l'un des personnages les plus énigmatiques du manga et qui, sur l'ancien forum, a fait partie de ceux générant le plus de pages de commentaires... preuve s'il en est de sa complexité et des clivages qu'il suscite.

Connard qui s'assume et "rafraîchissant" dans l'univers assez manichéen de Saint Seiya ? Psychopathe sans intérêt ? Personnage réaliste et mal compris ?
 
Vous avez la parole !

Samantha Rosenwood

#1
En toute franchise, je n'ai jamais considéré Deathmak comme un personnage « rafraîchissant ».
S'il a pu être bienveillant un jour dans sa vie, il l'a oublié, car celui que j'ai découvert dans la Maison Du Cancer, m'a inspiré un sentiment de rejet immédiat, et qui perdure encore aujourd'hui. À commencer par sa cruauté. Là où Milo fait preuve de compassion et vous laisse une chance, Deathmask ne fait aucun des deux. Il prend plaisir à faire le mal, avec une gratuité glaciale, comme lorsqu'il s'en prend à Shunrei. S'il y a une chose que j'ai appris, c'est que l'égoïsme, la cruauté, et la bêtise, vont souvent de pair. Et Deathmask est une interprétation de cette combinaison. L'intégrité me rassure. Si elle n'est pas présente, je ne m'attarde pas, et je plie bagage. De toutes les Maisons Du Zodiaque, c'est la sienne que j'évite soigneusement. C'est la porte de l'Enfer.
« Yanagi Ni Kazé » - Proverbe Japonais
« Développer la Socio-Intelligence » - Devise de l'Université Senshu
« Draco Dormiens Nunquam Titillandus » - Devise d'Hogwarts, School of Witchcraft & Wizardry
« May the Force be with you...ALWAYS » - Devise et bénédiction Jedi

The Endoktrinator

#2
Plus le méchant est réussi, mieux c'est, disait Hitchcock.

Bon, évidemment, Deathmask n'est pas un méchant destiné à faire réfléchir. Ou alors, vite fait, c'est juste l'archétype de l'ennemi intérieur, le mal dans le domaine du bien. Genre "Il y a quelque chose de pourri au royaume de Danemark... et Hamlet va faire le ménage !"
Comme pas mal de monde, je déteste ce méchant très méchant et au bout de trois épisodes horriblement longs, je suis content qu'il finisse par recevoir sa bonne raclée. Je pense que c'était le but recherché : pourquoi aimer un méchant pareil, dans un dessin animé où les héros vont triompher puisqu'ils représentent l'espoir ? Ce mot a toujours été répété à l'envie dans Saint Seiya, surtout dans l'histoire d'origine, G et Oméga. Moi qui souhaitais une déclinaison dans le genre d'Akira, Watchmen, Escaflowne ou même Kenshin le Vagabond, c'était idiot.
Ceci dit, Deathmask est une étape intéressante. Les chevaliers noirs ont jusqu'ici été des méchants "extérieurs" vraiment méchants, avant Hadès. Ensuite, on a eu les chevaliers d'argent et d'or, des ennemis intérieurs. Ensuite, on a eu des ennemis plus persuadés encore de faire le bien mais faisant le mal. Avec les dieux, on stagne un peu, mais je me demande ce que Kurumada compte faire après.

A propos de Kenshin, je pense que Jinné Udo ou Makoto Shishio peuvent faire écho à ce personnage. A la même époque, je ne sais pas : peut-être que Kuru était influencé par la période noire de Tezuka (MW, La Femme Insecte). Devilman n'a servi d'influence seulement pour les visages, mais ça rejoint cette période ultra-violente et sombre qu'était le début des années 70 dans le manga. Avant, j'avais cité le Comédien, on pouvait parler d'Olrik pour prendre plus ancien. Et je parle sans l'épisode 0 où Kurumada l'a rendu plus proche de Deathtoll.

"Le bon sens est la chose la mieux partagée de toutes, car tout le monde pense en être bien pourvu."

René Descartes.

Sharivan

Le personnage de Deathmask est un antagoniste emblématique et profondément troublant. Il illustre un contraste puissant entre son comportement odieux dans la vie réelle, qui en ferait une personne abjecte, et son rôle dans l'œuvre, où il détonne par sa conception singulière de la justice et son caractère extrême.
Dans un contexte réaliste, Deathmask incarnerait tout ce qu'il y a de plus détestable chez un être humain. Il massacre sans scrupules des innocents, convaincu que la vie n'a de valeur que si l'on détient du pouvoir. Il arbore les masques des âmes de ses victimes comme des trophées, un comportement morbide qui frise la psychopathie. Dans la réalité, un tel mépris pour la vie humaine serait inacceptable et le placerait dans la catégorie des criminels de guerre ou des figures tyranniques.

Il ne respecte pas les idéaux de protection de l'humanité qui définissent les Chevaliers d'Athéna. Ses actions, motivées par son intérêt personnel et son plaisir sadique, le rendent encore plus répréhensible.
Un tel égoïsme, combiné à une absence totale d'empathie, ferait de lui une personne à fuir et à condamner. Deathmask défend une vision de la justice où seuls les forts méritent de survivre, une philosophie qui va à l'encontre des principes fondamentaux d'égalité et de dignité humaine.

Dans le cadre de l'oeuvre, cependant, Deathmask transcende son statut de simple "méchant". Son rôle et sa conception particulière de la justice le rendent narrativement intéressant et même mémorable. Deathmask se démarque par sa conception tordue de la justice : seuls les forts méritent de vivre, et les faibles n'ont qu'à périr. Cette vision, bien qu'horrifiante, s'oppose directement aux valeurs chevaleresques des autres protagonistes, créant un contraste saisissant. Il offre une perspective nihiliste sur ce que signifie être un chevalier, ce qui enrichit le récit en apportant de la complexité morale. Il pousse les autres personnages à se confronter à des questions fondamentales sur la nature de leur rôle et leur propre justice.

Deathmask est un personnage symboliquement chargé. Son armure dorée, associée à la constellations du Cancer, est paradoxale : elle évoque la noblesse et la lumière, mais elle abrite un individu profondément sombre. Sa maison du Cancer, ornée de visages torturés et figés dans la terreur, crée une atmosphère glaçante qui reflète parfaitement son caractère. Deathmask sert de point de bascule dans le parcours de Shiryu, son adversaire principal. En affrontant Deathmask, Shiryu incarne la véritable justice, celle qui protège les faibles et s'oppose à la tyrannie. Cela renforce le message moral de la série. Le combat contre Deathmask est également un moment cathartique pour le spectateur, qui ressent un mélange d'horreur et de satisfaction lorsqu'un personnage aussi vil est finalement vaincu. Bien que ses actions soient ignobles, le personnage pousse le spectateur à réfléchir sur les abus de pouvoir, le rôle de la justice, et la manière dont certains déforment des idéaux nobles pour justifier leurs actes.
Tout comme les œufs, les temps sont durs et la bêtise n'a pas de limites.

Rag

Citation de: Samantha Rosenwood le Mardi 14 Janvier 2025, 16:43S'il y a une chose que j'ai appris, c'est que l'égoïsme, la cruauté, et la bêtise, vont souvent de pair. Et Deathmask est une interprétation de cette combinaison. L'intégrité me rassure.

Difficile de trancher sur la question de l'intégrité. Misty, Algol, Shaka, Shura ou Krishna sont sans doute considérés comme très intègres au sein de leur ordre. Pourtant, question narcissisme, cruauté ou vanité, ce ne sont pas les derniers, et ils ne sont pas bêtes non plus.

D'un autre point de vue, on a vu récemment des gens boire et danser sur un cadavre, ce qui peut être vu comme cruel et bête, mais n'en fait pas des gens moins intègres pour autant.

Ou alors je confonds intégrité et intransigeance, ce qui est possible, parfois la distinction est ardue.

Je ne m'attarderai pas vraiment sur Deathmask, qui est une caricature d'affreux méchant avant l'arc Hadès, qui perd ensuite son peu d'intérêt en devenant une sorte de petite frappe sans envergure.

Wild Pegasus

#5
Citation de: Sharivan le Mardi 14 Janvier 2025, 22:00Dans la réalité, un tel mépris pour la vie humaine serait inacceptable et le placerait dans la catégorie des criminels de guerre ou des figures tyranniques.
La valeur de la vie humaine c'est comme la valeur de l'argent, elle n'en a que si on croit dedans et Deathmask n'y croit pas. Du coup tu le condamnes en fonction de tes valeurs (et de celle de la majorité de la population, des faibles qui en ont besoin pour se protéger dirait Deathmask) et non des siennes, et si tu n'as aucun moyen pour imposer les tiennes, il n'en a que faire et tu ne pourras pas t'y opposer, ce qui donne raison à Deathmask sur "la loi du plus fort".


De plus, comme il le dit lui-même, il n'a pas sciemment tué des innocents, et lorsque les avions bombardent leur cible et que des civils sont tués dans la foulée, dans son exemple, ça ne fait pas d'eux des criminels de guerre. Deathmask dit qu'il ne savait pas qu'il y avait des femmes et des enfants parmi ses victimes, et dans l'absolu ça lui est égal, mais il n'a pas cherché à les tuer spécifiquement, elles devaient se trouver dans la zone d'absorption de son Seki Shiki trou noir.
Deathmask n'est pas non plus tyrannique car il n'utilise pas sa force pour subjuguer les autres, à aucun moment il ne propose à Shiryu de devenir son serviteur. Il est juste telle une force de la nature qui n'en fait qu'à son bon vouloir.

Citation de: Sharivan le Mardi 14 Janvier 2025, 22:00il détonne par sa conception singulière de la justice et son caractère extrême.
Deathmask n'a pas de conception de la justice justement. Lorsqu'il dit qu'il a "châtié le Mal au nom de la Justice", il est complètement ironique parce qu'il ne croit justement pas en la notion de justice contrairement à Shiryu qui est tout le débat qu'il a avec Dohko (et Deathmask a raison pour ce qui est du monde réel, exemples : déboulonnage de statues ou changement de direction des entreprises après la victoire de Trump). Il croit en la force et que celle-ci donne raison, certes, mais pas que c'est une forme de justice.

Au final, la justice c'est le prolongement de la morale, et Deathmask est une forme extrême de la philosophie de Nietzsche, tout comme Thanos est un malthusianisme extrême, où pour Nietzsche le Bien et le Mal (la morale) sont des notions inventés par les faibles pour se protéger des forts en renversant leurs valeurs pour imposer celles des faibles et neutraliser les forts voire les dominer (dans l'exemple de Nietzsche c'était vis-à-vis du prêtre et de la religion ayant réussi à imposer ses valeurs de faibles par la morale au chevalier et à le contenir car il ne pouvait le faire par la force). Naturellement, tant qu'on ne peut la lui imposer, le fort s'en fout de ça et donc Deathmask s'en fout de la morale (et de la justice) car ça ne lui sert à rien vu qu'il ne craint rien et n'a à se protéger de personne. Le "il ne faut pas faire aux autres ce qu'on n'aimerait pas qu'on nous fasse", c'est avant tout "les trucs qu'on n'aimerait pas qu'on nous fasse", donc une vision de faible qui ne veut pas que quelque chose de néfaste nous arrive donc on le généralise pour que ce soit globalement accepté par tous et présenté en tant que valeur positive tandis qu' "obtenir quelque chose que l'on désire par la force" est présenté comme quelque chose de mal car ça pourrait nous arriver (alors que pour celui qui en a les moyens en toute impunité, ce serait naturellement quelque chose de Bien).
Deathmask est une version caricaturale du Surhomme, de l'Übermensch, dans le sens où il s'est affranchi des valeurs de la société pour créer ses propres valeurs dans son élan vital et sa volonté de puissance (sauf que ce sont celles d'un psychopathe).

D'ailleurs, point intéressant et non négligeable, est que Deathmask est un vrai fort au sens nietzschéen dans le sens où il accepte les règles du jeu quand deux forts s'affrontent. Lorsque son armure s'est barrée, Deathmask ne s'est pas plaint en disant "ce n'est pas juste." Il n'a pas changé de philosophie, de manière hypocrite comme Kuru aurait pu choisir de le faire, maintenant qu'il n'était plus le plus fort sans son armure d'or et se retrouvait techniquement dans la position du faible. Il a assumé jusqu'au bout. Après on peut se poser la question vis-à-vis du passage avec Rhadamanthe qui semblerait être un changement de ton du personnage de DM (qui changera complètement une fois arrivé à Episode 0).


Deathmask est un très bon méchant parce qu'il dit la vérité et les gens doivent le détester pour ça car au fond d'eux ils savent que Deathmask a raison sur toute la ligne dans le monde réel. Même dans le monde idéaliste de Saint Seiya, au final il a raison car Shiryu triomphe... par la force et impose donc sa vision de la Justice par ses poings.
Dans le principe, Kurumada a évidemment voulu contraster le "Might makes Right" (La force donne raison) de Deathmask avec le "Right makes Might" (La justice fait la force) de Shiryu mais le "Right makes Might" n'invalide en rien le "Might makes Right" et ne fait que le confirmer  :D
Seule la force peut imposer les idéaux, il suffit de voir ce qu'il se passe à New York avec les lois laxistes sur le vol à l'étalage qui fait que ça a grimpé en flèche depuis leur implémentation et ce ne sont plus les produits qui sont enfermés à clés dans les rayons mais les images des produits qui le sont.

Le fait est que la majorité des gens seraient probablement plus proche de Deathmask plutôt que de Superman au bout d'un moment avec de tels pouvoirs leur permettant de faire ce que bon leur semble sans craindre la moindre conséquence, comme l'ont confirmé des études montrant que plus on est puissant et moins on a d'empathie (ou même l'expérience de la prison de Stanford). Regardez votre façon de jouer à GTA (oui oui ce ne sont que des pnj virtuels et pas des vraies personnes... tant que votre empathie est là). Deathmask voit les autres comme des pnj de GTA. C'est peut-être aussi cette réalité inconsciente de la nature humaine qui fait que Deathmask est détesté.

Evidemment, tout ça est surtout pour le Deathmask du Kurumanga, qui même si c'était un "voyou" restait plus sérieux que celui depuis l'épisode 0 qui s'est Deathtollifié à danser dans les airs dans la volonté de Kuru d'uniformiser les caractères des signes suite à ce qu'Ikki a dit "les hommes du signe du Lion sont comme ça".

Autre point qui peut être intéressant est si l'on prend le combat Shiryu contre Deathmask au Yomotsu comme étant un combat d'âmes et non un combat âme (Shiryu) contre Deathmask physique. Dans le cas de figure où ce serait un combat d'âmes, alors toutes les interventions qui ont bénéficié à Shiryu seraient comme la conscience de Deathmask qui essaierait de le rattraper de plus en plus. Comme ses victimes qui ont réussi à remonter du trou (chose soit-disant impossible) pour revenir le hanter mais il est encore dans le déni de la culpabilité ou le symbolisme de son armure qui le quitte comme le fait de sa conscience pour lui faire réaliser ses erreurs et à quel point il est indigne d'être Saint.
Ne change pas cette signature jusqu'à ce que l'ancien forum refonctionne.

Bouloche le Foufounet

Vos réflexions sur DeathMask sont très intéressantes : est-il cruel et méchant ? est-il juste cynique et "détaché" ? suit-il les ordres aveuglément sans se poser de questions ? est-il au contraire bien content de pouvoir laisser éclater sa cruauté et en profiter pour s'amuser ? croit-il en la Justice (du Sanctuaire) ? croit-il qu'il œuvre pour le Bien ?
Incapable de trancher moi-même, je vous laisse en débattre.

En ce qui me concerne, je n'ai jamais apprécié DeathMask : dans le DA, je le trouvait un peu trop caricatural, trop "je suis un méchant parce que je suis méchant".

Par contre, il faut bien reconnaitre que toute la mise en scène autour de la Maison du Cancer (puis, dans une moindre mesure à mon sens, au Yomotsu Hirasaka) est vraiment stylée : dans son genre "inquiétant, menaçant et macabre", ça se pose là !

Enfin, j'ai bien aimé ce qu'ils ont fait du perso dans Soul of Gold (la vache, je dis du bien de SoG ! ça n'arrive pas tous les 4 matins ! :)) ).

Chaque problème a sa solution qui pose problème !

L Amazone

Citation de: Wild Pegasus le Mercredi 15 Janvier 2025, 03:40Il est juste telle une force de la nature qui n'en fait qu'à son bon vouloir.


Je crois qu'on tient là un des meilleurs résumés du personnage. Une force de la nature n'a que faire de la morale humaine.
C'est à mon sens l'un des personnages les plus en adéquation avec la réalité - de la guerre, du pouvoir, des rapports de force - telle que nous la connaissons. Sa vision des choses n'est pas réjouissante et fait effectivement peu de cas des faibles ou des innocents, mais elle a le terrible mérite d'être réaliste.
C'est une incarnation nécessaire, bien que "problématique" dans un manga comme StS.
Perso, je déplore fortement le traitement post-Arc Sanctuaire dont il a pâti. Le personnage entre en scène de façon éloquente et particulièrement impressionnante, ambiance qui s'accentue effectivement -@Bouloche le Foufounet a raison - dans sa Maison. Ceci demeure d'ailleurs l'un de mes souvenirs d'enfance les plus marquants de StS. Enfin merde, le mec est quand même nécromancien et capable de télékinésie à 10 000 km, et c'est soi-disant l'un des plus faibles ?!

Mais passé le combat avec Shiryu, ce n'est ensuite qu'une lente dégradation sans aucune cohérence - y compris graphique, dans l'animé : dessiné comme tous les autres GS avec de grands yeux et une esthétique qui demeure séduisante dans le chapitre Sanctuaire, avec des attaques flippantes, son personnage est massacré (dans tous les sens du terme) dans la partie Hadès.
A l'aune de toutes nos réflexions, il aurait sans doute gagné à avoir un traitement plus approfondi. On sent que le rattrapage a eu lieu avec Manigoldo, un DM qui aurait bien tourné.
A part qu'il pleurniche un peu trop à mon goût, je suis d'accord, SoG redresse un peu la barre. Ce côté YOLO ça lui va bien - même si techniquement, il ne vit pas qu'une fois...  :aloy1   

Angry AZB

Alors perso petit j'aimais pas du tout DM vu qu'il faisait partie du "bottom 3" dans le classement des signes avec Aldé et Aphro, mais une fois adulte j'ai reconsidéré son cas, déjà avoir un pur connard chez les gold saints, ça change de "il est maychant may çay pas sa faute", ensuite je l'aimais bien dans GA où il m'évoquait un peu Vegeta, dans le sens où il aide les autres saints mais tout en passant son temps à gueuler  :D

Sinon y'a aussi le fait qu'entretemps, son clone dans TLC a pas mal servi à réhabiliter le signe dans son ensemble en le rendant hyper-badass  :sparta1
Ne dites pas. Médisez.

The Endoktrinator

Citation de: Wild Pegasus le Mercredi 15 Janvier 2025, 03:40D'ailleurs, point intéressant et non négligeable, est que Deathmask est un vrai fort au sens nietzschéen dans le sens où il accepte les règles du jeu quand deux forts s'affrontent. Lorsque son armure s'est barrée, Deathmask ne s'est pas plaint en disant "ce n'est pas juste." Il n'a pas changé de philosophie, de manière hypocrite comme Kuru aurait pu choisir de le faire, maintenant qu'il n'était plus le plus fort sans son armure d'or et se retrouvait techniquement dans la position du faible. Il a assumé jusqu'au bout. Après on peut se poser la question vis-à-vis du passage avec Rhadamanthe qui semblerait être un changement de ton du personnage de DM (qui changera complètement une fois arrivé à Episode 0).


"Mais pourquoi les parties de l'armure d'or se sont enlevées ?

_ C'est la volonté de l'armure. Pour elle, tu n'est plus digne d'être un chevalier d'or, ne voyant en toi que le mal.

_ N'importe quoi ! Je suis le plus puissant des chevaliers d'or !

...

_ Les autres parties de l'armure ont quitté mon corps et se sont rassemblées. Mais..."

Son air de terreur semble le démentir.
"Le bon sens est la chose la mieux partagée de toutes, car tout le monde pense en être bien pourvu."

René Descartes.

Sankai

#10
Citation de: The Endoktrinator le Mardi 14 Janvier 2025, 21:19Plus le méchant est réussi, mieux c'est, disait Hitchcock.

Bon, évidemment, Deathmask n'est pas un méchant destiné à faire réfléchir. Ou alors, vite fait, c'est juste l'archétype de l'ennemi intérieur, le mal dans le domaine du bien. Genre "Il y a quelque chose de pourri au royaume de Danemark... et Hamlet va faire le ménage !"
Comme pas mal de monde, je déteste ce méchant très méchant et au bout de trois épisodes horriblement longs, je suis content qu'il finisse par recevoir sa bonne raclée. Je pense que c'était le but recherché : pourquoi aimer un méchant pareil, dans un dessin animé où les héros vont triompher puisqu'ils représentent l'espoir ? Ce mot a toujours été répété à l'envie dans Saint Seiya, surtout dans l'histoire d'origine, G et Oméga. Moi qui souhaitais une déclinaison dans le genre d'Akira, Watchmen, Escaflowne ou même Kenshin le Vagabond, c'était idiot.
Ceci dit, Deathmask est une étape intéressante. Les chevaliers noirs ont jusqu'ici été des méchants "extérieurs" vraiment méchants, avant Hadès. Ensuite, on a eu les chevaliers d'argent et d'or, des ennemis intérieurs. Ensuite, on a eu des ennemis plus persuadés encore de faire le bien mais faisant le mal. Avec les dieux, on stagne un peu, mais je me demande ce que Kurumada compte faire après.

A propos de Kenshin, je pense que Jinné Udo ou Makoto Shishio peuvent faire écho à ce personnage. A la même époque, je ne sais pas : peut-être que Kuru était influencé par la période noire de Tezuka (MW, La Femme Insecte). Devilman n'a servi d'influence seulement pour les visages, mais ça rejoint cette période ultra-violente et sombre qu'était le début des années 70 dans le manga. Avant, j'avais cité le Comédien, on pouvait parler d'Olrik pour prendre plus ancien. Et je parle sans l'épisode 0 où Kurumada l'a rendu plus proche de Deathtoll.

Makoto Shishio, c'est l'exemple de salaud bien écrit (c'est une ordure mais, il a un truc qui le rends intéressant, sans doute l'un des plus mémorable de Kenshin), Deathmask faisait bien son job et démontrait bien dans quelle corruption était tombé le sanctuaire, il vole pas haut par contre mais, c'est une figure de la "malveillance" assez efficace, il se fait violemment ridiculiser par la suite et son aura se fait tuer au fur et à mesure. C'est le genre de personnage qui gagne à être "rare" et à ne pas être surutilisé.

Pour Shaka et Misty, je les vois pas faire spécialement preuve de malveillance, ils sont juste ultra arrogants et avait besoin d'apprendre l'humilité. Shura, c'est le gars qui à perdu sa foi dans sa mission de Saint, Krishna est assez honorable avec une pointe d'arrogance qui va lui couter la vie.

Algol, il fait preuve de cruauté dans l'anime mais, dans le manga, il est pas plus pourri qu'un autre silver, pour moi, c'est lui qui à paru le plus dangereux de son ordre avec son compère Misty et Orphée.

Megrez Alberich

Citation de: Sankai le Mercredi 15 Janvier 2025, 11:14Krishna est assez honorable avec une pointe d'arrogance qui va lui couter la vie.

Mouais... on parle quand même d'un gars qui est 100% pour éradiquer l'humanité toute entière hormis une petite poignée d'"élus". Un génocide à l'échelle mondiale, no problem, c'est pour la "bonne cause", après tout. Même Deathmask ne va pas aussi loin dans son délire. La grosse différence, c'est que Krishna n'éclate pas d'un rire mauvais quand il annonce qu'au nom de son dieu, 99,99% des humains vont mourir noyés et c'est une très bonne chose.

Rag

Citation de: Megrez Alberich le Mercredi 15 Janvier 2025, 12:48Mouais... on parle quand même d'un gars qui est 100% pour éradiquer l'humanité toute entière hormis une petite poignée d'"élus". Un génocide à l'échelle mondiale, no problem, c'est pour la "bonne cause", après tout. Même Deathmask ne va pas aussi loin dans son délire. La grosse différence, c'est que Krishna n'éclate pas d'un rire mauvais quand il annonce qu'au nom de son dieu, 99,99% des humains vont mourir noyés et c'est une très bonne chose.
À ce sujet, le bouddhisme et l'hindouisme sont plusieurs fois indirectement critiqués pour leur intransigeance et leur impitoyabilité sous couvert de compassion via des personnages comme Shiva, Aghora, Shaka ou Krishna.

The Endoktrinator

Hindouisme dont s'est inspiré... Nietzsche (lois de Manu).
"Le bon sens est la chose la mieux partagée de toutes, car tout le monde pense en être bien pourvu."

René Descartes.

Sankai

Citation de: Megrez Alberich le Mercredi 15 Janvier 2025, 12:48Mouais... on parle quand même d'un gars qui est 100% pour éradiquer l'humanité toute entière hormis une petite poignée d'"élus". Un génocide à l'échelle mondiale, no problem, c'est pour la "bonne cause", après tout. Même Deathmask ne va pas aussi loin dans son délire. La grosse différence, c'est que Krishna n'éclate pas d'un rire mauvais quand il annonce qu'au nom de son dieu, 99,99% des humains vont mourir noyés et c'est une très bonne chose.

Faut voir Krishna comme un paladin de DnD, un palouf, c'est pas obligatoirement un gentil, il peut avoir un code moral plus ambigus que être juste un bon/loyal, Deathmask prends beaucoup de plaisir à tuer et se vante d'avoir flingué des innocents, il corresponds pas mal au mauvais/loyal la ou un Krishna est possiblement neutre/loyal.

Alaiya

Sans surprise *tousse* je rejoins l'Amazone sur le fait que DM est un "mal nécessaire" en ce qu'il incarne une réalité dans laquelle l'amour des petits oiseaux et l'espouâââr ne sont que billevesées :o Or, il se trouve que cette réalité là est bien plus "réaliste" que celle défendue par Athéna.

Comme AZB, quand j'étais gosse, je n'aimais pas du tout le personnage (de l'anime car comme chacun sait, je suis une fausse fan qui, blablabla... :D) qui nous est présenté comme un mwahahaha assez caricatural. En grandissant (et en découvrant les bas-fonds d'internet :bave1 ), j'ai appris à considérer le personnage par delà les apparences et à m'intéresser un peu plus à son discours. En soi, ça reste assez primaire, entendons-nous bien. Ceci dit, ça s'entend. La force et la violence ont souvent été les deux mamelles de la victoire dans les conflits, se cacher derrière son petit doigt en disant "ouh c'est pas bien" n'est que pure hypocrisie. Et, aussi, on ne fait pas d'omelette sans casser des oeufs :o

Je n'ai pas particulièrement accroché à ce qu'en a fait SoG même si l'idée était louable, au moins le fait de rappeler cette histoire d'armure blagueuse XD Tout le délire autour de la fleuriste, heu non quoi.

Dans le Junikyu, c'était pas glorieux, donc je préfère oublier ce qui en a été fait et finalement, c'est dans GR que j'ai adoré retrouver le personnage. Et en lisant ça :


Citationil m'évoquait un peu Vegeta, dans le sens où il aide les autres saints mais tout en passant son temps à gueuler

... C'est complètement ça et si j'adore Vegeta, ce n'est pas un hasard non plus :D

Megrez Alberich

#16
Deathmask ne se vante pas d'avoir tué des innocents : il s'en contrefout, nuance. La différence entre Krishna et Deathmask, c'est que Krishna pense œuvrer pour une grande et noble cause, grande et noble cause qui nécessite des sacrifices. Il est en mode "tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens". Là où Deathmask est en mode "j'ai tué des gens par mégarde ? Ouais, sans doute... et alors ?".

Chuis pas sûr que l'un vaille mieux que l'autre, honnêtement.

Sankai

#17
Bah Je dis pas que Krishna est un bon gars, Deathmask accroche quand même les âmes de ces victimes aux murs de sa maison, il a quand même une très grand sadisme et perversité dans ces agissements (et prends un certains plaisir dans sa tache), le saint du cancer utilise juste le "système" à l'avantage, un peu comme Mayuri dans bleach d'ailleurs.

Krishna, sans être une personne d'une grande bienveillance, fait son devoir parce que son dieu l'as demandé et ne l'utilise pas pour assouvir des penchants maléfiques. Ca ne le dédouane pas de ces actes potentiellement pas ouf éthiquement parlant mais, il y a quand même des différences.

L Amazone

Mais c'est où que DM se mue en Vegeta ???  :onionred

The Endoktrinator

Citation de: Megrez Alberich le Mercredi 15 Janvier 2025, 16:15Deathmask ne se vante pas d'avoir tué des innocents : il s'en contrefout, nuance. La différence entre Krishna et Deathmask, c'est que Krishna pense œuvrer pour une grande et noble cause, grande et noble cause qui nécessite des sacrifices. Il est en mode "tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens". Là où Deathmask est en mode "j'ai tué des gens par mégarde ? Ouais, sans doute... et alors ?".

Chuis pas sûr que l'un vaille mieux que l'autre, honnêtement.

Ce serait entendable sans les visages, mis en scène comme un tableau de chasse. Deathmask le dit : "Ils trônent comme des médailles, symboles de ma toute puissance." S'il s'en foutait vraiment, il ne mettrait pas les enfants. Sans se vanter ni s'offusquer.
"Le bon sens est la chose la mieux partagée de toutes, car tout le monde pense en être bien pourvu."

René Descartes.