Débat l'Odyssée, Nolan, Wokisme etc...

Démarré par Garrincha, Samedi 30 Mai 2026, 11:52

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0 Membres et 2 Invités sur ce sujet

Wolgyzer Z


Byaku

Citation de: Wolgyzer Z le Jeudi 16 Juillet 2026, 20:56Il faut frapper son point faible. :o

Non il n'y a pas eu d'inversion avec Vahiana  :o
La plus grande tragédie de la vie, n'est pas la mort... mais ce qui meurt en nous, tandis que nous vivons...

hugo

Bon, je vais mettre mon commentaire là puisque ça concerne le film, que j'ai vu hier.

Je précise d'entrée que je parle de mon avis sur le film et que le débat wokisme et compagnie, j'en ai strictement rien à carrer.

J'ai l'impression que la sauce Nolan prend moins depuis plusieurs années déjà.

Et si j'ai aimé Oppenheimer, on ne peut pas dire que Dunkerque et Tenet m'aient transporté.

Je ne sais trop quoi penser de cet Odyssée à chaud (ou à tiède, puisque je l'ai vu hier soir).

Mais dans les défauts, je dirais direct : c'est long, TROP long.

Avec des plans qui s'éternisent comme ça ne fait absolument plus sens.

Genre au bout d'un temps, tu comprends que tout le monde va être submergé par les vagues dans le bateau. Tu n'as pas besoin d'étirer cette séquence plus que nécessaire, ça n'apporte rien au film et tu perds le momentum.

Et il y a pas mal de moments comme ça dans le film.

Savoir quand c'est le bon moment pour couper, c'est quand même une des bases du montage en école de ciné :onionsweat

Autre chose : Nolan a depuis toujours une fascination pour la notion de Temps avec un grand T. C'est présent dans à peu près tous ses films je pense : Inception, Interstellar, Tenet, Dunkerque, Oppenheimer, ...

Et on y coupe pas ici.

Mais du coup, la structure choisie avec les allers-retours flashbacks m'a paru un peu porter à confusion initialement. Encore heureux que je me souviens à peu près bien du récit d'Homère.

L'impression à tiède, c'est que Nolan a voulu du grandiose pour s'attaquer à un des plus anciens récits épiques de l'humanité, mais j'ai l'impression qu'il s'est un peu perdu en route. Comme Ulysse, quoi :onionlol  :onionsweat
- "Pourquoi rejetez-vous les ténèbres ?"
- "Nous ne les refusons pas.
Nous vivons plongés dans les ténèbres.
Et c'est pourquoi... nous faisons briller nos lumières !"

Sergorn

Tu me rassures pas hugo, c'est exactement toutes les craintes que j'ai sur ce film  :onionsweat

(Bon par contre j'avais bien aimé Tenet qui même s'il n'était pas tout à fait maitrisé ressemblait déjà plus au Nolan que j'aime :o)

-Sergorn

hugo

Ah, et autre chose : malgré le casting bourré de gros noms et des performances tout à fait honorables, vous attendez pas à des persos développés en dehors du trio Ulysse - Pénélope - Télémaque. Allez, à la limite Circé aussi.
- "Pourquoi rejetez-vous les ténèbres ?"
- "Nous ne les refusons pas.
Nous vivons plongés dans les ténèbres.
Et c'est pourquoi... nous faisons briller nos lumières !"

Sergorn

Ah le film long qui développe rien : la méthode Villeneuve donc  :aie

-Sergorn

Samantha Rosenwood

Un très grand merci, @Fuu-chan.
J'ai littéralement adoré cette critique, je l'ai dévorée.
 Il ne me reste plus qu'à me faire ma propre opinion, quand j'irais voir le film à mon tour.
« Yanagi Ni Kazé » - Proverbe Japonais
« Développer la Socio-Intelligence » - Devise de l'Université Senshu
« Draco Dormiens Nunquam Titillandus » - Devise d'Hogwarts, School of Witchcraft & Wizardry
« May the Force be with you...ALWAYS » - Devise et bénédiction Jedi

Ben

Ah j'ai vu qu'Elliot Page ne jouait pas Achille finalement, bonjour la montagne qui accouche d'une souris, mais évidemment on dit que ça a été changé au dernier moment a cause de la polémique.  :aie
"My weekend's empty, the ones who fill in my schedule.
Are always people other than me. Doesn't matter if it's real or fake, right?
Even so, what I want is a cushion to ease my loneliness."

Sergorn

Ce qui est drole c'est les gens qui croient qu'un mec du calibre de Nolan en a quelque chose à foutre des crétins sur internet :))

-Sergorn

Byaku

#49
Citation de: Ben le Vendredi 17 Juillet 2026, 14:28Ah j'ai vu qu'Elliot Page ne jouait pas Achille finalement, bonjour la montagne qui accouche d'une souris, mais évidemment on dit que ça a été changé au dernier moment a cause de la polémique.  :aie

Surtout que...

Spoiler
il crève en 2 temps 3 mouvements,  c'est comme qui dirait une caméo...  :trollface1
[Fermer]

Sinon Sinon ( :)) ) faut vraiment être câlé sur l'odyssée d'Homère pour le connaître ou s'en rappeler comme personnage... même pas sûr que Kuru ait croisé ce nom, ni mémorisé...  parce que Sinon apparaît dans l'Eneide de Virgile... et non pas dans l'Odyssee d'Homère :aie

https://fr.wikipedia.org/wiki/Sinon
La plus grande tragédie de la vie, n'est pas la mort... mais ce qui meurt en nous, tandis que nous vivons...

The Endoktrinator

Citation de: hugo le Vendredi 17 Juillet 2026, 09:18Autre chose : Nolan a depuis toujours une fascination pour la notion de Temps avec un grand T. C'est présent dans à peu près tous ses films je pense : Inception, Interstellar, Tenet, Dunkerque, Oppenheimer, ...



Il l'a surtout développé pour Oppenheimer et durant la production de Interstellar, quand son chef-opérateur lui a fait découvrir Andreï Tarkovsky via le film Le Miroir.

https://x.com/NolanAnalyst/status/2031394648548352021?lang=fr

C'est assez ironique si c'est longuet, vu que le rythme est le plus important, pour le réalisateur russe.

Il y a le moment où l'on dit "Action", et le moment où on dit "Coupez". Que fait-on entre deux ? Et bien on fixe l'essence du temps. Donc quant à savoir ce qu'est un film, il s'agit d'une mosaïque faite avec le temps."

Lui et Villeuneuve l'ont beaucoup cité, et j'avais raison à propos de ce dernier : Dune a été réalisé en ayant Stalker comme référence.
"Le bon sens est la chose la mieux partagée de toutes, car tout le monde pense en être bien pourvu."

René Descartes.

hugo

Citation de: Sergorn le Vendredi 17 Juillet 2026, 11:18Ah le film long qui développe rien : la méthode Villeneuve donc  :aie

-Sergorn

Ben Dune, je trouve qu'il y a une atmosphère. Le désert, toussa...

J'en ai pas trop ressentie une dans L'Odyssée  :onionsweat
- "Pourquoi rejetez-vous les ténèbres ?"
- "Nous ne les refusons pas.
Nous vivons plongés dans les ténèbres.
Et c'est pourquoi... nous faisons briller nos lumières !"

Byaku

La plus grande tragédie de la vie, n'est pas la mort... mais ce qui meurt en nous, tandis que nous vivons...

Exar Kun

Vu également et j'ai apprécié quand bien même, comme Hugo, il y a un truc indéfinissable où je ne sais quoi en dire. Outre les thèmes chers à Nolan, j'ai l'impression qu'il a voulu mêler fresque mythique, film, tragédie et poésie. Ce qui, à mon sens, délivre une chimère à la croisée des genres. C'est assez particulier je trouve. J'ai cru à un moment : " oulala, je ne vais pas être dedans". Ben pourtant si et jusqu'au bout. Je me referai un second visionnage plus tard.

Jaxom

#54
Vu hier en VO dans la salle VIP (fauteuil La-Z-Boy motorise) du ciné du centre ville. Pas le plus grand écran mais confortable quand meme. Tres peu retourné au cinéma de la banlieue (ex MK2) ou le film doit être projeté sur des écrans plus grands depuis les émeutes de 2024. Et puis les IMAX les plus proches sont a Sydney et Auckland...

J'ai bien aimé, et c'est visuellement magnifique meme si ne on retrouve pas trop l'ambiance méditerranéenne parfois dans les étapes du voyage : les enfers tournées en Islande (c'est voulu), chez Circée (je pensais a l'Irlande mais ca a été tourné en Ecosse) ou chez les géants que je sais plus comment ils s'appelle (en Ecosse aussi il semblerait). Le cast multiculturel m'a pas dérangé, vu des persos noirs, plus orientaux, pas trop d'arabes sauf peut-être dans les extras a Troie. Mentor m'a fait plus penser a un scandinave dans son stoïcisme, mais je ne connais pas la lignée de cet acteur américain ou de son père (qui était un des persos principaux de Sherif fait moi peur / The Dukes of Hazzard). Beaucoup moins fan du maquillage pour vieillir Eumaeus. Ici, pas de raison d'avoir des extras sud-américains car tournage des scenes de Troie au Maroc et au moins ici on a échappé aux lamas qui apparaissaient au 1er plan dans Troy.

J'ai pas spécialement trouvé qu'Ulysses sort grandi de ce film, il ment a tout le monde y compris a son équipage et a lui-meme meme si on finit par apprendre qu'il est en plein doute / PTSD depuis le pillage de Troie. Mais bon ma vision est parasitée par le fait d'avoir connu l'Ulysses d'Ulysses 31 de longue date bien sur. En tout cas globalement ici le protagoniste est bien moins héroïque que ce a quoi on pourrait s'attendre. Probablement a cause de la comparaison qu'on ne devrait pas faire avec Troy (c'est vraiment pas le meme genre de film et encore moins la prequelle de ce film). A la rigueur, ici je trouve que le héros au sens du terme est plutôt Télémaque meme s'il a beaucoup moins de temps de présence et est vite limité par le fait qu'il puisse pas faire grand chose tant a cause du récit que de ses capacités. Pénélope est parfaite je trouve ; comme d'autres, je pense que Anne Hathaway a sa chance aux Oscars...

A la fin de la séance, certains spectateurs ont entamé des discussions entre eux que j'ai écouté alors que les credits se déroulaient et la salle se vidait. Le gens semblent faire une confusion avec la chronologie de la Grèce antique et ne semblent pas se rendre compte que ce récit se déroule bien avant la période classique et qu'alors il s'agissait déjà d'un mythe ancien. Non, la période annoncée par Ulysse, qui suit cet age de bronze ou ces peuples vont perdre leur système d'écriture ne vas pas prendre fin qq siècles plus tard avec l'arrivée de Rome (mention de l'Eneide lors de discussion) ; on est encore bien longtemps avant les Philosophes et ce qu'on appelle LA civilisation Grecque.

Fait notable et l'éléphant totalement absent dans la piece ou tout le monde fait grand cas de "la Loi de Zeus" : 0 mention de "l'enlevement" d'Hélene par Paris... meme Ménélas zappe rapidement la chose et donne plutot l'impression que sa femme a fait une fugue.

Fuu-chan

#55
Je reviens moi aussi d'avoir vu le film.

J'ai énormément aimé. Pour moi ce fut une plongée en quasi apnée pendant toute la durée de ce long métrage. La bande son, tantôt lente et douce, mélancolique ou nostalgique, usant généreusement d'instruments qui ont les sons de la Grèce profonde en eux, tantôt assourdissante, pleine de rage et de fureur, emporte ce film dans l'épique et le poétique. J'ai trouvé la non-linéarité chronologique assez claire et aisée à suivre, loin des craintes que j'avais en entrant dans la salle de cinéma.

Évidemment, les scènes où j'ai retrouvé des paysages que j'aime tant et qui me sont si familiers ont contribué à ce sentiment d'immersion profond(*). Au début, je n'ai pas compris le personnage d'Athéna. Ce n'est qu'à la fin que la pièce est tombée, et que j'ai revu d'un seul coup toute mon appréciation du personnage. J'ai été surprise dans le bon sens par le personnage d'Hélène. Il manque certes du fond (et du temps) pour épaissir les personnages de Circé et Calypso (surtout Calypso, dont la personnalité est à mon sens trop étouffée par l'étalage de ses sentiments -- fût-ce par les expressions et postures du personnage, à défaut de longs discours ;) -- pour Ulysse), mais ça ne m'a pas empêchée d'apprécier (chapeau pour les scènes de Circé).

Alors, non, Ulysse n'est pas un héros tel qu'on les conçoit. Il est trop malin, tout en n'échappant pas à l'hubris, tout rusé qu'il soit. C'est un personnage sali par la guerre, qui fait les mauvais choix pour de bonnes raisons tout en étant chaque fois persuadé qu'il a raison, ce qui peut paraître encore pire (l'enfer est pavé de bonnes intentions, et quand en plus ces bonnes intentions sont couplées à un sentiment de toute-puissance et de (fausse) capacité à tout contrôler...). J'ai beaucoup aimé cette version, justement, d'un personnage plus que faillible à de multiples reprises, qui se trahit lui-même et ne s'en rend compte que bien trop tard.

Mais le personnage qui crève l'écran, pour moi, c'est Pénélope. Le feu et la furie qu'elle laisse entrevoir lorsqu'elle déchire un instant le voile lourd et gluant de la reine bien à sa place, respectueuse du rôle que la société lui impose sont pour moi un magnifique moment où cette femme sort enfin du rôle qui l'étouffe et reconquiert son statut d'être humain à part entière. Et le Télémaque sidéré qui reçoit cette charge en pleine face est incroyablement juste dans ses réactions et expressions (je m'attendais à être déçue par Télémaque, ce ne fut pas le cas).

Au final, je dirais que j'ai presque eu par moments l'impression d'être dans un théâtre antique et d'assister au récit en live. Je ne sais pas trop comment expliquer le sentiment que ce film m'a donné. Il portait en lui une force assez incroyable, mais jamais au point d'en devenir réellement écrasant ou trop pesant. Bref, pour moi, c'est une vraie réussite.

Quant aux polémiques qui ont tenté de pourrir le film avant sa sortie, franchement, elles ont une place toute réservée : celle des poubelles de l'histoire.

(*) Pur hasard, c'est justement aujourd'hui que le Guardian sort un article sur la Messénie, toile de fond d'une partie du film : Changing face of the Peloponnese: backdrop to The Odyssey braces for tourism surge

Fuu-chan.
and tho'
We are not now that strength which in old days;
Moved earth and heaven, that which we are, we are;
One equal temper of heroic hearts;
Made weak by time and fate, but strong in will;
To strive, to seek, to find, and not to yield.
(A Tennyson, Ulysses, repris par JMS pour Babylon 5)

Wild Pegasus

Citation de: Ben le Vendredi 17 Juillet 2026, 14:28Ah j'ai vu qu'Elliot Page ne jouait pas Achille finalement, bonjour la montagne qui accouche d'une souris, mais évidemment on dit que ça a été changé au dernier moment a cause de la polémique.  :aie
Cela dit c'est comme si dans un film Saint Seiya il n'y avait pas le personnage de Shaka mais un perso OC qui serait appelé le personnage le plus proche de Dieu. Parce que bon "le plus grand des guerriers" c'est généralement associé à Achilles surtout par ses "contemporains" à la guerre.
Ne change pas cette signature jusqu'à ce que l'ancien forum refonctionne.

hugo

Quoi ? Le personange joué par Elliot Page n'est en aucun cas "un grand guerrier". C'est un subalterne d'Ulysse parti gosse d'Ithaque au début de la guerre.

Donc je comprends rien à ta remarque.

Vu les flash-backs et tout d'ailleurs, j'imagine pas en quoi que ce soit ait pu être changé sur le rôle joué par Elliot Page, d'ailleurs.
- "Pourquoi rejetez-vous les ténèbres ?"
- "Nous ne les refusons pas.
Nous vivons plongés dans les ténèbres.
Et c'est pourquoi... nous faisons briller nos lumières !"

Byaku

#58
Citation de: 4evaheroesf le Mercredi 15 Juillet 2026, 17:20Plus important :
est-ce qu'il est géant ? :o

Alors j'ai eu le morceau de la fameuse scène de Scylla...

... alors non c'est pas un crabe, mais c'est tellement furtif et bordélique que tu peux pas faire replay au ciné, et penser à un crabe au prime abord...

On voit bien des mâchoires, mais ça tient plus d'Alien, le truc qui sort de la bouche ou du bidou... les dents en moins (enfin je crois... on est sûr de rien, faudrait qu'ils nous lâchent le concept art définitif...)

Franchement je ne comprends pas ce parti pris... Scylla est développée morphologiquement de manière concise... je demandais pas des dents à Charybde... mais Scylla... merde quoi... ya une base féminine ! :o

Spoiler
j'ai failli chialer en voyant Argos inerte battre de la queue  :shinobu1
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Spoiler
par contre Pattinson qui énumère ce qui tombe du plafond... euh... c'est de l'audiodescription enclenchée ?  :))  :))  :))
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La plus grande tragédie de la vie, n'est pas la mort... mais ce qui meurt en nous, tandis que nous vivons...

Fuu-chan

En effet, Scylla n'est pas un crabe géant  :onionsweat
Par contre, difficile de pouvoir attribuer une forme claire, on a un chaos de "bras" qui virevoltent dans tous les sens, avec dents qui broient. La créature en question est, visuellement, impossible à identifier dans un bestiaire mythologique quelconque.

Voici ce qu'en dit mon IA favorite, qui ne me semble pas absurde (en anglais sous spoil parce que c'est un peu long) :
Spoiler
In Christopher Nolan's The Odyssey, Scylla is presented not as a traditional, dragon-like sea monster or a fantasy hydra, but as a visceral, biological horror designed through practical animatronics and physical effects.  Nolan intentionally grounds the creatures of Homer's epic in a dark, primal reality.

1. Design & Physical Concept

Rather than relying on CGI or conventional fantasy tropes, Nolan's design team (working alongside practical creatures and puppetry specialists) designed Scylla to embody extreme marine deep-sea terror:

- Cephalopod & Moray Eel Hybrid: Nolan's Scylla is modeled on deep-sea horrors like giant squids, moray eels, and abyssal trench organisms. Rather than having neat, distinct canine heads growing from a woman's body (as seen in classical Renaissance art), her "heads" are long, muscular, snakelike tendrils that end in jawed, lamprey-like maws with rows of translucent, needle-sharp teeth.

- Biomorphic Cave Integration: The creature's main body remains hidden within the dark, wet cliffside of the strait. Her long, slick necks shoot out from the shadowy crevices like violent, fleshy strike-tentacles, snatching sailors directly off the deck before dragging them back up into the blackness of the rock face.

- Goya and Realism Inspiration: Much like how Nolan modeled his Cyclops (Polyphemus) on Goya's Saturn Devouring His Son, Scylla's design emphasizes uncompromising predatory instinct rather than theatrical villainy. She functions like an apex marine predator defending her narrow territory. 

2. Practical Animatronics over CGI

Nolan and special effects designer Scott Fisher built giant animatronic necks and jaws driven by high-pressure hydraulics.

During filming, the crew built full-scale sections of Odysseus's galley on a massive gimbal surrounded by water tanks. The practical "Scylla" appendages were physically slammed into the wooden deck and pulled stunt actors directly off the ship in real time, giving the sequence a heavy, claustrophobic sense of dread.

3. How She Functions Narratively

In the film, the encounter with Scylla and Charybdis serves as Odysseus's ultimate test of tactical coldness:

- Charybdis is depicted as a massive, churning oceanic abyss—a natural force that would sink the entire ship and kill every man on board.

- Scylla is the calculated sacrifice. Odysseus knows that steering near Scylla's cliff wall guarantees the loss of six men (one for each striking head/tentacle), but it ensures the survival of the rest.

Her terrifying, mechanical efficiency in snatching those exact six men highlights Odysseus's tragic transition into a leader who treats his own soldiers as acceptable casualties.
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Et sinon :
Spoiler
moi  j'ai craqué au moins 3 fois, dont évidemment au moment où Argus retrouve son maître, et peut enfin fermer les yeux pour toujours, et trouver la paix--j'en ai les larmes aux yeux rien que de me remémorer la scène, je suis vraiment irrécupérable  :onionsweat
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Fuu-chan.
and tho'
We are not now that strength which in old days;
Moved earth and heaven, that which we are, we are;
One equal temper of heroic hearts;
Made weak by time and fate, but strong in will;
To strive, to seek, to find, and not to yield.
(A Tennyson, Ulysses, repris par JMS pour Babylon 5)