Les clichés du cinéma qui vous agacent

Démarré par Sharivan, Mercredi 17 Juin 2026, 11:05

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Sharivan

On a tellement l'habitude de voir certains clichés au cinéma qu'on a fini par les intégrer, ils ne vont pas jusqu'à nous gâcher un film mais avouons-le, ils nous agacent un peu parce qu'on les voit arriver à des kilomètres.

Et pour commencer, parlons du personnage qui ne comprend rien même quand on lui met toutes les preuves sous le nez : celui qui est là uniquement pour ralentir le héros, créer du conflit artificiel et faire perdre du temps à tout le monde.

L'exemple parfait, c'est Lorenzo dans "Die Hard 2", un champion toutes catégories de la mauvaise foi : McClane lui apporte des faits, des preuves, des explications, presque un PowerPoint, et lui continue de réagir comme si John était venu lui vendre un aspirateur.

On ne sait pas s'il a une dent contre lui, s'il est allergique à la logique ou s'il a décidé que son rôle dans la vie était de dire "non" par principe, mais son niveau de déni défie les lois de la psychologie humaine. Même un stagiaire en observation aurait compris plus vite que lui. :))
Tout comme les œufs, les temps sont durs et la bêtise n'a pas de limites.

The Endoktrinator

Je remets la vieille vidéo de François Theurel d'il y a treize ans, je prends toujours du plaisir à la revoir :


Le dernier acte d'une comédie romantique étant celui que je DÉTESTE le plus.
"Le bon sens est la chose la mieux partagée de toutes, car tout le monde pense en être bien pourvu."

René Descartes.

Ben

J'ai instantanément pensé à cette vidéo en voyant le titre du sujet.  :))
"My weekend's empty, the ones who fill in my schedule.
Are always people other than me. Doesn't matter if it's real or fake, right?
Even so, what I want is a cushion to ease my loneliness."

Bouloche le Foufounet

A froid, il y a 2 gros clichés qui me viennent instantanément en tête :
- Le groupe de méchants qui a la gentillesse d'attaquer le héros par groupe de ... 1 (pendant que le reste de la troupe tourne autour en faisant des grands gestes inutiles).

- Les épées qui, quand on les sort de leur fureau, font un gigantesque "SCHLIIIIING". Bordel ! Un foureau n'est pas en métal (c'est d'ailleurs logique quand on y pense : tu niquerais ton fil de lame à chaque fois que tu ranges ton épée) !
Et il y a même parfois pire : des épées (ou sabres, ou n'importe quelle lame  ::) ) qui font "SCHLIIIIING" juste quand le héros les tient, comme ça, dans le vent ! :))
Chaque problème a sa solution qui pose problème !

Samantha Rosenwood

S'il y a bien un cliché qui m'agace prodigieusement, c'est bien celui de la bimbo infecte, plein aux as, qui se donne des grands airs, avec le ton qui va avec. Elle est très souvent botoxée et siliconée, maquillée comme une poupée mannequin, et avec des vues sur le copain d'une héroïne. Le cliché va très loin, car celle-ci va jusqu'à se mêler, de la garde-robe et des préférences alimentaires du malheureux garçon, pour en faire son parfait copié-collé. En gros, le message qu'elle envoie est celui-ci: soyez une belle garce, soyez sans pitié, et le monde sera à vos pieds!
« Yanagi Ni Kazé » - Proverbe Japonais
« Développer la Socio-Intelligence » - Devise de l'Université Senshu
« Draco Dormiens Nunquam Titillandus » - Devise d'Hogwarts, School of Witchcraft & Wizardry
« May the Force be with you...ALWAYS » - Devise et bénédiction Jedi

Ben

Citation de: Bouloche le Foufounet le Mercredi 17 Juin 2026, 14:24- Le groupe de méchants qui a la gentillesse d'attaquer le héros par groupe de ... 1 (pendant que le reste de la troupe tourne autour en faisant des grands gestes inutiles).

:))

Sinon oui, j'ai pas de cliché vraiment detesté, mais j'avoue que seuls les USA sont sur la carte d'Aliens béliqueux c'est fort quand même. :))
"My weekend's empty, the ones who fill in my schedule.
Are always people other than me. Doesn't matter if it's real or fake, right?
Even so, what I want is a cushion to ease my loneliness."

Sharivan

Citation de: The Endoktrinator le Mercredi 17 Juin 2026, 11:09Je remets la vieille vidéo de François Theurel d'il y a treize ans, je prends toujours du plaisir à la revoir :
Franchement, j'ai regardé pas mal de vidéos du Fossoyeur mais je ne connaissais pas celle‑ci, et elle est vraiment excellente, super drôle et bien vue.

Ça m'a rappelé un autre cliché qui a tendance à m'agacer : la bombe qui va exploser mais qui est toujours désamorcée à une seconde de la fin.

Je ne sais pas pourquoi les scénaristes s'acharnent à garder ce "00:00:01" comme si c'était une règle ISO du cinéma, alors que l'effet serait exactement le même si elle était désamorcée à 16, 11 ou même 6 secondes.

Mais non, ils veulent absolument nous coller le stress artificiel de la dernière seconde, comme si le public allait demander un remboursement si le héros coupait le bon fil un peu trop tôt. :))
Tout comme les œufs, les temps sont durs et la bêtise n'a pas de limites.

Bouloche le Foufounet

Je pense à un autre cliché complètement con :

Quand une personne se voit implanter une balise/puce permettant de le suivre à la trace, cette balise/puce aura toujours une grosse LED qui clignotte !
Chaque problème a sa solution qui pose problème !

Sharivan

Citation de: Bouloche le Foufounet le Mercredi 17 Juin 2026, 15:49Je pense à un autre cliché complètement con :

Quand une personne se voit implanter une balise/puce permettant de le suivre à la trace, cette balise/puce aura toujours une grosse LED qui clignotte !
Franchement, très bon exemple. Le coup de la balise qui clignote comme un sapin de Noël, c'est vraiment un des clichés les plus absurdes du cinéma. On parle quand même d'un dispositif censé être discret, indétectable, furtif... et les scénaristes décident de lui coller une LED rouge qui clignote comme si c'était un modem des années 90.

On dirait que la balise elle-même veut se dénoncer : "Coucou, je suis là, regarde bien, je fais de la lumière". Le pire, c'est que ça n'a aucun sens même dans l'univers du film : si tu veux suivre quelqu'un en secret, tu ne lui implantes pas un truc qui clignote toutes les deux secondes comme un gyrophare miniature.
Tout comme les œufs, les temps sont durs et la bêtise n'a pas de limites.

Nicodémüs

Oh, parlant de balise, j'en ai un (de cliché). Celui des caméras embarquées sur les membres d'un commando armé dans un film d'action. Tu peux être sûr qu'elles vont s'éteindre les unes après les autres. Comme si ça collait une grosse cible sur les personnages en question pour le méchant en vadrouille. Et ça marche encore mieux quand c'est comboté avec un capteur de rythme cardiaque. :))

Là, j'ai Jurassic World en tête, mais il doit y en avoir d'autres.

Et dans le genre cliché qui m'agace (rien à voir avec celui d'avant), c'est la nécessité absolue de coller une histoire d'amour dans les films à partir du moment où un homme se retrouve associé avec une femme (peu importe qu'on ait un héros ou une héroïne). Ce n'est pas spécifique au cinéma américain d'ailleurs, mais y'a tellement de moment où ça tombe comme un cheveu sur la soupe soit parce que le contexte ne se prête pas du tout à ça, soit parce qu'il y a zéro alchimie entre les persos, soit parce qu'ils ont 30 piges d'écart (souvent, dans ce contexte, il s'agit d'un héros), etc.

Ca me gonfle. Comme si les hommes et les femmes ne pouvaient pas être juste amis. Ca existe et il n'y a pas de mal à ça. ::)

Sharivan

C'est clair que c'est un cliché qui revient beaucoup trop souvent. Cette romance forcée qu'on colle dès qu'un homme et une femme partagent trois scènes ensemble, c'est devenu un réflexe scénaristique presque pavlovien.

Le pire, c'est quand on te balance ça entre deux personnages qui ne peuvent pas se blairer et qui passent leur temps à s'envoyer des vannes. Dès qu'ils apparaissent à l'écran, tu sais déjà que ça va finir en couple, même si rien, absolument rien, ne le justifie.
Tout comme les œufs, les temps sont durs et la bêtise n'a pas de limites.

Sankai

Déjà les armures de plate qui servent pas a grand chose dans les films se voulant historisant, qui se font trancher comme du beurre par des armes tranchantes ou percer aussi facilement que du papier. Alors que en vrai les seuls armes qui était vraiment efficace au corps a corps, c'était les armes contendantes (ou attaquer dans les faiblesse des armures, les jointures notamment).

Les clichés des films d'épouvante et horreur ou le casting sont insupportable et on souhaite que les personnages se fasse tuer.

Et le coup de l'arme à feu qui à munition infinie.

Sergorn

#12
Moi le cliché qui m'irrite le plus c'est quand un personnage est révélé comme étant un traitre/espion/méchant après nous avoir fait croire que c'était un gentil, un pote du héros, ou autre.

Et à partir du moment où ça arrive, paf, l'acteur ou l'actrice joue mal tout le temps, dès qu'il ou elle ne parle pas avec les gentil, le personnage a une expression de MECHANT et regarder la caméré d'un air soupçonneux, ou vicieux ou... méchant, j'ai dit méchant ?

C'est ridicule et le dit espiontraitre se ferait chopper en cinq minute IRL donc :o

C'est un soucis particulièrement présent en séries.

-Sergorn

Sankai

#13
Oui c'est un beau cliché nul le personnage traitre qui joue de manière très caricatural une fois qu'il est grillé.

Poseidon

Un cliché qui me gonfle : le "héros" du film est toujours pas mal, bien foutu voire carrément canon.

Quand son pote/associé/partenaire est toujours soit un peu con, un peu relou, pas très beau, ou gros, voire carrément moche.

Tiens rien qu'en écrivant ça j'ai bien une dizaine de films qui me viennent en tête... :fufufu1
Cé moi!
@TridentVector

Sharivan

Citation de: Sergorn le Mercredi 17 Juin 2026, 21:54Moi le cliché qui m'irrite le plus c'est quand un personnage est révélé comme étant un traitre/espion/méchant après nous avoir fait croire que c'était un gentil, un pote du héros, ou autre.

Et à partir du moment où ça arrive, paf, l'acteur ou l'actrice joue mal tout le temps
Franchement, très bon choix, parce que ce cliché du faux gentil qui devient méchant est vraiment l'un des plus agaçants quand il est mal fait.

Dans "Le Justicier braque les dealers", le personnage de Nathan White est un cas d'école :
au début, il joue le milliardaire propre sur lui, poli, presque trop lisse... et dès que le film révèle sa vraie nature, il se transforme en baron de la drogue qui parle comme un cliché ambulant, avec un changement de jeu tellement brutal que tu te demandes si on n'a pas changé d'acteur entre deux scènes. :))

Citation de: Poseidon le Jeudi 18 Juin 2026, 11:12Tiens rien qu'en écrivant ça j'ai bien une dizaine de films qui me viennent en tête...
C'est une série mais "White Collar" exploite ce cliché à la perfection. Matt Bomer = perfection ambulante.
Mozzie = petit, parano, bizarre, socialement inadapté. Le contraste est tellement violent qu'il en devient comique. :D
Tout comme les œufs, les temps sont durs et la bêtise n'a pas de limites.

The Endoktrinator

Souvenir ému de Miranda Frost dans Meurs un Autre Jour...
"Le bon sens est la chose la mieux partagée de toutes, car tout le monde pense en être bien pourvu."

René Descartes.

Bougloucass

#17
Je regarde vraiment très très rarement un film (moins d'un par an en fait), mais le truc que je ne supporte pas dans un film, c'est le passage débile de scène de cauchemar qui se termine avec le personnage qui se redresse d'un coup du lit bien souvent en criant : Je ne sais pas d'où sort cette connerie mais ça a la vie dure!!...
Et quand j'étais dans un atelier d'écriture de scénarios, vous pouvez être sûrs qu'au moins trois personnes nous ressortait ce truc à chaque fois!!...

Ben

Bah t'as jamais eu de cauchemars?  :shinobu1
Après pour aller plus loin mais un peu plus rare, le coup du multiple réveil de cauchemar.  :))
"My weekend's empty, the ones who fill in my schedule.
Are always people other than me. Doesn't matter if it's real or fake, right?
Even so, what I want is a cushion to ease my loneliness."

Bougloucass

J'ai interrogé plein de personnes et je ne connais personne qui réagit de la sorte!!...