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Le topic du foot

Démarré par hugo, Samedi 30 Novembre 2024, 10:19

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0 Membres et 1 Invité sur ce sujet

cacaman

#440
C'était trop fébrile derrière, les mecs étaient pressés comme des citrons. Il y a eu une belle déviation d'Olise en 1ère période qui a déstabilisé la défense de la Roja, mais hormis ça, à aucun moment dans l'heure que j'ai regardée, à aucun moment, je n'ai senti qu'il y avait la place pour leur en mettre un. Dès qu'on récupérait la balle en défense, c'était plus dangereux pour nous que lors d'une attaque espagnole normalement construite.
Le pire ennemi de la vérité n'est pas le mensonge mais la conviction.
Nietzsche

Sharivan

Je te rejoins complètement. Ce que tu décris, c'est exactement ce qui a sauté aux yeux : la France était en danger dès qu'elle touchait le ballon dans sa propre moitié. On n'a jamais eu une seule sortie de balle maîtrisée, jamais une séquence où tu sens que l'équipe respire.

Le pressing espagnol n'était pas juste intense, il était organisé, avec des angles de course qui forçaient systématiquement nos défenseurs à reculer ou à tenter un dribble de survie. 

La déviation d'Olise, c'est effectivement le seul moment où la Roja a été déstabilisée, et c'est révélateur : il fallait un geste quasi parfait pour simplement créer une micro‑ouverture. Le reste du temps, chaque récupération ressemblait à une balle de break pour l'Espagne. On avait l'impression que le ballon brûlait les pieds, que personne n'était en mesure de proposer une solution courte ou de casser une ligne. 

À aucun moment on n'a senti qu'un but pouvait venir. Pas une montée en puissance, pas un frisson, pas une séquence où tu te dis "ok, là ça peut tourner". C'est ça qui rend le match si limpide : la France n'a pas seulement été dominée, elle a été neutralisée dans ce qu'elle sait faire. 
Tout comme les œufs, les temps sont durs et la bêtise n'a pas de limites.

cacaman

Saloperies d'Argentins de merde :))
Le pire ennemi de la vérité n'est pas le mensonge mais la conviction.
Nietzsche

Sharivan

Punaise, ils ne veulent pas sortir. :))
J'y ai cru, mais Tuchel a saboté son équipe. Après, le match de Messi, c'est juste hallucinant.
Tout comme les œufs, les temps sont durs et la bêtise n'a pas de limites.

Nicodémüs

Manifestement, les Anglais n'ont pas vu le match de l'Argentine contre l'Egypte. Ils ont vraiment cru qu'avec seulement un but d'avance, ils pouvaient gagner ? :aie

Rikimaru

Première mi-temps bien physique, où j'ai trouvé que chaque camp se valait. Seconde mi-temps, très beau but des Anglais, mais ensuite ils se sont mis en mode "forteresse" et les Argentins n'y sont pas allés de mainmorte pour littéralement les bombarder.
Il fallait bien que ça passe à un moment donné ...

Je n'ai pas compris cette stratégie prise par les Anglais :hol1
Une Dernière Bataille : Chapitre 29 pt3 - 100%

Sharivan

#446
Depuis hier soir, je lis beaucoup d'avis sur Tuchel. Ce qui ressort le plus, c'est qu'il était censé moderniser cette sélection après les années Southgate... et qu'il est retombé exactement dans les mêmes travers. Même prudence, même frilosité, même incapacité à assumer un match quand il faut le gagner plutôt que le subir.

L'Angleterre mène 1-0, et au lieu de profiter de l'élan, Tuchel décide de conserver le score pendant 35 minutes. Messi, qui peut mettre le ballon où il veut, même sur son mauvais pied, qui reste meilleur que le bon pied de la majorité des droitiers. C'est incompréhensible.

Je ne sais pas si c'est de l'arrogance, une confiance excessive dans son organisation, ou une panique chronique dès que le scénario devient favorable. Mais le résultat est le même : l'équipe recule, abandonne le ballon, perd l'initiative, et finit par se faire punir.
On a vu une Angleterre qui ne voulait plus jouer, qui ne pressait plus, qui ne sortait plus. Et ça, ce n'est pas un accident : c'est un choix de coaching.

Tuchel était censé apporter du courage, de la variété, de la modernité. Il a offert du Southgate sous stéroïdes.

Il y a également beaucoup d'avis sur Deschamps depuis la défaite face à l'Espagne. Un débat stérile s'installe sur son bilan, avec d'un côté ceux qui lui dressent un totem d'immunité parce qu'il a gagné la Coupe du monde 2018 et fait deux finales. Les finales n'ont jamais été un palmarès, en passant. De l'autre, ceux qui affirment qu'il est nul et surcoté. J'aimerais nuancer et placer le débat ailleurs.

En 2012, la France est dans un sale état. Sortie sans gloire par l'Espagne, la cicatrice de Knysna encore ouverte, un groupe fracturé, une image désastreuse. Laurent Blanc, annoncé comme le messie après Domenech, n'a finalement pas apporté grand‑chose. Dans ce contexte, Deschamps remet la France sur la carte du monde. Le Mondial 2014 est solide, l'Euro 2016 ramène une finale, et la Coupe du monde 2018 offre un titre majeur. Il n'y a que l'Euro 2021 qu'il rate totalement, éliminé par la Suisse après avoir mené 3-1.

Mon problème n'est pas qu'il soit resté quatorze ans. Mon problème, c'est qu'il n'a jamais apporté d'identité de jeu. Deschamps est un meneur d'hommes, un excellent gestionnaire de groupe, quelqu'un qui sait créer un cadre et une stabilité. Mais tactiquement, il reste limité, et ça se voit dans des situations très concrètes.

Quand le match bascule, il change presque toujours poste pour poste : un ailier pour un ailier, un latéral pour un latéral, un milieu pour un milieu. Il ne modifie pas les structures, il ne tente pas de renverser la dynamique par un changement de système.

À l'Euro 2024, on a vu encore une fois des remplacements mécaniques, sans impact sur l'animation offensive, sans variation dans les circuits de passes, sans tentative de créer un surnombre ou de modifier les zones d'attaque.

Face à l'Espagne, c'est encore du poste pour poste. Il ne voit pas que Tchouameni ne sert strictement à rien dans ce rôle, qu'il n'apporte ni progression, ni couverture, ni lien avec l'attaque.

Ce n'est pas péjoratif de dire ça. Ce sont des faits.
Deschamps gère, il sécurise, il stabilise.
Mais il ne construit pas un projet de jeu identifiable, moderne, reproductible.
Il s'appuie sur les individualités, et quand elles sont moins en forme ou moins complémentaires, il n'y a plus de structure pour les soutenir.

C'est là que le débat devrait se situer. Pas sur "il a gagné donc il est intouchable", ni sur "il n'a pas gagné depuis donc il est fini". Le vrai sujet, c'est qu'il a été parfait pour reconstruire la maison, mais qu'il n'a jamais donné à l'équipe une identité claire, moderne, reconnaissable. Et aujourd'hui, le football exige autre chose qu'un sélectionneur qui se contente de réagir au lieu de façonner.
Tout comme les œufs, les temps sont durs et la bêtise n'a pas de limites.

cacaman

#447
C'est une argumentation bien amenée.
Perso ce qui m'a marqué pendant le match contre l'Espagne, c'est un gros plan sur Deschamps peu après le second but espagnol. Assis au fond de son siège, le regard perdu, résigné. Alors qu'il restait 30 minutes.
En fait c'est ce qui m'a fait éteindre le match.
Mettre 2 buts à l'Espagne en 30 minutes ça aurait été immense, certes, mais je pense que c'était jouable avec un entraîneur qui, comme tu dis, n'aurait pas eu peur de chambouler le système. La France avait les joueurs pour. Mais Deschamps était impuissant. J'ai aussi cru comprendre que pendant la mi-temps, il n'y avait eu que des encouragements à base de "allez on donne tout"... Et moi qui l'imaginais en train d'échafauder une tactique sur les bases de ce que la 1ère période avait donné...

Et puis j'oserais rajouter qu'il y a la maladie française de se voir trop beau. Je ne me méfie jamais autant que lorsqu'on gagne plusieurs matchs de rang avec brio. On se fait souvent punir derrière.
Le pire ennemi de la vérité n'est pas le mensonge mais la conviction.
Nietzsche

Sharivan

Tu as totalement raison : la gestuelle et l'expression de Deschamps n'appelaient guère à l'optimisme. Ce gros plan où il reste assis, presque résigné, alors qu'il reste 30 minutes... c'est exactement le moment où tu comprends que rien ne va être tenté. Et pourtant, 30 minutes, c'est énorme à ce niveau. Avec un coach qui ose, qui bouscule, qui casse le cadre, c'était jouable.

D'ailleurs, ce France-Espagne 2026 ressemble énormément à ce qu'on aurait pu vivre en 2022 contre l'Argentine... si Mbappé n'avait pas mis un doublé en cinq minutes. Pendant 80 minutes, la France ne montre rien, se fait bouffer, ne presse pas, ne sort pas. Et ce jour‑là, Deschamps avait osé : il sort Giroud, Griezmann et Dembélé avant la mi‑temps. Il avait cassé son plan, il avait pris un risque.
Contre l'Espagne, il ne l'a pas fait.
Et c'est ça qui fait toute la différence.

Parce qu'en vérité, même un but à dix minutes de la fin aurait totalement relancé le match. L'Espagne n'est pas une équipe qui aime défendre bas, elle aurait peut-être paniqué, reculé, perdu ses repères. Mais pour ça, il faut un sélectionneur qui croit à la possibilité du chaos, qui croit à la possibilité de renverser un match. Là, on a vu quelqu'un qui subissait.

Et puis il y a l'arrogance ambiante...
Deux phrases ont circulé avant le match et m'ont fait lever les yeux au ciel :
"Je ne vois aucune équipe rivaliser avec la France."
"On va défoncer les Ibériques."
Ce genre de certitudes, c'est exactement ce qui te fait tomber de haut. L'Espagne n'est pas une équipe qu'on "défonce". C'est une équipe qu'on doit déjouer. Et pour ça, il faut un coach qui ose, qui ajuste, qui anticipe. Ce n'est pas ce qu'on a vu.
Tout comme les œufs, les temps sont durs et la bêtise n'a pas de limites.

Alain

4-6. Un score de dingue  :chiyo1

Triste que les deux derniers matchs de Deschamps tournent au fiasco alors qu'il a été le meilleur sélectionneur de l'Équipe de France.

Zidane devra insuffler un nouvel esprit aux Bleus.
"Teshirogi s'est totalement imprégnée de l'univers de Saint Seiya, maintenant ce monde est le sien, et même Kurumada n'y est plus qu'un visiteur !" (Erkael)

Fuu-chan

#450
Pour moi, le problème est clairement à chercher au niveau de l'attitude de l'équipe de France que j'ai trouvée totalement indigne en  première mi-temps. On peut bien sûr comprendre la déception de ne pas être en finale. Par contre, passer son temps à "attendre que ça passe" et ne pas jouer comme ils l'ont fait dans ces 45 premières minutes (à part Mbappé qui, lui, voulait jouer pour son  ballon d'or, et le gardien que je plaignais de tout mon coeur de devoir défendre sa cage en dépit d'une défense pareille) démontre un manque de respect envers les supporters (sans parler du coach, et des coéquipiers sur le banc, et de leur gardien et de leur capitaine) que je trouve non professionnel et inadmissible.

J'aurais été Deschamps, à la fin de la mi-temps je serais allée voir l'arbitre et je lui aurais dit que mon équipe n'était pas digne de continuer le match, et j'aurais déclaré forfait (oui, j'ai un caractère de cochon  :o  ). Je ne comprends d'ailleurs toujours pas pourquoi Deschamps n'a pas fait ses changements beaucoup plus tôt.

Je sais que la presse française essaie plus ou moins de regarder ailleurs en insistant sur le fait que Mbappé a dépassé Messi dans la course au ballon d'or, mais franchement je ne peux pas passer au-dessus ce que j'ai vu en première mi-temps.

Fuu-chan.
and tho'
We are not now that strength which in old days;
Moved earth and heaven, that which we are, we are;
One equal temper of heroic hearts;
Made weak by time and fate, but strong in will;
To strive, to seek, to find, and not to yield.
(A Tennyson, Ulysses, repris par JMS pour Babylon 5)

Sharivan

Bon, elle commence quand, cette finale ? Elle ne devait pas débuter à 21h ? :))
Tout comme les œufs, les temps sont durs et la bêtise n'a pas de limites.

Fuu-chan

On n'est plus au foot mais au show inutile du super-ball qui casse le rythme du match. C'est... :tsss1

Fuu-chan.
and tho'
We are not now that strength which in old days;
Moved earth and heaven, that which we are, we are;
One equal temper of heroic hearts;
Made weak by time and fate, but strong in will;
To strive, to seek, to find, and not to yield.
(A Tennyson, Ulysses, repris par JMS pour Babylon 5)

hugo

Merci l'Espagne ! :disko1

J'aurais été dégoûté que l'Argentine gagne vu comment elle la jouait dirty et opportuniste :o

Puis bon, pas une frappe cadrée de tout le match, quoi :aie

J'ai eu peur qu'on arrive à des tirs aux buts.
- "Pourquoi rejetez-vous les ténèbres ?"
- "Nous ne les refusons pas.
Nous vivons plongés dans les ténèbres.
Et c'est pourquoi... nous faisons briller nos lumières !"

cacaman

Je sais bien qu'en foot, si A bat B et que B bat C, ça ne veut pas dire que A battra nécessairement C. Mais vu ce que j'ai vu ce soir, il est heureux que la France ait été éliminée par l'Espagne car je pense qu'on aurait encore perdu en finale contre les Argentins, ça n'aurait pas fait un pli.
Bien content que ces vicelards pathologiques aient enfin bu la tasse.
Le pire ennemi de la vérité n'est pas le mensonge mais la conviction.
Nietzsche

Byaku

#455
Et la 4e étoile... ziouf !!!  :))  :))   :))  :))  :))

L'Allemagne et l'Italie peuvent se rendormir sur leurs deux couilles  :D
La plus grande tragédie de la vie, n'est pas la mort... mais ce qui meurt en nous, tandis que nous vivons...

Alain

Quelle élégance dans tes propos. C'est un plaisir pour les yeux.

Victoire méritée pour l'Espagne.

"Teshirogi s'est totalement imprégnée de l'univers de Saint Seiya, maintenant ce monde est le sien, et même Kurumada n'y est plus qu'un visiteur !" (Erkael)

ThanaTwinGod

Victoire méritée de l'Espagne, face à une équipe d'Argentine qui n'a absolument rien montré.

Finale à sens unique, globalement soporifique.

Sharivan

Quel soulagement de voir cette sélection espagnole soulever cette Coupe du monde. J'ai vraiment eu peur que les Argentins parviennent à tenir jusqu'aux tirs au but, qui étaient clairement leur seule ambition sur cette finale. Avec leur gardien, probablement l'un des meilleurs du monde dans l'exercice, ça aurait été un cauchemar pour la Roja.

Félicitations à cette équipe espagnole, de loin la meilleure du tournoi, celle qui a proposé le meilleur collectif, la meilleure maîtrise, et la plus grande variété dans le jeu. Ils ont dominé chaque adversaire, et cette finale ne fait pas exception.

L'Argentine, elle, a proposé exactement le même plan que le Cap‑Vert : bloc très bas, zéro prise de risque, aucune ambition offensive. Leur premier tir cadré arrive à la 116e minute, signé Messi. C'est dire à quel point ils ont joué pour survivre, pas pour gagner.

Je suis très content que ce soit Ferran Torres qui marque. Ça récompense son abnégation et sa générosité à chaque entrée en jeu. Il ne triche jamais, il court, il presse, il se rend disponible, et il finit par être décisif dans le moment le plus important du tournoi.

Et la déviation de Nico Williams... magnifique. Le gars arrive blessé, fait des entrées pleines d'énergie, dynamite son côté à chaque fois, et trouve encore la lucidité pour offrir la balle du titre. Une vraie action de champions.

On peut aussi saluer la patience de l'Espagne : aucune panique, aucune précipitation, une maîtrise totale du tempo. Ils ont étouffé l'Argentine jusqu'à ce que la brèche s'ouvre. Et quand elle s'est ouverte, ils ont frappé avec une précision chirurgicale.

Bref : une victoire logique, méritée, et franchement rassurante pour le football. Le jeu a gagné. :)
Tout comme les œufs, les temps sont durs et la bêtise n'a pas de limites.

Bouloche le Foufounet

Perso, au final, peu m'importe le vainqueur tant que ce n'est pas l'Argentine !  :)
Chaque problème a sa solution qui pose problème !